Services à la personne : un jeu à somme nulle ?

Pour créer des emplois, l’État mise sur le secteur des services à la personne. Une mauvaise piste.

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Services à la personne : un jeu à somme nulle ?

Publié le 26 juin 2014
- A +

Par Valérie d’Emploi-2017

service à la personneLe gouvernement actuel, comme son prédécesseur, a de grands espoirs pour le secteur des services à la personne. Mais son effet sur emploi est tellement faible, et la qualité de travail souvent médiocre, qu’encore une fois nous sommes sur une mauvaise piste.

Une note produite par la Dares en septembre 2013 et destinée au Commissariat général à la stratégie et à la prospective (anciennement Conseil d’analyse économique) révèle des perspectives d’emploi importantes dans les services à la personne. Selon cette note, « le secteur des services à la personne va croître dans les années à venir du fait, d’une part, des nombreux départs en fin de carrière prévus et, d’autre part, des créations d’emplois projetées ». Ainsi, près de 490.000 départs en fin de carrière (assistantes maternelles comprises) sont programmés sur la période entre 2010 et 2020, et plus de 150.000 nouveaux postes devraient être créés sur cette même période. Cela représente une création nette de seulement 15.000 emplois par an dans le secteur. Y a-t-il vraiment de quoi se réjouir ?

Pourtant, d’après les statistiques publiées régulièrement par cette même Dares, les services à la personne se trouvent en véritable stagnation depuis 2010. Le nombre d’heures rémunérées dans le secteur1, seule mesure qui reflète la nature ponctuelle et temporaire des services à la personne, est actuellement en baisse après quelques années d’accroissement, légèrement soutenu grâce aux ambitions de Jean-Louis Borloo.

Pour rappel, le plan Borloo, lancé en 2005, avait pour objectif de soutenir la croissance des services à la personne, notamment grâce à une simplification des procédures administratives, et un régime fiscal et social particulier avec le chèque emploi service universel. En termes d’emploi, la mise était tellement prometteuse, avec près de 500.000 emplois attendus en trois ans, que la déception fut ensuite partagée même par la Cour des comptes, qui n’en avait compté que 108.000 équivalents temps plein de 2006 à 2008. Pourtant, les dépenses associées s’élevaient à 16 milliards en 2010 contre 10 milliards en 2005, toutes aides et exemptions fiscales et sociales confondues.

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Source : Dares ; estimation Irdeme pour l’équivalent temps plein.

 

Plusieurs gouvernements, de droite comme de gauche, ont misé sur les services à la personne bien avant Borloo. Le secteur existait déjà au début des années 1990 et regroupait divers métiers d’aide à domicile, quand une série de lois a permis d’accélérer son évolution, comme par exemple une réduction d’impôts de 50% sur le salaire versé à une personne employée à domicile, ou une baisse de la TVA à 5,5% pour les entreprises du secteur.

Avec près de 250.000 emplois équivalents temps plein existant dans le secteur en 2000, et 350.000 emplois en 2005, l’évolution des services à la personne jusqu’à 450.000 emplois en 2010 semble plutôt modeste. Comme le secteur stagne depuis quelques années, nous ne comprenons pas l’enthousiasme de nos dirigeants concernant son avenir.

D’autant qu’ici nous sommes encore très loin des vraies entreprises qu’il nous manque, seules capables de créer de vrais emplois et nous faire sortir du chômage. Les services à la personne ne restent qu’une solution provisoire, souvent faute de meilleures solutions, pour les personnes qui interviennent dans le secteur.

Comme le note par ailleurs le rapport de la Dares cité auparavant, « la qualité de l’emploi dans le secteur des services à la personne est faible : beaucoup d’emplois à temps partiel, notamment subi et très court, s’y exercent, les conditions de travail sont difficiles et marquées par des déplacements fréquents, de la pénibilité physique, des rémunérations faibles, peu de perspectives de carrière et, au final, peu d’accès à la formation professionnelle continue ».

Faute du courage pour soutenir les créations d’entreprises par les vrais entrepreneurs, et non par les chômeurs, nos politiques tournent en rond et ne nous proposent que des petits boulots, qui, comme les entreprises sans salariés, ont peu d’effet significatif sur l’emploi.


Sur le web.

