Médecine généraliste : la maison brûle

La maison de la médecine généraliste brûle et avec elle la liberté, l’indépendance et la responsabilité des médecins.

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La maison brûle (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Médecine généraliste : la maison brûle

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 9 juin 2014
- A +

Par le docteur Jérôme Marty, président de l’UFML.

Pour pallier cette tendance de fond à la décrue du nombre de médecins généralistes, observée et annoncée depuis plusieurs années, des initiatives ont pourtant été lancées, comme le développement du cumul emploi-retraite. Ce dispositif connaît un franc succès, puisque le nombre de retraités en exercice a augmenté de 18 % en un an et représente aujourd’hui 5 % de la population générale des médecins. « Mais les retraités exercent dans des zones qui sont déjà bien dotées ! » fait remarquer le Dr Bouet. « Ce sont des mesures intéressantes, mais très parcellaires. Il faut aller au-delà en matière d’incitation ».

Entre 2007 et 2014, le nombre de médecins généralistes a diminué en France de 6,5 %. Selon les projections du Conseil national de l’ordre, qui rendait public vendredi matin son Atlas national de la démographie médicale, ce chiffre pourrait atteindre les 12 % d’ici 2020. Si la tendance se poursuit sur cette lancée, les spécialistes seront plus nombreux que les généralistes d’ici 2020, soit 88 158 pour 86 203 généralistes, prédit le CNOM.

La maison brûle depuis des années, et l’odeur du feu commence à se faire sentir… La profession de médecin généraliste est menacée, à brève échéance, dans son organisation, dans son existence même. L’heure est suffisamment grave, suffisamment menaçante pour que nous établissions la liste, non exhaustive, des responsables.

Les responsables politiques : pour avoir géré le secteur sanitaire par idéologie, calcul politique, intérêt du moment, favoritisme, bêtise et incompétence décisionnelle. Faits reconnus, 100 fois répétés, quelles que soient les mandatures, quels que soient les ministères, la politique sanitaire a frappé toujours plus la médecine générale jusqu’à la rendre non attractive. Personne ne veut s’installer dans un champ de ruines et les architectes de cette réalité construite, travestissent la conséquence en cause et osent mettre en avant le peu d’intérêt des jeunes pour la médecine générale.

Les administratifs de l’ensemble des organismes qui régissent l’exercice. Acteurs d’un corps en expansion continue, hydre à mille têtes qui chaque jour, encadrent, surveillent, obligent, accusent, pénalisent, contraignent. Organismes qui, comme un fait naturel, pourraient disparaître avec leur organisme hôte, la médecine générale, si le modèle médical vers lequel tendent ces structures obéissantes faisait à terme fuir les derniers généralistes.

Nombre de syndicats en responsabilité qui, depuis des années, à force d’institutionnalisation, de compromission, d’arrangement et de conflit d’intérêt conventionnel, n’ont su éviter un drame connu de tous, comme ils n’ont su faire face à une démographie professionnelle vieillissante. Les médecins, nous tous, qui chaque jour assistons à la dégradation continue de nos exercices, qui voyons partir avant l’âge certains de nos confrères, qui savons les difficultés financières, les burn-out, les suicides et qui par notre silence, qu’il soit volontaire ou contraint par la pression de l’exercice, laissons le champ libre à ceux-là même qui entendent décider de notre avenir et de celui de nos professions.

La maison brûle et avec elle la liberté, l’indépendance et la responsabilité de chacun.

img contrepoints395L’UFML appelle au rôle actif de chacun d’entre nous, face à des choix politiques qui visent à annihiler tout pouvoir décisionnel médical, au bénéfice d’une médecine caporalisé. Ouvrez les yeux, prenez du recul : Le premier recours, le pivot du système, le coordonnateur, ne sont que des mots qui masquent les buts recherchés : faire du médecin généraliste l’acteur d’une réforme qui aggravera encore la crise démographique.

Le Tiers Payant Généralisé va livrer les médecins au bon vouloir des financeurs, il déstabilisera l’exercice, diminuera encore le tarif de l’acte avec un coût de gestion évalué à 3 euros 50 par acte. Face aux files d’attentes le politique répondra quota, face aux dépenses il répondra lettres clefs flottantes.

