CIA et torture : la faillite morale de l’État

Qu’a-t-on appris de la soi-disant autorité morale de l’État dans cette affaire ?

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CIA et torture : la faillite morale de l’État

Publié le 16 décembre 2014
- A +

Par J. Sedra.

Justice not Torture credits Debra Sweet (licence creative commons)

« L’usage direct de la force physique est une solution si minable au problème de la rareté des ressources, qu’elle n’est généralement employée que par les petits enfants et les grandes nations. » — David Friedman

Et David sait apparemment quelque-chose sur le sujet.

« L’Amérique est grande car elle est bonne », écrivait Tocqueville. « Quand l’Amérique cessera d’être bonne, elle cessera aussi d’être grande ». Nous y sommes aujourd’hui. Vile Amérique qui massacre, opprime et torture.

La publication du rapport du Sénat américain sur l’usage de la torture par la CIA arrive dans la foulée des émeutes provoquées par l’impunité des policiers en cause dans la mort d’Eric Garner, de Gilbert Collar, de Dillon Taylor et de Michael Brown, d’une série de révélations consternantes sur les exécutions sommaires à coups de drones au Proche-Orient, et de l’audition dévastatrice de Jonathan Gruber au sujet de la corruption entourant la loi « Obamacare » sur l’assurance santé obligatoire, sur fond de défiance consécutive aux révélations d’Edward Snowden et Chelsea Manning sur l’espionnage, anticonstitutionnel, du monde entier par la NSA. Ce mois de décembre 2014 a été particulièrement éprouvant pour tous ceux qui se font un métier de professer (et vendre, contre monnaie et/ou votes) des opinions.

Les événements de ces dernières semaines n’ont en réalité rien appris à personne, leur véritable intérêt est d’avoir permis au public général d’assumer publiquement ce qu’il pensait déjà depuis longtemps des diverses formes d’autorité qu’il subit quotidiennement. Les minorités des quartiers populaires de New-York n’ont pas attendu la médiatisation des affaires Eric Garner ou Michael Brown pour se méfier de la police. Les militants des libertés civiles n’ont pas attendu les avertissements de Snowden pour protester contre la politique intérieure américaine. Les opposants aux va-t-en-guerre de Washington n’ont pas attendu le rapport sur les activités monstrueuses de la CIA pour s’offusquer de la politique étrangère US. Les sceptiques au féminisme post-moderne n’ont pas attendu le dégonflement navrant du scandale du « scoop » de Rolling Stone à propos de l’Université de Virginie pour dénoncer la complaisance des médias envers les habillages narratifs favoris des politiciens. Les opposants aux politiques socialisantes de la majorité démocrate US n’ont pas attendu les aveux décontractés de M. Gruber pour critiquer l’opacité, le collectivisme et la corruption de sa législation. Les critiques de la « guerre à la drogue » dénoncent depuis longtemps les conséquences mortelles de la prohibition.

En arriver aux exécutions sommaires et à la torture systématique, dégradante pour tout le monde et souvent gratuite, de gens en majorité innocents, n’est que la dernière étape d’un parcours historique commencé il y a fort longtemps – un parcours de renoncement moral progressif où la force brute s’est substituée à tout prétexte idéologique. Ce qui change aujourd’hui c’est ce basculement subtil mais rapide de l’opinion de masse, d’admettre que cette chute morale est politiquement significative et doit avoir des conséquences à court terme. L’intrusion de ces questionnements dans les chambres représentatives US marque un point de non-retour : il y aura un avant et un après le rapport sur la torture par la CIA. Tout l’establishment américain, tous les soutiens du statu quo, sont en train d’être tous ensemble mis en cause sur le plan moral. Chaque fois que cela s’est produit, les USA ont transformé la crise en phase de progrès – sur la ségrégation et sur la guerre du Vietnam.

Pour qui a grandi pendant la guerre froide, la situation d’aujourd’hui rappelle un peu la manière dont les Berlinois de l’Est avaient revendiqué soudainement leur droit de franchir la frontière vers l’Ouest, et par une étrange symétrie, la manière dont l’URSS s’était effondrée. C’est tout à la fois la compétence et l’autorité morale supposée de l’État qui vacille, sa prétention de légitimité qui s’étiole, et de là le pouvoir réel de l’État sur le peuple. Lorsque les dirigeants ne peuvent plus oser justifier plus longtemps d’opprimer les peuples au nom d’intérêts faillis, ils n’ont d’autre choix que d’abandonner le statu quo.

