France de Hollande : Too big to fail ?

Un poids lourd de l’économie européenne peut-il sombrer comme la Grèce ou est-il trop important pour que ses partenaires acceptent sa faillite ?

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France de Hollande : Too big to fail ?

Publié le 9 août 2014
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Par Patrick Aulnas.

 

François Hollande en 2012 (Crédits Mathieu Delmestre-Solfé Communications licence Creative Commons)

 

La situation économique de la France inquiète de plus en plus. Le pays en est réduit à demander à l’Allemagne d’infléchir sa politique économique pour pouvoir…profiter des effets induits. On a peine à y croire mais nous en sommes là. Un poids lourd de l’économie européenne peut-il sombrer comme la Grèce ou est-il trop important pour que ses partenaires acceptent sa faillite ?

L’appel au secours de la France à l’Allemagne

Angela Merkel à Davos (crédits : World Economic Forum, licence Creative Commons)« Elle est là, elle est là ! ». Il s’agit de la croissance économique et de l’une des incantations médiatisées du Président de la République française. Eh bien non, elle n’est pas là. La croissance du PIB français a été nulle au premier trimestre 2014. Que fait alors un social-démocrate ? Il va frapper à la porte d’Angela Merkel pour lui faire la morale. Outre-Rhin, les équilibres budgétaires ont été restaurés et, même si la conjoncture est moins favorable qu’espéré, la balance commerciale est excédentaire. Selon François Hollande, ces excédents allemands doivent être utilisés de façon favorable à la France, et bien entendu à l’Europe. C’était du moins le nouveau rêve du Président qui déclarait récemment au journal Le Monde : « Les excédents commerciaux de l’Allemagne et sa situation financière lui permettent d’investir davantage. C’est le meilleur service que l’Allemagne peut rendre à la France et à l’Europe ».

Autrement dit, une politique de relance keynésienne par le biais de l’investissement public serait souhaitable en Allemagne. La France étant le premier fournisseur de l’Allemagne, elle en espère un effet positif sur ses carnets de commandes. Selon les dirigeants français, les équilibres budgétaires allemands ne méritent pas le culte qu’on leur voue.

La réponse cinglante de l’Allemagne a été immédiate. La porte-parole du gouvernement allemand, Christiane Wirtz, a indiqué que : « les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques corrections dans la politique économique […] L’Allemagne est déjà une locomotive importante, la plus importante même pour la conjoncture de la zone euro ».

En arriver à quémander des investissements publics à son voisin lorsqu’on est devenu incapable de les réaliser soi-même en dit long sur le désarroi du gouvernement français. François Hollande a-t-il voulu tenter une nouvelle manœuvre de politique intérieure destinée à imputer la responsabilité de son échec économique à son principal partenaire européen ? Sans doute. Piètre stratagème qui constitue une humiliation de plus pour notre pays.

Mais, en réalité, il s’agit tout simplement d’un appel au secours. L’argument utilisé, le risque déflationniste, ne convainc pas vraiment. Si l’inflation est faible, nous sommes loin de la déflation. La vérité est toute simple : la situation économique de la France se détériore rapidement. Plus sa situation économique se dégrade et plus ses finances publiques se fragilisent. La France est-elle donc au bord de la faillite ? Pas encore, mais chaque jour qui passe aggrave sa situation.

La chute de la maison France ?

Le pays continue à s’endetter lourdement, mois après mois. Ainsi, l’Agence France Trésor, chargée de la gestion les emprunts de l’État français, a émis 28 milliards d’€ de nouveaux emprunts à long terme en avril 2014, 9,5 milliards en mai et 18,6 milliards en juin. Les taux, historiquement au plus bas, permettent la soutenabilité de ces emprunts. Mais comme le montre le graphique suivant, la fluctuation des taux d’intérêt est la règle.

Taux des emprunts à 10 ans de l’État français sur les 24 derniers mois :

 

Patrick Aulnas too big to failIl suffirait donc que les taux remontent à 3 ou 4% pour que le poids des intérêts de la dette publique mette le pays en difficulté financière grave.
La France reporte d’année en année les réformes de structure qui permettraient de réduire le déficit public en deçà de 3% du PIB. Si notre déficit budgétaire était par exemple de 2% par an, les amortissements des emprunts en cours deviendraient supérieurs aux nouvelles émissions d’OAT. Il en résulterait une diminution de la dette publique globale qui représente aujourd’hui environ 2000 milliards d’€, soit près de 94% du PIB. Mais avec un déficit qui dépasse les 4%, les emprunts nouveaux sont largement supérieurs aux remboursements des emprunts anciens et la dette poursuit son envolée.