Le médecin sous dépendance se verra attribuer le rôle d’orientateur, rémunéré sous indicateurs de lutte contre les inégalités sociales en santé par le rejet des confrères en secteur 2.

Médecins sous indicateurs, sous logiciel de diagnostic imposé, aux ordonnances numérisées et contrôlées avant délivrance pour personnaliser encore la surveillance et formater le prescripteur à terme à l’absence de réflexion et à l’obéissance.

Médecin sous menace de sanction économique permanente, sans plus aucune possibilité de rébellion, il sera inclus dans des réseaux de soin, dirigé par des organismes complémentaires, dès lors organisateurs et financeurs, dont l’extension du domaine d’action prendra le pas sur celui de la Sécurité sociale. Le financeur dictera la pratique et modèlera le soin en fonction de son seul intérêt économique.

Médecin soumis aux financeurs et aux ordres d’ARS toujours plus puissantes qui imposeront le rôle, le lieu d’implantation, le mode d’exercice, distribueront ou non les subventions, ouvriront ou fermeront les structures.

Ce système va naître de l’incendie qui ravage notre maison. Regarder l’incendie c’est regarder notre liberté, notre indépendance et notre responsabilité disparaître et accepter d’être des médecins de système, à la pensée formatée et à la médecine automatique. Nous ne pouvons y souscrire, l’UFML appelle la profession médicale dans son ensemble à se lever et à refuser l’obéissance servile. Nous ne devons pas être complice du massacre de la médecine de France, nous ne devons pas accompagner le scandale sanitaire d’une médecine de marché, où l’éthique, la déontologie seront foulées au pied, au seul intérêt économique idéologique et politique.

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  • Triste constat d’un « jeune médecin », fût-il à la présidence de l’UFML, qui oublie que tout cela, est la conséquence directe et première, des médecins eux-mêmes, qui ont accepté, à travers ceux qui les ont représentés (syndicats, conseil de l’ordre) et dans une mesure, par un choix personnel, pour une part, de « s’enfoncer » dans une économie médicale de plus en plus non libérale. Et les généralistes ne sont pas les derniers à avoir une responsabilité dans le délitement de cette profession, de cette économie qui a une répercussion sur toute l’économie française. Ils ont ouvert les vannes d’un « consumérisme médical » avec tous ses excès et l’inversion du rapport « médecin-patient ». Le patient disait : « je veux »; et le médecin s’exécutait; particulièrement les généralistes. L’assistance dans ce domaine est telle, qu’elle est devenue, la norme de la pensée pour la majorité de la population française. C’est le conventionnement qui est à l’origine de tout cela, et d’ailleurs, le Pr.Lortat Jacob (Président du CO) qui a « accepté sous la contrainte » le premier conventionnement de 1974, n’en voulait pas.
    Tant que les médecins seront autant assistés que les patients, et qu’ils n’accepteront pas de prendre le risque de toute activité libérale comme n’importe quel chef d’entreprise, la situation continuera à se déliter par une main mise de la SS et de l’état. J’ai peur que, même avec la meilleure volonté et courage de certains praticiens, cela ne suffise pas. Seul un effondrement de tout le système, permettra de le reconstruire avec un « bon sens paysan » qui limitera la solidarité collective au montant réel de la ressource, et fera une part importante à l’investissement personnel direct pour sa santé; sans oublier que tout secteur économique est soumis aux mêmes lois économiques. Les politiques ont financé l’économie médicale par l’emprunt, pour récolter des électeurs ! Pas utile d’avoir fait l’ENA pour comprendre la stupidité, à long terme de cette approche car aucune société ne peut dépasser ses propres ressources.
    Quant à la raréfaction plus prononcée des généralistes, elle me semble normale car la médecine est devenue, par l’explosion des connaissances, uniquement spécialisée si on préfère avoir une activité plus « médicale » que « sociale ».
    Bon courage; mais j’ai peur que la pelote doive se dérouler jusqu’au bout…et que votre action, votre espérance soient vaines.

    • Bravo, les médecins ont vendu leur âme au diable, et l’ UFML réclame une diminution de la température en enfer.

