L’instabilité « pendulaire » française est une vraie catastrophe

La tragique valse des élus plombe le pays en faisant se succéder, à tous les postes de responsabilité, des amateurs sans expérience.

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L’instabilité « pendulaire » française est une vraie catastrophe

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 mai 2014
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Par Nicolas Nilsen.

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En réfléchissant, dans un récent billet de mon blog, aux durées respectives du pontificat de Jean-Paul II (27 ans) et de nos quinquennats riquiquis (une année pour s’installer, deux à justifier les promesses passées et deux autres à en faire de nouvelles pour se faire réélire), je repensais à l’instabilité politique française. Rien de grand ni de solide ne peut évidemment se construire durablement sans la durée longue. Mais la frénésie du court terme n’est encore pas ce qu’il y a de pire. Le pire c’est le tragique « mouvement pendulaire » de notre vie politique française : un coup à gauche, un coup à droite. « Un coup je fais, un coup tu défais. Un coup c’est toi, un coup c’est moi mais tous les deux on détricote et on déglingue systématiquement ce que l’autre a fait »… C’est le jeu favori de nos politiciens français mais une catastrophe pour la France qui ne se remet pas de cette bêtise pendulaire de politiques avides de places et de pouvoir…

Le tragique mouvement pendulaire

Le mouvement est une bonne chose, évidemment : c’est le contraire de l’immobilisme qui fige les situations ou du conservatisme qui refuse toute évolution. Très bien. Mais le problème c’est lorsque ce mouvement est pendulaire, c’est-à-dire lorsque que l’effort n’est pas continu, pas consistant, pas persistant… Quand il se fait une fois dans un sens et une autre fois dans le sens opposé : quand il est éphémère, momentané, pas inscrit dans la durée… Quand il ne construit rien de durable. Quand il fait juste annuler et démolir ce qui a été fait précédemment : on « nationalise » puis on « dénationalise ». On fait les 35 heures et on défait les 35 heures (ou plutôt non, on ne les défait pas justement). On pénalise les chefs d’entreprise et puis, devant la catastrophe, on décide une baisse des charges. On accroît les dépenses et la dette, et puis devant le désastre, on dit qu’on va faire des économies. Etc. Je vous laisse continuer la liste de ces têtes-à-queue idéologiques permanents et tragiques de la vie politique française. Chaque ministre veut laisser son nom à une réforme : regardez où en est l’Éducation nationale depuis trente ans !

C’est devenu quasiment une spécialité nationale : dénigrer, démolir, démonter et détricoter systématiquement tout ce que le prédécesseur a fait (forcément tout était nul). Mitterrand a ainsi démoli ce qu’avait fait Giscard. Chirac a démoli ce que Mitterrand avait fait. Hollande a déglingué ce que Sarkozy avait entrepris. Et le prochain reconstruira ce que Hollande aura démoli. C’est la loi du pays : Barre réparait Chirac ; Mauroy détruisait ce que Barre avait fait ; Balladur effaçait Bérégovoy ; Jospin démontait Juppé ; Ayrault anéantissait ce que Fillon aurait dû faire et Valls ce qu’Ayrault avait oublié de faire… Et vous vous étonnez après que la France aille mal ?

Je vous remets le tableau en mémoire pour que vous puissiez voir cette tragique valse mortuaire pour le pays.

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Pendant que Jean-Paul II faisait un seul pontificat de 27 ans, la France s’est payée dix premiers ministres. Pathétique.