Pourquoi, malgré le non-respect répété de ses engagements internationaux, en particulier à l’égard de ses partenaires européens, la France bénéficie-t-elle encore de la faveur des marchés financiers ? Pourquoi ne paie-t-elle pas des intérêts beaucoup plus élevés comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce ?

Des règles biaisées

Hollande cap (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints, licence Creative Commons)La réponse est simple. D’une part, l’administration fiscale est jugée efficace ; d’autre part, les banques centrales injectent des quantités considérables de liquidités dans l’économie par la politique de Quantitative Easing ou assouplissement quantitatif. Elles acquièrent des titres de dette publique ou des titres hypothécaires et distribuent en contrepartie des liquidités aux organismes financiers qui eux-mêmes peuvent les placer en titres de dette publique. Ce mécanisme dangereux, qui ressemble au serpent qui se mord la queue, dégrade le bilan des banques centrales dont l’actif accumule les titres à risque. On comprend aisément qu’une telle politique est un palliatif et qu’elle n’aura qu’un temps. Lorsqu’elle sera devenue inapplicable, les liquidités se feront plus rares et les taux d’intérêt grimperont en flèche.

Tout dépend donc du moment où la politique du Quantitative Easing sera remise en cause par les banques centrales. Cela peut durer des années ou seulement quelques mois. L’incertitude est totale. Mais lorsque ce changement inéluctable de politique monétaire se produira la concurrence pour attirer les capitaux sera impitoyable. Les capitaux disponibles chercheront évidemment les placements les moins risqués. Les États qui n’auront pas assaini leur situation budgétaire supporteront des taux d’intérêts très élevés.

L’augmentation des prélèvements obligatoires étant devenue impossible, il est donc impératif de mener une politique très lisible de réduction des dépenses publiques : tout le contraire de la politique actuelle de la France qui n’est qu’une succession de tergiversations. Une telle trajectoire mènerait à une lente diminution du stock de dette publique, signe majeur de l’assainissement pour les marchés financiers. Elle permettrait aussi de réduire la dépendance du pays à l’égard des marchés.

Chacun sait que si la France tombe elle entraînera dans sa chute l’Europe entière. Il ne sera pas possible, eu égard aux montants en jeu, de venir à son secours comme on l’a fait pour d’autres pays. Le fameux too big to fail s’applique peut-être aux banques (pas toujours : voir Lehman Brothers) mais jamais à un État.

La France socialiste, comme Zadig, se croit victime de l’injustice du monde entier. Elle n’hésite pas à donner des conseils naïfs à un voisin qui a fait preuve d’une grande rigueur de gestion. Quand reviendra-t-elle à la raison ? Désormais le temps presse. Le conte de Voltaire pourrait se terminer en tragédie grecque.

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  • La situation se dégrade bien depuis Juin en France, et le fait que la croissance européenne faiblit ne va pas aider.On en est arrivé à un point où l’on peut dire que nous vivons une décennie perdue, le chômage restera sans doute élevé pour de nombreuses années à venir.

  • Chronique d’une chute annoncée… étant dans l’impossibilité de faire les réformes vitales à sa survie, sous peine de révolution, le pays ne peut que sombrer.

    • De Révolution? Je crois quo’n rêve, regardez ce que l’on subit aujourd’hui, et rien à l’horizon… Ils ont trop fragmenté le peuple pour vraiment avoir une Révolution.

      D’autre part, aujourd’hui, qui ferait une Révolution parce qu’on virerait les contraintes écologiques grotesques qu’on nous impose, notamment pour la construction et qui ont fait flamber les prix? Personne. A part les trois débris communistes qu’on nous passe en boucle à la télé avec le refrain éternel du « cadeau aux patrons », tout le monde est pour une baisse des impots généralisées, y compris aux entreprises, pour libérer l’emploi et la production. Déjà parce que dans le privé, on est nombreux à subit des cadences infernales, tout bêtement car on doit produire en 35h ce qu’on produisait avant en 39, tout en sachant que comme l’entreprise ne peut pas embaucher, il faut faire le boulot de 3 voir 4 personnes en même temps… Au final ça n’arrange ni les patrons, ni les employés!

