Trains trop larges : à la racine de l’erreur

Publié Par Sylvain Jutteau, le dans Transports

Par Sylvain Jutteau.

quai en travaux

Pourquoi des trains trop larges ? Mais aussi pourquoi tant de retards, pourquoi des accidents si fréquents, pourquoi des grèves à répétition, pourquoi un déficit renfloué par de l’argent public ?

Ces tares sont le produit d’une culture de la « responsabilité collective ». La primauté donnée a priori à la « responsabilité collective » génère en contrepartie une irresponsabilité personnelle. « Rien n’est grave dans mon action, c’est la faute de tous ».

La culture de la responsabilité personnelle et du contrat passé avec le voyageur a certes existé dans les chemins de fer français… mais c’était avant qu’ils ne soient nationalisés en 1937. La nationalisation est alors réalisée pour des motifs d’idolâtrie d’une doctrine, et non pour des motifs de service aux voyageurs.

En effet, le gouvernement qui nationalise les chemins de fer est le « Front Populaire » issu des élections législatives d’avril et mai 1936. Le gouvernement de Front Populaire rassemble les radicaux socialistes, la SFIO (prédécesseur du Parti Socialiste actuel), et est soutenu par le Parti Communiste. Ils détestent la société du contrat et de la responsabilité personnelle. Ils glorifient la société de la contrainte  et de la responsabilité collective. C’est leur idéologie. On en connait mieux maintenant le coût économique et humain.

Aujourd’hui, pour le cas des trains qui sont trop larges (ou des quais trop étroits, au choix…) l' »entreprise » publique survivante de cette époque du Front Populaire, reconnait le couac : « Il y a eu un couac sur cette affaire. Cependant, il n’y a aucune conséquence sur le déploiement des Regiolis et des Regio 2N. Le calendrier des travaux, organisé depuis fin 2013, correspond au calendrier de livraison des nouvelles rames dans les régions : 300 quais ont déjà été traités à ce jour, 600 le seront à la fin 2014. Et 1 300 à l’horizon 2016. »

Ce mode de traitement de l’information est habile. D’ailleurs, cette pantalonnade des « trains trop larges » est déjà retournée en argument pour renforcer le projet en cours de reconstituer la SNCF rassemblant RFF (Réseau Ferré de France) et la gestion du matériel roulant. Ils s’autorisent toutes les fourberies. La survie du bastion idéologique est en jeu.

Enfin, autre conséquence de la culture d’irresponsabilité, notons que l’agence européenne de la sécurité ferroviaire montre que le chemin de fer français est plus accidentogène que, par exemple, le chemin de fer britannique, où la culture de la responsabilité personnelle l’emporte sur la culture de l’irresponsabilité généralisée.

Mais, à l’inverse,  la presse subventionnée a réussi à façonner les esprits pour faire croire que les chemins de fer britanniques ont plus d’accidents ! Là aussi, réussite diabolique de la propagande…

Il faut bien reconnaître en effet la puissance d’une propagande plus forte que les faits. Et pourtant, en 1990, par exemple, pour faire une longue distance en avion vous auriez préféré que votre chère maman prenne Aeroflot, la compagnie de la Russie communiste, ou bien British Airways ? Culture de la responsabilité collective, ou culture de la responsabilité personnelle ?

Nous avons en France en matière de chemin de fer un exemple du principe développé par Willy Munzenberg, le théoricien de la propagande socialiste : « En matière de communication vers les masses, le mensonge est égal à la vérité ».

Pour lutter contre les fruits de cette propagande, et revenir à une organisation saine et équilibrée, dépolluée d’idéologie, apprenons à nous informer par nous-même en recoupant les sources, et apprenons à autrui à le faire. Le mensonge a des jambes courtes, la vérité le rattrapera. Cultivons-en l’espoir.

  1. Et, bien entendu, les usagers n’auront pas à payer, le coût des travaux sera compensé par une pluie d’euros mêlés de pétales de roses d’ores et déjà annoncée par Météofrance.

  2. mam'selle Scarlett

    Très bel article. Convaincant.

  3. C’est le train train qui est cause de tout, peu de voies s’élèvent pour dénoncer le déraillement. Face aux critiques les cheminots vont faire grève sans crier gare !

    1. Oh très joliment dit 😉
      Ayant tjs un train de retard pour comprendre les erreurs d’aiguillage du gouvernement, je ne sais que dire de plus que: bien cet article!