    • L’article dénonce des choses vraies, vous même, enfoncez le clou avec justesse de l’origine de ce mal étatiste, la responsabilité des médecins est totale.

      Il faut arrêter de pointer du doigt le système, chacun de nous en connait les dérives, les médecins sont (étaient…) libres d’offrir autre chose, l’écrasante majorité a préféré s’installer dans le confort douillé du collectivisme de la santé, avec le comportement que vous citez.

      Comme vous le dites si bien, aucune société ne peut dépasser ses propres ressources, et vous avez raison de dire que rien ne s’arrangera, pire encore, les générations nouvelles de médecins ont intégrées le fait qu’ils étaient des quasis fonctionnaires.

    • la responsabilité des médecins et professionnels de santé est entière, dans l’absence d’amélioration notable de l’espérance de vie en bonne santé pour une inflation des couts hors contrôle.
      Ce ne sont pas les seuls.

      Un outil existe aujourd’hui : c’est le big data.

      POURQUOI les données informatiques ne sont pas accessibles publiquement ?

    • « la conséquence […], des médecins eux-mêmes, qui ont accepté […] »
      Avaient-ils le choix ?
      Je ne crois pas. Ils pouvaient tout au plus négocier les termes d’une guerre perdue.
      Leur reprocher d’avoir tenter de limiter autant que possible la casse, en participant à des négociations pipées, n’est pas juste.
      (et je n’ai rien à voir avec eux, je ne suis même pas dans le médical)

      • Les médecins avaient le choix et ils l’ont toujours ! ils ont fait le choix de la facilité, médecine libérale signifiait pourtant quelque chose non ?
        Choisir un moindre mal, c’est choisir le mal quand même…

        • bonsoir Salamanque
          Vous connaissez le parrain, « je vais vous faire une offre que vous ne pourrez refusez »
          C’est comme l’enseignement privé.
          Les cartes sont biaisées, les français sont contraints de s’assurer à la secu.
          De toute façon ils payent.
          De toute façon si les médecins auraient refusé on les aurait contraint.
          C’est la fiction du consentement à l’impôt.
          Chiche, tu paies tes impôts… si tu veux.

          • « Ta signature ou ta cervelle », vos références sont les miennes.

            Il est entendu que les choix, si l’on s’en tient à ceux démocratiques, sont biaisés, comme les élections, comme tout, rassurez vous (ou pas) je n’ai jamais eu la moindre illusion.
            Néanmoins, je peux vous assurer que lorsqu’on veut s’affranchir, cela reste possible, même si, sans théoriser à l’infini, nous restons toujours quelque part, dépendant.

            Pour qui veut, il ne suffit que de vouloir ! le monde est ouvert, mais, dans les faits, les gens préfèrent ne pas sortir du rang. Pour la plupart, briser les chaines reste un acte impossible, un effort surhumain, pourtant, une fois franchi le Rubicon… que la vie est belle et vaut la peine d’être vécue.

            Ma vie est bâti sur ce principe.

            Il y a toujours le choix, ce n’est que le courage qui fait défaut. Le « confort » qu’offre le collectivisme à un prix, et il est très élevé.

        • « Choisir un moindre mal, c’est choisir le mal quand même… »
          facepalm
          La médecine ne laisse quasiment toujours que le choix d’un moindre mal (Ils sont bien rares, les traitements sans effets secondaires négatifs ), donc les médecins sont tous par construction des malfaiteurs ???
          Un peu commode, la posture morale des mains propres qui ne se compromettent pas dans la méchanceté ; seulement en réalité ça laisse plutôt le champs libre aux malfaiteurs, pour un résultat pire qu’une sale collaboration avec le méchant

          • Comme toujours, avant de réagir il faut lire, ce que vous n’avez pas fait.

            Ou ai je dis que tous les médecins étaient, même par « construction » pour employer votre phraséologie, des malfaiteurs ? et quel rapport avec quoi ?

            Palliant à vos difficultés de compréhension, je me répète en disant que les médecins avaient le choix, ils l’ont toujours mais, ont fait celui du pire, dès lors qu’ils en supportent les conséquences et croyez moi que beaucoup d’entre eux en sont conscient.