Des ministres désespérément polyvalents

Sur le tableau, je ne vous ai mis que les Premier ministres : imaginez la valse des ministres ! Tous les deux ans, ils changent. À peine ils commencent à comprendre ce qu’ils doivent faire qu’on les remplace par un autre qui va mettre deux ans à comprendre ce qu’il doit faire, avant d’être lui-aussi remercié et remplacé. Vous êtes chargée des Femmes, on vous met à la ville. Vous commencez à être compétente sur le numérique, on vous met au commerce extérieur. Vous êtes incompétent au parti, on vous met à l’Europe… Etc. Tragique valse qui satisfait sans doute la gloriole de ces petits hommes avides de pouvoir, mais qui plombe le pays en faisant se succéder, à tous ces postes de responsabilité, sinon des incapables du moins des amateurs sans expérience. C’est surtout cela qui est terrifiant : l’inexpérience propulsée au plus haut niveau de l’État. Pour eux, être du Parti (ou d’une promotion de l’ENA) suffit comme qualification pour accéder à tous les postes. Rotation tragique des hommes et des postes, valse minable des ministres, instabilité législative et fiscale catastrophique…

Le pire est que les Français adorent ça

À chaque élection, la joie suprême des Français est de sortir les sortants. Le précédent était de gauche ? donc on vote à droite ! Il était de droite ? On vote à gauche, Yay ! Il faut dire, pour excuser l’électeur, que les politiques y mettent vraiment du leur pour se rendre détestables et qu’on ait vraiment envie de les sortir au plus vite tellement ils sont nuls, décevants et insupportables. Moi-même parfois je songe à demander l’asile politique dans un autre pays. Mais ma carte d’identité française a tellement peu de valeur que je me ferais rejeter de partout. Je ne pourrais même pas la vendre à un sans-papier car il peut s’en faire faire une pour trois fois rien dans une officine de passeurs. Et sur eBay, ils n’en ont rien à faire. C’est pour ça que je suis encore là.

Démolir le « changement » ?

L’immobilisme étant réactionnaire, le « mouvement » est devenu un must politique. Oh pas le mouvement continu, dans une même direction mûrement réfléchie, histoire de construire dans la durée. Non, plutôt le mouvement pendulaire qui est devenu une spécialité nationale. C’est ainsi que Hollande s’est fait élire sur ce slogan imbécile : « le changement c’est maintenant »… Démolir, démonter et détricoter c’est maintenant.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la caractéristique nouvelle du discours politique est la disparition complète du complément d’objet.

Ils disent par exemple « Yes we can » – mais ils ne disent pas ce qu’ils peuvent exactement ! Ils disent « Indignons-nous », mais ils ne disent pas de quoi ? Pareil avec le « changement » : avant ils proposaient de « changer le monde » ou de « changer la vie »… Désormais, c’est le changement pour le changement, mais ils ne disent pas lequel. Pfouit, disparu le complément d’objet : « le changement c’est maintenant ! » Ne cherchez pas lequel. Les chômeurs sont de plus en plus nombreux mais le « changement c’est maintenant ». Les impôts continuent d’augmenter mais le « changement c’est maintenant ». Les retraites vont être réduites, mais le « changement c’est maintenant ». La dette continue d’augmenter, mais le « changement c’est maintenant ». Le pays s’enfonce dans la désespérance, mais le « changement c’est maintenant ».

Nos politiques sont vraiment de plus en plus graves : ils ont beau agiter leurs petits bras, bavasser dans les médias ou à réorganiser leur communication ou « Parole » gouvernementale, le Français de la rue voit bien qu’ils n’ont plus la maîtrise de rien et n’ont plus aucun pouvoir. Ils continueront évidemment à mentir jusqu’au bout car ils ont trop d’avantages et de privilèges.

Le manège tourne de plus en plus vite

Ils se feront n’importe comment jeter et ils le savent. Mais ils s’en moquent car ils reviendront au tour d’après. Et ils recommenceront à défaire, à détricoter, à démolir ce que leurs prédécesseurs auront fait. Pour eux c’est un jeu politicien. La France ils s’en moquent complètement sinon ils tenteraient un « big bang » politique, essayeraient de construire ensemble de nouvelles majorités d’idées, pour mettre enfin un terme à ces « alternances » ravageuses ou cette instabilité pendulaire mortelle pour le pays. Mais ils s’en moquent car leur but n’est évidemment pas de construire mais de se maintenir au pouvoir.