      1. Afin de protéger nos arrières-trains j’ai prié toute la nuit leur Saint patron, Léo Ferré.

  4. Les français sont, je le pense, en majorité pervertis par l’idéologie socialiste.
    La responsabilité personnelle, c’est super mais pour les autres.

    A force de toujours vouloir protéger le soi-disant faible contre le soi-disant fort, tout le monde ou presque se sent plus à l’aise dans le rôle de l’irresponsable. Le piéton pense que c’est à l’automobiliste de faire attention alors que la logique voudrait que le piéton se rende compte qu’il ne peut lutter contre 2 tonnes de bonne féraille et que personne d’autres que lui-même ne peut mieux assurer sa sécurité. Pareil pour les femmes dans leurs rapports sexuels avec les hommes qui eux n’ont pas à s’inquiéter de tomber enceint. Pareil pour les employés qui attendent tout du patron comme s’il était responsable de leur vie professionnelle pour l’éternité.

    1 homme (femme) = 1 vote = 1 responsabilité

    Le socialisme, c’est l’infantilisation des masses. Quand les parents font une bêtise (jouent la paie aux courses) les enfants sont impactés, même si eux ne sont en rien responsables. Quand l’Etat au travers de ses représentants prend une mauvaise décision, les citoyens sont impactés. Il est temps que chacun demande son émancipation et ne soit responsable que de lui-même.

    1. « Le piéton pense que c’est à l’automobiliste de faire attention » : l’histoire est ancienne. Je crois me souvenir qu’elle remonte aux années 80 (à vérifier) lorsqu’une loi a imposé la responsabilité totale par principe de l’automobiliste lors d’un accrochage avec un piéton, quelles que soient les circonstances. On ne compte plus les piétons morts à cause de cette ignominie légale.

      1. Mes parents m’ont toujours dit « c’est peut être l’automobiliste qui est responsable, mais c’est toi qui est mort. »

        Du coup même si c’est pas ta faute tu fais gaffe, parce que non responsabilité ça ne veut pas dire absence de conséquence.

        1. Bénissez vos parents pour les judicieux conseils qu’ils vous ont prodigués ! Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. On observe trop souvent ces piétons inconscients encouragés dans leur attitude par la loi ignoble. Le pire je crois, ce sont ces femmes qui propulsent leurs poussettes garnies de bambins sous les roues des voitures, mais jamais elles-mêmes bien sûr !

          1. Je ne suis pas sûr de comprendre, ça sous entend que quelqu’un ferait volontairement en sorte de risquer de mourir/blessé/handicapé parce qu’un loi dirait qu’il n’est pas responsable ?

            1. Oui Bobjack, tu ne comprends pas.

            2. @Bobjack
              Le problème est mal posé et surtout mal interprété. Ce sont des lois qui incitent les imbéciles à avoir un certain comportement, connu sous le terme « aléa moral » – Cavaignac utilise la poussette pour démontrer ce comportement imbécile.

              1. Je comprends bien cela, mais je trouve que cette situation n’est pas un bon exemple puisque l’individu à quelque chose d’important à perdre peu importe la responsabilité, il a encore un instinct d’autopreservation.
                Si on parlait de deux voitures ont pourrait toujours miser sur la non connaissance des lois de la physique qui en gros disent que ce n’est pas parce que t’es dans une caisse de métal que ca ne fera pas mal.
                Alors penser que les pietons prendrait des risques au delà de leurs instinct me semble étrange étant donné qu’ils sont exposés avec leur corps.

                1. Bobjack : « puisque l’individu à quelque chose d’important à perdre »

                  Encore faut-il qu’il s’en rende compte, en accidentologie aérienne on appelle cela le facteur humain.
                  La maman qui pousse sont enfant sous les roues d’une voiture a complètement oublié ou jamais su qu’en face elle avait un aléa humain; personne fatiguée, myope, mal formée, énervée, bourrée et que la loi ne la protège absolument pas de ça.

                  Pour elle n’existe que son « droit absolu de maman », elle n’a pas assez conscience du risque.