Aujourd’hui aux USA, verra-t-on l’administration fédérale réviser entièrement, de la même manière, ses doctrines de politiques étrangères et de sécuritarisme policier ? C’est désormais au peuple américain d’obtenir de ses représentants politiques qu’ils fassent le ménage, ou qu’ils s’en aillent en même temps qu’une administration fédérale irrémédiablement salie.


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  • Quand l’Amérique cessera d’être bonne, elle cessera aussi d’être grande »??? Faudrait demander en premier aux autochtones du nouveau monde quand l’Amérique fut… bonne.

    1946 : Philippines soutien au gouvernement face à une insurrection.
    1947 : Grèce, soutien logistique militaire au régime royaliste engagé dans la guerre civile grecque soutenu auparavant par le Royaume-Uni.
    1950 à 1953 :Guerre de Corée suite à l’invasion par la Corée du Nord de la Corée du Sud; première intervention via l’ONU.
    1953 : Iran : la CIA organise un coup d’État pour renverser le Premier Ministre Mohammad Mossadegh.
    1954 : Guatemala, renversement du gouvernement en place.
    1958 : bombardements par des avions de la Civil Air Transport (futur Air America) de la CIA en un soutien infructueux à un mouvement de guérilla en Indonésie contre Soekarno7.
    1960 : bombardements au Guatemala.
    1961 : Cuba, échec du débarquement des opposants à Fidel Castro dans la baie des Cochons (n’est pas une intervention officielle des États-Unis)
    1961 à 1972 :
    Guerre du Viêt Nam, soutien au gouvernement de la République du Viêt Nam (Sud Viet Nam) contre la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viet Nam) et le Viet Cong. Guerre marquée par des conflits intérieurs aux États-Unis et de nombreux crimes de guerre sur place.
    Intervention au Laos et au Cambodge.
    1964 :
    Au Brésil, soutien au renversement de João Goulart par la junte militaire qui instaure une dictature sur la période 1964-1985
    Panama
    Appui aérien clandestin au gouvernement local contre une guérilla via des mercenaires qui deviendront le noyau de l’aviation congolaise durant la crise congolaire en République démocratique du Congo8.
    1965 :
    Indonésie, renseignements au gouvernement dans la répression du Mouvement du 30 septembre 1965 en Indonésie.
    Occupation de la République dominicaine par les États-Unis à la suite d’une intervention dans une guerre civile avec l’appui de l’Organisation des États américains.
    1967 à 1969 : Formation des forces armées du Guatemala par les Special Forces.
    11 septembre 1973 : Chili, Encouragement à un coup d’État du général Augusto Pinochet.
    3 juillet 1979 : Afghanistan, « programme afghan » (1979 à 1992), armement par la CIA des moudjahidines afghans de divers groupes pour la guerre d’Afghanistan (1979-1989) contre l’URSS.
    1980 à 1990 : Salvador, aide militaire au gouvernement et aux Escadrons de la mort, pour chasser la guérilla. 100 000 morts dans cette guerre civile.
    1981 à 1988 : Nicaragua, soutien des contras situées au Honduras, afin de lutter contre les sandinistes du Nicaragua.
    1983 :
    Liban : Force multinationale de sécurité à Beyrouth, départ après double attentats contre les QG américains et français.
    25 octobre 1983 – 15 décembre1983 : Grenade : Invasion
    1986, 14 avril : opération El Dorado Canyon, bombardement de plusieurs centres politiques et bases militaires en Libye, 45 morts libyens, deux pilotes américains tués à la suite d’attentats anti-US en Europe.
    1988, 18 avril : Bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri face à l’Iran.
    1989 :
    1er au 7 décembre : Philippines, soutien au gouvernement contre un coup d’État9.
    Panama, 20 décembre : Invasion du Panama par les États-Unis, renversement du général Manuel Noriega.
    1991 : Guerre du Golfe (opération Tempête du désert) à la suite d’une requête du Koweït (occupé par l’Irak) à l’ONU. Avec le soutien de l’ONU et d’une coalition internationale.
    1993 : Macédoine, 350 hommes dans une force de maintien de l’ONU.
    1993-1994 : Somalie, Opération Restore Hope, intervention militaire des É.-U. pour soutenir les Opérations des Nations unies en Somalie.
    1994 : Haïti, Opération Uphold Democracy pour installer le Président élu Jean-Bertrand Aristide.
    1995 : Bosnie-Herzégovine, soutien aérien aux forces de l’ONU/OTAN sur place puis déploiement d’une force de maintien de la paix.
    1998 : Irak, quatre jours de bombardement aérien sur des objectifs militaires et industriels.
    1998 : le 20 août, Double bombardement d’une usine de médicaments (soupçonnée d’appartenir à Ben Laden) au Soudan et de camps d’entrainement terroristes en Afghanistan à la suite des attentats des ambassades américaines en Afrique le 7 août 1998.
    1999 :
    Bombardement et intervention au sol de l’OTAN dans la guerre du Kosovo et déploiement depuis d’une force de maintien de la paix.
    : Timor oriental : Soutien logistique aux forces de l’ONU pour son indépendance.
    2001 : La Guerre contre le terrorisme est déclarée à la suite des attentats du 11 septembre 2001
    2001-en cours : Intervention en Afghanistan dans le cadre de cette guerre en accord avec l’ONU.
    2002 : Philippines, dans le cadre de la Guerre contre le terrorisme en soutien au gouvernement philippin contre des guérilla.
    2003-2011 : Guerre d’Irak, les États-Unis envahissent l’Irak avec le soutien du Royaume-Uni et d’autres nations en se passant de l’accord de l’ONU.
    2004-en cours : Attaques aériennes américaines au Pakistan en aide au gouvernement pakistanais dans le cadre du conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan.
    2004 : Haïti les États-Unis, dans une intervention militaire et avec l’aide de la France, chassent le président haïtien Jean-Bertrand Aristide du pouvoir.
    2005 : Asie du Sud-Est, réponse humanitaire au tremblement de terre du 26 décembre 2004 avec 16 500 militaires
    2006- en cours : Bombardements aériens de cibles d’Al-Qaïda en Somalie, avec l’accord du gouvernement de ce pays.
    2011 : Intervention militaire de 2011 en Libye.
    2014- en cours : Guerre contre l’État islamique en Irak et en Syrie