Pour être certains de revenir plus vite. Ils ont d’ailleurs pris toutes les dispositions pour raccourcir les durées : un septennat pour eux c’était trop long, ils l’ont donc ramené à cinq ans. Bientôt ils le réduiront à deux ans seulement : deux ans sans « petits fours » et sans saucisses de cocktail c’est un peu long vous savez ! 7 ans, 5 ans…

septennat_quinquennat

À l’époque c’était le septennat qui apparaissait comme anachronique. Aujourd’hui, c’est le quinquennat qui parait comme beaucoup trop long : à peine deux ans après l’élection de F. Hollande, les Français commencent à trouver son règne insupportable et interminable : un quinquennat déjà à bout de souffle…


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  • Il faut aussi prendre en considération tout ce que coûte aux contribuables ces valses perpétuelles : réorganisation, nouveau papier à imprimer etc …

    • « imaginez la valse des ministres ! »
      Notez bien que cela permet de donner le « pouvoir » aux fonctionnaires.
      Vous pensiez que leur rôle se limitait à écrire les discours ?

    • Pascale, le cas le plus charmant :
      Marylise Lebranchu (Gvt Valls)
      Ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique
      succède à
      Marylise Lebranchu (Gvt Ayrault)
      Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de la Décentralisation.
      Evidemment toutes les cartes professionnelles sont mises à jour !

  • Sous une apparente valse de façade, deux pas en avant, un pas en arrière, nous nous avançons vers le paradis socialiste, de moins en moins lentement, mais de plus en plus sûrement.

  • C’est que « Pendant que Jean-Paul II faisait un seul pontificat de 27 ans, la France s’est payée dix premiers ministres » Pathétique ? Oui en effet, les monarchies et les dictatures affichent des mandats de 30 ans et plus, comme l’Algérie, la Biélorussie, la Corée etc..

    La France n’est pas une monarchie, c’est une république représentative, sauf que nos représentants se succèdent sans jamais représenter la volonté du peuple qu’il croit caution de ses fantasmes dirigistes.

    L’autre problème est que le gouvernement adverse, ajoute des lois pour chaque fois desservir l’opposition, ce qui conduit à une inflation judiciaire invivable qui divise le peuple en lui infligeant l’empirisme de mesures liberticides visant à satisfaire les batailles idéologiques des partis politiques. Un pouvoir aveugle et sourd, générateur d’une l’abstention généralisée qui caractérise le désaccord populaire de multiples réformes, chaque fois reconduites avec les désavantages que produisent cette situation de dualité du pouvoir.

    Cette dualité est voulue et plébiscité, toutes les campagnes électorales sont placées sous ce signe, en assénant les clivages droite / gauche, l’ensemble de ces représentations politiques différentes sont rangées dans ces deux « casiers », excluant toute autre orientation idéologique, et permettant surtout de garder un seul maître et son opposant (souvent les mêmes).
    Ce qui limite tout autre pouvoir concurrentiel, et confine la liberté démocratique dans ce mécanisme bien rodé, permettant de pratiquer la même politique en changeant le parti au pouvoir grâce au vote populaire, comme nous avons pu le constater depuis les dernières présidentielles ou le PS reconduit globalement la même politique des mandats présidentiels 1995-2012 …

    En clair, cela conduit exactement au même résultat que d’avoir un souverain qui régnerai 20 ou 30 ans !

    L’autre problème est la corruption provenant du trafic international précieusement conservé par des lois d’exception permettant à toutes les professions connexes (police, douanes, sénateurs, etc..) de profiter de passe droits et pots de vins considérable aliénant la finance électorale et dessert la démocratie depuis une vingtaine d’années.