                  1. Facteur humain et organisationnel, car dissocier l’individu du contexte, c’est pas glop en matière de sécurité.
                    Dans l’exemple de la poussette, c’est peut être la mère qui est (au choix : fatiguée, stressée, myope et peut-être bourrée ou camée) et le conducteur, tranquille, se retrouve d’un coup avec la poussette, le/la gosse et la mère à l’intérieur de sa distance de freinage et la merde à gérer.
                    En matière aéronautique, il y a deux enquêtes : la technique (recherche des causes) et la juridique ( recherche des responsabilités).

                2. « Alors penser que les pietons prendrait des risques au delà de leurs instinct me semble étrange étant donné qu’ils sont exposés avec leur corps. »

                  Cette remarque est également valable pour les innombrables bicyclettes qui font absolument n’importe quoi en ville….

                  Il faut prendre non seulement le risque lui-même mais aussi la perception du risque!

                  1. Je suis d’accord mais je doutes que la perception du risque ait a voir avec cette loi, on peut difficilement perdre plus du côté piéton.

                    La mentalité anti voiture et la jalousie me semble une meilleure explication dans ce cas de figure, ils les voient comme des « choses » de seconde classe. Le manque de contact visuel avec le conducteur déshumanise la voiture également, les piétons peuvent la voir comme hostile.

                    Je confirme que dans la province ou je vis que les cyclistes sont aussi imprudent et parfois désagréable. Être dans une zone de 90 et rouler ailleurs que sur l’accotement obligeant les voitures derrière à passer rapidement de 90 à 10 km/h c’est vouloir se sucidier.

                    1. Rhaaaa m’en parle pas, et quand ils fond ça ces enflures de cyclistes (qui roulent à une vitesse inversement proportionnelle à la distance les séparant d’une pharmacie) tu peux être certain qu’au moment de les dépasser, il y a une bagnole qui arrivent en face ; meme sur les routes très peu fréquentées.

                      Je regrette l’époque où je roulais au mazout, j’avais une R21 turbo D, à chaque fois qu’il y en avait qui roulaient de front et ne se serraient pas (histoire de clairement faire chier les bagnoles, de surcroit quand il y a une piste cyclable à coté), je doublais, me calais devant et tapait un rupteur sauvage.

                      Je ne peux pas décrire l’ampleur et la ténacité du nuage noir qui sortait de mon pot tonitruant. Et au cas où je tombe en panne suite à ces rupteurs répétés et insistant (elle avait 430000km quand meme) j’avais une batte en acier pour me protéger des représailles et avoir l’occasion de ruiner complétement un troupeau de cycliste et leurs vélos.

                    2. Bobjack: « La mentalité anti voiture et la jalousie »

                      Quand j’étais cycliste et jeune un type m’a pourchassé en voiture tentant de me renverser avec 1.5 tonne de métal. D’accord j’avais passé tranquilles le feu rouge du carrefour *vide* comme tous les matins, mais c’est un bon exemple de type qui ne sait plus du tout ou il est et ce qu’il fait.

                      J’ai vu une autre fois une poursuite de voiture contre cycliste, l’automobiliste montait carrément sur les trottoirs et grillait les feux rouge. Des pauvres types il y en a partout.

                      Sinon, j’ai croisé des dizaines de milliers d’usagers de la route parfaitement courtois et attentifs.

                    3. Hum je penses que ça porte un nom, un psychopathe 😀
                      Bon c’est évident, souvent on se plaint des automobilistes car ont se souvient seulement des pires. On rencontre des milliers de voitures dans une journées mais ont se souvient davantage des 2 ou 3 qui ont fait une gaffe ou qui ont des comportements anti-courtois que l’on a croisé dans les 3 derniers mois (c’est dans la nature humaine).
                      Mais dans tous les cas, sans vouloir me lancer dans une diatribe, les cyclistes sont très très surreprésenté dans les comportements inconscients. Pas toujours par mauvaise foi, mais souvent ils ne semblent pas conscient des conséquences et des risques qu’ils prennent. Un coup de klaxon à un cycliste qui passe sans regarder donne droit à un finger en général.
                      J’aime bien le concept du « Shared space » (il y a des articles ici qui en parlent), ça permetterais peut-être de rétablir un peu de courtoisie et de satisfaire plus de gens.

        2. si tu m’écrase , je porte plainte …

    2. @ abitbol le 22 mai 2014

       » Quand les parents font une bêtise (jouent la paie aux courses) les enfants sont impactés, »

      >>> Vous avez oublié d’enfoncer une autre porte ouverte:

      « Quand les parents boivent, les enfants trinquent »…….

