Énergie : wind, mix and sun

L’éolien et surtout le photovoltaïque constituent de plus en plus, et pour longtemps, des gouffres financiers en Europe, notamment en Allemagne.

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plage, soleil, credits yeang suejan (licence creative commons)

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Énergie : wind, mix and sun

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 octobre 2014
- A +

Par Michel Gay.

plage, soleil, credits yeang suejan (licence creative commons)

Aimer le vent et le soleil est éminemment sympathique. Vouloir les utiliser comme sources d’énergie électrique à insérer obligatoirement dans le bouquet énergétique (mix) d’une nation est une idiotie technique et économique.

L’éolien et surtout le photovoltaïque constituent de plus en plus, et pour longtemps, des gouffres financiers en Europe, notamment en Allemagne.

En France, la désastreuse politique des énergies renouvelables malmène l’économie en accordant des milliards d’euros (Md€) engloutis depuis des années en subventions dans l’industrie éolienne et photovoltaïque. Cet argent est prélevé sur nos impôts et sur une taxe en augmentation appelée « CSPE » (contribution au service public de l’électricité) appliquée sur les factures d’électricité des citoyens.

Selon la Cour des comptes1, d’ici 2020, le surcoût lié à la seule CSPE « représentera à lui seul une somme de l’ordre de 40,5 Md€, sauf bouleversement de la politique de soutien d’ici cette échéance ». C’est une addition bien réelle que l’on doit présenter aux Français même si cela jette le trouble dans la politique énergétique du gouvernement qui, par ailleurs, cherche à faire 50 Md€ d’économies.

Même après plusieurs décennies de développement, ces techniques de production d’électricité renouvelable restent financièrement non viables. Elles dévorent de l’argent public pour leur survie. Les excès de ce marché artificiel permettent à des opportunistes d’amasser des fortunes sur le dos des contribuables et des consommateurs.

Des responsables politiques ont été influencés par des lobbies et par des groupes politiques minoritaires drapés dans le voile d’une écologie soi-disant vertueuse, mais dévoyée par une haine antinucléaire aveugle. Concernant le potentiel des énergies renouvelables, les « Verts » ont trahi leurs électeurs avec des mensonges séduisants basés sur des données scientifiques erronées. Aujourd’hui, un de leurs objectifs est de recueillir des « taxes écologiques » fondées sur la peur et la culpabilité des citoyens afin de promouvoir ces énergies au détriment du nucléaire.

L’Europe doit croire en ses capacités scientifiques et techniques en matière de nucléaire. Seule cette énergie permet une production sûre et massive d’électricité bon marché à long terme. Nos hommes politiques s’en rendront certainement compte, hélas trop tard pour le portefeuille des ménages. Ils balaieront alors ces coûteuses chimères éoliennes et photovoltaïques inutiles, sans aucun avenir économique en France, mais qui vont raboter le pouvoir d’achat des Français pendant des années encore.

  1. Rapport du 25 juillet 2013 : « La politique de développement des énergies renouvelables »
Voir les commentaires (17)

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  • On prend les français pour des …
    Le titre de l’article du Figaro du 15 oct. est : « Électricité : les prix pourraient augmenter de 1,6% pour les particuliers »…

    et en fin d’article :
    « Selon ses calculs (de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la CSPE doit augmenter à 19,50 euros pour 2015, soit 3 euros de plus qu’en 2014. »

    Façon très alambiquée de ne pas nous dire que l’augmentation de la CSPE est : de 18%..par an ??!! pour ces « stupides éoliennes »…

    Ce doit être pour cela que l’on abaisse le niveau des écoliers pour ne pas comprendre 3/(19,5-3)*100

    Aucun journaliste bien sûr n’a réagit à un tel chiffre de 18%/an …

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/10/15/97002-20141015FILWWW00291-l-electricite-doit-augmenter-de-16-pour-les-particuliers.php

  • Dans votre analyse qui n’en est pas une (c’est plutôt un article à charge) qu’elle est la part des subventions pour le nucléaire ?? Comment calculez-vous le cout de l’énergie nucléaire sachant qu’a ma connaissance aucune centrale n’a été complètement démantelée donc la facture s’accroit toujours. Le parlons pas des déchets dont on ne sais quoi faire !! Pour ce qui est du non viable (votre lien « en panne 8 fois sur 10 ») l’EPR n’est pas un exemple de réussite technique et économique. Vous n’abordè pas non plus les ressources limitées en combustible pour les centrales. Et quand vous parlez de la peur, a priori, non fondé à l’encontre du nucléaire, j’aimerai vous voir argumenter auprès des habitants de Tchernobyl ou de Fukushima.
    Si le nucléaire a son intérêt, dénigrer les sources alternatives d’énergie tiens de l’obscurantisme.

