Faut-il encourager la corruption des hommes politiques ?

La réponse est positive si nous définissons correctement le concept de corruption.

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Faut-il encourager la corruption des hommes politiques ?

Publié le 30 mai 2014
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Par Bertrand Lemennicier.

« Nous devons distinguer entre un pot-de-vin intrusif et un pot-de-vin défensif. Le pot-de-vin défensif est ce dont nous avons parlé ; c’est-à-dire l’achat d’une permission d’opérer après qu’une activité a été déclarée illégale. D’un autre côté, un pot-de-vin payé pour obtenir l’exclusivité ou la quasi-exclusivité d’une permission, empêchant les autres d’entrer dans le domaine, est un exemple de pot-de-vin intrusif, un paiement pour l’octroi d’un privilège de monopole. Le premier cas est un mouvement significatif pour se rapprocher du marché libre, le second est un mouvement pour s’en éloigner. »
— M. Rothbard, 1976, Power and Market, Sheed Andrews et McMeel, chap. 3, pp.77-79.

 

corruptionLa corruption politique est souvent jugée comme un acte immoral et contraire à la mission de nos élus politiques. Certains d’entre eux utiliseraient le pouvoir qui leur a été confié pour servir leurs intérêts privés et non l’intérêt public pour lequel leurs mandataires (les électeurs) les ont choisis.

Payer un homme politique pour qu’il renonce à sa prédation au profit de ses électeurs est une avancée vers la liberté. C’est de la corruption défensive. Payer un homme politique ou élire et réélire un homme politique pour qu’il commette des actes qui consiste à violer la liberté de certains citoyens pour le profit d’autres citoyens est un crime. C’est donc un mouvement pour s’éloigner de la liberté. On parle de corruption offensive. Malheureusement, les deux sont les facettes d’une même pièce : la démocratie.

Prenons l’exemple de la conscription militaire. Pour assurer la protection militaire du territoire d’une destruction et/ou d’une invasion massive, les propriétaires terriens demandent à l’homme politique d’entretenir une armée puissante. Ce dernier décide de la conscription au lieu d’une armée fondée sur le volontariat. Par cet acte politique, la conscription (qui n’est pas abolie en France mais suspendue et réduite à une journée qui consiste à recenser toute une classe d’âge avec pour sanction si vous cherchez à y échapper une interdiction de passer le baccalauréat !), viole le droit élémentaire d’un individu de disposer de lui-même comme il l’entend. Faute de pouvoir déclarer inconstitutionnelle une telle obligation, acheter l’homme politique pour échapper à cette contrainte légale est un « bien » ou une avancée vers la liberté individuelle. Il s’agit bien d’acheter la permission d’exercer son métier quand celui-ci a été interdit pour une période donnée par l’homme politique pour cause de STO (service de travail obligatoire) à l’armée. Le salaire perdu par l’individu, qui est obligé de renoncer à une année de travail lorsqu’on l’engage sans son consentement dans l’armée, mesure en gros le dommage qu’on lui inflige. À 2000 euros par mois de salaire potentiel sur le marché du travail, le conscrit, pour douze mois de service obligatoire, peut acheter sa liberté à l’homme de l’État pour au moins 20.000 euros, il a un profit positif de 4000 euros. Si celui-ci est incorruptible, il donne 20.000 euros à une personne plus pauvre que lui pour que celui-ci aille faire le service militaire à sa place. Si ce dernier a un salaire potentiel inférieur à 1000 euros par mois, faire le service militaire à la place d’un autre est un gain pour lui. L’échange est bénéfique. L’armée dispose de sa main d’œuvre dont la valeur de la vie peut-être sacrifiée à un coût plus faible.

Maintenant remplaçons le service militaire par l’obligation d’avoir un permis de conduire, un passeport français, de porter une ceinture de sécurité en voiture, de limiter sa vitesse sur les routes, de ne pas importer des produits ou êtres humains sur le territoire, d’établir un super marché en centre ville ou en périphérie, d’exploiter un réseau de services des eaux ou de vendre des armes etc. La liste est infinie. Il existe, en fait, un grand nombre d’occasions de corruption où la même analyse peut s’appliquer. Le promoteur immobilier achète via une soulte au maire le droit de construire un immeuble, le super marché Leclerc a fait de même pour localiser ses magasins en centre ville. On va retrouver un problème identique. Il faut donc diagnostiquer le caractère intrusif ou défensif de la corruption.

