Gouvernement Hollande : réformes ? Quelles réformes ?

pipeau credits simonwhitaker (licence creative commons)

Comment François Hollande compte-t-il accélérer le rythme de réformes qui n’ont même pas encore vu le jour ?

Par Philippe Robert.

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Le président de la République, désormais conscient de la vanité du socialisme dans un monde ouvert à la liberté, tente de convaincre les 86% de Français qui ne peuvent plus le voir en peinture qu’il s’est finalement rallié au bon sens naturel de la pensée libérale.

“Moi président” aux abois s’exprime donc en ces termes choisis : “Les réformes, elles sont continues, elles ont été engagées dès les premiers mois de mon quinquennat, et elles se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin, parce que la France a besoin de réformes”.

Non seulement Hollande ment effrontément quand il ose affirmer que les réformes (de structure) ont été engagées dès les premiers mois de son quinquennat, mais, pis encore, comment compte-t-il accélérer le rythme de réformes qui n’ont même pas vu le jour ?

Vous vous méprenez gravement et même scandaleusement, me rétorquera-t-on avec morgue, car que faites-vous donc du crédit impôt recherche (CIR), du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et surtout du pacte de responsabilité et de solidarité (toujours dans les limbes) ?

Si j’ajoute la Banque publique d’investissement (bpifrance) à ce brillant palmarès de notre État-mamma, alors, en effet, le chef de l’État est tout à fait en droit de faire état (sans jeu de mot) de son action salvatrice propre à faire passer les lois Hartz pour de mauvaise manières.

Mais trêve de plaisanterie. Ce que, moi, j’appelle des réformes structurelles concerne la durée légale du travail (pas 35 heures), une réforme drastique de la fiscalité en instaurant une flat tax, une refonte du Code du travail permettant enfin de libérer le marché éponyme etc.

Il y a donc encore beaucoup à dire et surtout à entreprendre. Malgré cela, nous en sommes une fois de plus à aller mendier auprès de Berlin une immunité qui nous sera forcément accordée dès lors que la France promettra une énième fois de s’amender. Soit. Sauf qu’en ce bas monde tout a une fin.

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