Pesticides : l’« étude » EXPPERT est-elle sérieuse ?

Une étude tout sauf scientifique sur les pesticides fait la une. Y a-t-il quelque chose de sérieux derrière ?

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Pesticides : l’« étude » EXPPERT est-elle sérieuse ?

Publié le 10 mai 2014
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Par Thierry Levent.

pesticidesLa toxicologie et la méthodologie scientifique sont encore une fois victimes d’une étude Canada-Dry, qui s’apparente plus à de la communication qu’à de la science et dont l’objectif essentiel est de faire le buzz.

L’association Générations Futures (GF), qualifie d’enquête un travail intitulé EXPPERT (Exposition aux Pesticides PERturbateurs endocriniens. La question était la suivante : quelle exposition des enfants aux pesticides perturbateurs endocriniens ?

L’analyse critique d’un article : kit de survie

Un lecteur un peu curieux s’interroge naïvement sur la méthodologie utilisée par GF et se livre donc à une lecture critique d’article en se posant normalement les questions suivantes1.

  • Quel est l’objet de l’article et l’hypothèse testée ?
  • Quelles sont les caractéristiques démographiques de la population étudiée, et peut-on en tirer des conclusions ?
  • Quels sont les critères d’inclusion et d’exclusion des sujets étudiés et comment ont-ils été sélectionnés ?
  • Y a-t-il randomisation et les groupes soumis à la comparaison le sont-ils ?
  • Le calcul du nombre de sujets nécessaires a-t-il été réalisé a priori ?
  • La méthode employée est-elle susceptible d’apporter une réponse à la question posée ?
  • Vérifier la cohérence des analyses statistiques, et la présence des indices de dispersion permettant d’évaluer la variabilité des mesures.
  • Discuter des critères de jugement des résultats.
  • Relever les biais (information, sélection), en tirer les conclusions et conséquences dans l’analyse.
  • Vérifier la logique de la discussion et reconnaître ce qui relève des données de la littérature et ce qui est l’opinion personnelle de l’auteur.
  • Discuter la signification statistique des résultats et donc leur pertinence.

Mise en pratique à propos l’étude EXPPERT.

Les conclusions de l’enquête de GF sont évidemment catastrophiques, ce qui n’étonnent pas celles et ceux qui suivent les travaux « scientifiques » de cette association très copine avec les faucheurs volontaires et Greenpeace.

Ainsi donc, une trentaine de têtes blondes concentre dans leur système pileux des quantités phénoménales d’une mélasse de perturbateurs endocriniens (PE), en moyenne 639 10-12 g/mg de cheveux, soit quelques milliardièmes de millièmes de grammes de résidus d’une liste préétablie. La conclusion virile de GE est que « demain aucun organisme ne devra contenir des PE afin de protéger la santé des enfants à naître ».

Mais au fait entre l’introduction et la conclusion de l’article (tout en couleur d’ailleurs), la méthodologie évoquée plus haut est-elle respectée ?

Pas vraiment, car à part la question posée qui peut paraître sensée, le reste ne vaut pas tripette. Les critères d’inclusion et de sélection des sujets sont folkloriques, le nombre de sujets nécessaires pour tirer des conclusions étant inutilisable. La constitution de la cohorte ne doit rien au hasard (il s’agit d’une enquête « conduite par la société civile » donc irréprochable !), aucun descriptif sérieux de la cohorte (poids, IMC, pathologies éventuelles, milieu socio-culturel, définition floue de l’origine géographique…). Pourquoi ne pas réaliser une étude exposés-non exposés et tenter de mettre en évidence une différence statistiquement significative ? Les biais sont énormes voire risibles (les puces et les moustiques parasitent légèrement les résultats puisque l’objectif presque non avoué est de discréditer les méchants agriculteurs non bio). Quels sont les seuils utilisés et les conséquences éventuelles au regard des données de la littérature ? Les analyses statistiques sont impossibles tant les effectifs sont faibles, les données proposées sont peut-être dues au hasard (aucun écart-type calculé), etc.

Bref du Séralini mais en pire, un exploit. Conclusion, on n’apprend rien, des chiffres bruts sont exposés sans analyse et mise en perspective.

Évidemment, les plumitifs éco-compatibles, je veux dire la majorité des journalistes, ont repris en boucle le communiqué de presse de GF sans faire le moindre début d’une éventuelle analyse critique même simplette. Trop compliqué. Scoop assuré, GF a gagné, pas la science.

Perturbateurs endocriniens (PE) et perturbations endocriniennes (PEN).