  5. je n’en peux plus de voir cette racaille irresponsable claquer le fric des gens qui produisent des richesses.

    les journaux publient ce genre d’information outrageantes à longueur de journée et pourtant personne ne daigne lever le petit doigt pour dire la réalité : la qualité des services publics sera toujours plus médiocre que la qualité rendue par le secteur privé.

    A croire que les gens aiment qu’on se foutent d’eux ouvertement.

  6. Comment voulez-vous qu’Alstom s’en sorte, s’il fait des bêtises au point de respecter le cahier des charges de la SNCF ?

  7. Que ce soit dans le public ou le privé la performance collective d’une organisation repose sur des méthodes éprouvées ( ISO 9001 ou autre). En conséquence on peut avoir des organisations publiques performantes et des organisations privées médiocres.Il faudrait savoir si il existe au niveau de la SNCF un véritable programme d’amélioration de la qualité piloté par la Direction.La recherche de responsabilité individuelle n’est pas toujours pertinente ( stratégie du bouc émissaire ) car souvent les choses sont liées et le problème vint d’un processus ( qui fait quoi pour qui quand et comment…) mal maîtrisé. Plus les organisations sont complexes et plus les processus transversaux doivent être décrits. Par ailleurs, il me semble que toute cette histoire est montée de toute pièce pour justifier un rapprochement SNCF/RFF , alors que bien évidemment ceci n’est absolument pas nécessaire pour faire un travail de qualité ( l’interaction avec les sous traitants, fournisseurs, partenaires…) devant être totalement maîtrisée.

    1. on ne peut pas faire comme si la nature des parties prenantes ne comptait pas.
      Une organisaton collectivisée n’a que des parties prenantes désintéressées et irresponsables (puisque le cout des mauvaises décisions n’est pas supporté par ces personnes) tandis qu’une organisation privée fera supporter ces erreurs et couts imprévus à ses actionnaires.

      l’erreur est humaine, c’est évident. En revanche, nier le fait que chacun doive les assumer est la pire inconséquence qu’une société humaine puisse faire (comme la société française par exemple)

      1. @ Frd le 22 mai 2014

        « Une organisaton collectivisée n’a que des parties prenantes désintéressées et irresponsables … »

        >>> C’est quand même triste de constater que plus de 70 ans de socialo-communisme trotsko-marxiste-léniniste n’ont strictement pas servi d’exemple et que la même mentalité et les mêmes méthodes et pratiques prévalent encore largement de nos jours et que le système est encore défendu par certains escrocs politico-médiatico-pédago-culturo-etc…. .

    2. J’au eu fait de la sous-traitance pour la SNCF. Dans mon cas particulier, j’avais trouvé que quand 3 entités gèrent une sous-entité sans coordination au lieu de laisser la sous-entité se gérer toute-seule, cela donne un résultat un peu spécial. Mais bon ! Je ne sais pas ce qu’en dit la norme ISO 9001, et le problème est peut être différent dans le cas présent …

    3. Une Certification ISO 9001 n’a jamais signifié que vous travaillez bien ; elle atteste simplement que vous avez mis en place des procédures que vous respectez depuis le bureau d’études jusqu’au SAV.
      C’est aussi une autre manière de se déresponsabiliser en se cachant derrière des montagnes de paperasses.

    4. @visor, L’ISO 9001 est une simple trame, issue du monde anglo-saxon basé sur le contrat.
      Elle commence d’ailleurs par le terme « engagement de la direction ». Pas gagné dans le secteur public.
      Donc une boite certifiée ISO, c’est bien pour médiatiser, beau papier d’attestation.
      Mais deux points à vérifier avant de croire au père noël :
      – première certification ou suivante(s)
      – et surtout sur quel périmètre ?

    5. Les organisations tendent à se corrompre, des gens prennent des mauvais plis qui deviennent chose normale, les méthodes ne changent pas puisque le besoin ne s’en fait pas sentir assez rapidement ou encore les solutions ne sont pas trouvées même en toute bonne fois.
      Mais à un moment ou à un autre, le marché viendra corriger le problème car quelqu’un trouvera un moyen plus efficace ou mieux adapté ou moins couteux et la mauvaise organisation est remplacée ou forcée de se renouveler.

      Dans le publique, ça n’arrive que rarement et même si ça arrive en absence de compétition il n’y a aucun moyen de savoir si le fonctionnement est optimal.

