François Hollande et la tablette magique

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François Hollande et la tablette magique

Publié le 10 novembre 2014
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Ah, décidément, rien de tel qu’un petit Plan Calcul (1966) pardon un petit Plan Informatique Pour Tous (1985) pardon un petit Plan de Développement des Technologies de l’Information (1997) pardon un petit Plan de Développement Numérique (2009) pardon un petit Plan de Développement des Usages Numériques (2010) pardon un petit Plan Tablettes Pour Tous pour redonner enfin des couleurs à notre Éducation Nationale. Ça faisait longtemps. Et qui, mieux que François Hollande, pour le proposer ?

OK, soit, je l’admets : il ne s’agit pas encore officiellement d’un Plan Tablettes Pour Tous, mais l’idée, fermement implantée dans le crâne gominé de François Hollande, peut largement aboutir à cette officialisation dans les prochains mois. D’après le Chef de l’État et lors de son pathétique entretien avec des Français jeudi soir, il faudrait donc « du numérique partout » à l’horizon 2017 avec, dès la rentrée 2016 (dans moins d’un an, donc), une distribution de tablettes numériques à « tous les élèves de classe de Cinquième ».

La question du coût a été rapidement écartée avec l’habileté maintenant habituelle du président pédalo-flambyste : l’argent, on le trouvera. De toute façon, n’oubliez pas que dans sa tête, ça (et le reste) ne coûte rien, puisqu’après tout c’est l’État qui paye, même si quelqu’un va bien devoir débourser 80 millions d’euros au moins pour cette plaisanterie pour les 800.000 collégiens concernés, et en imaginant la tablette à 100€ pièce — ce qui la rend d’ailleurs assez peu probablement Made In France à ce prix. Apparemment, plusieurs études scientifiques et comptables, ainsi que certaines enveloppes reçues courant Septembre de chaque année, tendent à prouver que ce quelqu’un, ce sera le contribuable, donc vous.

ipad demotivational

Au passage, oublions de suite l’argument humoristique de la formation en informatique. Comme l’introduction le rappelait, les cours de codage sont une idée dans l’air depuis 40 ans, et ne sont toujours pas apparu au sein des établissements. Admettre qu’il serait capable de réussir là où tous ont échoué sur plusieurs décennies, ce serait faire preuve d’un optimisme obligatoirement d’origine extra-terrestre.

Cette nouvelle digérée, quelques questions surnagent comme des grumeaux rigolos sur un bouillon avec des pâtes alphabet : ce projet Tablettes À Tous Les Étages, est-ce utile ? Est-ce le moment ? Est-ce nécessaire ?

Pour la question du timing, un doute s’immisce : il semblerait que le pays croule sous les dettes et même si 80 millions de plus par rapport à plus de 2000 milliards passera à peu près inaperçu, la réduction des déficits publics et de la dette nationale ne passe décidément pas par ce genre de distributions « généreuses ».

françois hollande fait l'andouilleLa nécessité de cette introduction laisse aussi perplexe. Il y a d’autres priorités : quand on voit le niveau orthographique moyen au bac, on peine franchement à voir en quoi l’introduction de tablettes numériques à partir de la Cinquième résoudra ce problème. Pourquoi des élèves qui ne savent déjà pas lire et écrire correctement avec un papier et un crayon gagneraient-ils en orthographe, grammaire et souplesse intellectuelle, en lisant des phrases progressivement plus complexes sur un support numérique ? Sans préjuger des avantages ou inconvénients éventuels d’une tablette au plan pédagogique, comme cette introduction génère des coûts, et que, comme toute nouveauté, elle va nécessairement modifier le comportement des enseignants et des élèves, on est en droit d’attendre avec une assurance raisonnable un bénéfice chiffrable de l’opération. Pour le moment, aucune étude ne permet d’affirmer qu’on apprend mieux sur ce genre de support qu’avec un papier et un crayon.

Pour l’aspect « utilisation des plateformes informatiques » (et non plus formation à l’informatique), l’Éducation Nationale est encore une fois complètement à la ramasse. Ce sont les fabricants de matériels et de logiciels qui ont su s’adapter aux besoins des individus en proposant des plateformes tous les jours plus simples d’emploi. Effectivement, les jeunes sont particulièrement habiles avec ces éléments, d’une part parce qu’ils les ont toujours connus et ont pu s’y adapter avec facilité, et d’autre part parce que les technologies permettent une interaction homme-machine tous les jours plus agréable (d’ailleurs, une récente enquête du Credoc de 2013 montrait que les moins de 25 ans se jugent à 86% « compétents dans l’utilisation de l’outil informatique ») Dès lors, on ne peut que pouffer à l’idée parfaitement ridicule d’un professeur enseignant à ses élèves comment utiliser un téléphone mobile, une tablette ou un ordinateur portable.

