Le fossé entre les Français et les politiques

La France voit naître et se multiplier organisations contestataires et sondages ravageurs, alors que les élus s’estiment injustement mal-aimés.

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Le fossé entre les Français et les politiques

Publié le 15 décembre 2014
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Par Gabriel Lévy, de l’Association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne

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« Le fossé se creuse entre les Français et les politiques. » Ce truisme était énoncé dans Le Figaro du 7 avril 2013. Au demeurant, les Français n’ont plus confiance en rien, ni dans leurs institutions, ni dans ceux qui exercent le pouvoir, ni dans ceux qui vont l’exercer, ni dans leur justice, ni dans leurs syndicats, ni dans l’école républicaine, ni dans… ni dans rien !

On peut accuser les Français d’être capricieux, frondeurs, révolutionnaires. Mais le mal existe et on ne peut pas accepter longtemps, dans une démocratie, que « Le dégoût et la défiance à l’égard des politiques gagnent du terrain. Pire, pour une écrasante majorité (77%), le personnel politique est corrompu. Rarement, les Français auront été aussi remontés contre les élus de tous bords. Ils éprouvent à leur encontre avant tout du dégoût (36%) et de la méfiance (32%). Et ils ne sont plus que 1% à ressentir du respect pour leurs représentants… » (Le Figaro, op. cit)

Les Échos du 17 décembre 2013 s’interrogent avec gravité sous le titre « La France, une démocratie ? » tant « Les citoyens se sentent mal représentés. Le fonctionnement de nos institutions expliquant en grande partie ce dangereux vent de révolte ».

Le mal persiste puisqu’on lisait, encore plus récemment (3 mai 2014), dans Libre Jugement, Libres propos : « La V° République : un fossé entre électeurs et élus ».

Admettons-le, les Français sont versatiles, mais leurs représentants sont sourds, aveugles et, pour le moment, incorrigibles. En conséquence, la France voit naître et se multiplier organisations contestataires et sondages ravageurs, alors que les élus s’estiment injustement mal-aimés.

Oui, les contribuables sont contestataires.

Pour ce faire, ils se sont même organisés dans un grand nombre d’associations et regroupés dans un ensemble de 350 000 militants, « Contribuables Associés ». Ses enquêtes, ainsi que celles de l’iFRAP (son homologue), sont régulièrement commentées : l’argus des communes, la France de la fraude, les subventions aux associations, l’argent des partis politiques…

Or, cette organisation est souvent critiquée par les élus qui ne veulent pas admettre le fait que les contribuables soient dans leur rôle quand ils analysent la conduite des affaires. N’est-ce pas le principe démocratique qui règle les rapports au parlement entre la majorité et l’opposition ? Le consentement à l’impôt n’est-il pas inscrit dans notre Constitution ? Peuvent-ils négliger leur rôle quand leurs critiques sont aussi souvent reprises par les Chambres Régionales des Comptes, la justice administrative… et la justice pénale ?

Les contribuables ne nient pas les difficultés des élus, principalement celles des élus locaux, mais ces derniers doivent respecter les rôles : ils ont sollicité leurs suffrages, et ceux à qui on impose de payer, ont le droit de formuler des critiques, ces critiques étant – par principe – « à charge ». À eux de susciter le moins de critiques possible et de mériter le respect de plus de « 1% des sondés » (cf. supra).

« Quand on cesse de croire, on ne croit pas à plus rien, on croit à n’importe quoi ». C’est ainsi qu’est né le Poujadisme. C’est ainsi que naissent les révoltes et les révolutions.


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  • les zélus oublent une chose : partant du principe qu’ils touchent leur salaires via l’argent des contribuables , nous pouvons leur rapeller que leur patrons , leur employeur , ce sont les français ; or donc que demande tout patron à ses employés ? c’est de faire correctement le boulot pour lequel ils sont ( grassement ) payés ;ce qu’ils ne font pas …il est donc normal que nous , employeur de la classe politique , puissions leur demander des comptes d’autant qu’ils nous coutent cher sans nous rapporter grand chose ;

    • bonjour marie , certes mais je crains qu’ils le savent pertinemment ,et que hélas au point dévoiement où ils sont quasiment tous & toutes tombés : ils s’en moquent éperdument ,partant nous avons commis l’imprudence de leur signer un chèque en blanc . Ils considèrent donc comme naturel de traiter pareils crétins crédules par le mépris !

  • Quand j’entends que certains politiques vont se grimer et se déguiser pour se mêler à la vulgaire plèbe, cela me rend furieux ….
    C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour tenter d’avoir le commencement d’un début de compréhension de ce que vivent les citoyens qui les ont élus pour précisément remonter aux hautes sphères de l’état les doléances et desiderata ……
    Cela ne fait que confirmer que dans le pays de  » l’égalité » il existe vraiment deux castes: celle des privilégiés du régime qui sont très largement au dessus des lois qu’ils imposent à celle du vulgaire peuple …
    Ce peuple qui ne revêt qu’un très léger vernis de considération de leur part uniquement et exceptionnellement quand il s’agit de glisser un bulletin dans l’urne afin de pérenniser ce statut de prédateurs privilégiés

    • Au contraire, ça donne une chance qu’arrive à leurs oreilles, sans le filtre de la politesse ni celui de l’entourage, le vrai sentiment qu’inspirent leurs dépenses. J’en entendais encore un se plaindre de la restriction des aides du budget gouvernemental, qui allait l’empêcher de construire une médiathèque. Qu’il vienne incognito, et on lui dira de garder ses projets de médiathèque pour quand de généreux mécènes seront prêts à les financer. Mais dans le monde où il plane — vole –, qui va lui dire en face que la culture peut attendre ?

  • La France n’est pas une démocratie. Elle est une république.
    Res publica…
    Les gens qui gouvernent, bien qu’ils soient élus, ne gouvernent pas au nom des citoyens, mais au nom des intérêts (ou de ce qu’ils perçoivent être les intérêts) d’une entité nommée « chose publique », ou « Etat français ».
    L’Etat, représenté par ceux qui gouvernent, n’est pas au service des citoyens.
    Ce sont les citoyens qui sont au service de l’Etat.
    Seule une refonte de la constitution, avec pouvoir donné aux citoyens de contrôler et sanctionner leurs élus pourrait réformer la situation.
    En attendant, nous resterons dans une situation d’absolutisme, sauf que le roi a été remplacé par des élus, avec main mise d’une caste d’énarques (succédant à la noblesse) sur ces élections.

    • Le pouvoir emprunte pour calmer les pauvres qui n’ont rien à perdre. Mais si le taux d’inreret augmente, le nombre des pauvres augmentera car la caste fera payer jusqu’àu bout le reste. Puis il y aura le besoin de changer la Constitution, car il n’y a plus de guerre.. et que le nationalisme en France ruinerait l’Union

  • Démocratie : régime politique où la constitution n’est modifiable QUE par référendum, lequel peut être initié par pétition populaire, aisément et sur tout sujet.

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