      C’est pas une question de jugement, bien, ou mal, même RIM s’est assit sur son derrière pendant des années jusqu’à être supplanté par des produits Apple/Android. Ils étaient les meilleurs, mais ils n’ont pas su continuer à l’être …

  8. Source: http://transportrail.canalblog.com/tag/R%C3%A9giolis
    Apparemment, la SNCF aurait commandé des trains au gabarit standard alors que les quais ne l’étaient pas… il n’est donc pas illogique d’avoir à adapter les quais et non les trains.
    En effet, il faut prendre prendre en compte ces standards si l’on souhaite une réelle ouverture à la concurrence et un passage de trains d’autres opérateurs sur l’infrastructure existante.
    Plus d’infos: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabarit_ferroviaire

    La question à poser serait plutôt de savoir si tout est mis en œuvre pour avoir réellement des infrastructures standards et éviter ainsi un monopole de fait car seule la SNCF aurait les trains adaptés pour desservir certaines gares (un peu comme certains métros à leur origine ^^)

  9. Très juste, comme souvent. Merci Sylvain.
    J’explique depuis très longtemps que, contrairement à l’idée véhiculée par la télévision (surtout), le rail français tuait plus que le rail britannique, depuis la privatisation au Royaume-Uni.
    On n’a pas progressé depuis et nos TGV sont de vieux trucs très bruyants, inconfortables, branlants, pas à l’heure (comparer avec le rail japonais: 10 fois moins de cheminots, 10 fois plus de voyageurs, à la louche, et comptant le retard moyen en quelques secondes…). Pourtant, les Français en sont si fiers. Comme les Soviétiques étaient encore fiers de Soyouz, en 1990.
    Nous sommes dans une société soviétique, sans le savoir. Certes moins soviétique que l’URSS, mais aussi moins patriotique et moins morale, donc l’un compense l’autre…

    1. Déjà, comparons un bon vieux corail et une voiture TGV, il y a une différence évidente d’aménagement : les emplacements pour grosses valises dans un TGV sont ridiculement petits. A l’évidence, les voitures TGV ont été conçues plus comme un train de banlieue que comme un train grande ligne. Evidemment, le faible nombre et l’étroitesse des portes du TGV indique que le TGV est conçu comme le contraire d’un train de banlieue!

      Quand il y a beaucoup de monde dans une gare, l’entrée des passagers provoque des bousculades parce que les passagers n’ont pas la garantie absolue que le train attendra patiemment que tout le monde soit rentré, ce qui ne provoquera jamais un retard significatif. Comme dans le métro, d’ailleurs (notamment sur la ligne 10 à Paris) : le mépris du conducteur provoque l’incivisme des passagers.

      L’intérêt du train par rapport à l’avion était d’avoir les gares au cœur des villes, mais les tracés TGV placent les gares TGV loin des centres villes.

      Le TGV est plutôt cher mais pas du tout classe. Peut-on au moins avoir toujours de l’eau aux toilettes, et des essuie-mains, ou est-ce trop demander?

      En fait le SNCF n’arrive pas à se positionner.

  10. bon article, à partager

  11. Compte-tenu des gaspillages d’argent public que ce couac va entrainer chez la SNCF ou chez RFF, un Gouvernement digne de ce nom devrait licencier les PDG de ces deux entités. A défaut le Parlement devrait l’exiger au nom des contribuables !

    1. l’idée est bonne, dans le privé, un cadre qui ferait pareille bourde serait remercié (ou on lui ferait comprendre qu’il faut qu’il se casse).

  12. « Il n’y a pas de trains trop larges, il n’y a que des voies trop serrées » (Rocco Siffredi, chef de projet SNCF)

    1. « Il n’y a pas de trains trop larges, »
      ————————–
      Rectification, Monsieur Siffredi, il avait dit : « il n’y a pas d’arrière-train trop large, »

  13. L’analyse comme l’information est fausse. La mise au norme des quais était prévue.

    http://blog.sylvainbouard.fr/2014/05/21/ter-au-mauvais-gabarit-une-info-trop-large/

    1. « La mise au norme des quais était prévue. »

      >>> Ah! Ouf!! Enfin! Nous voilà rassurés! Monsieur Pépy et consorts vont pouvoir continuer tranquillement leur « petit » business lucratif (pour eux, pas pour la sncf hélas)

  14. Règle #1 — Toute réussite est collective.
    Règle #2 — Tout échec est individuel.
    En conséquence de quoi, lorsque l’on bosse pour le Léviathan, il est inutile de chercher à « bien faire son job » — de toute manière, vous n’en tirerez aucun laurier et pas un centime — mais il est vital de protéger ses arrières — si quelque chose plante, on cherchera à vous faire porter le chapeau. Pepy va devoir jouer serré, très serré.