Un chef d’entreprise, seul ou en groupe, des citoyens en associations qui promettent de soutenir en espèces ou en nature l’homme politique au moment de son élection ou réélection en contrepartie de l’obtention d’un privilège, d’une rente de situation ou de subventions qui vont satisfaire leurs intérêts ou idéaux personnels font de la corruption offensive. L’homme politique, en donnant satisfaction à ces groupes de pression, exécute un crime. Il sait qu’il va frapper directement un autre groupe de citoyens et de manière collatérale, via la fiscalité, des tiers qui ne sont pas concernés par cette rente, privilège ou subvention. Comme avec la conscription, une fraction des citoyens (les propriétaires) commandite un crime qui consiste à faire payer par les autres la protection militaire des terres dont ils ont la propriété (cela vaut pour toute propriété, pensez à la propriété intellectuelle). À cette corruption offensive répond une corruption défensive de la part des victimes de cette agression exécutée par l’homme politique et commanditée par une autre fraction des citoyens.

L’usage de la coercition étatique, pour satisfaire les intérêts de groupes de pression particuliers, viole les droits individuels d’autres personnes. Elle est contraire à l’article II de la déclaration des droits de l’homme de 1789 qui est au préambule de la  constitution de la Vème République. Il est donc non seulement légitime de résister à cette violation des droits individuels mais aussi légal de le faire. La corruption défensive est l’un des moyens parmi d’autres, la résistance armée, la désobéissance civile ou l’exil.

Une grande partie de la corruption dans les démocraties est celle opérée par les hommes politiques pour leurs propres intérêts : financer le parti politique. Il faut trouver les moyens financiers pour faire des campagnes électorales et rémunérer les militants. Le militantisme politique (de droite ou de gauche) ne nourrit pas son homme. Les donations des militants sont ponctuelles et exceptionnellement importantes. Donc le financement des partis politiques a toujours été un souci. Les militants ont souvent une activité autre et sacrifient leur temps de loisirs pour s’occuper du parti. Les plus passionnés en font leur activité principale. Mais celle-ci ne fait pas vivre son homme tant qu’il ne bénéficie d’une rémunération équivalente à celle accordée à des élus. Ils apprennent donc très vite à vivre illégalement de l’argent volé au contribuable au travers des subventions multiples distribuées aux diverses associations qui vont créer des emplois fictifs via des montages financiers dignes d’escrocs de haut vol. Certaines affaires comme celles de la MNEF, ARGOS (voir le détail de ces deux affaires dans l’annexe 2 en fin d’article) ou celle de la Mairie de Paris en témoignent.

Cette technique de financement est faite pour rémunérer les militants mais ne permet pas de financer les sommes faramineuses qu’exigent les campagnes électorales. Avec elles on change de dimension. La technique va elle aussi changer. On passe de la corruption à l’extorsion de fonds. Une technique qui est plutôt du style : la bourse ou la vie. C’est l’affaire URBA avec le racket organisé par le parti socialiste auprès des entreprises travaillant pour les mairies tenues par ce parti. L’ironie de l’histoire est que pour supprimer cette pratique d’extorsion de fonds on a sauté une dimension dans l’usage de la violence : le financement est assuré par le contribuable ! L’extorsion de fonds est généralisée à l’ensemble des citoyens. Du coup les électeurs du parti socialiste qui haïssent les électeurs du « front national » et réciproquement sont obligés de financer les activités politiques de leurs propres ennemis ! Ce qui est vrai de ces deux factions politiques est vrai des électeurs de tous les partis politiques, ce qui est une façon tout à fait étonnante de pacifier une société. Les riches, non socialistes, financent et ont financé un parti qui promettait de les taxer à 75%. Comme ils sont minoritaires dans la collectivité, on s’étonne qu’ils restent encore dans ce pays.

