« Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console »

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« Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console »

Publié le 18 juillet 2014
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Un billet d’humeur de Gabriel Lévy, de l’Association des contribuables d’Aubagne

les enquêtes du contribuables« Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console. » Cet aphorisme pourrait être prononcé indifféremment par un leader de gauche ou par un leader de droite. Aphorisme toutefois insoutenable, car comment se consoler de l’état dans lequel l’un et l’autre ont mis un pays qu’ils ont gouverné à tour de rôle ? Pourraient-ils se consoler quand, nous, nous désespérons ?

Sont-ils conscients du fait que le désespoir conduit au nihilisme, puis à la violence ? Chaque jour des commentateurs nous avertissent d’un état prérévolutionnaire, causé par le renoncement à trouver enfin une équipe capable de réformer le pays. À la place, les partis politiques nous proposent leur propre déchirement.

Leur propre déchirement, qu’importe, direz-vous ? Oui, cela importe, car les partis politiques utilisent de façon fastueuse un financement imposé indifféremment à ceux qui les soutiennent comme à ceux qui les combattent.

Syndicats et partis politiques contribuent, selon notre Constitution, à « l’expression de la démocratie ». Soit, mais chaque citoyen devrait « payer » pour le parti qu’il soutient et non pour la promotion des thèses adverses qu’il exècre. Ainsi, Madame Taffin (porte-parole de Contribuables Associés) faisait-elle observer à son intervieweur d’Europe 1 que « la meilleure démocratie, c’est l’engagement des citoyens et qu’une organisation efficace doit pouvoir se financer avec ses adhérents et ses sympathisants ».

Qu’importe alors si ces partis servent surtout à incuber les ambitions de quelques-uns, à couver des apparatchiks, à permettre des dépenses somptuaires, car seuls ceux qui auront payé pourraient demander des comptes.

Malheureusement, volens nolens, ils parviendront au pouvoir et continueront « à promettre ce qu’ils ne peuvent pas donner et à donner ce qu’ils n’ont pas ». À cet égard, la consultation des sites des associations de contribuables n’est pas faite pour nous déprendre du pessimisme inspiré par les partis politiques ni par les « élites » qu’ils promeuvent aux fonctions de l’État ou des collectivités territoriales.

Le site Observatoire des subventions, ainsi que la brochure Les enquêtes du contribuable : l’argent des partis politiques, montrent les multiples moyens de dépenser ce que nos concitoyens ont eu de la peine à gagner ou à épargner : les projets pharaoniques, les subventions contestables, les sinécures, les feux d’artifices à plus d’un demi- million d’euros, tant il est vrai que rien n’est plus réjouissant que de dilapider l’argent des autres.


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  • Exactement, les partis devraient avoir un financement privé, comme aux EU, avec bien entendu une forte diminution du pouvoir de l’Etat pour éviter leurs problèmes de connivence avec l’économie.

    • Le système Français n’est peut être pas bon mais, citer celui étasunien comme étant acceptable n’est pas recevable.
      Le système électoral des USA en a fait le premier pays socialiste du monde, à la sauce privée, et puis, même mauvais, le système français ne coute au final pas grand chose. Ce n’est pas parce que le financement est « privé » aux US qu’ils ne coute rien au contribuable.

      • bonjour,
        là, je suis curieux que vous étayiez un peu plus vos propos : « USA premier pays socialiste du monde à la sauce privée »…/… »le système français qui ne coûte au final pas grand chose » (sous entendu « au contribuable »)…

        • Les États-Unis, c’est entre autres
          40% de dépenses publiques vis-à-vis du PIB
          Des agences fédérales colossales avec un pouvoir dont la constitutionnalité peut être largement critiquée
          Des départements de police violents, connus pour leurs bavures répétées
          Des aides sociales conséquentes (Medicare et Medicaid représentent le premier poste de dépenses du budget fédéral, sans compter désormais Obamacare)

        • Curieux vraiment ?

          Les élections américaines sont alimentées financièrement par des lobbys puissants (a), lorsqu’un élu a reçu pour sa campagne des centaines de millions de dollars de « dons », il met de facto l’état au service d’entité privées (et l’état est abreuvé en continu par cette manne financière).
          Cet argent issu du privé est toujours un prélèvement sur une clientèle qui a payé pour un produit ou service et se retrouve à financer un projet politique via la marge d’une entreprise.
          Par ailleurs, ces lobbyistes modifient le fonctionnement de la société à leur avantage et au détriment du plus grand nombre. Vous utilisez Google ? alors vous financez les élections américaines… (et je ne parle que de Google)
          http://www.atlantico.fr/decryptage/google-est-devenu-plus-gros-lobby-etats-unis-1043056.html
          http://www.washingtonpost.com/politics/how-google-is-transforming-power-and-politicsgoogle-once-disdainful-of-lobbying-now-a-master-of-washington-influence/2014/04/12/51648b92-b4d3-11e3-8cb6-284052554d74_story.html

          Le financement des partis en France est règlementé par les lois de 1988, 1990, 1993 et 1995. Les dons d’entreprises privées sont interdits depuis 1995. Au final, pour injuste qu’il soit, ce sont tous les citoyens qui participent au financement des élections. Pour autant, je n’ai jamais dit que j’idéalisai un tel système.

          La critique du système Français est possible mais, dire que d’autres systèmes, notamment celui US puissent être des modèles n’est pas recevable.

          Les deux systèmes sont alimentés par l’argent des citoyens. Maintenant, si vous me dites que vous avez coché une case d’un document de Google, Quick, Mc Donald, Amazon, etc, qui stipule : « j’accepte que 1% de ma facture finance la campagne de Obama et alimente le congrès pendant 5 ans », c’est une autre affaire.

          Les USA ont inventé le soviétisme privée, l’état y est tout de même omniprésent, le nombre de lois liberticides que ce pays pond chaque année dépasse l’entendement et, lorsque l’état se désengage, le relais est prit par le privé avec le même souci d’étriller consciencieusement le contribuable. Tout cela est logique dans la structure fusionnelle public/privé, via les Lobbys notamment, il n’y a pas de rupture mais une continuité par délégation.

          Vous avez dit démocratie ? ou ? quand ?

          a) je connais la pensée tocquevillienne sur les lobbys, elle est issu d’un monde imaginé idéal, qui n’a jamais existé et qui n’existera jamais, autrement nommé Bisounours Land. Il relève de la même utopie que celle socialiste ou communiste. En France, en Europe les lobbys participent de la même manière au détournement de l’appareil politique, c’est un fait.

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