Trains trop larges : l’infaillibilité collective

L’organisation de la SNCF ne saurait être en cause, il faut trouver un coupable.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Trains trop larges : l’infaillibilité collective

Publié le 23 mai 2014
- A +

Par Guillaume Nicoulaud.

train

Cette histoire de trains trop larges rappelle furieusement les plus belles heures de l’ex-URSS et en particulier les ratés les plus mémorables du Gosplan. Scandaleux pour certains, loufoque pour la plupart, ce énième raté de la SNCF a attiré presqu’autant de foudres que de raillerie. Évidemment, personne ne s’en étonne vraiment et il est sans doute inutile de revenir encore sur les raisons profondes des dysfonctionnements de ce service public.

Mais il y a un aspect de cette affaire qui m’a particulièrement frappé ces derniers jours et qui jette une lumière assez crue sur la manière dont fonctionne l’esprit de nos chers dirigeants. Je vais appeler ça le principe de l’infaillibilité collective. Il est assez simple et peut se résumer en deux règles.

Règle n°1 : tout succès ne saurait être que collectif et toute démarche collective ne peut être qu’un succès.

Fondamentalement, la SNCF est une entreprise collectiviste au sens où la performance individuelle n’y a pas sa place, où le succès de l’entreprise ne peut être le résultat de l’action consensuelle du groupe. C’est dans ses gènes. Du simple cheminot à Guillaume Pepy, personne n’envisage de penser cette entreprise autrement.

Règle n°2 et corollaire de la précédente : tout échec est nécessairement imputable à une défaillance individuelle.

On a acheté des TER trop larges ? Cela ne peut, par principe, être dû au mode de gestion de l’entreprise et c’est donc qu’il y a un coupable ; coupable qu’il faudra identifier et sanctionner. Cette fois-ci, l’affaire faisant le bruit qu’elle fait, c’est Pepy qui est sur la sellette.

« Je pense qu’il doit démissionner » a déclaré la députée du Tarn-et-Garonne1, avant d’enfoncer un peu plus le clou du cercueil : « à la SNCF, il faut revenir à une culture d’ingénieur plus poussée comme l’avaient d’anciens dirigeants. » Tout est là, résumé en deux phrases : si la SNCF a failli, c’est forcément le résultat d’une faute individuelle – sabotage ? – et ce qu’il faut pour faire tourner cette mécanique présumée conceptuellement parfaite, c’est une tripotée d’ingénieurs capables de comparer la largeur d’une rame de TER avec l’espace qui sépare deux quais.

À l’époque de l’ex-URSS, le bouc émissaire était jugé en grandes pompes, souvent accusé d’être un contre-révolutionnaire et il finissait parfois ses jours au goulag. Dans notre France moderne, les mœurs sont plus délicates : on se contentera du pilori médiatique, d’une mise à l’écart raisonnablement longue et on finira par lui pardonner en lui proposant un poste plus discret. Mais le fond est le même : l’organisation même de la SNCF ne saurait être en cause, il faut trouver un coupable.


Sur le web.

  1. Valérie Rabault, celle-là même qui a coécrit avec Karine Berger l’inénarrable Les Trente Glorieuses sont devant nous.
Voir les commentaires (33)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (33)
  • Cette histoire est épatante. En gros, il y a eu une erreur, RFF indique avoir lancé des travaux pour la corriger, aucun « usager » n’a été impacté, et aucune collectivité n’aura à payer. Bref, rien de grave en soi.
    En revanche, tous les politicards se sont soudain réveillés assoiffés de sang, réclamant à qui mieux-mieux des têtes, des coupables, à grands coups d’indignation. Bref, au vu de leur empressement, on voyait bien que pour une fois, ce n’était pas un politique qui était en cause…

    • Aucune collectivité n’aura à payer, donc rien de grave. Et ils font les travaux sans être payés, alors ?

