Énergie : wind, mix and sun

plage, soleil, credits yeang suejan (licence creative commons)

L’éolien et surtout le photovoltaïque constituent de plus en plus, et pour longtemps, des gouffres financiers en Europe, notamment en Allemagne.

Par Michel Gay.

plage, soleil, credits yeang suejan (licence creative commons)

Aimer le vent et le soleil est éminemment sympathique. Vouloir les utiliser comme sources d’énergie électrique à insérer obligatoirement dans le bouquet énergétique (mix) d’une nation est une idiotie technique et économique.

L’éolien et surtout le photovoltaïque constituent de plus en plus, et pour longtemps, des gouffres financiers en Europe, notamment en Allemagne.

En France, la désastreuse politique des énergies renouvelables malmène l’économie en accordant des milliards d’euros (Md€) engloutis depuis des années en subventions dans l’industrie éolienne et photovoltaïque. Cet argent est prélevé sur nos impôts et sur une taxe en augmentation appelée « CSPE » (contribution au service public de l’électricité) appliquée sur les factures d’électricité des citoyens.

Selon la Cour des comptes1, d’ici 2020, le surcoût lié à la seule CSPE « représentera à lui seul une somme de l’ordre de 40,5 Md€, sauf bouleversement de la politique de soutien d’ici cette échéance ». C’est une addition bien réelle que l’on doit présenter aux Français même si cela jette le trouble dans la politique énergétique du gouvernement qui, par ailleurs, cherche à faire 50 Md€ d’économies.

Même après plusieurs décennies de développement, ces techniques de production d’électricité renouvelable restent financièrement non viables. Elles dévorent de l’argent public pour leur survie. Les excès de ce marché artificiel permettent à des opportunistes d’amasser des fortunes sur le dos des contribuables et des consommateurs.

Des responsables politiques ont été influencés par des lobbies et par des groupes politiques minoritaires drapés dans le voile d’une écologie soi-disant vertueuse, mais dévoyée par une haine antinucléaire aveugle. Concernant le potentiel des énergies renouvelables, les « Verts » ont trahi leurs électeurs avec des mensonges séduisants basés sur des données scientifiques erronées. Aujourd’hui, un de leurs objectifs est de recueillir des « taxes écologiques » fondées sur la peur et la culpabilité des citoyens afin de promouvoir ces énergies au détriment du nucléaire.

L’Europe doit croire en ses capacités scientifiques et techniques en matière de nucléaire. Seule cette énergie permet une production sûre et massive d’électricité bon marché à long terme. Nos hommes politiques s’en rendront certainement compte, hélas trop tard pour le portefeuille des ménages. Ils balaieront alors ces coûteuses chimères éoliennes et photovoltaïques inutiles, sans aucun avenir économique en France, mais qui vont raboter le pouvoir d’achat des Français pendant des années encore.

  1. Rapport du 25 juillet 2013 : « La politique de développement des énergies renouvelables »