En outre, sur le plan pédagogique, on peut vraiment s’interroger sur le bénéfice apporté par ces tablettes.

Si l’interactivité et les techniques disponibles avec ces tablettes ne permettent pas d’apporter un plus sensible à l’apprentissage, alors celles-ci risquent de s’avérer à l’usage n’être qu’une autre forme d’affichage de données comme un tableau ou un rétro-projecteur. Dans cette optique, le seul bénéfice réellement palpable de ces tablettes est alors celui du poids : on remplace bêtement la douzaine d’ouvrages papiers sur lesquels travaillent les élèves par leurs versions numériques et les cartables en seront d’autant allégés. Compte-tenu du capitalisme de connivence qui règne entre les éditeurs de manuels scolaires et l’Éducation Nationale, ce bénéfice risque de poser des petits soucis politiques. Bizarrement, je sens mal le petit François H se lancer dans cette mini-révolution.

Et si ces tablettes apportent effectivement des gains pédagogiques, alors se pose immédiatement la question du rôle, à terme, de l’enseignant. On peut gloser sur l’éventuelle complémentarité de l’enseignant et de la tablette, mais ce dont il s’agit à terme, c’est du remplacement des masses enseignantes par un nombre réduit d’intervenants, et le passage massif des contenus sous forme numérique, plus précisément sous forme de MOOC. Là encore, la carrure même de notre actuel président laisse comprendre que la révolution sous-jacente n’est absolument pas dans ses plans, lui qui n’a pour le moment révolutionné que le style vestimentaire présidentiel français, et pas en bien.

francois ta cravate

Enfin, on peut aussi noter que la tablette numérique est un outil qui focalise l’attention sur des aspects accessoires. Ludiques, jolis, éventuellement bien faits, mais accessoires. Apprendre à faire une division, une multiplication ou n’importe quoi d’autre ne nécessite absolument pas une « interaction numérique ». D’ailleurs, les apprentissages fondamentaux n’ont nul besoin d’interactivité, mais, au contraire et avant tout, ont besoin de temps de réflexion, d’essai et d’apprentissage, voire de recueillement et de maturation. Je doute que l’utilisation moyenne actuelle permette cette maturation…

De façon générale, il semble évident qu’il vaille mieux savoir lire et écrire avant de manipuler un moyen numérique : on a ainsi les chemins neuronaux, les mécanismes intellectuels en place pour comprendre les interfaces qui, aussi simples soient-elles, sont réalisées par des gens qui ont, eux-mêmes, ces mécanismes bien implantés en eux. Or, pour le moment, tout porte à croire que cette évidence n’a pas encore percolé au niveau des élites éducatives, président en tête.

Non, décidément, cette histoire de Tablettes Pour Tous est peut-être amusante, vue de loin, mais ressemble de plus en plus à un énième saupoudrage clientéliste à la petite semaine du Président du Conseil Général de France. Encore une fois, François, comme à son époque corrézienne, distribue des goodies sympathiques à sa population histoire de la faire tenir tranquille et de laisser une trace, diaphane certes, mais agréable, dans la petite histoire locale. Il est sympathique, François, il distribue des iPads aux collégiens !

Sauf que ce n’est pas l’histoire locale, ce n’est pas un Conseil général, et la trace va être surtout celle de l’accélération brutale juste avant le ravin.
—-
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  • vous oubliez votre histoire , pendant longtemps le stylo bille fut interdit d’éducation nationale , oh , nos jolies plumes trempées dans l’encrier alors , soyons heureux que la tablette , et pas n’importe laquelle , apple , envahisse nos écoles et quoi de mieux qu’une tablette communisme pour propager le socialisme

  • En fait vous n’avez pas compris. La tablette a un Os spécial : le PS os, avec un fond d’ecran avec pleins de roses.

    Cette tentative désespérée (surement pas la dernière avant 2017, pfff que c’est long) est utile pour fidéliser l’électorat à la cervelle malléable et pleine de manger bouger.com.