La notion même de PE et ses conséquences en matière d’impact sanitaire suscitent  toujours des interrogations. Aucune définition n’est pour l’heure adoptée unanimement et employée dans les procédures d’évaluation des risques. Il est donc impossible de procéder à des classements réglementaires y compris en milieu professionnel. Au cœur du dilemme, « le fait qu’en considérant une PEN comme un effet, son caractère indésirable ne peut actuellement être mis en évidence dans une relation causale par des essais  toxicologiques spécifiques 2». La diversité des hormones et systèmes hormonaux mis en jeu et la liste théorique d’effets en découlant est immense. Avant de lancer des anathèmes, il est indispensable de répondre scientifiquement aux questions suivantes : les relations dose-effets non monotones, les effets des faibles doses, la bioaccumulation, les fenêtres de susceptibilité, les effets transgénérationnels. Bref, nous sommes loin du monde merveilleusement binaire de GF.

Après les pesticides et les OGM, les ondes électromagnétiques génèrent des catastrophes médicales confinant au burlesque. Que ce soit pour les OGM et les ondes maléfiques, les sociétés savantes sont méprisées et discréditées par des idéologues qui bafouent toutes les règles de la méthodologie scientifique tout en choisissant le consensus qui les arrangent.

Le sophisme et la crédulité3 employés comme armes idéologiques gangrènent notre démocratie et constituent le moteur même d’une société de l’émotion plutôt que de la  réflexion. C’est le but recherché.

  1. Radwan Kassir, Lecture critique d’article, VG Éditions, 2013.
  2. Luc Multigner, Perturbateurs endocriniens : une exposition difficile à estimer en l’absence de définition claire. Le Concours médical. Tome 134, N° 10, décembre 2012.
  3. Gérald Bronner, La démocratie des crédules, Éditions PUF, 2013.
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  • Vous avez totalement raison. N’importe quel bobard pseudo-scientifique estrepris par nos media trop heureux de propager des peurs. Comme vous je m’interroge sur cette notion de perturbateur endocrinien, c’est nouveau et doit être bien difficile à démontrer. L’essentiel est que cela fasse trembler le public. Quant aux vrais scientifiques, ils sont inaudibles. Ce début du 21eme sciecle se caractérise par une vraie régression intellectuelle. Qui sert-elle?

  • Rien ne vaut un bon shampoing aux pesticides avant de se prêter au test 🙂

  • Vous avez raison : nous devons rester vigilants à propos de tout ce qui nous est dit et ne pas rester crédules face aux tentatives de manipulation. Mettre en avant une étude pour laisser penser que les résultats globaux ne vont pas dans ce sens m’apparaît criminel. Voilà une belle désinformation encore une fois de plus ! Cet exercice semble votre fond de commerce.
    Oui, les pesticides ne restent pas à la surface des produits traités. Oui, nous ingérons des pesticides lorsqu’ils nous ingérons les aliments traités par ces pesticides. Oui, les effets des pesticides sur le corps humains sont désastreux. Faire un focus sur une étude qui semble en faire des caisses pour laisser croire le message inverse est malhonnête intellectuellement.

    • Bonjour,

      Moi, je n’ai pas l’envie ni les moyens de payer ma nourriture plus cher car cela impacterait de façon conséquente mon budget.
      Alors voila, je ne demande pas l’argent des autres, juste que vous me foutez la paix avec vos « cétroporibl onvatousmourir » car je suis en parfaite santé.
      Mangez bio et couvrez vous la tête de papier d’alu si cela vous amuse mais ne m’entraîner pas dans vos lubies par la force de la répression de l’état.

      merci.

    • Aujourd’hui beaucoup de traitements phytosanitaires ne sont plus effectués avec des produits systémiques mais avec des produits de contact. Après récolte il n’est pas rare qu’aucune molécule d’un de ces produits ne soit détecté lors des test de résidus. Effectivement cela signifie simplement que nous passons sous le seuil de detectivité, mais ce dernier est très bas.

      Vos affirmations ne vont pas dans le sens des 25 dernières années de culture sur la ferme familiale.

    • Absolument. C’est d’ailleurs dommage qu’aucune étude ne soit réellent convenable en cette matière. Les allergies explosent, allergies à des variétés de plantes répandues depuis des millénaires. Problèmes dermatologiques dans les régions de cultures intensives, problèmes de fécondité liés à un seul type de désordre biologique, etc… L’intoxication à doses filées semble être le pendant de l’agriculture intensive. Je ne parle même pas des méthodes créatives et produits interdits pour se faciliter le travail. Ecoutez les ouvriers agricoles!
      Le mieux est toujours de parler à des généralistes qui disent la vérité sur les pathologies examinées!