  1. Depuis 2014, la Dares privilégie dans ses statistiques les heures totales rémunérées aux heures totales travaillées.
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  • Le principal intérêt de ces emplois est qu’il sont non délocalisables : si on a besoin d’une femme de ménage ou d’une nounou, c’est à la maison, on ne peut pas embaucher un pakistanais pour ça. Le principal inconvénient est qu’ils nécessitent que les gens puissent y avoir recours, et donc quand on voit les contraintes réglementaires et les charges il faut avoir des salaires confortables pour ça… donc les emplois de « service à la personne » ne peuvent se développer que si des emplois existent par ailleurs, en entreprise ou dans la haute fonction publique (parce-que ce n’est pas un fonctionnaire de base qui pourra les financer).

    Par contre, contrairement à ce que laisse entendre l’article ces emplois peuvent tout à fait être choisis par les personnes qui les exercent.

    • En effet, les services à la personne nécessitent que la personne, d’une manière ou de l’autre, ait gagné suffisamment pour pouvoir se décharger de cette tâche sur quelqu’un d’autre. Qu’on traite la question collectivement à la socialiste plutôt qu’individuellement, à la libérale, ne change rien à l’équation de base : il faut que globalement ceux qui bénéficient des services rapportent ou aient rapporté plus qu’ils ne coûtent. Et le moyen le plus simple est de les favoriser quand ils produisent beaucoup…

      • Fantastique ! Les entrepreneurs et employés du secteur seront ravis d’apprendre que leur activité relève du tiers monde. On est curieux de savoir comment vous définissez la « production de richesse nette ».

        • Votre assertion à propos du tiers monde est partiellement inexacte car le secteur primaire (production de matières premières non transformées) y est souvent important.

          La création de richesses ne réside pas seulement dans la fabrication de biens industriels élaborés (secteur secondaire). Cette croyance est une des lacunes logiques affectant parfois les ingénieurs (c’est bien compréhensible, d’ailleurs, à chacun son expertise) qui ne voient pas que la valeur ajoutée d’une activité ne dépend pas du secteur d’activité mais de la quantité de capital incorporée au processus entrepreneurial. Ainsi, nul besoin de favoriser le secteur secondaire quand il s’agit de favoriser les capitaux, tant humains que matériels ou financiers, unique moteur des échanges volontaires à l’origine de la création de richesses. Demandez vous comment il est possible qu’un coiffeur parisien gagne beaucoup plus qu’un coiffeur d’Abidjan, alors qu’ils exercent le même métier (bravo à Alain Madelin qui a posé cet exemple pédagogique).

          Ceci dit, étant donné que le secteur secondaire va très probablement finir au même niveau que le primaire (quelques petits % du PIB tout au plus), les services représenteront bientôt plus de 90% des richesses créées dans les pays développés. Dans ces conditions, sommes-nous condamnés à devenir un nouveau tiers monde ? Nos pays dérivent lentement vers cet avenir malheureux non parce que les services surpassent une industrie structurellement décroissante mais parce que le socialisme destructeur de capitaux règne en maître sur les esprits trompés. La solution est donc simple : éradiquer la cause de la destruction des capitaux.

          • Je suis moi même en opposition par rapport à ce texte. Il est trop facile d’appeler « petit boulot » les métiers de nounou, auxiliaire parentale, gouvernante, mais aussi femme de ménage, professeur particuliers etc.
            Dans le même temps les employeurs sont les premiers à se plaindre lorsque les prestations rendues ne sont pas à la hauteur de leurs attentes.

            Il faut valoriser ces métiers et reconnaitre les vraies compétences des personnes qui les exercent. Ma femme de ménage fait briller notre appartement en 2heures alors qu’il m’en faudrait 4 pour un travail moins bien fait, notre « nounou » est formée à des méthodes d’éducation dont je ne connaissais pas même l’existence avant d’échanger avec elle, etc.

            A.D créateur de http://www.nounou-top.fr et http://aide-au-top.fr

        • Attention, car certains services à la personne peuvent être délocalisés.
          Je donne des cours particuliers sur http://www.apprentus.com mais je me demande si un jour les élèves ne vont pas suivre leurs cours avec des professeurs moins chers à l’étranger.

    • Voilà un texte dans lequel transparaît le mépris, affreusement banal, pour certains emplois jugés comme inférieurs. C’est lisible dans l’extrait du rapport de la Dares ou dans les expressions « petits boulots » et « vrais entrepreneurs ». Visiblement, on a besoin d’un plus petit que soi, pour se rassurer sans doute.

      Pendant ce temps, on continue à confondre emploi et travail. Tant qu’on cherche des emplois et non du travail, le chômage n’est pas près de baisser. Pourtant, le travail, ce n’est pas ce qui manque.