    1. Règle #1 — Toute réussite est collective.
      Règle #2 — Tout échec est individuel.

      Signé: Marx, Lénine, Staline, Mélanchon, Artaud, & Co.

  15. Bonjour,
    Concernant la nationalisation des chemins de fer en France et la création de la sncf en 1937-1938, elle résulte entre autres de l’importante dette et de la situation déficitaire de nombre d’entreprises ferroviaires et du manque de dynamisme du réseau qui en découlait. Il me semble que ce service public a fonctionné pendant plusieurs décennies plus bien. Il est vrai que depuis 10-15 ans, la situation se dégrade : suppression de dessertes, retards, annulations se banalisent dangereusement. Pour quelles raisons ? La création de RFF a entraîné une gestion à deux têtes du transport ferroviaires et des situations bureaucratiques complexes comme seul le néolibéralisme peut en créer au nom de la sacro-sainte concurrence libre et non faussée (interdit de rire !). Le changement de profils des cadres a également eu un impact : on a remplacé des ingénieurs, des techniciens, souvent qui avaient grimpé les échelons de l’entreprise par des diplômés d’école de commerce à l’approche complètement différente , l’obsession de la réduction des coûts. Réduire les coûts est une très bonne chose à condition que cela se fasse à service égal ! Or, on a réduit les coûts sur l’entretien des voies et des machines (fréquence des vérifications, des contrôles, plus faible, on attend que ça casse au lieu de remplacer avant, non-remplacement du matériel, par exemple), sur le personnel (il faut savoir qu’un conducteur de TER n’a plus le droit de conduire un intercité et réiproquement même s’il manque le conducteur attitré!) Concernant l’affaire révélée par le Canard Enchaîné, il semble qu’elle soit justement due à cette situation absurde de double direction (RFF et SNCF) : RFF devait rénover les quais qui posent problème mais ne l’a pas fait dans les temps. C’est aussi simple que ça mais produit du ridicule et du grotesque.
    Cordialement.

    1. Faux ! RFF a été créé sous pression de la commission européenne qui a comme dogme la concurrence libre et non faussée (interdit de rire). Il fallait donc séparer les activités concernant l’infrastructure des activités concernant le transport tout comme pour ERDF et EDF. Etant donné que je suis un usager de la SNCF depuis très longtemps, je sais de quoi je parle, contrairement à vous qui vivez dans l’aveuglement. Vous ne fumez sans doute rien mais il faudrait enlever vos oeillières !
      Cordialement !

      1. L’Union européenne est un mélange ordo-libéral :

        Le Traité de Lisbonne, tout comme la Constitution européenne qu’il a vocation de remplacer, instaure l’ « économie sociale de marché » comme un des objectifs principaux de l’Union européenne : « Elle (L’Union) œuvre pour […] une économie sociale de marché hautement compétitive […] »

        Néoclassique pour « la concurrence libre et non faussée »

        Technocratique, constructiviste pour l’euro, la PAC, le MES, etc.

        Ce n’est pas vraiment libéral à la Friedman à la Bastiat tout ça… après c’est sûr qu’elle « impose » une politique économique globalement plus libérale à la France, mais ce n’est pas très dur en même temps.

        Et d’ailleurs par exemple quand elle « impose » à l’État français de casser le monopole de la sécu, les politiciens Français approuvent dans un premier temps à Bruxelles, ensuite trainent les pieds à transposer dans le droit national, et finalement blâment l’UE, c’est pratique politiquement.

        J’ai surtout l’impression qu’ainsi l’UE galvaude ce qu’est le libéralisme aux yeux des Français.
        Elle ferait mieux de ne plus être, comme ça une majorité de Français et d’hommes politiques n’auraient plus de boucs émissaires commodes et devraient ainsi assumer les conséquences de leurs choix.