      • Vous incriminez bien vite l’agriculture en oubliant toutes les autres causes probables. La médecine c’est largement emparé des traitements à base d’hormones et assimilés, dont on retrouve notamment une certaine quantité dans les eaux usées.
        Il ne faut pas céder à la facilité et bien examiner l’ensemble du problème.

        • Je ne vais tout raconter ici, ce serait trop long! Il y a des exemples autant « frappeurs » que les esprits! Un nouveau né rentre chez lui (sortant de la maternité) et qui au bout d’une quinzaine des irruptions derrière les bras alors que son alimenarion n’a pas changé, ni même ses vêtements….ses parents le lavent avec l’eau du robinet et présentent eux-mêmes les même symptômes avec d’autres que pas un dermato ne sait identifier avec précision. les mesures sur l’eau distribuée présente d’étonnants résultats concernant les deux molécules mesurées. Quid des autres. Ces mesures, et ce depuis le début de l’obligation d’icelles, sont strictement inférieures au seuil toléré, à un centième de micrograme pas litre près. Tout ceci n’est pzs crédible! Quid du chlore pour « stériliser l’eau, et de sa combinaison avec les produits agricole à des températures élevées d’eau chaude sanitaire… Je suis dèjà sans avoir abordé même le centième du sujet. Je n’avais rien contre les intensifs, c’est de vivre dans « leur » monde qui m’a fait me poser des questions et de tenter d’y répondre.

          • Il y a des photes, pardon, mobile+dimanche….

          • Justement, le problème d’un exemple c’est qu’il est unique et donc probablement non significatif. Tout prendre en compte, et n’incriminer que si les résultats sont probants. Dans le cas d’affections bénignes il faudrait être capable de reproduire phénomène dans un environnement contrôlé.

            Des populations entières de poissons sont affectés par les hormones dans les eaux usée, mais la simple détection de niveaux élevés dans les rivières n’était pas suffisant pour l’affirmer. Ce n’est qu’après avoir reproduit le phénomène en bassin qu’il a été possible de conclure.

            • Les exemples que j’ai cités sont multiples pour les cas dont j’ai parlé. les deux médecins à qui j’ai parlé ont plusieurs centaines de cas présentant l’exemple cité. Il leur est pourtant impossible de mettre en avant quoi que ce soit pour arrêter ces conséquences.
              Il y a aussi le larmoiement toujours imputé à des allergies aux pollens! des centaines de cas tous les ans strictement en périodes de traitement des champs suivant les aléas climatiques (pluies qui obligent à retraiter, etc….) plusieurs cas de personnes testés positifs à l’allergène de bouleau et seulement lui mais qui présentent ces troubles (larmoiements) alors que les bouleaux ont déjà perdus leurs graines, mais alors que les traitements sont en cours dans les champs qu’ils traversent sur le trajet de travail ou près des habitations;
              Prenons un autre exemple qui illustre la logique de négation d’un échantillon toujours jugé non représentatif parce qu’il n’y a pas de financement possible pour étude épidémiologique:
              l’allergie au lactose. Prenez un grand nombre de gens qui boivent du lait sans avoir développé d’allergie au lactose. Beaucoup ont des maux d’estomac lorsqu’ils boivent du lait bio ou pas vendus en super ou hypermarché; il est courant de partir du principe que c’est le lactose, difficile à digérer, qui provoque les maux d’estomac. Et bien prenez ces gens et faites leur boire du lait cru qui sort du pis, bio pour éviter la présence de trop de molécules parasites! Curieusement
              ils n’ont plus de maux d’estomac. Le lactose n’est pas le problème, le problème est lié au déséquilibre du produit. Notre digestion s’est adapté au fil des milliers d’années à des produits qui se sont constitués dans le temps; les traiter, les modifier a des conséquences. Et bien le défaut de logique est le même. Nous passons des centaines de milliers d’heures à prouver que certains animaux
              sont intelligents alors qu’il suffit de retirer nos œillères et d’observer sans a priori.
              Pour les pesticides et fongicides, c’est la même approche, avant les stats et l’étude scientifique, il y a le dénombrement, et évidemment tout le monde se bat pour définir un échantillon représentatif, mais bien trop souvent en fonction d’intérêts financiers, ou idéologiques. C’est le ridicule de la situation française avec des écolos gauchistes! leurs a priori sont au moins aussi délétères que ceux des financiers pour un monde meilleur. Il ne faut pas nier les milliers de cas avant de pouvoir en faire une étude sérieuse.
              les tests sur l’eau de distribution, financés par des privés montrent tous des dépassements des valeurs autorisées ou la présence de produits dangereux qui ne sont pas testés. pourtant tous les gens à l’esprit critique débordant, objecteront que ces tests ne sont pas représentatifs! pourquoi? Ils ont été correctement réalisés, alors que la preuve n’est pas faite pour ceux officiels réalisés sans surveillance externe. Ne nions pas ce que nous voyons, la vérité ne nous évite pas systématiquement! Courage! :-))