Si l’extorsion de fonds est inévitable pour financer les partis politiques, alors il vaut mieux que l’argent de la corruption aille dans la poche de l’homme politique comme avec Carignon et ne soit pas recyclé dans les comptes en banques des partis politiques, comme avec Emmanuelli. En effet, dans un tel cas, cet argent recyclé va être utilisé à nouveau, par la faction politique qui reçoit cet argent, pour nuire à certains citoyens en violant leurs droits individuels au profit d’autres citoyens qui votent pour cette faction politique.

Il est tout à fait paradoxal que le juge sanctionne plus l’homme politique qui reçoit de l’argent de la corruption pour son profit personnel que celui qui le reçoit pour le recycler dans les caisses noires des partis politiques. Comme d’habitude, les juges n’ont pas une claire conscience de qui est la victime et qui est l’agresseur. Ce défaut leur vient de l’enseignement qu’ils reçoivent et est inhérent au positivisme juridique contemporain.

Il va de soi que l’homme politique condamné pour corruption ne devrait plus pouvoir exercer un mandat, or force est de constater que  l’homme politique corrompu est souvent réélu par ses électeurs. Il est alors naturel de se poser la question : qui est réellement corrompu, l’électeur ou l’homme politique ?

Pour combattre réellement la corruption des hommes politiques, on dispose de quatre mesures :

1) La première concerne la probabilité d’être pris et la sévérité des jugements pour dissuader l’homme politique de pratiquer cette activité (mais ceci dépend des lois en cours, les hommes politiques sont juges et parties dans ce domaine, ils savent par exemple s’auto-amnistier régulièrement ou bien changer la loi lorsque celle-ci les gêne).

2) La deuxième concerne le comportement des électeurs, faute de pouvoir les rendre responsables et moraux face aux hommes politiques condamnés pour corruption, il faut priver à vie de droits civiques les élus dont la culpabilité a été démontrée. Comme cela l’électeur n’aura pas la tentation de réélire un élu condamné pour corruption.

3) La troisième consiste à limiter le pouvoir politique des élus de distribuer des privilèges (permis de construire, permis de taxi…), des rentes de position (monopoles légaux, logements sociaux) ou des subventions à diverses associations pour de multiples raisons.

4) La quatrième consiste à légaliser la corruption. Celle-ci est déjà légalisée dans certains secteurs de l’économie : les droits à polluer qui sont des droits à commettre des dommages à des tiers mis aux enchères entre des offreurs et des demandeurs. On pourrait aussi instaurer un marché légal des votes : chaque maire, comme Dassault, achèterait sur ses propres deniers le consentement des citoyens qui seraient affectés négativement par les décisions prises. S’il n’a pas les moyens de payer, il fait appel aux bénéficiaires de l’action publique entreprise pour compenser les victimes. Ce marché des votes est parfaitement réalisable sur des projets où les bénéficiaires et les perdants sont identifiables : les riverains d’une rue par exemple. Bien qu’il soit plus facile de la privatiser en restituant aux riverains la rue et laisser les copropriétaires de la rue sa gestion et son entretien.

Toutes ces mesures sont contraires à la conception même de l’État que partagent beaucoup d’électeurs : l’État, et son monopole sur l’usage « légitime » de la violence, est utilisé par les factions politiques et les électeurs qui les soutiennent comme un instrument permettant aux uns et aux autres de faire supporter le coût de leurs actions privées sur les autres et de s’approprier indûment les bénéfices privés produits par les autres au nom du mythe des biens collectifs, des externalités ou d’une solidarité forcée quelconque. La démocratie majoritaire contemporaine repose, elle-même, sur une vaste entreprise de corruption et d’extorsion de fonds, les citoyens le comprennent bien et sans doute le désirent puisqu’ils continuent à voter .

En 1848, Bastiat écrivait :

Nous pensons que l’État, ce n’est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d’oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité


 

Annexe 1 : Rhétorique de la corruption

Les hommes politiques n’aiment être traités de corrompus. Pour défendre leur corporation, ils utilisent souvent la technique argumentative suivante :

« Bien sûr il y a quelques ministres et députés corrompus, mais il y a des policiers corrompus, des plombiers corrompus et même des prêtres qui le sont aussi.