    2. j’ajoute que voyageant avec des personnes qui voyagent elles-mêmes depuis de nombreuses années, la détérioration du service est visible également par elles ! Informez-vous ! Vous pouvez même demander aux agents SNCF qui utilisent le train pour se rendre à leur travail, ils vous diront la même chose !

      1. Pourquoi ❓ Les impôts sont pas assez élevés ❓

        1. lisez ce que j »ai écrit précédemment, j’explique les causes ou plutôt une partie des causes.

          1. Et si les utilisateurs payaient plus de leur poche, l’entreprise publique de transport aurait plus de moyens, non ❓
            Vous n’avez rien expliqué du tout.

      2. Je travaille dans la banque. Si je discute avec des personnes plus anciennes que moi, elles me diront que « c’était mieux avant ».
        Mon père disait ça aussi dans son entreprise (une brasserie).
        Des amis dans d’autres secteurs disent aussi la même chose…

        Et si, au lieu de pleurer sur un supposé âge d’or qui aurait eu lieu avant quand tout le monde était heureux (au point de lancer des grèves qui ont paralysé le pays pendant 1 mois en 68) on réfléchissait à un moyen de se sortir les doigts du … pour créer le prochain…?

        1. Si vous demandez à l’usager ou au client, il vous répond la même chose. Mais alors, toutes ces coûteuses améliorations qui ont permis à certains de gravir la hiérarchie à coups de projets impressionnants n’auraient servi à rien ?

          Quant à 68, c’étaient des grèves pour profiter plus d’améliorations constantes, en 68 tout le monde trouvait que tout était mieux qu’avant, sauf la paie qui ne l’était pas assez. Et devinez comment ils ont résolu le problème.! Ils se sont attaqués à la racine du mal, le progrès tentateur qui incitait à demander plus.

    3. Euh, ben, c’est quoi le néolibéralisme ❓
      Moi je sais ce qu’est le néosocialisme :mrgreen:

      1. j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur d’autres articles, je vous ferai un copier/coller si vous voulez, mais dans le cas qui nous intéresse, c’est la politique qui mène à ce qu’on nomme la libéralisation, la fin des monopôles publics au nom de la concurrence « libre et non faussée » (interdit de rire) qui serait toujours plus efficace.

        1. Si vous voulez critiquer le libéralisme, pas besoin de l’affubler de néo, d’ultra ou je ne sais quoi d’autres.

          Les libéraux ne sont pas obnubilés par la concurrence pure et parfaite, (qui est d’ailleurs un concept néoclassique) le libéralisme découle à la base du droit, pas de l’économie.

          « La concurrence (pour les libéraux) n’est pas une fin en soi, pas même un moyen, c’est seulement quelque chose qui peut (ou non) se produire dans un marché libre :

          L’idée d’une concurrence libre rendue obligatoire par la loi est une grotesque contradiction dans les termes. Elle signifie : forcer les gens à être libres à la pointe du fusil. (Ayn Rand)

          Par exemple, un monopole de fait n’est pas mauvais en soi si tout le monde en est satisfait et si rien n’empêche légalement des concurrents d’apparaître.

          Ce sont des économistes utilitaristes inspirés par les néo-classiques et au service des gouvernants qui ont dévoyé les conceptions en considérant la concurrence comme une fin en soi, et qu’il faut donc mettre en place au besoin par la force. Paradoxalement, avec ces gens, les atteintes à la concurrence, créées exclusivement par l’action de l’État, justifient de nouvelles interventions de l’État pour y mettre fin. Il y a une sorte d’effet boule de neige justifiant toujours plus d’intervention de l’État. »

          http://www.wikiberal.org/wiki/Concurrence#La_concurrence_forc.C3.A9e_n.27a_pas_de_sens

          1. L’exemple le plus manifeste de cette grotesque vénération de la concurrence entre plusieurs fournisseurs est le programme de « libéralisation » autoritaire du marché de l’électricité : comme l’opérateur historique français fournit sans tricherie (pas de subvention directe, indirecte, cachée, furtive, rien) du courant pour moins cher que ce que peuvent faire ses concurrents actuellement (en raison des choix d’investissement passés), les idéologues de la concurrence demandent l’augmentation des tarifs réglementés pour favorisés la concurrence. (La production d’électricité est un des rares domaines où l’Etat a pris des décisions raisonnables, probablement par effacement des « politiques », le pouvoir des ingénieurs, et le fait que produire de l’énergie est un problème facile à formuler.)