  • Article lamentable, aucun recul sur le sujet, ni these ni antithese (pas mal pour quelqu’un qui pretend defendre une demarche scientifique…), juste un abattage ridicule. Aller voir les vignerons dans le sud-ouest et parler-leur des problemes de micro penis de leurs enfants, je pense qu’ils vous feront boire un peu de ces pesticides… le vrai probleme c’est que dans notre systeme, il est impossible d’avoir une etude juste: regarder le travail réalisé sur l’effondrement des colonies d’abeilles: soit disant une etude independante européenne et au final les pesticides exclus du champs de l’etude. ..
    Aller faire votre propagande de merde ailleur, nous ne vous avons pas attendu pour développer un esprit critique et chercher these et antithese sans qu’un pretencieux viennent nous expliquer comment reflechir.

    • PS: je suis ingenieur agricole et j’utilise des pesticides tous les jours. Jamais ne me viendrai l’idee que nous puissions aujourd’hui nous en passer mais la direction est clair: c’est en mixant les bonnes pratiques agricoles, les nouvelles technologies et la selection varietale que nous pourrons en limiter les effets nefastes dont les perturbations endocriniennes. Si les agri ferment leurs geules c’est uniquement par ce qu’ils sont aujourd’hui dependants economiquement de ces produits, c’est tout.

      •  » Si les agri ferment leurs geules c’est uniquement par ce qu’ils sont aujourd’hui dependants economiquement de ces produits, c’est tout. »
        Ouais mais pas que,vous aussi, si vous voulez bouffer tous les jours à un prix raisonnable.

        • Faux, le probleme du secteur agricole c’est qu’il est probablement le secteur le plus diriger par l’etat et l’europe, les simples citoyens n’ont pas a donner leur avis et son volontairement maintenue dans l’ignorance: pensez-vous reellement que les journaux sont suffisament subventionnés pour ce passer des annonceurs comme Bayer qui nous fourge son glyphosate meme pour nos jardins? Qui faisait ronger son nonos au clebard de la famille en garantissant « sans residus? » . Si les services de santé n’ont d’autre moyens de se faire entendre qu’un alamisme noseabon via de pseudo publication, c’est parce que le seul moyen de developper une agriculure plus saine, c’est qu’en face il y ait des clients sensibilisés, qui sache reellement la diference de prix et puisse faire le choix librement du prix ou de la qualité. L’absence de transparence actuelle ne permet l’exercice du libre arbitre du consommateur: votre commentaire est une demonstration (s’ il le fallait…) qu’avec un bon controle de l’information, les idees recues passent avant les faits… produire sain ne couterait pas beaucoup plus et ce trouve largement a la portée financiere de la majorité des français. Ce developpement, stimuler par une consommation « choisi » permettrait aussi l’emergence de savoir-faire et technologie que nous serions ravi de vendre aux PVD…

          • non ! si les agriculteurs ferment leurs gueules, c’est qu’ils en ont marre. Marre d’être considérés comme responsables de tous les maux de la planète, marre qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire, marre que leurs propres collègues bios les dénigrent pour mettre en avant leurs propres produits. Quant au libre arbitre du consommateur et le poids du lobby de la chimie, laisse moi rigoler. As tu déjà vu un reportage à la télé (en particulier sur les chaines publiques) qui ne soit à charge de l’agriculture « conventionnelle ? Enfin, je veux bien croire que tu sois ingénieur agricole, mais ton diplôme est probablement récent vu le chapelet de fautes d’orthographe que tu nous proposes et ton discours se rapprochant du concept fumeux d’agriculture écologiquement intensive. Je ne voudrais pas de toi comme conseiller.