Il y a aussi un grand nombre d’hommes politiques et de députés qui sont honnêtes.

—-
Mettons en perspective la corruption des hommes politiques. »

L’implication de cette argumentation est de suggérer que la corruption politique est un phénomène naturel qui frappe une minorité d’individus. Vous avez tous entendus les hommes politiques, de droite ou de gauche, avancer cette ligne de défense de leur profession.

Vous avez été piégé de la façon suivante :

  • Dans la première prémisse on suggère qu’il n’ y a pas de raison de se focaliser sur les hommes politiques puisque la corruption existe partout.
  • La seconde prémisse vous invite à compatir avec les hommes politiques honnêtes qui souffrent de la mauvaise réputation de leurs collègues corrompus. C’est la diversion. Bien que cela ne soit pas dit, on est enclin à penser que la corruption est naturelle et à ne pas voir que cette prémisse est totalement hors de propos avec le problème soulevé par la corruption des hommes politiques.

Vous avez rarement entendu à la radio ou à la télévision la raison fondamentale du pourquoi les hommes politiques sont corrompus. Ils le sont parce qu’ils détiennent le pouvoir d’accorder des privilèges étatiques, des rentes  et des subventions. Supprimez les privilèges ou le pouvoir de les accorder et la corruption observée dans le monde politique disparaîtra. Mais n’est-ce pas la nature de l’État que de distribuer de tels privilèges, rentes et subventions qui ressemblent fort à des achats de votes avec l’argent du contribuable alors qu’on interdit cet achat de vote s’il se fait avec le propre argent du candidat à une élection comme dans l’affaire de Dassault ? N’est-ce pas dans la nature de l’homme d’État d’étendre son pouvoir en taxant et réglementant la vie des personnes sous sa juridiction, de se pavaner avec ses collègues d’autres pays dans des châteaux volés à une ancienne noblesse, de faire des voyages de représentation aux frais du contribuable et de concentrer ce pouvoir et les faveurs qui vont avec dans les mains de quelques uns : famille, maitresses et  fidèles de son clan politique ? Si de tels pouvoirs disparaissaient qui voudrait devenir homme politique ?

 

Annexe 2 : Quelques exemples de corruptions

mnef 1968Une petite leçon d’histoire pour les étudiants qui votent pour élire leurs représentants à la mutuelle nationale des étudiants de france (MNEF). En 1968, les étudiants gauchistes de l’époque critiquent la sécurité sociale.

DSKTrente ans après, l’un d’entre eux, Dominique Strauss-Khan, ministre des Finances, démissionne  en octobre 1998, après avoir été accusé de « faux et usage de faux » dans un des volets de l’affaire de la MNEF. Il a été relaxé. Mais une étude payée 600.000 Frs (91.000 euros environ) en 1998 par la MNEF a dû faire des jaloux chez ses collèges économistes de l’époque.

Jean-Christophe Cambadélis (Kostas à l’Organisation Communiste Internationaliste, l’OCI) est un spécialiste de la corruption : en 1996, il est mis en examen dans l’affaire ARGOS et condamné, en l’an 2000, à 5 mois de prison avec sursis et 100.000 Frs d’amendes. En juin 2000, il est mis en examen pour abus de confiance dans l’affaire de la MNEF, ayant bénéficié d’un emploi fictif : de 1991 à 1995, il est rétribué pour un emploi de « sociologue » à la hauteur de 420.499 Frs par la MIF une filiale de la MNEF. Il est condamné en 2006 à six mois d’emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d’amendes, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. Il est devenu Premier Secrétaire du parti socialiste en 2014 !

Son prédécesseur, Harlem désir, a lui aussi été condamné pour recel d’abus de biens sociaux, à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 Francs d’amendes. Il aurait  bénéficié de l’amnistie de F. Mitterrand concernant une dette de 80.000 Frs due au Trésor Public, relative à des amendes de stationnement alors qu’il était président de SOS Racisme. Ceci nous rappelle l’affaire récente d’un élu du parti Vert. Harlem Désir est devenu, en 2014, secrétaire d’État aux affaires européennes dans le gouvernement de Valls. Harlem Désir, rappelons-le, est un fervent partisan de la Taxe Tobin au niveau mondial.