      En vérité, on pourrait changer énormément de choses. Le problème, c’est qu’on nous montre toute la journée les résidus de l’ère soviétique et qu’on nous laisse penser que ces énergumènes seraient révélateur de l’humeur française.
      Le fait est qu’aujourd’hui, une majorité de français sait que le système socialiste est arrivée au terminus.

  • Les taux sur les OAT démontrent clairement que la stratégie « too big to fail » est à l’oeuvre depuis longtemps et fonctionne… très bien.

    Hollande l’avait très bien compris (comme Sarkozy), voilà pourquoi il a toujours affiché une tête d’ahuri, et un culot absolument incroyable (« l’inversion de la courbe », « la croissance » et tous les mots clés orwéliens de la hollandie triomphante).

    La mauvaise nouvelle : cela va durer DES ANNEES.
    C’est bien un scénario japonais qui se joue. Je vous rappelle que la BCE a un train de retard sur ses consoeurs. Elle ne pratique pas encore le QE officiel (elle pratique depuis 2008 les QE honteux et par la bande).
    Donc il lui reste cette carte. Qu’elle finira par jouer bien entendu.

    La bonne nouvelle : chaque année de « gagnée » par ce système mortifère est un clou supplémentaire dans son propre cercueil. En d’autres termes, nous sommes assurés de remporter la victoire, et de voir l’implosion totale de ce système. A terme.

    Le pari de Pascal : ce qui adviendra après, sera t il meilleur ? Ou pire ?

    Voilà la seule vraie question.

    • C’est inexact, le fait que les dettes françaises sont de plus en plus des dettes de très court terme prouve que les investisseurs n’ont plus du tout confiance, même à un horizon 5 ans, et qu’ils envisagent donc un chute d’ici 2019.
      D’autant que ça fait effet boule de neige, puisque l’obligation d’emprunter sur moins longtemps fait augmenter les échéances à payer et donc force à emprunter d’autant plus etc…

      De plus, vous oubliez les faillites à court terme des caisses de retraite complémentaires. Sans elles, les régimes spéciaux vont avoir du mal à se financer…
      Le problème aujourd’hui pour Hollande, c’est qu’il ne pourra bientot plus payer sa bureaucratie qui maintient en vie le système depuis des années en échange de privilèges honteux. quand ces privilèges ne seront plus versés…

      • Mais arrêtez de parler de « moyens ». Cela n’a aucun sens. Le paradigme post 2008, c’est la prise du pouvoir par les banques centrales.

        Le gouvernement US a besoin de fourguer son papier ? La FED appuie sur un bouton, et « achète » ce papier. Idem au UK avec la BOE. Au Japon avec la BOJ. Chine et Europe font la même chose, mais par des moyens détournés, vicelards.

        Donc sortez de votre vision étriquée des « moyens », l’épargne de Tonton Fritz servant à payer la retraite de Papy Robert dans ce tableau rose.

        C’est un peu plus complexe que cela.

        Second point : l’argument de la maturité ne réfute en rien ma thèse. Quand tous les « vrais » investisseurs auront déserté… la BCE sera là.

        Elle est DEJA là. Ce sont des faits avérés pour l’Espagne et l’Italie (la BCE a « prêté » des montagnes de cash aux banques commerciales espagnoles et italiennes, ces dernières en échange se sont gorgées de papier de leur souverain, faisant chuter les taux CQFD).

        Vous commettez, comme beaucoup d’autres, la même erreur depuis 2008. Vous êtes persuadés que la faillite c’est demain.

        C’est une grossière erreur. Le Japon -même si circonstances différentes- tient depuis 20 ans.

        Hollande ne FERA RIEN, comme il n’ a rien fait depuis 2012, comme Sarkozy n’a rien fait en 5 ans. « fait » = réduire les dépenses publiques.

        L’UE, l’Allemagne continueront de faire semblant de faire les gros yeux noirs (ca fait depuis Maastricht que ça dure, soit 20 ans), et l’orchestre continuera de jouer et l’Etat français continuera de faire ses 70 à 90 milliards de déficit budgétaire par an.