    Ecologie, tablette, le principal est de marquer des points dans les esprits. L’ideologie doit se répandre comme un cancer dans la tête des Français.

    Un bulot, avec ou sans tablette, reste un bulot. Et ce peut importe l’invesstissement. L’education nationale ne sait pas ce qu’est le mot PÉDAGOGIE, d’ailleurs aucun prof n’est payé pour apprendre aux enfants. Ils sont là pour lire des livres et faire ecrire le cours. Rien d’autre.

    Alors, oui à l’iPad en cours, au moins les élèves se feront moins chier.

  • Enseigner la programmation sur une plate-forme fermée comme une tablette, ça relève du masochisme ! Par contre, j’envisage avec délice le prof qui, voulant utiliser ce nouveau support, essaiera de mettre la tablette sur un rétroprojecteur pour afficher son contenu… et s’étonnera que ça ne marche pas (vu dans ma jeunesse avec un livre… mais c’était un prof de lettres, il est excusable)

    • Argument spécieux : ne peut-on apprendre à développer sur Windows ? Cela dit, comme pour le chocolat, il existe différentes saveurs, et Android me semble tout de même sacrément ouvert. Peut-être ai-je lu un peu trop rapidement mais il ne me semble pas qu’il soit question pour le moment de distribuer des iPads.

      • J’ai eu acheté une tablette Androïd et je ne m’en suis jamais servi : elle m’obligeait créer un compte gmail et le clavier standard était tellement mauvais que je l’ai immédiatement remplacé par une appli « freeware ». J’ai alors réfléchi et je me suis dit que la couleur de mon slip ne regardait pas google, et que je ne pouvait pas me connecter à ma banque avec un clavier virtuel dont rien ne me prouve qu’il ne m’espionne pas.

        Bref, je ne m’en suis jamais servi. J’ai maintenant un smartphone sous Firefox OS dont j’ai les sources !

        La collecte d’information fait partie du business model de google qui développe et finance Androïd. Chacun fait ce qu’il veut, mais est-ce le rôle de l’Education Nationale d’aider Google à ficher nos enfants ?

        Sinon vous avez les gros méchants capitalistes Apple et Microsoft qui seront ravis de financer le PS ou les ministres en échange d’un marché juteux. Pour Firefox OS : trop top car pas encore de tablettes.

        • Juste une réponse rapide car on s’écarte un chouille du sujet mais il faut quand rétablir deux, trois vérités. Oui, Android est ouvert, les sources sont mises à dispo par Google sous license open source (voir source.android.com).

          Il existe des ROMs (qui, de manière simple, encapsulent l’OS et le noyau) qui n’embarquent aucun des logiciels Google. Celles-ci sont assemblées (compilées) par des développeurs pour la plupart bénévoles (voir xda.com).

          De plus, même avec une ROM standard (livrée avec le téléphone), le connexion à un compte Google est optionnelle. In fine, chacun en effet fait comme il le souhaite, en fonction de ses convictions et suspicions ; pour ma part je ne me vois pas partager mes infos avec Mozilla. D’ailleurs… Avez-vous lu les sources de Firefox OS ?

          Notons enfin que je suis extrêmement prudent avec ce que je partage et publie : au moins une demie-douzaine d’adresses emails selon les usages ; pas de compte facebook ; pas de compte facebook ; pas de compte twitter, etc. Il ne s’agit donc pas de se rendre sans condition à Google, notre maître à tous.

          • J’ai renoncé à « chrooter » (ma tablette – il me semble que c’est le nom qu’on donnait à l’opération), car l’opération reposait sur l’exploitation d’une faille évidemment comblée dans les mises à jour. De même, je ne vais pas acheter un appareil pour le démonter immédiatement pour changer la ROM.

            Je ne fais de toute façon pas une fixation sur la sécurité et la confidentialité – on est fiché partout, et si les choses tournaient mal ils serait plus génant de ne pas être fiché car suspect. Cependant les appareils possèdent toujours un numéro d’identification unique. Si ce numéro est à disposition des applications, n’importe qui peut croiser l’information et tout savoir sur vous. C’est donc ce que j’ai vérifié en premier sur Firefox OS (que les applis n’ont pas accès à ce numéro) et ce que je ne peux pas vérifier sur les autres OS. Google n’est pas un philanthrope, il ne donne pas Androïd sans contrepartie et poussera toujours au maximum le profit qu’il peut en tirer, qui va bien au delà de ce qu’imaginent nos responsables politiques.