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  • Encore un sommet de cynisme et de fausse naïveté made in Contrepoints. Légaliser la corruption, ben voyons ! C’est tellement contre-productif de tenir compte de l’intérêt général, tellement plus simple de soudoyer les pourris pour faire toujours plus de profits personnel et emmerder le citoyen de base ! Cet article pue la charogne. Qu’on se passe des hommes politiques profiteurs, d’accord, mais pour obtenir un vrai pouvoir démocratique direct. Mais faire la pub de la corruption comme d’un progrès pour la liberté, c’est d’une bêtise ignoble ! Les corrupteurs sont des voyous de grand chemins, s’ils payent c’est pour pouvoir se livrer à des magouilles immorales et nuire à la société, saloper les ressources communes, fausser la concurrence à leur profit… Comment peut-on défendre ça ? Si vous vous présentez comme libéral, vous ne pouvez accepter que les riches imposent leur pouvoir aux moins riches. À moins de considérer bien sûr que la ploutocratie soit un régime idéal et que la morale, la liberté de décision ou le droit soient de simples valeurs marchandes comme les autres. Honte à vous.

    • Mais Citoyen, l’auteur parle de l’attitude des gauchistes. Même que DSK a osé dire qu’il avait payé des impôts et la TVA sur sa fausse facture ! LOL

    • le véritable nuisible, c’est le corrompu, pas le corrupteur. ce dernier est en un certain sens une victime qui aurait sans doute préféré ne pas avoir à payer pour parvenir à son but.
      imaginez un candidat locataire qui veut accéder à logement hlm et qui doit pour cela payer un pot de vin de 6 mois de loyer au fonctionnaire ou au politicien qui décide en situation de pénurie de qui obtient ou qui n’obtient pas de logement hlm ? qui est le véritable salaud ?

    • « les riches imposent leur pouvoir aux moins riches » : ah, le voilà, le noeud gordien des têtes de noeud socialistes !

      Nourris par une haine irraisonnée du profit, les socialistes baignent dans cette pensée magique qu’il existerait une opposition entre riche et pauvre, au lieu d’analyser l’opposition bien réelle, elle, entre le productif et l’improductif, entre celui qui consent à l’effort et celui qui se complaît dans la fainéantise. Leur incapacité de comprendre le monde tel qu’il est explique pourquoi il est impossible de discuter valablement avec les socialistes. On ne parle jamais de la même chose : monde fantasmé pour les faibles d’esprit, réalité objectivement observée pour les honnêtes citoyens correctement éduqués. Les socialistes sont tellement étreints par leur vision absurde du monde, comme dans une camisole, qu’ils en arrivent à croire qu’ils sont les vrais libéraux, tout en clamant que la propriété, c’est le vol ! Ce serait risible et négligeable s’ils ne parvenait pas à prendre le pouvoir. C’est pourquoi il convient d’interdire le socialisme, définitivement incompatible avec la civilisation humaine.

  • La légalisation doit impliquer la transparence complète : on doit savoir qui touche quoi et de qui, et la responsabilité totale : celui qui touche ne doit rien pouvoir imposer sans leur accord aux autres. A partir de là, on peut effectivement discuter, ça ne devrait pragmatiquement pas être pire qu’aujourd’hui.

  • Excellent article. La corruption est en effet morale si : 1. Elle sert à circonvenir des atteintes à la liberté et 2. Elle ne viole les droits de personne.
    De la même manière qu’il serait moral pour moi de tuer quelqu’un qui voudrait m’assassiner, par exemple.

  • Pas d’accord.
    Payer le prédateur ne le rend pas moins gourmand, ne le fait pas reculer.
    Ça le nourrit et le rend plus fort.
    Il ne faut pas plus « Payer un homme politique pour qu’il renonce à sa prédation » qu’il ne faut payer un racketteur pour qu’il libère son otage ! Ou alors il faut s’attendre à ce que ça recommence
    Et de fait, les pays où le personnel politique est corrompus ne sont pas, et de loin, les plus libéraux.