      Pepy, pas un politique ? ENA, cabinets ministériels et chambre du directeur de Sciences Po…

      Le libéralisme, c’est la responsabilité. Quand il y a erreur, le chef doit payer, afin que le prochain chef soit plus efficace.

      • RFF annonce un budget de 2Md€ / an, et dit que ces travaux, bien qu’ils aient été prévenus tardivement, seront faits dans le budget et dans les temps.
        Je suis tout à fait pour la recherche de responsabilités, mais il est clair aussi que les politicards sautent sur l’occasion pour se donner des airs de bons gestionnaires et que cette affaire n’a rien d’un scandale.
        Quant à Pepy, je m’en fiche. Il a plutôt l’air de faire du bon travail (pour un PDG de la SNCF), je ne suis pas sûr qu’il soit en première ligne des mecs à remplacer parmi les énarques en poste, loin de là. J’ai entendu beaucoup moins de cris d’orfraie lors des dernières Montebourgueries pour ne citer que cet imbécile-là.

        • 2 Mds de budget travaux ? C’est justement 2 Mds le chiffre que j’avais en tête pour le déficit structurel annuel de RFF. Je suis sûr qu’il y a une grosse différence entre budgetés et financés. Je n’ai pas les comptes de RFF, mais sa dette était de 31.5 en 2012, et de 33.7 en 2013. Qui paiera ?

          Quant à Pepy, si la SNCF était une entreprise privée, croyez-vous qu’il ferait un jour de plus à sa tête ? Pas sur cette affaire, dont effectivement les structures des grosses boites diluent suffisamment le coup pour que ça puisse passer, une fois. Mais si chaque semaine, il y a des aberrations du même genre (et à ce que je vois, c’est plus que chaque semaine), un pdg qui tolère de tels dysfonctionnements dans sa boite doit être viré avec perte et fracas.

        • D’accord avec Elmar, une connerie ça arrive. On n’est que des hommes après tout et en général c’est les plus grosses conneries qui passent tout debout.

          Le coup de l’éclisse était beaucoup plus un problème d’organisation.

          Même dans une entrepris eprivée on ne virerait pas le PDG. On analyse les raisons pour éviter que ça se reproduise.

          Oui ça coutera mais le problème de la dette de RFF et des avantages exorbitants des agents de la SNCF sont nettement plus problématiques.

          Et comme d’hab les journaleux font le buzz avec l’arbre sans parler de la forêt.

          • Je vous parie que si la SNCF était bénéficiaire, les trains fréquents et à l’heure, les travaux corrects la première fois où ils sont réalisés, les tarifs simples et compréhensibles, les guichets « départ immédiat » ouverts aux heures de passage des trains, les incidents annoncés et expliqués, etc., personne n’aurait parlé de cette erreur.

            • Eh bien justement, parlons des vrais problèmes : incurie des agents, retraites « dorées », trains pas à l’heure, RER B indigne d’un pays autre que la Corée du Nord, et j’en passe. Pas une misérable histoire de rabotage de quais qui n’a posé de problème à personne ! On en fait toute une histoire parce que le Canard en a parlé et tous les médias, qui n’enquêtent sur rien, ne parlent jamais de se qui fâche, et sont biberonnés par l’Etat, n’ont fait que recopier les propos. C’est une non-affaire.

              • Oui et non.