  • Drôle de texte, il n’y a pas de petits boulots. Nombre de vrais entrepreneurs peuvent entreprendre parce qu’ils peuvent déléguer des taches aux autres. Les entrepreneurs sont rarement aux 35 heures et n’ont pas des horaires compatibles avec les sorties d’écoles. Je suis content de rentrer dans une maison ordonnée le soir et de ne pas à avoir passer la tondeuse le week end. Ce me libère l’esprit pour me concentrer sur d’autres taches, et puis de profiter de mon temps libre.

    Pas besoin de groupe de reflexion sur l’emploi, il faut baisser les charges de 50%, autoriser tout type de contrats de travail, supprimer les aides aux entreprises et passer l’IS au niveau de celui de l’Irlande. Pour l’emploi à domicile, il faut supprimer le crédit d’impôt et autoriser la déduction complete des salaires payés aux employés à domicile des revenus de l’employeur. Si quelqu’un a les moyens d’ avoir 10 employés de maison, et bien tant mieux, ça fera 10 emplois créés!

    • « Pour l’emploi à domicile, il faut supprimer le crédit d’impôt et autoriser la déduction complete des salaires payés aux employés à domicile des revenus de l’employeur. »
      Cela aura l’avantage de donner à chacun une idée de la gestion d’entreprise, un début déjà…

  • Je ne partage pas du tout votre avis. Les services à la personne représentent un énorme gisement d’emploi non ou peu qualifié. Il se trouve que ce sont les actifs les moins qualifiés qui sont le plus touchés par le chômage. La proposition de Valérie Pécresse de déduire intégralement du revenu imposable les salaires versés aurait forcément un coût fiscal, largement compensé par les créations d’emploi. En outre, ces réductions d’impôts se substitueraient à d’autres niches fiscales beaucoup moins efficaces. Les retraités disposent de revenus et de patrimoines supérieux aux actifs. Ce serait une redistribution efficace et non-contrainte, donc parfaitement libérale.

    • « Ce serait une redistribution efficace et non-contrainte, donc parfaitement libérale. » Un libéral préfère habituellement la distribution par le marché à la redistribution par l’Etat. Il serait temps que la droite cesse ce constructivisme redistributif qui n’a rien à envier à celui de la gauche. Si Pécresse voulait faire une proposition enfin intelligente, elle proposerait la flat tax pour l’IR. Ainsi, elle cesserait de mettre ses grosses paluches politiciennes dans les contrats privés, avec ce petit jeu ridicule combinant taxes et subventions qui force les individus à l’exil extérieur ou intérieur pour survivre malgré l’Etat obèse.

      Les services à la personne sont un gisement d’emplois à la condition nécessaire et suffisante que la productivité du secteur soit facturée à son vrai prix, libérée du mensonge des taxes et des subventions.

      • effectivement, en prenant pour modèle des pays émergent, les petits boulots sont une manière de faire le ruissellement.
        ce ruissellement marche mal dans ces pays comme ici parce que les très très riches (yen a peu en france en comparaison) refusent de payer pour des raisons d’échelle de valeur social…
        beaucoup de salaires sont fixés non pas sur la rareté ou la pénibilité mais sur un vieux code social, hiérarchique…
        comment expliquer qu’une femme de chambre soit moins payé qu’un réceptioniste…
        qu’il soit si dur de payer un informaticien de talent plus cher que son chef banal.

        il y a dans l’esprit des gens un refus de la notion de marché libre et le désir d’appliquer des normes morales.

        rendre déductible les emplois à domicile est discutable car il faudra bien taxer un truc, mais c’est vrai que ca remplace les indemintés chomage sans détruire l’employabilité

        je vien de lire un article US ou on vois que les chomeur US de longue durés ne retrouve plus de boulot et que leur seul crime est d’avoir perdu leur job quand je marché était mauvais et d’être grillé quand le marché reprend… il faut donc retrouver un moyen de garder l’employabilité….