  • Il n’y a pas de too big too fail. Que nos partenaires européens puissent se permettre ou non de nous laisser sombrer ne change rien, puisque de toute façon ils n’ont pas les moyens non plus de sauver la France. Même l’Allemagne, elle s’est certes stabilisée et n’a donc plus de deficits, mais de là à sauver un pays de 66M d’habitants, enferré dans le communisme primaire, avec près de 5100 Mds d’€ d’engagements, qui dépense près du double de ce qu’il gagne chaque année…

    Je ne vois pas qui aurait les moyens de nous sauver, et surtout à moyen terme, même la Chine ne pourrait supporter longtemps un tel gouffre!

    Donc que nos alliés le veuillent ou non, ils ne pourront rien faire contre notre chute. Et de toute façon ce ne serait pas souhaitable, car à part retarder l’échéance en sauvant ce système mortifère momentanément, où serait l’intérêt?

    • Où serait l’intérêt ? Mais bien sûr, comme en France, chacun espère ne plus être aux affaires quand ça se produira, et a donc intérêt à ce que ce soit le plus tard possible.

  • Le conte de Voltaire pourrait se terminer en tragédie grecque.

    Ce sera le coup de grâce, ou plutôt le coup de Grèce …
    Il n’y aura plus qu’à passer à la Drachme, et ce ne sera pas un drame :mrgreen:

  • dans 10 ans, la france supliera l’allemagne de racheter l’alsace et la lorraine.

    l’épisode ne peut que se terminer par le rachats des actifs des pays pourris par les pays vertueux

    l’allemagne veut son or ? les ricains ne savent plus ou ils l’ont mis ! pendant ce temps, les chinois ont racheté la banque sud-africaines qui doit reprendre le fixing du cour de l’or : les grandes manoeuvre ont commencées …

  • Tout le monde oublie l’arme secrète, absolue, celle qui donne confiance aux prêteurs de la France: l’épargne des français (des 50% de français  »riches », ceux qui payent des impôts). Il y a 9 mois, le FMI (Christine Lagarde, vous connaissez…) a  »autorisé » (de quel droit on ne sait toujours pas, mais n’avons nous pas la belle expression  »je m’autorise »?) les gouvernants européens à  »prélever » une partie de l’épargne privée pour diminuer la dettes des états. Alors, faisons un rapide calcul: l’épargne des français est très  »liquide » (assurances vie par exemple) et donc facilement saisissable. Elle totalise plus de 10.000 milliards d’Euros. Un grand  »emprunt » forcé de 15% de ce pactole diminuerait la dette française de 75%! Et vous croyez qu’ils n’y songent pas? Ils ont bien fait quelque chose de même nature (techniquement) à Chypre il y a trois ans… Mais n’est ce pas le propre de l’homme de croire que son geôlier va frapper  »les autres » avant de songer à lui?…

    • Vous racontez à peu près n’importe quoi.

      Le montant de 15 000 milliards d’épargne comprends peu ou prou l’ensemble des actifs liquides et non liquides appartenant aux Français.

      Le montant de l’épargne liquide de ces derniers avoisinerait plutôt les 2000 à 3000 mille milliards.

      Autrement dit, elle couvrirait à peine le montant de la dette publique « officielle ».

      Il faudrait donc leur confisquer au moins 90 % de leur épargne liquide pour éponger 75 % de la dette publique.

      De quoi provoquer le chaos le plus absolu.

      • De quoi provoquer le chaos le plus absolu.

        Oui, l’arrêt instantané de toute l’économie, car il faudrait se servir aussi dans les comptes bancaires des entreprises ❗

        • Sans compter que l’épargne investit en obligation d’État (assurances vie placées en fonds euros, livret A, etc…) ne pourrait plus financer le Léviathan.

          C’est ce que l’on appelle chez moi le serpent qui se mord la queue.

          Je n’ose imaginer les scènes de guerre civile auxquelles nous assisterions.

  • « Les excédents commerciaux de l’Allemagne et sa situation financière lui permettent d’investir davantage. » Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi les excédents commerciaux (des entreprises donc) pourraient permettre à l’Allemagne (l’Etat, donc) de mener une politique keynésienne ? Il n’aurait pas un peu fumé pépère Hollande ?

  • J’aurais nettement préféré « La France sous Hollande » plutôt que « La France de Hollande »! Primo, la France ne lui appartient pas et secondo « sous » insiste sur l’écrasement infligé par le plus calamiteux (et j’appuie bien sur le côté miteux) dirigeant engendré par l’École des collectivistes que nous devons à ce « bon » stalinien Maurice Thorez.
    Le résultat est édifiant, non?

  • Les commentaires sont fermés.

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