    Bien entendu il ne faut pas rêver, se débarrasser d’une prédation n’est pas gratuit ; il faudra payer pour nous contrer l’agression. Mais ce n’est pas l’agresseur qu’il faut payer, c’est un tiers qui nous aidera à nous en débarrasser, un tiers qui hélas coûtera certainement plus cher, mais c’est le prix à payer pour éviter que ça se reproduise.

    • Si c’est possible, c’est en effet, et de loin, la meilleure solution. Cependant, c’est impossible dans un système collectiviste où la réglementation abusive est légale. Dans ce cas, on ne peut faire disparaître l’atteinte aux droits, et la corruption est la seule solution.

  • Des propositions, et c’est tout l’intérêt de tels articles.

    La proposition 4 : « légaliser la corruption », n’arrangera rien, bien au contraire, ce serait donner d’avantage de pouvoir aux élus et ne les empêcheraient en rien de continuer à être sensibles à des pressions financières !

    La proposition 2 : qui consiste à rendre inéligible une personne (sous mandat) en cas de condamnation est parfaitement libérale et responsable, en effet, la nature humaine étant ce qu’elle est, il est utopique de croire qu’un règlement quelconque puisse venir à bout de telles turpitudes (l’humain est rempli de tout, y compris de vices). Une proposition libérale devrait au contraire proposer une diminution des lois et règlements.
    Par contre, un élu condamné doit être irrémédiablement et définitivement exclu de la vie politique, ces gens reçoivent un mandat qui représente la confiance du peuple, en cas de duperie, qu’ils soient mit sur la touche définitivement. Tout comme il faut que les corrupteurs soient également indexés par la société.

    La proposition 3, est l’essence même du libéralisme.

    Vous avez oublié du monde en ne citant que Cambadelis et Desir, mais, à votre décharge, la liste des élus condamnés est similaire à celles des champions du monde de cyclisme prit pour dopage (en ce qui concerne le cyclisme sur route, tous sont tombés au moins une fois !) Juppé qui voudrait passer pour un père la vertu, n’est pas mal non plus.

  • la corruption mais c’est ce qui lie les hommes aux hommes , il faut l’encenser ,la promouvoir , c’est la base du libéralisme .
    bien sur , il faut que cela se fasse dans la transparence sinon cela permet la manipulation , une des assises du socialisme et de toutes ses déviances

  • Si vous appliquez vos points 1, 2 et 3, vous n’aurez très probablement pas besoin du point 4. Gourmand, va !

  • J’aurai jamais cru lire un jour sur Contrepoints un article faisant l’apologie de la corruption.

    Pour ma part, je ne suis pas sensible ni convaincu par la dichotomie « corruption défensive versus corruption intrusive ». La corruption n’a rien de libéral. Quelle qu’elle soit.

    Il n’y a rien de libéral à payer son geôlier pour quitter sa cellule. Cet argent correspond à des heures de travail, sauf si je suis doté d’une planche à billet. Si je transmets cet argent à mon ravisseur sans contrepartie autre que ma liberté, cela reviendrait à avoir été son esclave pendant tout le temps où j’ai travaillé pour gagner l’argent que je lui remettrai. Même s’il s’agit de recouvrer ma liberté.
    En outre, ma conduite ne pourrait que l’inviter à recommencer avec d’autres personnes. Le cercle vicieux serait bouclé.

    Sans transition directe avec mon illustration, les solutions existent et ont été citées:
    La plus soft: responsabiliser nos élus. Les rendre civilement et pénalement responsables de leurs actes ( sans passe droit de toute nature);
    Les plus hard, lorsque le contexte l’oblige: Révolte armée, désobéissance civile, exil.

    • Votre raisonnement se heurte au principe de réalité. Dans votre illustration, vous ETES esclave. Votre seule alternative est soit de rester en cellule, soit de tenter de sortir. Et la seule alternative morale au sens du libéralisme est de sortir, en corrompant, brûlant, tuant, ou n’importe quel autre moyen à votre disposition. Si vous pouvez éliminer votre geôlier, c’est parfait. Mais que faites-vous quand le pays entier est esclavagiste, et que vous êtes le seul révolté ? Vous corrompez, et c’est parfaitement moral. Encore une fois, si vous ne le faites pas, vous restez esclave, et donc vous entretenez le système d’une manière bien pire qu’un peu d’argent dans la poche d’un corrompu.