          • une des principales causes de l’intensification agricole que connait la france depuis 20 ans ( remplacement des agrosystèmes à paturage par des céréales en plaine ) ce sont les lois sur les mises aux normes envirronementales des batiments d’élevages, du à la fiction de la prétendu nocivité des nitrates sur la santé humaine. quand on voit une tel gabegie, on peut douter de la véracité des arguments de cette sectes mensongère, qui prospère uniquement parce qu’elle a sut mette la main sur le monde médiatique, ou elle n’a pas de contradicteur ( à par allègre, à une époque, et il n’a pas fait le poids … )

            une chose : c’est monsanto qui a inventé le glypho, pas bayer, mème s’ils en produisent aussi depuis que le brevet et tombé dans le domaine publique.

          •  » faux : le problème du secteur agricole c’est qu’il est probablement le secteur le plus diriger par l’etat et l’europe  »

            ce n’est pas l’etat qui dirige le monde agricole, c’est le  » syndicat majoritaire unique « , la fnsea qui est un etat dans l’état. l’histoire de l’agriculture des 50 dernières années, est une lutte d’influence entre la fnsea ( qui réclame l’autogestion : ne vous mèlez pas de ce qu’on fait, et des subventions : on est pauvre, trés pauvre… ) et la secte escrologiste, qui elle réclame des subventions pour son contremodèle qui est la friche ou éventuellement l’agriculture biologique, et que les subventions pour le conventionnel soit soumises à un cahier des charges burocratique délirant.

            c’est en fait une lutte pluriséculaire qui remonte à la restauration, période ou les nobles, qui n’avaient pas envie que l’épisode révolutionnaire se renouvelle, on fait tout leur possible pour dépossèder les paysans de leur droits: le cas le plus emblèmatique étant la formation de la foret des landes sous le second empire.

            • Ouaip, je dirais même une mafia, ils sont tellement partout qu’il faut être FNSEA pour pas être emmerdé.

    • Thèse et anti-thèse comme démarche scientifique… A première lecture, je croyais que c’était de l’humour.

  • Bonjour,

    je reproduis ci-dessous les propos d’Alain Baranton, responsable des Jardins de Versailles.

    « Aujourd‘hui, j’ai le droit, sur les antennes de France Inter, de vanter les produits chimiques. Je peux vous parler de desherbants qui polluent la nappe phréatique. Je peux vous parler d’insecticides extrêmement toxiques à l’emploi. J’ai le droit de recommander à l’utilisation des produits qui doivent être faits en l’absence de vent, avec une combinaison plastique, des gants, hors de la portée des enfants, où il est préconise de rincer le matériel ensuite, de ne pas consommer le fruit dans les ‘15 jours qui suivent’ etc. Il est même indiqué que le flacon ne doit pas être jeté dans les ordures mais recyclé pour ne pas qu‘il pollue le sol. Et on ne peut pas parler du purin d’orties. » Alain Baraton, en 2006, à l’occasion du débat sur la loi agricole de 2006 en France.

    On sent bien à quel point tout l’univers réglementaire et médiatique européen et français est un territoire dangereux pour les fabricants d’intrants chimiques agricoles fortement intensifs en énergie…

    • Prenez quand même pas trop les agriculteurs pour des cons, si le purin d’ortie marchait on s’économiserait bien les factures phyto.

    • Et on ne peut pas parler du purin d’orties.

      Inexact, hier et aujourd’hui.

    • on peut parler du purin d’ortie mais si on veut le vendre comme fongicide ou pesticide il est normal qu’il obéisse aux m^mes règles que les autres produits…

      et en passant le purin d’ortie est d’une part peu efficace et en outre un bouillon de culture..
      AH les produits chimiques…c’est quoi ça?

      Vous savez la définition que l’on peut donner d’un produit chimique est un produit dont on connait la composition…chimique…au contraire des produits bio , qui contiennent des composées chimiques divers et variés, mais comme c’est bio c’est bon.

  • Dès les bases, on sent la rigueur scientifique.

    « Définition
    Les pesticides sont des substances dont la terminaison en « cide » indique qu’ils ont pour fonction de tuer
    des êtres vivants. »

    Restons lucides quand même…

    • Les huiles essentielles sont des pesticides dont rafolent sûrement les auteurs de « l étude ».

    • Nous ne sommes pas des mauvaises herbes ! ( tuer des plantes ne signifie pas que cela puisse nous tuer car notre métabolisme est bien différent) . Il est préférable de parler de produits phytosanitaires car tous les produits utilisés ne  » tuent  » pas nécessairement ( certains sont préventifs, d’autres agissent sur la plante elle même , d’autres stimulent les défenses naturelles etc…).Donc , attention aux raccourcis.