  • @ Parsounik,

    Une fois de plus vous nous bassiné avec vos dates historiques sans tenir compte que plus à l’est l’Union soviétique voulait imposer son modèle sur toute la planète. Sans la plupart de toutes ces interventions américaines vous seriez soit entrain de faire la queue pendant plusieurs heures devant une boulangerie pour pouvoir espérer manger un bout de pain ou vous seriez en train de croupir dans un goulag.

    Après la chute du mur; sans l’Amérique c’est les bosniaques qui vous aurait remercié d’avoir été génocides par les serbres. Pour la suite à partir de 2001 vous pouvez baver votre haine contre l’Amérique ça n’empêchera pas les islamiste de vous couper la tête le jour où ils en auront l’occasion.

    Cette dernière phrase est aussi valable pour l’auteur du billet. Encore la semaine passé des islamistes de l’EIIL ont décapité quatre gosses. La morale de l’état est juste bonne pour les bobos assis peinard devant leurs écrans d’ordinateur pendant que d’autres risquent leur vie pour préserver la vie des citoyens du monde libre face à des barbares capables de cruauté sans limite.

     » C’est désormais au peuple américain d’obtenir de ses représentants politiques qu’ils fassent le ménage, ou qu’ils s’en aillent en même temps qu’une administration fédérale irrémédiablement salie.  »

    Pas de bol le peuple américain n’est pas de votre coté.

    http://www.tdg.ch/monde/torture-justifiee-moitie-americains/story/17144857

    D.J

    • Je n’ai pas besoin des USA pour me défendre des islamistes. Surtout quand lesdits islamistes ont été armés et formés, à l’origine, par la CIA.

      La réalité c’est qu’un américain moyen a 8 fois plus de chances d’être abattu par un policier que par un islamiste, aujourd’hui.

      •  » La réalité c’est qu’un américain moyen a 8 fois plus de chances d’être abattu par un policier que par un islamiste, aujourd’hui  »

        Et c’est en faisant justement la politique de l’ l’autruche qu’à terme on aura plus a la chance d’être abattu par un islamiste que pas un flic .

