Budget 2015 : une France divisée en deux

allocations familiales (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le gouvernement divise les Français afin de tenter de conserver un semblant de majorité.

Le gouvernement annonce des dispositions dans les lois de finances qui divisent les Français en deux catégories : les classes moyennes qui paient toujours plus et bénéficient de toujours moins et les personnes victimes d’un système social et économique étatique moribond qui les condamne au chômage et aux subsides.

Par Florent Belon

allocations familiales rené le honzec

Le Gouvernement annonce plusieurs mesures :

Un allègement de l’impôt sur le revenu des contribuables les plus modestes

Désormais la majorité des français se verront non imposables à cet impôt et à la taxe d’habitation. Cette mesure n’est pas une mesure sociale, car les plus petits revenus étaient déjà exonérés. Cette mesure n’est pas efficace pour dynamiser notre économie car les acteurs déterminants de l’économie sont ceux qui créent le plus de richesses.

Cette mesure n’est qu’électoraliste car elle permet d’offrir peu à beaucoup. Cette mesure est clivante et destructrice car les classes moyennes dont le pouvoir d’achat a été mis à mal par les hausses d’impôts successives des dernières années, sont encore trop riches pour bénéficier du moindre allègement mais assez riche pour subir des baisses de prestations. La base de la démocratie, l’égalité devant l’impôt est complètement bafouée.

La mise sous conditions de ressources des allocations familiales

Le modèle d’allocation dit universelle, déjà fortement remis en cause, sombre corps et biens. Le gouvernement, incapable de matérialiser de véritables économies, annonce une baisse des prestations avec la mise sous conditions de ressources des allocations familiales. Un couple percevant 6 065 euros par mois devrait, pour compenser la baisse de pouvoir d’achat, obtenir une augmentation à la charge de l’employeur de 2 300 euros par an.

Autre disposition, la baisse du capital décès des salariés à plein temps afin de redistribuer ces sommes en faveur de clientèles espérées du parti au pouvoir, salariés à temps partiel et des chômeurs.

Notre système d’assurance sociale n’a plus rien d’assurantiel, plus on contribue et moins on perçoit. La réalité est désormais visible à tous :

« Travailler beaucoup pour payer plus afin de ne rien toucher ! »

Les Français modestes méritent mieux que des subsides issus d’une « solidarité forcée » engendrant la rancœur et la crispation de classes moyennes dont la situation matérielle devient de plus en plus précaire.

Le gouvernement divise les Français afin de tenter de conserver un semblant de majorité, il réalise des bricolages faussement appelés réformes, il détourne des idées nobles pour faire les poches des classes moyennes.

Ces projets sont funestes. Seules des réformes libérant la croissance économique et les hommes rétabliront l’autonomie des personnes et l’harmonie sociale.