                Ce n’est pas une affaire importante forcément dans les chiffres, quoique je doute franchement des explications totalement incohérentes de RFF… (Il est évident qu’en réalité, ça va couter, qu’ils n’ont prévus keudal, mais il ne faut rien dire pour ne pas facher le français tatillons qui sommeille en nous). Mais c’est surtout symbolique d’une entreprise où l’amateurisme atteint des sommets.
                T’achètes un train! Un fichu train! Pas des poubelles ou des bancs, ou je ne sais quoi, non, des rames de train! Pour une entreprise ferroviaire, c’est juste le coeur de leur métier et l’investissement capital par excellence! Et ils se plantent sur… La largeur des quais?! Non mais c’est pas que c’est économiquement grave, c’est juste que c’est sidérant d’être aussi con! Comment ces humains peuvent ils être suffisamment stupides pour commettre une erreur comme ça?! Et surtout, comment un groupe d’humains aussi stupides peut en arriver à se retrouver à des postes où c’est eux qui décident de l’investissement?! A la limite qu’un con passe entre les mailles, pourquoi pas, on va dire que c’était le fils d’un personnage important ou quoi, mais là, c’est pas un con, c’est une collection de cons! Des cons de haut niveau, pas du con ouvrier agricole, non, du con en col blanc!
                Et c’est là que c’est beau.

    • La RFF ne fait pas de travaux, tout est sous traité à la SNCF et facturé façon SNCF. Donc ça nous coute encore un bras.

      • Aille ca veut dire que le boulon va encore etre facturé 10 euros parce qu’il faut bien faire vivre les petits copains qui vous le rendent bien? Une aubaine, les trains trop larges.

    • Ce n’est pas seulement une bourde, ça révèle que RFF ne connait pas du tout la réalité de l’infrastructure qu’elle possède et est chargée d’entretenir, ça me semble grave sur le fond. Quand on lui demande la largeur des quais, on consulte une norme et on croise les doigts pour que la réalité soit conforme à la théorie.

      Pour le rabotage, on peut dire que :
      – le prix annoncé de 50 millions est raisonnable (mais est-ce le vrai prix?)
      – la livraison des trains sera en retard, ça laisse le temps de faire ces travaux
      – avoir des quais aux normes internationales est un énorme avantage pour la gestion de trains
      – commander des trains sur mesure aurait certainement coûté très cher
      donc ce n’est pas un accident industriel, juste un incident. Mais il faut comprendre les causes des incidents.

      Si ces travaux avaient été prévus dès la départ personne n’aurait rien dit.

      • Simple-touriste : RFF ne connait pas l’état de l’infrastructures parce qu’elle ne la possède et n’a la charge de l’entretenir qu’en théorie (en pratique, RFF paie la SNCF pour réaliser les travaux d’entretien qu’elle décide). Toujours se rappeler que la SNCF frôle les 150.000 employés, tandis que RFF n’en compte que 1500. Cent fois moins. Le vrai rôle de RFF, c’est de porter plusieurs milliards de dette qui passent hors bilan (ou plutôt hors du compte de la dette publique au sens de Maastricht).

  • Désolé…

    [img]http://newskandal.files.wordpress.com/2014/05/sncf-rocco.jpg?w=640[/img]

  • Bon article, mais vous faites à mon avis une erreur. Le collectif est remis en cause dans un cas, et dans un seul : quand il s’agit de collectiviser un peu plus (en l’espèce, rassembler RFF et SNCF).
    Il s’agit toujours de plier la réalité à l’idéologie, ne l’oublions pas.

    • En France une grève de la SNCFc’est la situation normale, par conséquent pourquoi veux tu que les journalistes en fasse une nouvelle ?

  • S’il y en avait un seul à garder chez SNCF / RFF, ce serait Guillaume Pépy. Son abnégation tient du sacerdoce.

    • c’est de l’humour ?
      on ne choisit pas un chef pour son abnégation, mais (entre autre) pour sa capacité à susciter l’abnégation de son personnel.
      Pépy, devenu DG da la SNCF en récompense du fiasco absolu dans sa direction de la branche Fret, c’est le dernier qu’il aurait fallu choisir

  • Les deux monopoles de la SNCF et de RFF se plantent dans les grandes largeurs. Immédiatement, le gouvernement s’empresse de les encourager en envisageant un rapprochement qui renforcera encore leur position monopolistique.

    L’Etat socialiste, plus obèse que jamais, pris la main dans le bourrelet en pleine dégoulinade de son immense graissitude !

