Delirium carbonum et energicum

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Avec le GIEC, la science est dévoyée et son éthique la plus élémentaire foulée aux pieds.

Par Jean-Pierre Bardinet.

bv000034 climatDepuis plusieurs dizaines d’années, le GIEC, satellite du Grand Machin Onusien (GMO), publie des rapports sur le réchauffement climatique. Dans ses statuts, rédigés par l’UNEP (United Nations Environment Program), autre satellite du GMO, il est demandé au GIEC de travailler sur le « Réchauffement Climatique Anthropique » (RCA) : « Évaluer sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. » Donc, avant même que le GIEC n’ait commencé ses travaux, on lui impose la solution : il y a réchauffement et il est anthropique.

Donc, mécaniquement, les dirigeants du GIEC vont tout faire pour justifier cette solution, et ils ont toujours soigneusement écarté ou minimisé les observations gênantes, et n’ont pas hésité à utiliser de la science fausse, comme, par exemple :

  • le modèle obsolète d’effet de serre d’Arrhénius, réfuté par les physiciens de son époque, et que le GIEC a fort opportunément sorti de son chapeau,
  • inventer un nouveau processus physique, le forçage radiatif avec rétroaction, qui a la propriété étonnante de violer la seconde loi de la thermodynamique,
  • ou encore de postuler que la durée de vie du CO2 « anthropique » est de plus de 100 ans, alors qu’il est établi que, chaque année, un cinquième du CO2 de l’air est absorbé par la biosphère (végétation et océans) et renouvelé par dégazage des océans et des sols. L’hypothèse que le CO2 « anthropique » aurait la propriété de rester dans l’atmosphère plus de 100 ans, car il serait « marqué » comme étant différent du CO2 d’origine naturelle, et donc devrait avoir un comportement spécifique (« exception » du CO2…), est totalement loufoque.

Le Groupe 1 (WG1), chargé de la partie scientifique, fait la synthèse des publications parues dans les revues scientifiques à comité de lecture. Le Groupe 2 (WG2) s’attache à identifier les conséquences du RCA, et le Groupe 3 (WG3) s’occupe des politiques d’adaptation et d’atténuation du terrible RCA. Le GIEC n’est donc pas un organisme scientifique, mais un Machin chargé de justifier une idéologie onusienne radicale.

Une fois que le rapport scientifique est rédigé (compilation de nombre de publications judicieusement sélectionnées), le résumé pour les décideurs (SPM) est préparé entre les dirigeants du GIEC et les représentants des gouvernements. Il est négocié mot par mot, à la virgule près, selon les bonnes habitudes du GMO. De ce fait, le SPM gomme toutes les nuances, toutes les interrogations, tous les aveux de méconnaissance que l’on peut trouver dans le rapport scientifique. Puis, il est publié et présenté en grande pompe aux États, aux institutions internationales, et aux médias du monde entier pour qu’ils relayent la Sainte Parole « GIECquienne » aux peuples de toute la planète.

Après ce faste clinquant et fort onéreux, les scientifiques sont priés de mettre le rapport scientifique en conformité avec le SPM, qui a force de Loi Divine, et leur rapport ainsi remis dans la Ligne du Parti est publié plusieurs mois après le SPM. Jamais la science n’avait été ainsi dévoyée (sauf avec le lyssenkisme, cousin soviétique proche du dogme du RCA) et jamais son éthique la plus élémentaire n’avait été ainsi foulée aux pieds.

C’est ainsi que la propagande en faveur des thèses du GIEC est omniprésente, particulièrement en France, et que les médias, ayant perdu toute éthique professionnelle, font preuve d’un soutien inconditionnel au dogme du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique). Les thèses du GIEC permettent ainsi de justifier les plans climat-énergie qui fleurissent comme pâquerettes au printemps dans les pays de l’UE (et tout particulièrement au Pays des Lumières – il fut un temps-, dans toutes les communes et collectivités territoriales, conséquence dramatique de notre absurde Grenelle de l’Environnement…) et qui ont pour conséquence le développement inconsidéré des EnR, qui sont la pire des transitions énergétiques. Et toutes les politiques de l’UE (plans climat-énergie, taxes carbone, règlementations contraignantes, agrocarburants …) nous mènent à la ruine, pour des prunes.

En effet, supposons très très très hardiment que les thèses du GIEC soient exactes. L’UE prévoit de réduire de 20% nos émissions de CO2 pour 2020, afin de sauver la Planète (on se demande bien de quoi, mais sûrement pas de la bêtise ni du dogmatisme…). La part de CO2 anthropique mesurée dans l’atmosphère, caractérisée par sa signature isotopique, est faible : 6% de 396 ppm, soit 23 ppm. La fraction d’origine européenne est de 11%, soit 11% de 6%=0,66 %. La réduire de 20% la fera donc passer de 0,66% à 0,53% en 2020. Et cela conduirait à un impact (selon le GIEC) de 0,1%, donc une limitation du réchauffement de 0,001 à 0,006°C. Non mesurable. Source : L’innocence carbone, de François Gervais, physicien spécialiste en thermodynamique et thermographie infrarouge, et « expert reviewer » du GIEC.

Dépenser des centaines de milliards d’euros (1000 milliards d’euros pour l’Allemagne) et plumer les citoyens et les entreprises pour un si piètre résultat est complètement absurde, et tout ce délire mènera l’UE à sa ruine…

Faire pire, ce n’est pas possible.