        les emplois à domicile sont intéressant car ils permetten aux gens ayant un boulot très productif de se concentrer sur leur job et de travailler plus (logiquement ces gens sont rares), ce qui produira dela valeur qui sera disponible pour la société…
        mieux vaut payer un artisan, une nounou, plutot que de bricoler ou passer l’aspirateur quand on développe des réacteurs d’avion…
        mais c’est vrai que si on les contraint au 35h, ils ont interête a exploiter leur temps disponible à fair des travaux qu’ils pourraient acheter avec leur travail habituel…

        autre problème, les charges qui doublent le cout du travail sont dissuasives et rendent presque aucun travail productif assez productif pour justifier de sou-traiter les travaux ménagers…
        par contre la compétence des experts (artisans) elle et leur productivité peut justifier la sous-traitance (genre ca me prend 20h, ca lui prend 2h, mais il me coute 2 fois plus que mon salaire)

        un point aussi ce serait d’intensifier le capital de ces métiers, en donnant des aspi de combat, ,des crèches grandes mais sures à faible personnel (possible? hum), de la formation de maitresse d’école, pour les nounous, les femmes de ménages, de façn a ce que en payant un heure de leur salaire, on ait bien plus que 1 heure de notre temps…

        bref on retombe sur notre modèle francaçs qui support un travail fixe, des horaires fixes, pas deliberté de travailler plus ni moins, des des taxes prévues pour un méchant employeur gros et gras, et un gentis employé…

        on arrive aussi a la limite de notre mentalité qui oublie que pour ces métiers la mécanisation, l’organisation, la formation, peut apporter beaucoup et rendre le service plus abordable.

        au final a moins d’un bigbang ou d’une invasion de gens ayant l’esprit d’entreprise (vive l’immigration et mon immigrée adorée) on est foutus.

  • Pas convaincue par votre article. Ces emplois sont necessaires: les enfants doivent pouvoir etre gardés pour que les parents puissent travailler, les personnes agées ont besoin d’aide dans leur vie quotidienne.

    Ce que vous qualifiez de depenses (baisse de TVA, baisse de charges) sont en fait un (faux) manque a gagner pour l’etat . Si les particuliers n’avaient pas de déduction de charges et d’impot (PAJE) pour garder leurs enfants, il ne pourraient travailler et vous auriez un parent au foyer + la nounou qui ne travaillerait pas plus (puisqu’elles sont souvent nounou pour pouvoir avoir un salaire tout en gardant leur propres enfants) donc encore moins de cotisations sociales et d’impot au final pour l’etat.

    Les garderies et maisons de retraites sont fortement subventionnées et constituent de vrais couts pour l’etat. Elles ne peuvent donc constituer une alternative valable aux services a la personne avec particuliers employeurs.

    Ne negligez pas ces « petits boulots », ils sont necessaires aux « vrais entrepreneurs ».

  • « D’autant qu’ici nous sommes encore très loin des vraies entreprises qu’il nous manque, seules capables de créer de vrais emplois et nous faire sortir du chômage. Les services à la personne ne restent qu’une solution provisoire, souvent faute de meilleures solutions, pour les personnes qui interviennent dans le secteur »

    Question : chez Emploi 2017 (du reste pourquoi 2017, vous avez un plan ?), vrais incompétents ? lobbyistes de bas étage ?

    En tout cas, chez Emploi 2017 vous savez quelles sont les « vraies » entreprises. Tout comme il est utile de faire remarquer que vous déniez toute compétence à l’individu pour la confier à d’autres entités, très certainement certifiées, labellisées et estampillées conformes par le Politburo. L’exact contraire d’une société libérale.

    La stagnation des emplois à la personne ne seraient-elles pas sur la même pente déclinante que le reste de l’activité en France ? question que ne se pose pas l’auteur, il se contente de relever des compteurs et en tirer des conclusions.
    La partie à développer sur ce sujet est effectivement les aides injustifiées de l’état, mais, apparemment trop difficile car réclamant une vraie expertise, la nous avons droit à un Powerpoint de supermarché.

    • Oui, 2 articles en 2 jours pour fustiger les employeurs qui ne prennent meme pas la peine d’embaucher alors qu’ils n’en ont pas besoin et les aides a domicile qui ne font que lessiver des planchers au lieu de creer des multinationales…
      Emploi 2017 met ses petits doigts dans l’economie et nous propose une economie planifiee: un monde ou l’on serait soit dirigeant d’une grande entreprise soit salarie mais surtout pas independant, ou l’on ne travaillerait surtout pas de chez soi, surtout pas a des horaires atypiques (ne vous en deplaise ce sont ces « avantages » que recherchent les nounous et autres femmes de menages/employes a domiciles et non ces temps partiels ne sont pas forcement subis).