            Mon but est simplement d’éviter que tout ce qui me concerne n’aboutisse sur un serveur pirate en Russie, car pour avoir travaillé dans pas mal d’entreprises, je sais que celles-ci sont volontairement ou par négligence peu respectueuses des lois sur la conservation des données. Et comme ces entreprises finissent tôt au tard par se faire pirater …

            Avez-vous remarqué que l’état à refilé son fichier de cartes grises aux professionnels de l’automobile. Tout bon réseau de highjacker doit avoir une copie et une simple requête SQL doit permettre de localiser le modèle recherché au plus proche. Ceci explique que j’ai une confiance limitée en l’état sur la question de la protection des données.

            Maintenant on ne parle pas de vos enfants ou des miens, mais de tous les écoliers … Et l’état est responsable de leur sécurité …

  • Nous recherchons activement le goodies manquant à la table de Jouyet..Il est gros ,il transpire très fort et adepte du cosplay.. LOL

  • mes petites nièces ont reçu à leur entrée en 4ème un ordinateur portable. Pour quel usage ?
    1 – à l’école elles ne s’en servaient pas
    2 – à la maison il y avait toute l’informatique nécessaire (mon neveu étant informaticien)
    3 – elles l’ont utilisé comme console de jeux.
    Dans leur établissement tous ou presque avaient déjà soit un PC à la maison soit un ordinateur portable donc, on a eu vite fait de les retrouver sur le bon coin.
    Il serait plus judicieux de voir qui dans l’établissement n’a pas déjà de PC, de portable ou de tablette à la maison (il y en a) et de ne les fournir qu’à ceux-là .
    L’informatique est un outil magnifique mais je trouve que les enseignants se « déchargent » un peu trop sur les devoirs a faire via internet.
    Bon d’accord, je suis un vieux crouton qui a connu l’encre et la plume « gauloise » ou « sergent major » et à écrire en faisant les « pleins et les déliés)

    • Si vous avez une autre idée pour claquer 80 millions d’euros, il faut ecrire a Élysée.fr.gouv.je t’arnaque.ferme ta gueule.c’estcommeça.

      Attention, l’abus du socialisme est très dangereux pour vous et vos proches. Il conduit inexorablement a des actes répréhensibles par la loi et au développement de la connerie humaine. Vous avez également 100 % de chance d’etre plus pauvre qu’avant au nom du partage de la pauvreté.

      Voilà un bon message à coller sur les prochains butins de vote.

  • a noter l’information importante :
    http://www.contrepoints.org/2014/11/03/186822-le-numerique-a-lecole-est-il-efficace

    en fait tout cela est de l’ordre du religieux, du sacrificiel : les choses (éducatives en l’occurrence, mais ça marche tout pareil dans bien des domaines) vont mal et je n’arrive pas à les améliorer, sacrifions du pognon pour montrer que je les prends à cœur (à défaut de les prendre en mains) même si je sais que ça ne sert à rien.

    • C’est pas parce que l’on a pas d’argent qu’il ne faut pas le dépenser quand même !

      D’ailleurs un maire l’a déclaré à la Tv: si l’on devait attendre d’avoir de l’argent, l’on n’investirait jamais.

      Mais, voyons quelle idée !

      Je vais donc moi aussi acheter la Tour Eiffel à credit, puis demander aux Français de payer pour moi. Youpi ! Je suis trop génial.

  • Avant même que que les profs sachent se servir de ces tablettes, les élèves s’en serviront pour aller sur youporn.

  • Il faut relancer le projet Silicon Valois du ministère de la Culture

    http://cblog.culture.fr/siliconvalois/programme/

    Avec tout nos futurs codeurs formés des la première école et leur tablette …. la Sillicon valley à de quoi s’inquiéter.

  • Ma belle sœur, professeur de son état (dans le privé, mais bon, c’est presque pareil), s’est vue offrir par son fils, donc à titre privé, une tablette numérique. Quelle horreur ! Mais comment allait-elle bien faire ? Elle n’a pas été formée ! ;o)

    Ceci résume bien cela, a-t-on chiffré le coût de formation des enseignants ?

  • Mais qu’ils sont cons !