            Les investissement anciens de la SNCF, au contraire de ceux d’EDF, ont produit une montagne de dettes, ainsi qu’un réseau hétérogène (notamment sur le niveau de quais), et un service d’une qualité très souvent déplorable (sur tous les plans, et les impondérables météo ou autre n’excusent pas tout).

            Il ne semble pas que la « régionalisation » des transports soit de nature à améliorer les choses.

            1. bonjour
              Un bel exemple a été aussi l’obligation de mettre une concurrence dans les renseignements téléphoniques, avec une complexification et une augmentation des coûts, tout cela par dogmatisme de la concurrence.

        2. le néonsocialisme, c’est quand on met un néon sous une ligne THT, et que cela fait tout sauter :mrgreen:
          On a un joli trou noir 🙂

          1. il y a aussi des  » cafards néon « 

    4. Le néo-libéralisme est spécifique à la senesefeu?

      Comment font les autres?

      1. oh non on le trouve un peu partout dans l’économie ce qui explique d’ailleurs pourquoi la France va si mal !

        1. Tellement présente qu’une dose homéopathique passe pour du concentré à côté.
          En supposant que ce soit libéralisme car neoliberalisme n’existe pas, ils ont juste foutu neo devant parce que ca fait penser à néo nazi. Ne pas oublier ultraliberal, gigaliberal, monster-ultra-giga-armaghedon-liberalisme-de-la-mort-qui-tue-des-chatons.

        2. Un pays où les dépenses de l’Etat représentent près des 2/3 du PIB est effectivement un pays menacé gravement par le néo-ultra-méchant libéralisme… Mais que ne faut-il pas lire ?

          1. Quand il ne restera plus qu’une seule liberté dans un pays économiquement dévasté par le dirigisme et l’interventionnisme Lionel sera formel: Le pays va mal à cause de cette seule liberté. :mrgreen:

            Sans déconner, avec 10’000 lois et 127’000 décrets et 60% du pays sous contrôle étatique c’est carrément le néo-turbo-libéralisme, avec 100’000 lois et un demi million de décrets tout irait déjà mieux.

        3. La france va si mal à cause du turbonéosocialisme :mrgreen:

  16. J’ai pris le TGV deux fois ces dix dernieres annees pour venir en vacances en France. La premiere fois des delinquants embarques m’ont taxe une bouteille de parfum imprudement abandonnee dans une valise. La deuxieme fois grace a de jolies greves annoncees j’ai eu le plaisir de devoir m’organiser pour partir 48 heures en avance pour prendre le ferry du retour a Roscoff. Depuis je ne prends plus le TGV. Je prends l’avion que pourtant je deteste. J’ai le bien fol espoir qu’un responsable de la SNCF lise ce commentaire et prenne bonne note…

    1. Euh, bon, « faut pas rêver » sur FR3, au figuré et au réel, et restez à la maison…
      Vous laisserez les grévistes faire la grève :mrgreen:
      Vous pourrez même les voir à la TV, mais ça, c’est facultatif!
      C’est pas génial comme idée ?

    2. les délinquents voyagent presque gratos voire gratos sur certaines lignes…faut composer avec, ils n’ont pas les memes valeurs que nous, mais partagent le meme espace de vie.

  17. MichelC. Comme j’habite hors de l’adorable republique nationale socialiste depuis 1988 je ne connaissait pas « faut pas rever » sur FR3. Desireux de m’informer sur cette emission, je pose la question a Google et la, joyeuse coincidence , ce qui sort par erreur (de ma part sans aucun doute, j’ai du emmeler mes pinceaux, puisque c’est ce qui constitue la page GOOGLE du jour de toute facon) est intitule, je ne plaisante pas: EUROPEAN PARLEMENT ELECTIONS !

    L’ordure. C’est pour ca que j’evite toujours depuis de prendre les transports en commun. Je voyage en avion et je loue une auto. Au feux rouges je reste toujours loin derriere la voiture qui me precede. Si on veut m’attaquer alors moi aussi je suis arme. Une voiture bien lancee pese plus lourd qu’un canif et j’ai l’accelerateur aussi rapide qu’une gachette…

  18. On ne parle que des trains qui n’arrivent pas à l’heure.

    Ceci dit pour plus d’infos « Les décision absurdes 2 » de Christian Morel vient de sortir.

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