         » Je n’ai pas besoin des USA pour me défendre des islamistes. Surtout quand lesdits islamistes ont été armés et formés, à l’origine, par la CIA.  »

        Toujours cette même désinformation sur l’origine des islamistes d’Al Qaeda et de l’EIIL. Les premiers ont été créée suite au coup d’état communiste en Afghanistan. Ces derniers on radicalisé l’islam dans le pays après avoir mené une politique de terreur en massacrant les imams et en brûlant les coran sur les places publiques et tout cela soutenu par Moscou. Et l’EIIL je vous laisse ce lien.

        http://extremecentre.org/2014/11/29/lislam-en-debat-daech-est-bien-un-produit-local/

        D.J

        • Ben voyons qui a financé Ben Laden ? Qui a installé les Talibans au pouvoir en Afghanistan ? Qui a installé Saddam Hussein en Irak ? Qui finance l’agression contre la Syrie, qui forme les terroristes ? Qui à détruit illégalement la Libye avec l’aide de la France ? Qui à détruit illégalement l’Irak ? etc etc etc….

          • Pour les talibans je vous renvoie au chapitre  » du Livre noir du communisme  » concernant l’Afghanistan le coup d’état communiste et leur répression sanglante contre les imams en les massacrant et en brûlant les Coran sur les place publique et tout cela avec l’aide de Moscou. Ce sont bien les communistes qui ont radicalisé l’islam dans ce pays qui était laïc. Avant ce coup d’état Kaboul était la capitale des Hippies les femmes pouvait s’habiller à l’occidentale.

            Pour la Syrie c’est pareil. Vous tombez dans le panneau de la propagande de Bacha Al Assad qui prétend être victime que de terroristes islamiques. C’est le pouvoir Syrien qui a déclenché cette guerre civile en massacrant sa populace qui protestait contre le pouvoir en place. La lybie c’était déjà le chaos quand l’occident est intervenu. On peut certes regretter qu’il n’y a pas eu de projet politique post Kadhafi. Mais dans l’urgence il était nécessaire d’intervenir pour mettre fin aux massacres des populations par le régime.

            Pour Saddam c’est bien plus compliqué que cela. Le pouvoir basse à ses première heures était surtout pro-soviétique. L’Irak est surtout une création et une conséquence de l’ex empire britannique Les USA ont surtout instrumentalisé Saddam contre les mollah d’Iran.

             » Une moitié seulement… qu’est ce à dire ? Est ce que l’autre moitié aurait des doutes sur la VO du 11 septembre ?  »

            Mon lien concernait une bonne moitié d’américains qui approuvent les interrogatoires de la CIA.

             » manque quasi tous les attentats sous fausse bannière commandités par la CIA…  »

            Mais oui la fameuse théorie du complot. C’est bien connu la CIA est devenu le prétexte passe partout des complotistes pour expliquer attentats, émeutes, manif etc… aux 4 coins de la planète.

             » et puis il y a 146 millions de pauvres au EU dont prés de 50 millions n’ont que des bons alimentaires… alors eux aussi font la queue comme en la défunte URSS….  »

            Bon alimentaire ne veut pas dire pénurie dans les magasins. Ce sont des aides publiques ( les gens comme vous ont assez souvent dit que les USA n’avait aucune protection sociale pour les démunis ) pour les classes pauvres. Ils ne font pas la queue devant les magasins dans l’espoir de manger la moindre. Il achètent leur nourriture comme n’importe qu’elle citoyens. Quand aux chiffre de 146 millions de pauvres faudrait arrêter de fumer la moquette. Il n’y a pas 50% de la population américaine qui vit dans la pauvreté. Ce n’est pas le Venezuela.

            D.J

    • Une moitié seulement… qu’est ce à dire ? Est ce que l’autre moitié aurait des doutes sur la VO du 11 septembre ? Et puis il en manque des dates je n’ai fait qu’un copié collé du très pro américain Wikipédia, manque quasi tous les attentats sous fausse bannière commandités par la CIA… Ce sont les Etats Unis l’URSS et la Grande Bretagne qui se sont partagé l’Europe il me semble… et puis il y a 146 millions de pauvres au EU dont prés de 50 millions n’ont que des bons alimentaires… alors eux aussi font la queue comme en la défunte URSS…. et puis toutes les interventions américaine n’ont qu’un but… pillage aux profits des néocons.

  • D’un état fondé sur les principes du libéralisme classique à l’autoritarisme sauce sud-américaine avec au menu torture, exactions policières à grande échelle et monnaie de singe…Quelle suite?L’éffondrement complet genre URSS? …

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