  • Il est inutile de lire un article de Lemennicier au delà de son titre. J’ai lu plusieurs bouquins entiers de lui, ca me passionnait, avant de me rendre compte que c’est juste un esprit étriqué.

    Lire son article des années 90 (ou 80…) en faveur d’un marché libre de l’enfant, vous comprendrez.

    Ou encore cet autre article ou il prédisait de manière mathématiquement pure la victoire de Sarkozy en 2012.

    Lemennicier montre la limite d’une pensée libérale qui se sclérose à force de se vouloir « pure »… Ca me rappelle ce bouquin titré « seuls les extrêmistes sont cohérents ». Il veut absolument faire rentrer la réalité dans un cadre correspondant à ses haines perso et ses préjugés.

    C’est un extrémiste de la pire espèce, ou juste un petit gosse qui s’emmerde.

    C’est aussi un enseignant catastrophique, payé par vos impôts.

    • C’est l’étrange sentiment que j’ai eu en lisant cet article. « Je suis pur, car je mène mes raisonnement le plus loin possible. Donc, j’ai raison et les autres sont des lâches. Les conséquences n’existent pas, seule importe l’aboutissement logique. »

    • c’ est ce genre de personnage qui me gêne dans le libéralisme, il n’ a pas sa carte de la NRA celui-là?? Et quand ils prendront le pouvoir, foutant le chaos partout au nom de la liberté, il y aura encore des libéraux pour dire que l’ idée était pure mais dans de mauvaises mains….tss tss.

  • Oui je pense qu’il faut aider à la corruption des hommes politiques.
    Je pense que cet article est ironique et à prendre au deuxième sens …..

    Regardez la Belgique sur le point d’être condamnée pour son déficit budgétaire au mois d’avril et qui soudain est amnistiée car sa balance déficitaire est sur le droit chemin.

    Référence : http://trends.levif.be/economie/actualite/politique-economique/la-commission-ue-propose-de-lever-la-procedure-de-deficit-excessif-contre-la-belgique/article-4000644918010.htm

    Ca veut dire quoi ?

    « La Commission européenne a proposé lundi de lever la procédure de déficit excessif à l’encontre de la Belgique vu les efforts budgétaires réalisés par le pays »

    Moi mon déficit budgétaire j’ai du mal à le redresser en deux mois. Il s’agit de 2000 euros
    Ici il s’agit de milliards … et en deux mois ça va mieux.

    Vous pensez pas que quelqu’un ou quelques uns à la commission européenne ont reçu quelques avantages pour que Dix Roupettes gouvernement reçoive un satisfecit ?

    Et Mayeur, notre non Bougre mestre, vous croyez pas qu’il touche ….. avec ses logements sociaux ?

    CFDT ….. C’est Foutu D’avance Tant Pis ….. CFDT

  • J’aimerais apporter un angle différent :

    Bien sure, je suis totalement opposé à la corruption des hommes politiques,
    cela me répugne.
    Cependant ma théorie est qu’elle est peut-être bénéfique d’un point de vu macro économique,
    en voici la raison, la nature humaine.

    Si les hommes politiques ne possédaient rien,
    et ne recevaient qu’un maigre salaire, ils ne se battraient pas pour sauver le système financier
    en cas de crise, comme en 2008.
    Ils laisseraient le système s’effondrer et tout le monde aurait perdu
    (entre nous, ce n’est peut-être pas plus mal afin de repartir sur de nouvelles bases).

    • ils ne se battraient pas pour sauver le système financier

      Comment pouvez vous dire ça ?
      Ils sauvent rien du tout, je ne vois pas de progrès depuis des décennies …..
      Et ils le disent, la seule chose qui les intéresse c’est l’argent et les belles voitures et les belles femmes.

      Quels résultats sur la finance mondiale ?
      evil

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