    • C’est quoi comme produit toxique « lucide » ❓ 🙄

      Certains ne semblent vouloir en être atteints …

  • Réponse à @borlo

    Sous le coup de l’émotion et de vos problèmes aurtografiques, vous vouliez sans doute écrire « prétention » et non « prétentieux » au sujet de mon papier.
    Je n’avais aucunement la prétention de vous apprendre à réfléchir, ce que vous semblez faire fort bien.
    Sans aucune prétention scientifique, je voulais rappeler que sans une méthodologie basique d’analyse, la lecture d’un article qui se veut scientifique, peut vous faire croire tout et n’importe quoi. La méthodologie proposée dans le papier est celle enseignée aux étudiants en médecine (peut-être pas en école d’agronomie), l’objectif étant qu’ils ne prennent pas des vessies pour des lanternes, en particulier face aux méchants laboratoires pharmaceutiques. Il ne s’agit donc pas de désinformation de ma part mais d’un rappel à la vigilance face au tsunami d’angoisse déversée à longueur d’année dans les médias. C’est vrai pour les OGM, le nucléaire, le climat, les ondes, le diesel, la transition énergétique et les ours polaires… Ceci pourrait vous aider face aux fabricants de produits phytosanitaires.
    D’autre part, il n’est pas question de nier le danger d’une exposition plus ou moins importante à certains produits. Oui, l’utilisation sans précautions de beaucoup de produits est dangereuse (des agriculteurs, j’en connais, ne semblent pas tous très prudents dans leurs manipulations). Il n’en reste pas moins que pour l’ensemble de la population, la définition et le rôle des PE et PEN restent très difficiles à évaluer. L’effet dose et la variabilité interindividuelle sont toujours d’actualité. Utilisant tous les jours des produits chimiques hépato-néphro-hémato-toxiques (des antibiotiques), ma crainte essentielle est celle des effets secondaires chez les patients (hé oui, les médecins allopathes aiment leurs patients). Effets non prévisibles tant la variété des tableaux cliniques et des terrains sous-jacents est grande. Nous travaillons avec des concentrations de l’ordre du mg, alors celles évaluées au picogramme près…
    Vous nous parlez du micro-pénis de certains enfants, qu’elles sont vos sources ?
    Je vous suis pour le mix et l’utilisation raisonnée des intrants. Certainement pas pour une « information contrôlée » comme vous dites, qui seraient les censeurs ? De toutes les façons, elle l’est déjà. Il suffit de lire Le Monde, Libération, d’écouter France–info, et de regarder TF1, Antenne 2 ou ARTE pour se rendre compte qu’elle est verrouillée par l’écolo-bien-pensance non scientifique et émotionelle.
    J’espère que ce n’est pas une réponse «de merde», comme vous le souligniez fort courtoisement.

    •  » j’espère que ce n’est pas une réponse  » de merde  » comme vous le soulignez fort courtoisement  »

      mais la merde, c’est BIO …

    • La source des micro penis c’est un article bidon sur Rue89 d’un médecin qui fait le constat que les agriculteurs ont l’air d’avoir plus de micro penis que les autres.
      Aucun autre facteur n’est pris en compte, c’est là qu’on peut voir qu’un médecin n’est pas forcement un chercheur, en dépit de son doctorat.

      •  » les agriculteurs ont l’air d’avoir plus de micro pénis que les autres  »

        c’est peu-etre l’explication pourquoi il ont du mal à trouver une femme… néanmoins, si un jour, comme disait polnaref, ce ne sera plus du vice d’aller tout nu sur les avenues, il sera facile de constater que pour ma part , c’est complètement faux …

    • http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2013/02/Rapport_cheveux_final_bd.pdf

      je pense que si, la preuve: regardez cette enquête et en préambule vous trouverez les limites: les auteurs eux-mêmes limites l’interprétation de leur travail et convienne qu’il s’agit d’une opération destinée à sensibilisé sur cette problématique pour en ouvrir l’étude…
      vous ne faites même pas ce travail « minimum » dans votre article qui ne fait que dénoncer ce qu’auteurs et chercheurs assument depuis le début…

  • @totallystone
    je confirme pour le médecin non chercheur en dépit d’un doctorat

    • C’est le problème des statistiques. Dans les cas rapportés, il avait concentré dans sa consultation plusieurs observations rapprochées et les avaient signalées. Le bilan régional avait fini par éliminer statistiquement l’augmentation. Un genre de loi des séries…

      • À chaque fois le problème est le même : est-on sûr que la statistique régionale est fiable?