            Si vous aviez (aussi, ben oui…) lu la file, vous en auriez conclu qu’il y a au moins 1 toubib dans les rangs qui ne parle pas différemment et, voyez vous, c’est un milieu qui m’est très proche… tout comme le fait que l’article dénonce clairement la position de la profession.

            Pour votre conclusion, comme vous étiez en descente et le vent dans le dos, vous parlez de morale, tout en donnant une leçon au passage, ce dont je me suis abstenu. Je dis simplement (et pas trop fort afin de ne pas vous brusquer) qu’il y a toujours le(s) choix, surtout pour une profession prétendument libérale.

            Entre constat et morale, c’est bon, vous faites maintenant la différence ?

      • En 1984, Madame Barzach avait ouvert, encore, le secteur 2, à honoraires libres, à tous les médecins qui le souhaitaient. Seuls 20% ont choisi cette option, qui demandait d’assumer l’intégralité des charges (X3 pour l’urssaf, retraite), alors ces charges sont en partie payées par la SS pour les médecins du secteur 1. Très peu de médecins généralistes firent ce choix, y compris par peur de perdre des clients, l’œil rivé sur le choix des confrères; mais ce ne furent pas les derniers, à « râler » par la suite…
        Ce n’est point une attitude, pour 80% des médecins, qui marque une envie de libéralisme de ce corps; libéralisme qui permet d’ajuster sa prestation et son prix.
        Le paradoxe avec le secteur 2, est que les statistiques montrent que les médecins en honoraires libres voient moins de patients et prescrivent moins que ceux en secteur 1. Mais cela, est une autre histoire.
        Ce choix passé, ne dépendait point des syndicats ou du conseil de l’ordre; mais seulement d’un choix personnel.

  • Bonjour
    L’état, qu’il soit de droite ou de gauche, ne veut pas de médecins libéraux (privés plutôt).
    L’état qui est entre les mains des fonctionnaires ne pense que par l’hopital qui lui-même est entre les mains des fonctionnaires.
    La médecine libérale va bientôt disparaître, faute de combattants.
    Devant la baisse des effectifs des médecins généralistes libéraux, l’état va interdire, réglementer, taxer, comme d’hab, avec une aggravation des problèmes comme conséquence.

  • Lire l’excellent blog du Dr Dupagne:
    http://www.atoute.org/n/L-origine-de-la-penurie-des.html

    Je me permet de citer un de ses post:

    « Bonne question largement développée par Wallach dans son livre. Plethore et pénurie sont très difficiles à définir.

    La pénurie est une offre insuffisante par rapport à une demande. Or, ces deux dernières valeurs sont éminement variables. D’emblée, cela m’évoque la célèbre blague du sondeur qui pose la même question dans plusieurs pays :

    « Excusez-moi, que pensez vous de la pénurie de viande ? »
    – L’israélien répond : que signifie « excusez-moi » ?
    – Le nord-coréen répond : « que signifie « penser » ?
    – L’américain répond : « que signifie « pénurie » ?
    et le polonais répond « que signifie « viande » ?

    Nul ne peut nier qu’il existe, au moins dans le ressenti des patients, une pénurie de médecins libéraux dans de nombreux cantons.

    Mais il est clair que des soins de qualité pourraient être assurés avec le même effectif de médecins. Il suffirait par exemple :
    – de les libérer de leurs tâches administratives.
    – de rembourser les médicaments sur simple présentation d’un ordonnance de moins de 5 ans.
    – de libérer la vente de tous les médicaments
    – d’arrêter d’exiger des certificats pour un oui ou pour un non.
    – d’affecter les médecins des ARS aux prescriptions dans les EHPAD
    – d’inciter les femmes médecins qui ne travaillent pas à retourner vers le soin en créant les conditions d’un exercice médical libéral satisfaisant à 30 heures par semaine (sans qu’il soit nécessaire de prévoir des revenus élevés)
    – de créer d’un corps de transporteurs (taxis ou VSL) de patients permettant de les amener de leur domicilie aux maisons de santé ou aux cabinets, comme tu le suggères.
    – de déléguer des tâches pour les soins simples, comme tu le suggères aussi, avec doublement du prix de la consultation médicale (puisque les médecins, du coup, ne verront plus que des cas complexes et donc plus long à gérer).