  • Sur le fond, cet article est mauvais et sans intérêt.

    Les entreprises publiques et administrations ne sont pas les seules à vouloir faire payer par des lampistes ses défauts systémiques.

    Bon exemple : les banques. Fabulous Fab, Kerviel, Seralgedin, et même Madoff sont les « bad apples » idéales à présenter aux médias pour faire en sorte, en coulisse, qu’absolument rien ne change.
    On peut dire que c’est un réflexe propre dans toutes les organisations : quand ça marche, chacun veut s’approprier une part du succès => le succès aura plus de chance d’être présenté comme collectif. Quand ça merde, chacun veut se défausser des échecs => l’échec a plus de chances d’être présenté comme individuel.

    L’auteur psychote et met de l’idéologie là où il n’y a que la science basique des organisations. Qu’il lise un poil de Crozier et de Touraine, et revienne parler après.

    • Bonjour ActeurSystème
      La seule différence entre les entreprises publiques et les entreprises privées, c’est que le privé doit se corriger , sinon c’est la faillite.
      Quant aux banques les libéraux sont pour une mise en faillite si nécessaire.
      Quant au « Sur le fond, cet article est mauvais et sans intérêt. », il n’était pas nécessaire.

      • C’est cet article entier n’était pas nécessaire, car faux, mauvais et sans intérêt.

        Votre remarque non plus n’était pas nécessaire car hors sujet.

        En effet l’objet de l’article est la réaction d’une organisation mastodonte quand elle produit une grosse connerie (en l’occurrence, la réaction est la désignation publique de coupables). Je dis que les grosses organisations réagissent toutes de la même manière. Prouvez moi que j’ai tort, ou taisez-vous.

        Vous faites comme si l’objet de l’article était les conséquences de ces grosses conneries (c’est à dire sa faillite, revente, ou non) , ce qui est un tout autre sujet.

        • Oui d’accord. L’article était facile et l’auteur s’est jeté dessus.
          Le commentateur aussi… mea culpa !

        • Rebonjour ActeurSysteme
          Vous etes tjs comme cela ou bien?

        • Mon dieu, l’acteur système justement ne semble pas comprendre le système et n’a lu qu’à moitié l’article.
          Ce que relève l’article c’est que dans ces cas, le système ne se réforme pas quand il est soviétiforme.
          Vous voulez des exemples: dans le privé, dans tous les cas, quand il se produit ce genre de chose, un responsable est désigné souvent le PDG(mais c’est totalement accessoire), et l’organisation est revue analysée et corrigée. Les valses de PDG suite aux mauvaises performances boursières sont légions et avec eux de profondes modifications d’organisation des sociétés. Là, un coupable est désigné, et l’organisation ne bougera pas d’un iota, on s’enfoncera même encore plus dans l’erreur idéologique si on parle de rapprochement RFF SNCF, ce qui favorisera encore plus ce genre de nawak.

        • Je dirais même plus, en privé, quand les PDG sont virés, ce n’est pas obligatoirement parce qu’ils sont coupables, c’est simplement que pour les actionnaires , le système d’organisation a besoin d’être repensé et modifié et qu’il vaut mieux une nouvelle personne pour symboliser et insuffler ce renouveau.
          Là, on vire éventuellement Pepy pour justement n’apporter aucun renouveau organisationnel.

        • « Les entreprises publiques et administrations ne sont pas les seules à vouloir faire payer par des lampistes ses défauts systémiques. »
          Ça tombe bien, l’article ne dit pas le contraire.
          Donc avant de venir distribuer vos points, apprenez à lire.

          Quant à Michel Crozier, il dénonce exactement les mêmes processus de responsabilisation dans « Le phénomène bureaucratique ». Avant de jouer le pédant en citant des noms d’auteur à tort et à travers, lisez les et essayez de comprendre ce qu’ils disent, ça vous évitera de passer pour un imbécile.