    • Mais on dénigre rien du tout.

      Évidemment les articles de Gay sont incomplets et nucléaire-complaisants, mais les questions que vous posez ont trouvé leur réponse il y a bien longtemps.

      Les déchets nucléaire on sait très bien quoi en faire (et de nouvelles technologies parlent même d’en réutiliser certains). Regardez Onkalo, on peut très bien faire pareil dans n’importe quel pays (oui, il faut faire rentrer cela dans les coûts évidemment).
      Quant aux ressources, on en trouve de nouvelles assez souvent. Regardez le thorium.

      Ah si les centrales étaient aussi viable/fiable que les éoliennes (20 à 25% d’activité), vous le remarquerez 🙂

      Nombre de morts de Fukushima… ? Ah ben zut. On est d’accord, il y a eu des dégâts et les coûts (pas que monétaire ni matérialistes) vont être élevés. Mais c’est loin d’une mine qui s’effondre niveau désastre humain.

      Ce qui serait intéressant d’étudier c’est la part de subvention que reçoit l’énergie nucléaire (parce que les mines d’uranium sont des enjeux géopolitiques) par rapport à celles reçues pour le « renouvelable » .

    • « qu’a ma connaissance aucune centrale n’a été complètement démantelée »

      Votre connaissance provient de la propagande antinuc, ou je me trompe?

      « j’aimerai vous voir argumenter auprès des habitants de Tchernobyl ou de Fukushima. »

      Vous pourriez éviter de mettre une catastrophe et un simple accident sur le même plan?

      http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-incidents-accidents/comparaison-tchernobyl-fukushima/PublishingImages/conf-img6.jpg

      • La comparaison de catastrophe c’est Elphyr qui s’y aventure.
        Pour me rendre compte de la situations de Fukushima j’ai tracé le cercle d’exclusion qui leur était appliqué, à la centrale de Blaye. A mediter !!
        Encore une fois le tout nucléaire est aussi cretin que le tout renouvelable, au regard de nos connaissances. Et l’anticretin que vous dite etre devrait faire un voyage au Japon.
        Si seul l’argent est pour vous et vos acolyte la seul raison d’être nous n’avons définitivement pas les mêmes valeurs. Une alternative est possible il faut la volonté de la construire.

        • Mais construisez ce que vous voulez mon bon ami, tant que ce n’est pas avec notre fric…

          • C’est bien ce que je dis, le fric.
            Vous avez raison la terre est plate, le soleil tourne autour de la terre, Darwin n’a dit que des conneries, la cigarette les pesticides sont bon pour la santé et
            il n’y a pas d’alternative au nucléaire.
            Bon becrel à tous …

  • Il me semble qu’il y a une grosse arnaque écolo quand on parle de « mix énergétique » :

    – du point de vue concurrentiel dans un marché ouvert, une énergie intermittente est invendable car il n’y a pas de garantie de service. Les particuliers ne peuvent acheter du courant « éolien » en direct car les fournisseurs n’ont pas de réseau de distribution. Le propriétaire du réseau de distribution qui doit financer l’infrastructure de production 24h/24 ne peut acheter du courant intermittent que si « cela l’arrange » en cas de forte demande. Cela fait chuter la valeur marchande du courant intermittent, qui ne peut être supérieure au coût marginal du combustible économisé. L’escroquerie consiste à toujours comparer au coût total de production moyen au lieu du coût marginal.

    – du point de vue du producteur (celui qui s’engage sur une fourniture 24h/24), le mix énergétique est une nécessité technique. Les centrales hydro-électriques permettent de faire face à la variation de la demande. Les grosses unités vapeur à carburant ou nucléaire permettent la production de masse à un coût modéré. Les différents types de carburants (charbon, gaz, pétrole, nucléaire) permettent d’être moins dépendant des variations de prix sur le marché des combustibles ou des tensions géopolitiques.

    Après avoir réinventé la science avec le RCA, les écologistes réinventent la technologie en rajoutant des contraintes ingérables pour les producteurs. Mais en plus ils camouflent tout cela derrière une rhétorique trompeuse : le « mix énergétique » est d’abord une question technique, ensuite géopolitique. Pour la diminution des émissions de CO2, il devient une contrainte alors qu’il était au préalable une solution.