  • Valerie d’emploi-2017 a bien été payée pour son feuillet aussi mediocre soit il… une « tiers-mondisation » du journalisme ? (si on peut appeler cela du journalisme…)

  • Cet article est carrément insultant pour les salariés des services à la personne! Ce sont de vrais emplois. Le ménage, le repassage, la garde d’enfants, l’assistance aux seniors… sont des services concrets et utiles. On ne peut pas en dire autant des articles de Emploi-2017.

  • Il y a de vrais emplois créés dans les secteur avec des entreprises.
    Concernant l’emploi direct, il est important de l’encourager et de pousser les personnes à être dans la légalité. Les changements effectués ces dernières années ont eu comme effet d’augmenter le travail au noir et tout le monde est perdant : l’état qui ne collecte rien, la personne qui travaille au noir qui n’a aucune couverture, et la personne qui paye qui n’a aucune assurance et qui risque gros.

  • C’est le kgb qui a changé la géologie polonaise et fait raté tous les forages ? (notons d’ailleurs que les entreprises de gaz n’ont pas remboursé les subventions du gouvernement polonais)…

    Je reste de l’avis de Montbiot, tout cette histoire est grotesque…

    « All those neoliberal mantras about backing off and letting the market decide have been gleefully abandoned. When they discuss renewable energy, ministers repeatedly warn that they should not pick winners. But they promote shale gas with the enthusiasm of Soviet central planners.

    It seems to me that this is not about jobs. It’s not about securing energy supplies. It’s not even about the money. The government’s enthusiasm for fracking arises from something it shares with politicians the world over: a macho fixation with extractive industries.

    Wherever there are resources to be extracted, you can see this testeria at work. When large areas of sea are declared “no take zones”, closed to commercial fishing, fish populations recover so swiftly that within a few years the spillover into surrounding waters more than compensates for the fishing area lost: the total catch rises, perhaps forever. But the government now refuses to exclude fishing boats from anywhere, except the 0.01% of our territorial waters already declared off-limits(12). Every square metre of seabed must be scrubbed clean, even if it results in lower catches and the slow collapse of the fishing industry.

    Extracting resources, like war, is the real deal: what politicians seem to consider a proper, manly pursuit. Conserving energy or using gas from waste or sustaining fish stocks are treated as the concerns of sissies and hippies: even if, in hard economic terms, they make more sense. »

    http://www.monbiot.com/2013/08/20/resource-testeria/

    • tiens, soit il y a eu un bug parce que j’avais deux onglets ouverts soit j’ai mélangé les deux…

      Bon là je voulais écrire que c’était ridicule cette histoire dire qu’il y a des vrais et des faux entrepreneurs c’est ! Il y a plein d’entreprise qui se créent dans les campagnes autour de l’aide aux personnes agées et leurs permettent de continuer à vivre chez eux… Un vrai entrepreneur c’est quoi ? Du consulting pour consultant en stratégie économique ?

  • Dans le mot service il y a le mot vice est ce que ds ces emplois à la personne il y aurait des choses louches ?

  • L’article  » Services à la personne : un jeu à somme nulle ? » me fait penser à l’article :
    « Les créations d’entreprises sans salariés, inutiles pour l’emploi »
    du même auteur « emploi 2017 »
    Je ne comprends pas la présence de tels articles sur Contrepoints.
    Pour moi il n’y a pas de sous emploi ni de sous entreprise (zombies dans le texte).

  • Oui sans doute, mais ne nous plaignons pas. Je vois dans cet article un certain nombre de contradiction par rapport à votre ligne éditoriale libérale. La posture pourrait presque être portée par les syndicalistes sectaires qui réagissent sur le SMIC ou sur les mini-jobs allemands.

    Service à la personne ?

    1/ ces personnes travaillent plutôt que de dépendre du chômage…
    2/ au contraire elles cotisent donc même pour une part de leurs revenus…
    3/ cela contribue également à une socialisation pour des personnes en voie de grande précarisation pour elle même ou en soutien à des personnes âgées…
    4/ elles évitent sans doute un coût additionnel pour la société (structure de santé, maison de retraite, crèches, etc.)
    5/ elles permettent de redistribuer du revenu sans l’utilisation de l’impôt

    Quant aux niveaux d’ « aides et exemptions fiscales », s’il vous semble important, n’est ce pas que la base initiale de calcul est erronée ?

    Cela montre plutôt que sont à revoir:

    – les charges demandées aux employeurs et salariés
    – l’indemnisation chômage
    – le système de la sécurité sociale que vous dénoncez en parallèle sur ce site -à juste titre à mon sens.

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