        Pour chaque nouveau médicament, ou chaque généralisation de l’usage d’un médicament, on nous que les effets néfastes sont inférieurs à ceux attendus!

        • C’est sur que pour analyser les choses, on ne va pas faire appel à des médecins ni à des statisticiens mais à de simplets touristes.

  • Je ne comprends pas trop la nature de la critique sur le plan scientifique, d’autant plus que je n’ai vu des des dépêches de presse, mais il est clair que ,plus que les faits ,soit la présence de molécules dans les cheveux de mômes, ce qui frappe c’est la « communication »…

    On a aussi le choix des termes empoisonnements , contaminés, la cible , des têtes blondes innocentes etc…

    Sauf que de savoir que nous pouvons retrouver des molécules en trace infime dans notre organisme ne nous renseigne en rien sur les effets sur la santé, et quand bien même aurions nous établi des effets sur la santé que il faudrait encore faire un choix en prenant en compte des choses comme le bénéfice/risque.

    Il y a une volonté de faire peur plus que d’informer. On laisse à penser que c’est grave, mais on en sait strictement rien.

    chaque année, des enfants sont victimes des flammes et des fumées…on interdit toute combustion chimique? Et maintenant on sait m^me qu’ils meurent ( ça on s’en doutait un peu) , mais ils meurent plus vite que si ils n’avaient pas vécu près d’un feu ( mais assez curieusement en bénéficiant des bienfaits du feu…

    jeter le bébé avec l’eau du bain…

    étudier les effets des substances chimiques bien sûr….mais faire peur en ignorant les bénéfices énormes que « la chimie » dans son ensemble que l’humanité tire de son utilisation est absurde.

    Comment quand on voit que la longévité humaine est la pus longue dans les pays qui justement utilise tout ce que les écologiste veulent bannir, peut on ne pas prendre ces derniers pour des idéologues dont on ne connait même pas les vrais objectifs…

  • A vous lire tous, y compris l’article, je vois qu’il est difficile d’avoir une réponse étayée par des faits, objectifs et mesurés scientifiquement.
    Il est tout de même sidérant de vouloir rejeter en bloc, même pas une opposition ferme, mais tout doute que l’on pourrait avoir sur les perturbateurs endocriniens, les OGM, le rayonnement électro-magnétique,… Car il y a bien des scientifiques qui avancent que tous ceux là sont nocifs pour la santé. Certes, ce ne sont pas les mêmes qui sont payés par les industriels… Que penser alors de l’Allemagne a bien interdit le paraben et le phénoxy-éthanol dans ses produits cosmétiques, considérés comme produits cancérigènes ? Ce sont des fous ? des opérateurs téléphoniques qui dans leur notice de téléphone portable (si, ça existe !) recommandent d’utiliser les oreillettes fournies afin de ne pas coller le téléphone directement contre le crâne ? d’une personne de mon entourage atteinte de cancer du cerveau et qui a longtemps dormi avec le téléphone sous l’oreiller ?
    Avec le temps, je me rends compte que les intérêts financiers priment sur tout et surtout sur la santé. Ok, on ne peut accepter comme vérité ce que raconte le premier venu. Mais je reste un ferme défendeur du principe de précaution. Il me paraît légitime d’écouter aussi ceux qui alarment sur la nocivité de ces produits, non pas pour le plaisir de faire peur, mais surtout pour ne pas sacrifier notre santé et celles de ceux qui nous sont chers sur l’autel des profits à tout prix.

    • certes mais quand on regarde l’espérance de vie, ou par exemple l’historique des cancers, on se dit que ce sont des peurs du second ordre…
      Quand on a un mal de chien pour évaluer un risque quantitativement c’est que le risque n’est pas bien gros; alors certes sur des milliards de gens ..ça peut faire des morts…mais ça relève d’une curieuse hiérarchisation des risques …

      Ensuite, ‘idéologie derrière la médiatisation des risques, cette « étude » est justement un cas d’école , est évidente.

      les intérêts financiers priment sur la santé??
      mais qui est responsable de votre santé sinon vous m^me???

      Je vous invite à regarder les causes de cancer connues et chiffrées… elles sont essentiellement « évitables »…

      • Extrait du rapport de l’académie de médecine de 1996 à propos de l’amiante :

        « Le tabagisme demeure la cause essentielle, sinon exclusive, de cancer du poumon d’origine exogène, même chez les professionnels actuels de l’amiante, et les responsables de Santé publique ne doivent pas se tromper de cible dans leurs recommandations. »

        • C’était connu de par le vaste monde que l’amiante était très toxique.
          Comme par hasard, l’information s’est arrêtée à la frontière française.
          La France est le dernier pays à l’avoir utilisé.
          Quelques pays l’utilisent toujours. Canada (producteur) Australie ? … ?