    Il est peu probable que les choses changent, car la population est noyée dans la confusion, même si elle a pris conscience de la manipulation du pouvoir, que le seul moyen d’agir radicalement est le vote qui ne satisfera pas l’effort, se désengage majoritairement de l’intérêt politique qui est assurément en dehors des préoccupations existentielles des citoyens.

    Il est normal que dans cette situation houleuse, la population se marginalise de la politique en organisant des collectivités autonomes, qui ne participent pas au fiasco politique occasionné par l’impérialisme de ces puissances étrangères imposant leur diktat, et l’obliger à produire le fruit de son propre déclin.

  •  » le changement c’est maintenant  »

    vous n’avez pas compris qu’il voulait parler du changement climatique : il y a deux mois, c’était l’hiver ! mais maintenant , c’est le printemps ! le changement , c’est bien maintenant …

  • une des grandes raisons qui soustend l’inflation législative , découlant elle-mème de la  » succession d’alternance  » est la justification de l’existence de la technocratie et de son alter et go sur le terrain : la burocratie . on a peuplé la france d’un personel administratif inutil et parasite qui sert à faire appliquer des lois qui ne devrait pas exister.
    hors, ces gens la ne savent rien faire, alors mème qu’ils sont la partie la plus intelligente de la nation : cela constitut en un immense gaspillage de talents …

    le gigantesque turn over du personnel politique sert l’intéret de deux castes parasites qui sont en train de couler la france : la burocratie et le syndicalisme !

  • Il y a un législateur qui a une durée extrêmement longue et qui est bien le plus compétent pour juger les lois vu qu’il va les subir, c’est le peuple.

    La démocratie participative c’est en Suisse:
    -276 référendums en 30 ans (4 en France)
    -354 votations en 40 années (0 en France sur les lois, les impôts etc. etc.)

    -La représentativité ça ne marche pas, ni en 7 ans, ni en 5 ni en 2. Jamais !
    -Toutes les démocraties participative sont dans le top des pays les plus libéraux.

    •  » le peuple  » comme disait robespierre … c’est pas celui qui regarde la roue de la fortune, la starac , et plus belle la vie ?

      • yeneralalcazar: « c’est pas celui qui regarde la roue de la fortune, la starac , et plus belle la vie ? »

        Quel que soit le mépris qu’on puisse globalement porter au peuple (« les autres c’est l’enfer »), quand on le fait voter sur des lois précises dans aucun pays il ne choisit le corporatisme, la connivence et les chaines.

        •  » dans aucun pays il ne choisit le corporatisme  »

          ce que j’entends dans les rares réunions agricoles ou j’ai le courage d’aller sans me boucher les oreilles :

           » les aides publiques , l’état nous les doit …  »

           » quand est ce que l’état va fixer les prix en fonction de cout de production  »

           » encore cette saloperie de patrons du cac40 …  »

           » y a un jeune qui voulait prendre des terres à coté de chez moi – 10 km – heureusement qu’avec le syndicat, on lui a barrer la route …  »

           » heureusement que la chambre d’agriculture nous donne des conseils ( on se demande bien lesquels … ) « 

          • yeneralalcazar:  » » les aides publiques , l’état nous les doit … » »

            Et alors ?
            Une discussion d’individus sur ce qui convient de faire dans un environnement économique et législatif donné n’a strictement rien à voir avec une décision globale sur comment gérer cet environnement.

            Individuellement le jeux consiste à ramasser les plus de pognon possible de l’état, maintenant si tu demandes à toute la population si les agriculteurs, les taxis, ou autres doivent avoir ce plus de pognon ou cette législation favorable le résultat est plié d’avance. C’est niet !

            Si tu fait voter l’ensemble de la population sur des lois précises les syndicats, profiteurs, corporations, têteurs professionnels l’ont dans le derche, parce que les gens ne sont pas cons au point de croire qu’on ne va pas leur piquer ce fric gratuit (pour autant que la décision leur appartienne). Un des gros défaut de la représentativité c’est justement d’infantiliser les gens, on ne prend pas du tout les mêmes décisions quand on est demandeur envers une autorité (censée être sage) ou quand on doit la prendre nous-même.