    Ce qui coûte cher n’est plus le matériel depuis 10 ans (en fait depuis toujours), mais le logiciel ! Et un ordinateur ne sert à rien même (et surtout) avec un joli système d’exploitation tout seul. (De plus, le temps que l’état choisisse le fournisseur qui propose le meilleur pot de vin, la technologie du matériel sera dépassée et le prix réellement scandaleux.)

    De fait, soit vous engagez des frais pharaoniques pour créer des application « enseignement national », soit vous utilisez ce qui est disponible : des jeux, des gadgets, des freeware mal fichus. Rien qui n’ait à voir de près ou de loin avec la pédagogie et le programme scolaire mais qui nécessite en revanche une formation des enseignants (à part les jeux : ce sont les enfants qui formeront les enseignants).

    Regardez ce qui est disponible sur les « xxx store » pour mobile : des jeux et des logiciels pour réseaux sociaux principalement.

    Créer un logiciel pour l’éducation est triplement difficile : pédagogie + ergonomie + maîtrise informatique. Si on délègue aux éditeurs de contenu scolaire (ceux qui produisent actuellement les manuels) vous pouvez multiplier le prix par 10. Si c’est gratuit, qui va le faire et qui va choisir les applications ?

    A la fac, chacun est responsable de ses méthodes de travail et peut tirer parti (ou pas) d’outils informatique ou de MOOC, mais dans le primaire ou au collège on doit enseigner les méthodes de travail, et c’est un problème qui dépasse largement l’aspect matériel.

    • Oui Pragmat ils sont cons. L’écoute active est certainement plus enrichissante pour nos enfants.
      Le yoga des sons se pratique dans ce sens.
      Le marché public des tablettes c’est du commercial. Ils ont rien entendu et rien compris

  • pour l’Inter génération, c’est foutu. Chacun pour soi, à chacun sa génération. Que va laisser la génération future aux generations futures ? RIEN. Attention à. la dépendance de ces outils appelés « informationnels », ce sont des automates. Le progrès du numérique agit par inversion du besoin réel de l’homme. Avant de voir ce que sont les emplois d’avenir. Posons nous la question quels sont nos besoins réels et utiles au quotidien. Oui à la communication relationnelle. Non à la communication instrumentralisee.

  • Moi j’espère juste que ces tablettes ne seront pas blanches, ou sinon je porte plainte pour discrimination raciale !

  • Sortons de l’ère du numérique.

    • Trop tard, j’en ai bien peur. On ne sais pas où on va mais on y va.

      Le problème est que l’informatique peut amener le meilleur comme le pire et évolue (et surtout se déploie) encore plus vite que le reste de la technologie. Et ce n’est pas nos ronds de cuir politicard ou les « penseurs » de l’Education Nationale qui risquent d’avoir une vision intelligente sur ce que cela implique.

      Le temps de créer une sous-commission, les choses ont déjà changé de toute manière.

  • Oui mais ça fait moderne, et ça comble le vide.

  • Sur l’usage. Une tablette est totalement inutile dans ce contexte : les tablettes ne permettent pas de prendre des notes convenables (sauf à considérer les Notes de Samsung) et ne permettent pas une lecture aisée (écran trop brillant).

    Quitte à persévérer dans cette idée, il vaudrait mieux considérer des liseuses (type Kindle) ; l’addition serait sans doute moins salée et on pourrait alors trouver une réelle utilité au remplacement du papier par sa version électronique (gain de place, frais de livres moins élevés).

    Quant à penser à développer sur une tablette (« cours de codage »), cela relève d’une méconnaissance complète du support et des contraintes de l’activité (taille de l’écran trop petite, absence par défaut de clavier).

    Rien n’a été dit dans cet article sur les activités de lobbying. J’ai eu l’occasion, récemment, de discuter avec un bonhomme qui très fier nous disait qu’il avait monté sa boîte sur ce principe de distribution de tablettes aux élèves (mais ses motivations étaient toutes philanthropiques, bien sûr). L’idée : un partenariat avec des opérateurs (orange, en particulier), qui fournissent matériel et logiciel ; le bonhomme revend les licenses. Malin. Qui, vraiment, pousse à l’adoption de cette caricature de « projet social » ?

  • Article énorme ! J’ai bien rigoler !

    Je vais m’inscrire à la rentrée prochaine en cinquième pour avoir un cadeau de fidélité ! Il me doit bien ça François avec tout le pognon que je donne je pourrais enfin avoir le droit de bénéficier des points fidélité que j’ai cagnotté au trésor public !

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