        • L’amiante seule donne des tumeurs bénignes de la plèvre et environ 10 % de mésothéliomes. Avec le tabac, les choses s’aggravent et passent à 95 % de mésothéliomes. Travailler dans l’amiante au Canada interdit de fumer (même une seule cigarette chez soi, et le tabagisme passif est déconseillé – un des cas où il est très dangeureux). Les pneumologues français ont averti nos hauts fonctionnaires et les syndicats (réunions au ministère et tout et tout…) mais ceux-ci n’ont pas voulu s’opposer à une liberté aussi essentielle.

    • Le problème ici sont les affirmations qui ne reposent pas sur une preuve scientifique.

      Leur opinion personnelle ils sont libres de l’exprimer, mais quand c’est fait sous couvert de la science il faut les dénoncer.

  • De grâce lisez l’étude complète avant de faire les commentaires: cela éviterait d’imaginer un quelconque intérêt à cette pseudo étude. D’ailleurs les auteurs indiquent eux mêmes que l’étude n’a aucune valeur sur le plan statistique! Par ailleurs il est normal de trouver des résidus d’insecticides sur les cheveux traités pour les poux! ( il est aussi mentionné des résidus d’insecticides ménagers souvent pulvérisés dans les maisons à des doses trés supérieures aux doses recommandées) et malgré cela on ne trouve que quelques picogrammes / gr de cheveu ( c’est à dire presque rien)

  • 1) La réflexion dépasse le simple cadre de cette « pseudo-étude ». La problématique sur la nocivité réelle ou supposée des perturbateurs endocriniens existe déjà depuis un bon moment.
    2) L’espérance de vie augmente, c’est vrai.
    Par contre, l’espérance de vie en bonne santé diminue. Le magazine sciences et vie a d’ailleurs fait un dossier il y a peu dessus.
    3) Parmi les causes de cancer sont avancées la très forte exposition au rayonnement électro-magnétique, les pesticides, les perturbateurs endocriniens,… encore une fois, ça dépend des scientifiques que l’on écoute. Croire uniquement les études faites par les industriels revient à de l’aveuglement dangereux (cf. le cas récent du Médiator dans un autre domaine par exemple). Qui ne connaît pas l’énorme pouvoir des lobbies ?
    4) la santé ne dépend pas que que soi. La nourriture consommée, les produits cosmétiques utilisés, la multiplication des antennes relais en faisant fi que cela vous plaise ou non, etc… autant de domaines où le choix n’existe plus, ou alors à des coûts prohibitifs, et qui sont donc imposés au plus grand nombre.
    5) Sans vouloir tomber dans la démagogie puérile, arrêtez de penser que « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » et que nous vivons dans un univers de bizounours…

    • « L’espérance de vie augmente, c’est vrai. » et même à un rythme qui reste élevé puisque l’on tient une cadence de 3 à 4 mois de plus chaque année depuis plus de trente ans et les derniers chiffres ne faiblissent pas.
      « Par contre, l’espérance de vie en bonne santé diminue. » Cette affirmation peut vouloir dire beaucoup de choses différentes ou même contradictoires. Les maladies chroniques sont mieux détectées (HTA, insuffisances rénales chroniques, diabète) et plus précocement, ce qui vous fait perdre le statut de bien-portants mais allonge aussi votre espérance de vie et bien souvent la qualité de celle-ci (et c’est le cas le plus fréquent).
      Une autre étude récente a analysé l’état de santé des nonagénaires au Danemark début des années 2000 puis d’une population de nonagénaires aux même caractéristiques statistiques début des années 2010 et a montré que les nonagénaires de 2010 étaient significativement en meilleure santé qu’il y a dix ans.

    • « Parmi les causes de cancer »

      vous avez oublié : les programmes de dépistage systématique du cancer

      • Effectivement, les deux plus grandes causes de cancer sont connues, le vieillissement et le dépistage.

        • Effectivement, si les travailleurs de l’amiante avaient le bon goût de ne pas vouloir vieillir, les cancers induits feraient beaucoup moins de victimes.

          • Dans 20-30 ans, on y verra plus clair, le temps que les populations ayant été au contact de l’amiante disparaissent.

        • De plus, si on pratique un dépistage systématique sur cette population, il ne faut pas s’étonner que l’on trouve des cancers (dont le délicieux mésothéliome).

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