Trop d’impôt tue l’impôt : l’exemple du gouvernement Hollande

battus credits political posters from USSR 70s and 80s (licence creative commons)

Merci au gouvernement de confirmer par l’exemple une loi économique de bon sens : trop de pression fiscale incite à moins travailler et à se tourner vers l’économie parallèle

Par Le Parisien Libéral.

battus credits political posters from USSR 70s and 80s (licence creative commons)

Vous connaissez la courbe de Laffer ?

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Elle montre qu’au-delà d’un certain seuil de prélèvement fiscal, plus la pression fiscale augmente, plus les recettes fiscales diminuent, en raison de l’effet désincitatif sur l’offre de travail. Les mêmes recettes fiscales auraient été plus élevées avec des taux d’imposition plus bas. Elle est résumée par la formule « trop d’impôt tue l’impôt ».

Jusqu’à présent, elle était empirique. Mais grâce à la politique fiscale du président Hollande, qui fut, rappelons-le, préparée par le tapis de bombes fiscales de son prédécesseur, elle est enfin démontrée. Oui, quand on taxe trop, les recettes ne sont pas au rendez-vous.

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Les députés qui, en ce moment, votent le collectif budgétaire, auront beau chercher, tant qu’ils ne regarderont pas la réalité, ils ne trouveront pas.

La réalité, c’est que malgré l’existence d’un mur de Berlin fiscal (bâti aussi bien par la gauche que par la « droite », rappelez-vous l’exit tax de François Fillon et Nicolas Sarkozy), ceux qui ont les moyens financiers, techniques ou pratiques de travailler moins et de consommer moins ou autrement le font, de manière légale (jardinage plutôt qu’achat de fruits et légumes au marché, professions libérales qui diminuent leurs heures, par exemple) ou illégale (travail au noir, fraude).

Souvenons-nous : nous sommes dans un pays où même les députés pensent qu’il y a trop de taxes, trop d’impôts ! Ce ne sont pas Balkany ou Thévenoud qui démentiront. Surtout, qu’on ne vienne pas nous parler de consentement à l’impôt. Pour 84% des Français, l’État gaspille l’argent des impôts !

Il y a aussi tous ces Français qui s’organisent en dehors des circuits identifiés par l’État, pas pour frauder à la base, mais parce que le pays change, ce qui chagrine Bercy. Pourquoi pensez-vous que la député socialiste Sylviane Bulteau ose penser que les sites web comme le Bon Coin ou PAP créent un « manque à gagner » pour l’État ?

Bref, bravo au Parti Socialiste qui décidément mérite le prix Nobel d’économie pour avoir démontré non seulement l’équivalence ricardienne mais aussi et surtout la courbe de Laffer !

Et puis sinon, la remise à plat de la fiscalité promise par Ayrault, on l’aborde quand ?


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