    Enfin, comme je le répète depuis 2008, l’explosion de l’assurance maladie fera passer brutalement de la pénurie à la pléthore, et les médecins courront après les patients solvables, comme il y a 60 ans.

    Donc, la pénurie, c’est relatif en effet. Mais une chose me paraît certaine : à système de soin égal, il était évident dès 1995 pour des raisons démographiques que l’on courait vers une pénurie de soignants à partir de 2005. »

    • Pourquoi donc les visites médicales pour un certificat sont elles remboursées ?

      • Tous les certificats médicaux ne donnent pas droit à une prise en charge; mais un usage « souple », « élargie », « peu regardant », « compréhensif » par les médecins fait que les consultations médicales pour l’établissement d’un certificat sont souvent remboursées alors que cela n’est pas prévu par la réglementation. Le plus bel exemple, est celui du certificat pour la pratique sportive… sans parler du fait qu’un certificat est souvent demandé pour tout et n’importe quoi. Un bel exemple de l’absurdité de l’administration.

  • Tout ceci procède d’une grande hypocrisie. La création de la sécurité sociale dont fait partie la « mal nommée » assurance maladie a eu comme effet de « solvabiliser » un système déresponsabilisant sous prétexte de solidarité. La quintessence de cette fuite en avant délétère se révèle être le système de retraite des Médecins dits libéraux géré par la CARMF et son conseil d’administration présidé par le docteur MAUDRUX.
    Les syndicats sont complices à des degrés proportionnels à leur proximité du pot de confiture.
    Il n’y a qu’à regarder l’aspect en losange ou plutôt en toupie de la pyramide des âges des cotisants pour comprendre la responsabilité écrasante de ces pitoyables gestionnaires paritaires.
    La démographie chère au regretté A. SAUVY est une science que l’on peut difficilement bidouiller et dont la connaissance remet chacun à sa place.
    Pauvre France, pauvre Humanité.
    Dr JM P.

  • Votre seul espoir est de rejeter totalement votre inféodation, de refuser que quelqu’un qui n’est pas votre patient, vous paye pour vos services, et d’exiger que personne, à part vous-même, ne décide des conditions de votre exercice.
    Vous avez cette chance que les bureaucrates ne tiennent pas d’arme contre votre tempe, car vous avez l’une des fonctions les plus importantes de la société.
    Vous pouvez être libres, mais vous faites le choix de la servitude.

  • Dans la grande majorité des commentaires ci dessous,on peut lire que le seul responsable c’est le médecin ….. Le système , la gestion de la médecine ou de la société plus largement ne sont pas remis en cause. C’est bien il faut en prendre note. Les jeunes médecins noteront également le desamour et l’hostilité de notre société à leur égard …. Et ils devront porter les conséquences des actions de leurs aînés. On peut discuter pendant des heures de la responsabilité de chacun, neanmoins un message vous est envoyé ces jeunes médecins ne veulent plus être corvéable à merci, faire un travail administratif qui n’est pas en adéquation avec leur formation et qui prend une part de plus en plus importante dans la consultation, ils veulent aussi être rémunéré correctement, pouvoir soigner dans de bonnes conditions. Nous pouvons continuer à ne pas les écouter, c’est un choix mais là il ne faudra pas se renvoyer la balle, nous serons tous responsables.

    • Mais qu’est-ce que vous racontez ? Le problème est le système, sans aucun doute, mais qui l’a mis en place ? Qui l’a réclamé, qui a planifié la collectivisation du système de santé ? Les médecins eux-mêmes.
      Et non, on ne peut pas discuter des heures sur les responsabilités, elles sont très claires.
      Les médecins se sont enfermé eux-mêmes, et ils ont la clé de leur cellule.

    • Et les jeunes medecins vont tombés de haut …….

      S’ils laissent, comme leurs ainés, leurs syndicats (étatistes) les représenter auprès des gouvernements étatistes…….

  • Le tarif dit d’autorité qui punit les patients qui consulte un médecin non conventionné est illégal.
    Pourquoi les syndicats medicaux ne soulèvent ils jamais ce problème ?

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