    Pour les centrales nucléaires, ça ne change absolument rien : le choix est simplement à faire entre du nucléaire économiquement avantageux et sans émissions de CO2 d’une part, et du charbon d’autre part. On essaie de nous embrouiller en faisant des amalgames pour cacher le fait que l’on n’a pas de solution technologique valable autre que le nucléaire pour produire du courant sans émission de CO2. Les écologistes cherchent même à créer la confusion en classant comme pollution dans le même sac le CO2 et le nucléaire afin de justifier leur récupération des grands oracles climato-catastrophiques pour attaquer l’industrie nucléaire. (au lieu d’en tirer des objectifs logiques).

  • ma question est comment sort on de cette gabegie ? je veux dire, les contrats de rachat à prix garantis ont été signés, ils faut les respecter, même au prix de la faillite d’edf ? ou pas ?
    il est vrai que l’état se permet parfois (souvent) de ne pas respecter sa parole, ni même ses écrits, et on le lui reproche à juste titre. faut il faire une exception pour cette fois ci et appeler l’état à ne pas respecter les contrats de rachat ?
    une méthode pourrait être la création d’une filiale d’edf, qu’on appellerait « edf photovoltaïque » dans laquelle on mettrait tous ces contrats de rachat. puis on constaterait que cette filiale fait faillite et on ne la recapitalise pas, c’est à dire qu’on la laisse couler, et s’en est fini de l’obligation de rachat de l’électricité photovoltaïque à un prix supérieur à celui du marché.

  • A Christophe
    « qu’elle est la part des subventions pour le nucléaire ? »
    L’Union Européenne vient justement de publier les chiffres (de 2012) pour les 28 pays de l’Union :
    Total des aides : 122 millards €
    Aides aux énergies renouvelables : 40,81 milliards €
    Aides au nucléaire : 6,96 milliards €
    Près de 6 fois plus!
    Pour que les aides soient équitables (en rapport avec leur production d’énergie brute), il faudrait multiplier par 5 l’aide au nucléaire, et diviser par 1,5 l’aide aux ENR…

    • vous êtes sûr de votre calcul ?
      si on multiplie l’aide au nucléaire par 5, on obtient 35 milliards d’euros.
      si on divise l’aide aux renouvelables par 1,5, on obtient 27 milliards d’euros.
      il me semble que le nucléaire produit beaucoup plus que seulement 30 % de plus que les renouvelables. ou alors, vous avez inclut l’hydraulique dans le « renouvelable » ? et alors là, je dis qu’il faudrait distinguer un peu plus les différentes sources d’énergie car sinon, le bilan du pv et de l’éolien devient apparemment et faussement largement meilleur, tiré vers le haut par l’hydraulique.

      • Voici les chiffres précis :
        Aides en milliards €
        Total : 122
        ENR : 40,81 (biomasse – solaire – éolien onshore – éolien offshore – hydro – géothermie – autres…)
        NUC : 6,96
        Eolien : 11,48
        Production primaire d’énergie en 1000 tonnes d’équivalent pétrole :
        Total : 794.603,50
        ENR : 177.429,90
        NUC : 227.718,50
        Eolien : 17.692,70
        A vos calculettes…

        • non, on peut rien calculer :
          l’hydro et la biomasse qui sont efficaces et qui fonctionnent bien sont sur le même plan que les trucs crapoteux de vent et de soleil. je suis sûr que les rapports de productions ne sont pas du tout les mêmes que les rapports de subventions, mais cela n’apparaît pas dans vos données.

          • Pour le solaire, effectivement, on ne peut rien en conclure. Mais pour l’éolien, les chiffres sont là!

            Je tiens tout de même à ajouter que ce ne sont pas MES chiffres, mais ceux publiés par l’EU…

            • je pinaille sans doute excessivement, mais éolien est donné tout seul, et aussi énergie renouvelable est donné, en englobant l’éolien, il peut déjà y avoir ambiguïté.
              mais on voit que l’éolien capte 28 % des subvention des renouvelables pour produire 10 % des renouvelables, donc par rapport aux renouvelables, c’est déjà pas terrible.
              mais comparé au nucléaire, c’est encore pire : l’éolien capte 165 % des subventions du nucléaire pour produire 7,8 % de la production du nucléaire.
              dit autrement, la subvention au nucléaire est 20 fois plus efficace que la subvention à l’éolien.

              de la 2 conclusions : il ne faut pas subventionner le nucléaire, car il est largement assez productif et rentable pour ne pas avoir besoin de subventions.
              et il ne faut pas subventionner l’éolien, car c’est un gaspillage pur.

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