            La preuve c’est que les Français (surtout les socialos) se comportent comme des sales gosses et les élus comme des parents totalement irresponsable qui donnent n’importe quoi pour se faire aimer.

        • « dans aucun pays il ne choisit le corporatisme, la connivence et les chaines. »

          J’ignore si l’affirmation est vraie ; mais l’exemple de @yeneralalcazar fait douter de la possibilité de sortir de ce système par le vote participatif.

          • yrokwa: « mais l’exemple de @yeneralalcazar fait douter de la possibilité de sortir de ce système par le vote participatif. »

            Dans l’exemple du yeneral ce qui manque c’est que la question soit posée à tout le monde, sinon l’exemple n’a rien à voir: En bref: « Voulez vous que cette corporation aie plus que les autres ? »

            Là, c’est plié :mrgreen:

            L’avantage de la participative est multiple:
            -Responsabilité (plus de relation parent/enfant avec les élus)
            -Examen des lois et de leurs impact sur nous, votants, plutôt que les vagues promesses des élus.
            -Sciage du corporatisme et des avantages corporatistes. (ex: 50’000 taxis vs 5 millions d’utilisateurs)
            -Minorisation des syndicats qui ne peuvent plus faire pression sur quelques élus pour faire adopter des lois au détriments de tous.

            En vrai c’est ce qui se passe: Les pays les plus démocratique sont les plus libéraux:
            Indice de démocratie – Classement des pays
            Indice liberté économique – Classement des pays

            Moi qui suis né et vote dans une démocratie participative je trouve incroyable de voir quel image les Français ont de la véritable démocratie. C’est comme parler des couleurs avec un aveugle.

            • D’accord pour ne pas basculer dans le corporatisme, mais pour en sortir ?

            • « Voulez vous que cette corporation aie plus que les autres ? »

              Non !
              Mais dans notre socialie, si telle corporation est montré du doigt, n’est elle pas injustement conspué ? Ce sera bien sur l’argument.
              Personnellement, je ne saurais, par exemple, jeter la pierre aux Alsaciens qui ont rejeté le projet de fusion de leur deux départements. S’il avait eu lieu, cela aurait donné de nouvelles ressources au hommes politiques, mais aux citoyens ?
              Alors un grand chambardement par référendum ; trop d’incertitude pour convaincre me semble t-il.

              Sinon, un Suisse m’expliquait un jour son indignation de devoir payé les inconséquences et délires des écologistes, à savoir les dégâts du loup sur les troupeaux de brebis (dans le Tessin je crois), en même temps qu’un projet de réintroduction d’ours. Mais il ne remettait pas en cause l’indemnisation en elle même. Aussi même en démocratie participative, les questions peuvent êtres instrumentalisées.

            • yrokwa : « Aussi même en démocratie participative, les questions peuvent êtres instrumentalisées. »

              Aucun système n’est parfait, le Suisse ne l’est pas, par contre il est bien moins pire que les autres et BEAUCOUP moins pire que la monarchie corporatiste française. 3.5% de chômage y compris chez les jeunes avec une dette à 36% en réduction et bien moins d’impôts… « On a tout essayé » sauf le libéralisme et la démocratie à la suisse.

              yrokwa : « D’accord pour ne pas basculer dans le corporatisme, mais pour en sortir ? »

              Ça marche aussi, quand les suisse ont voté pour l’abolition du status de fonctionnaire, la campagne médiatique a été très dur du coté des médias. Les suisses ont dit merde à 67%. A mon avis ce serait mure pour la grande déconstruction, les français n’en peuvent plus globalement de cette société de privilèges et de corporatismes.

              Les taxis ? niet
              Les retraites des fonctionnaires ? Pliés
              Les avantages des élus ? foutus
              etc.
              etc.

              Mais en vrai vous êtes foutu, j’ai déjà une énorme peine à faire comprendre aux libéraux des bienfaits d’un marché des lois, alors le reste de la population… De plus suite au référendum vos élites sont paniquées que le peuple leur enlève le pouvoir alors ils ont fait campagne contre la démocratie directe et ils y sont bien arrivés. La plupart des français m’objectent que *les autres* sont trop bête pour bien utiliser cette liberté et qu’il faut absolument un politburo qui créé les lois pour eux…

              Le même arguments que les collectivistes contre le marché :mrgreen:

            • Question sans malice,

              Pour l’abolition du statut de fonctionnaire, qui fut à la manœuvre ?
              Était ce une initiative populaire, ou y avait il des partis politique pour animer le débat ?

            • yrokwa: « Pour l’abolition du statut de fonctionnaire, qui fut à la manœuvre ? »

              Je n’habitais déjà plus en Suisse… Mais de ce que j’ai pu réunir:

              En 1999 la dette Suisse était passée de 50 à 100 milliards en 10 années, les salaires du privés commençaient à s’effondrer, L’opinion, dans ces conditions, n’acceptait plus ce qu’elle percevait comme des privilèges exorbitants donnés en apanage à la fonction publique et en Suisse il n’est pas facile d’augmenter les impôts comme en France parce que le peuple dit non la plupart du temps.

              Le conseil fédéral emmené par le PDC Joseph Leu a commencé à plancher sur une nouvelle loi sur « le personnel de la Confédération » (les fonctionnaires), le but était de revenir à une gestion saine des finances en supprimant le status et les avantages des fonctionnaires qui seraient soumis au mêmes régime que le privé.

              En 2000 les syndicats obtiennent un référendum (100’000 signatures) pour refuser cette nouvelle loi, en 2002 la votation a lieu, le référendum des syndicats est rejeté à 67% par la population.

              Depuis 10 ans, le budget de la confédération est de nouveau positif, la dette Suisse a décrut de 50% à 36%.

  • Je ne suis pas d’accord avec l’auteur, les francais veulet « le changement »: proportionnel, referendum, democratie participative, etc
    Ce sont les politicards qui tiennent le systeme et les gens comme hollande, sarkozy, bartolone etc qui se disent soi-disant démocrates mais qui ne sont que les Thénardier du systeme. Ils ne nous laissent même pas la possibilité de l’exprimer par referendum. Mettez un referendum de plein droit et non pas l’escroquerie actuelle de ces Thénardier et on verra si les francais aiment se faire enfiler et les « changements » de dictatures douces tous les 7 ou 5 ans …

    • Tout à fait juste, si la France avait eu 276 référendums en 30 ans comme la suisse, toute cette clique liberticide et sa gestion désastreuse ne serait qu’un lointain souvenir.

  • 600 000 élus en France constituent le ferment de la gangrène discutailleuse qui va nous effondrer

    • dans mon village, on a un nouveau maire , en fait c’est une mairesse ( vive la parité … ) . c’est la première foi depuis 40 ans que le maire n’est pas un agriculteur ( avant il y avait eu des artisants ), et il n’y avait mème pas un de ces pauvres bougres qui travaillent 70 heures par semaines pour payer  » les mise aux normes  » sur la liste du parti unique . elle est institutrice , propriètaire de rien du tout ( à part sa sacoche évidement ) et ne sait pas qu’il y a des impots foncier à payer à l’automne. devinez pour quel parti elle vote ?

  • Le changement c’ est maintenant  » c’ est du comique on dirait du coluche
    @Sword , meme résultat que d’ avoir un souverain qui régnerait 30 ans Yes

    Le système social français favorise depuis des décennies la déresponsabilisation , le crétinisme c’ est donc une certitude que de + en + crétins soient placés à des postes de responsabilité c’est un système décadent ça devient de + en + évident .

  • Excellent article !

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