  • En tant que consultant pour Alsthom, j’ai participé au développement de systèmes informatiques de signalisation ferroviaire. Tous les cheminots que j’ai connus, spécialistes de ces systèmes et plus jeunes que moi, sont maintenant retraités depuis plusieurs années. Leur expérience s’est perdue, leurs remplaçants n’ont probablement pas le 10e de leurs connaissances. C’est la même chose dans tout le ferroviaire français.
    Ainsi, des bourdes pareilles ne m’étonnent pas, merci la CGT.
    Quant à moi, j’ai encore quatre ans à tirer, travaillant pour le privé sans les privilèges du public, ou des régimes spéciaux. Mais mon client actuel ne crache pas sur mes connaissances même si elles datent de 20 ans.

  • Cette « erreur » est connue depuis des années. Ces trains respectent le gabarit normalisé en Europe, fait pour supprimer les marches entre le quai et le train de façon à en faciliter l’accès.
    Depuis des années, les quais des gares sont progressivement mis à ces normes, mais toutes les gares n’ont pas encore été transformées à l’heure où ces nouveaux trains sont livrés.
    Il s’agit là d’un non évènement…

    • Si c’est le cas, ce que je veux bien croire, c’est encore plus affligeant. Il est urgent de mettre les dirigeants de la SNCF au courant de ce fait, et en même temps, de leur extraordinaire incompétence, puisqu’il leur suffisait de donner cette simple explication.

  • C’est l’occasion révée pour G. Pepy de vendre sa réforme, celle qui fera de lui le patron d’une holding à la tête d’un empire international du transport. Et qui finira de flinguer la filière ferroviaire en France, par la même occasion, au profit des transports routiers.

  • L’ erreur des dirigeants sncf est de ne pas avoir communiqué à savoir : que certains quais seront seront adaptés au nouveau matériel
    cela aurait coupé l’ herbe sous la patte du Canard qui d’ une info en a fait un scandale et cela aurait évité a beaucoup de se ridiculiser
    Non ce n’ est pas un article inutile après tout c’ est une histoire de rabotage , de nivellement ! ds la moyenne basse si j’ en juge par certains comm ci dessus mais il semble que la député Rabault gagne normal …….

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

À peine Elon Musk avait-il annoncé que son offre de racheter Twitter pour 44 milliards de dollars avait été acceptée qu’il s’est trouvé nombre d’obligeants commentateurs pour expliquer à quel point la somme était indécente et comment il aurait dû la dépenser s’il était vraiment sérieux et moralement engagé pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Ajoutez à cela son intention d’élargir la liberté d’expression sur le réseau social et la conclusion s’impose d’elle-même : cet homme n’a qu’irrévérence pour les sensibilités légitimes de ses se... Poursuivre la lecture

Par Jean-François Revel. Texte présenté par Damien Theillier

Jean-François Revel prend ici l'exemple concret des trains, en France et en Grande-Bretagne, pour illustrer l'omniprésence de la mentalité antilibérale, qui jaillit comme un cri du cœur en toute occasion, notamment lors d'une catastrophe ferroviaire (Voir aussi la vidéo tout en bas). Cette mentalité persiste à l'encontre de toute l'expérience historique du XXe siècle et même de la pratique actuelle de la quasi-totalité des pays. Comme il l’écrit si joliment :

« L'antil... Poursuivre la lecture

Ce dimanche 10 avril, les Français ont rendez-vous avec les urnes pour élire le prochain président de la République. Un vote sur fond de guerre en Ukraine et de crise covid, même si ce sujet est beaucoup moins abordé dans les médias.

Rappelez-vous, ce n'est pas la première fois que les Français sont appelés à voter en pleine crise sanitaire. En avril 2020, au début de la folie déclenchée par le virus, nous autres citoyens étions toujours libres mais « en même temps » confinés pour notre bien. La veille du scrutin et dans la panique qui... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles