L’idéologie libérale et l’idéologie moderne

Les libéraux l’affirment à tout va : le libéralisme n’est pas idéologique. Mais que penser de cette tendance à rechercher dans toute chose les caractères propres du libéralisme ?

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L’idéologie libérale et l’idéologie moderne

Publié le 21 avril 2014
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Par Aurélien Biteau.

foiNon, non mon bon monsieur, le libéralisme n’est pas idéologique, c’est au mieux une doctrine. Et comme elle comprend mieux que quiconque la nature humaine, comme elle colle à la peau, pourrait-on dire, comme elle sait vraiment ce qu’est l’Homme, l’observe pour ce qu’il est réellement, cette doctrine libérale ne peut pas être idéologique. Pas d’homme nouveau chez nous, pas de millénarisme et de promesse d’un bonheur éternel. Rien de religieux dans le libéralisme !

Les libéraux l’affirment à tout va : le libéralisme n’est pas idéologique. Parce qu’il observe des réalités, il ne saurait l’être. Et en disant ceci, les libéraux n’ont pas complètement tort.

Toutefois, qu’il existe une doctrine libérale, une philosophie libérale qui ne soit pas de nature idéologique n’empêche nullement l’existence, en parallèle, d’une idéologie libérale. Et malheureusement, celle-ci se montre assez véhémente et nous prive aussi bien de l’honnêteté intellectuelle nécessaire à la réflexion que de la faculté d’observation et de compréhension. Je vais tenter, par cet article, de mettre en évidence l’existence de cette idéologie libérale et les problèmes qu’elle pose.

La quête de vérités

Si nous sommes devenus libéraux, ce n’est certainement pas par envie de devenir libéraux. Nous n’avons pas lu pour la première fois Bastiat, Ayn Rand ou Hayek par simple envie de rejoindre un club des lecteurs de Bastiat, Rand ou Hayek. Si nous les avons lus, c’est d’abord parce que nous espérions trouver chez eux des vérités qui répondaient de façon satisfaisante à nos interrogations. Quête de la vérité, quête du vrai qui motivèrent en premier lieu notre découverte de la philosophie libérale.

Puis prenant conscience de l’ampleur de cette philosophie, nous nous sommes sans doute reconnus en elle, nous nous en sommes sentis proches, et puis enfin, par adhésion aux idées libérales, nous avons affirmé être des libéraux.

Mouvement classique de l’identité, propre à chacun qui se reconnaît partisan parce que convaincu. Mais voilà, peu à peu, la quête du vrai, la quête de la vérité, par la certitude qu’on a de l’avoir approchée de beaucoup, à défaut peut-être de l’avoir atteinte complètement, se mue en une ridicule quête du libéralisme.

Les lectures supplémentaires que nous faisons pour creuser la philosophie libérale, pour mieux la saisir, sont de moins en moins motivées par une quête de la vérité, mais par une quête du libéralisme. Et comme on cherchait auparavant à atteindre le vrai, voilà que l’on cherche à atteindre le vrai libéralisme, ou le libéralisme pur.

Ce que l’on cherche désormais à produire, ce n’est plus des discours vrais, mais des discours épurés : il faut chasser du libéralisme ses défauts, c’est-à-dire ce qui parmi les écrits libéraux ne correspond pas à l’idée que l’on se fait du vrai libéralisme. Et disant ceci, je ne vise aucune école libérale particulière, car il s’agit d’un défaut inhérent à toutes, qu’il s’agisse des libéraux classiques, des minarchistes, des anarcho-capitalistes ou autres objectivistes.

Entre nous, nous ne débattons plus de ce qui est vrai, mais de ce qui est vraiment libéral. Quête inepte et de mauvaise foi : car le libéralisme n’est pas doctrine unique, il est multiple, écoles historiques variées et diverses, qui sont certes proches par leur tradition de pensée et la proximité de leurs ambitions, mais qui n’en restent pas moins distinctes, aussi bien dans le temps que dans leur rationalité propre.

L’idéologie libérale

Si cette forme idéologique de libéralisme, par ses ambitions, ne nous gênait que dans la compréhension de ces écoles diverses du libéralisme, et dans l’organisation des mouvements politiques libéraux, elle ne serait pas d’une excessive gravité, quand bien même nous y perdrions inutilement nos forces.

Mais le problème grave de l’idéologie libérale, c’est qu’elle inhibe notre faculté de comprendre les discours non libéraux. Au lieu de juger le vrai et le faux dans le discours d’autrui, aussi bien de nos proches et des gens que nous côtoyons au quotidien, que dans les écrits non libéraux qui jalonnent l’Histoire de la pensée, nous ne jugeons plus que ce qui est compatible avec le libéralisme et ce qui ne l’est pas.

Grave erreur qui d’une part nous rend arrogants avec nos proches, en niant leur faculté à dire le vrai puisque ce qui importe seulement de leurs discours c’est ce qu’il y a de libéral en eux, et d’autre part nous rend complètement inefficaces dans la lecture de l’Histoire et des écrits non libéraux.

Nous ne lisons plus les grands penseurs de l’Histoire que par ambition d’y dénicher des morceaux de discours compatibles avec notre représentation toute personnelle du libéralisme. Et l’Histoire elle-même, nous ne la pratiquons que dans le but de confirmer le libéralisme et d’infirmer le socialisme : peu importe que les catégories propres à la rationalité moderne qui ont produit le libéralisme et le socialisme n’existaient pas avant le XVIè siècle au mieux.

On en vient à défendre des hypothèses qui ne sont que des postulats infondés : qu’État et gouvernement existeraient depuis tout temps, ou bien que l’absence d’État dans les épisodes historiques est l’anarchie. Que la plupart des grands penseurs sont des libéraux qui s’ignorent, ou à l’inverse, des constructivistes ou socialistes qui s’ignorent.

Aristote ? Un libéral qui s’ignore. Le droit romain ? Un droit libéral qui s’ignore. Jésus Christ ? Eh bien, un libéral qui s’ignore. L’Église romaine ? Une institution libérale qui s’ignore. Saint Thomas d’Aquin ? Un libéral qui s’ignore. L’École de Salamanque, des libéraux qui s’ignorent, et mieux encore, des économistes qui s’ignorent !

Et si seulement on ne faisait cette faute qu’avec la philosophie classique, ne répétant là qu’un préjugé propre à la modernité… Mais nous continuons encore en avançant dans l’Histoire de la pensée ! Foucault ? Un libéral qui s’ignore. Deleuze ? Un anarcho-capitaliste qui s’ignore ! Pierre Clastres ? Encore un libéral qui s’ignore !

Et inversement, même erreur en voyant partout des socialistes qui s’ignorent…

La quête du vrai est abandonnée. Et pourtant, si nous étions honnêtes, alors nous n’aurions que faire du libéralisme. Le libéralisme est une chose très secondaire et de peu d’importance. Je me moque personnellement de défendre le libéralisme, il n’est rien d’important, si ce n’est un moyen utile de désigner des écoles de pensées. Mais il n’est que doctrine historique, pas discours vrai en soi : seules les idées peuvent être vraies, et c’est bien la vérité qui prime.

Aristote, ce libéral imparfait

Lire Aristote, ça ne signifie pas trouver ce qui en Aristote est propre à confirmer notre vision du libéralisme, ça ne veut pas dire trouver en lui ce qu’il y a de libéral. Quête vaine, car Aristote ne pouvait rien connaître du libéralisme. Ça veut dire : restituer Aristote tout entier, de sa rationalité et de son épistémologie à l’ensemble cohérent des idées qu’elles ont produites.

On peut croire qu’Aristote, ou tout autre auteur « libéral qui s’ignore », pensait le libéralisme sans le nommer. Aristote a défendu l’idée d’un droit qui ne dépende pas de l’arbitraire de la volonté d’un législateur ou d’un juge : idée du droit naturel. Or le libéralisme défend l’idée d’un droit qui ne dépende pas de l’arbitraire de la volonté d’un législateur ou d’un juge : idée du droit naturel. Donc entre Aristote et le libéralisme, il y aurait parenté, si ce n’est identité. Aristote ne serait qu’un libéral imparfait, imparfait d’abord parce qu’il s’ignore, imparfait ensuite parce qu’entre Aristote et les libéraux, les libéraux sont, de fait, plus parfaitement libéraux. Ce qu’il y a dès lors d’intéressant dans la lecture d’Aristote, ce n’est pas ce que dit Aristote, c’est la parenté d’Aristote avec le libéralisme.

C’est une erreur importante parce qu’elle voile avec mépris les écrits réels d’Aristote. On réduit Aristote à être l’enfance du libéralisme : un libéralisme imparfait, en devenir, qui ne se connaît pas encore. Un libéralisme mineur… Et de fil en aiguille, un philosophe mineur. Grand parce qu’il a pensé quelque chose qui, en grandissant, deviendra le libéralisme, mais mineur quand même, parce que ce n’est qu’une pensée imparfaite, mal exprimée, rationnellement défectueuse.

Quelle arrogance !

Lire Aristote (ou autre auteur non libéral) nécessite pourtant d’abandonner toute attache au libéralisme. Il faut garder l’esprit ouvert, être à l’écoute. Aristote a développé une philosophie aristotélicienne : quand on lit Aristote, le but est de découvrir et de comprendre cette philosophie aristotélicienne.

Et ainsi on se rend compte que la nature d’Aristote n’a rien à voir avec la nature telle que nous la concevons aujourd’hui ; que le droit naturel d’Aristote est un droit qui a pour but la justice, et non pas la liberté, qui repose sur l’étude des choses déterminant des rapports d’égalité, qui est un droit objectif, et non pas un droit appartenant à l’individu, que le droit n’est pas toujours avantage, mais qu’il peut être aussi obligation. Bref, que chez Aristote, il y a une philosophie originale du droit qui ne doit rien, ni de près, ni de loin, au libéralisme. Dans cette lecture ouverte, Aristote n’est plus mis en minorité a priori, on lui rend sa crédibilité, on le laisse s’exprimer, on ne l’étouffe pas de nos catégories modernes. C’est une fois seulement la bonne lecture faite que l’on pourra prendre la peine de discuter Aristote, de voir ses erreurs et ses vérités, et peut-être même de le condamner. Après l’expérience vraie de la lecture.

J’ai pris l’exemple d’Aristote parce qu’il fut le Philosophe. Mais ceci vaut pour tous les auteurs non libéraux.

Parfois la lecture d’auteurs non libéraux nous semble ardue parce que précisément ils ne s’expriment pas avec le vocabulaire libéral. Dans le brouillard de la lecture, nous essayons spontanément de rattacher aux mots de l’auteur non libéral nos propres catégories conceptuelles : nous tentons de traduire.

Traduire l’auteur avec nos mots de libéraux. Erreur encore ! Si l’auteur n’a pas utilisé les mots du libéralisme, c’est justement parce que ces mots étaient inadéquats à exprimer sa philosophie, ou bien qu’il les connaissait et qu’il les jugeait inappropriés, ou bien que ces mots n’existaient pas encore de son vivant. Mais si ces mots n’existaient pas encore de son vivant, est-ce un pur hasard ? Si les mots du libéralisme n’existaient pas du vivant de l’auteur, c’est peut-être parce que les choses désignées par les mots du libéralisme n’existaient pas encore ; ou bien que la rationalité propre à l’auteur, son épistémologie, lui rendait invisible l’existence de ces choses qu’on ne désignera que plus tard.

Quand Aristote dit « Cité », on a tendance à traduire « État ». Mais pourquoi ? Aristote n’a pas dit « État », il a dit « Cité » : pourquoi faudrait-il lui enlever ? N’est-il pas capable de s’exprimer de lui-même ? De même, quand Aristote dit que l’homme est un animal politique, on a la fâcheuse tendance de traduire l’expression par « animal social » : mais ce n’est pas le mot d’Aristote. Est-ce Aristote qui s’exprime mal, ou est-ce nous qui comprenons mal ? Pourquoi partir du principe qu’Aristote a tort vis-à-vis de sa propre philosophie ?

La modernité, source de voile idéologique

Traduire les auteurs non libéraux, c’est à coup sûr se tromper. Traduire dans nos propres catégories libérales une philosophie qui n’est pas libérale, c’est encore marquer la distance entre nous et les auteurs que nous étudions et n’observer dans les écrits d’autrui que ce qui peut résonner doucement à nos oreilles. On se demande bien quel en est l’intérêt, si ce n’est le besoin d’être rassuré dans nos convictions.

Ce que j’appelle idéologie libérale est cette tendance, ce besoin de voir dans toute chose les caractères propres du libéralisme ou du non libéralisme. Mais à vrai dire, je n’accuse pas le libéralisme d’être producteur d’idéologie. Je crois que l’idéologie, cette faculté à jeter un voile d’idées entre les choses et celui qui les observe, est un phénomène autrement plus général, et pour être exact, un phénomène typique de la modernité et de sa rationalité.

Dans l’esprit classique, le temps intellectuel s’écoulait du passé vers le présent. Les progrès de la philosophie, les progrès des idées ne pouvaient se faire que par la discussion dialectique des autorités : il fallait les connaître dans leurs mots, dans leurs idées, et elles primaient tant qu’on était naturellement enclin à avoir des idées proches d’elles. Le point de départ c’est l’autorité du passé, et nous rejoignons le présent par le commentaire.

Dans l’esprit moderne (à partir du XVIe siècle), la démarche intellectuelle du progrès part en sens inverse : du présent vers le passé. Les progrès de la philosophie, et de tout ce qu’elle entraîne avec elle (la science, la technique, le pouvoir, les arts) ne se réalisent plus à partir des autorités passées. Ils se réalisent à partir d’une philosophie nouvelle présente : il faut créer une nouvelle philosophie, et ainsi de suite, une nouvelle science, des nouvelles techniques, des nouveaux dispositifs de pouvoir. La philosophie s’affranchit du passé : elle est sans cesse créatrice. On ne commente plus, on crée d’abord. Les systèmes philosophiques prolifèrent, on reconstruit géométriquement la réalité, chacun donne sa définition des choses, le rationalisme gagne du terrain.

Quel est alors la place du passé ? Toutes les philosophies du passé sont disqualifiées par la modernité, non pas pour leur fausseté, mais parce que c’est le propre de la philosophie moderne d’attribuer plus de valeur au présent qu’au passé. Qu’on le voit bien par le succès des sciences dû à l’épistémologie moderne ! La connaissance scientifique du monde est de plus en plus juste au fur et à mesure que le temps avance, il faut donc que ce soit vrai aussi pour la philosophie !

Le passé n’est alors au pire qu’une erreur, au mieux que le reflet imparfait de la modernité. L’esprit moderne a ce besoin de créer dans le présent sa propre philosophie, ses propres définitions d’antiques mots, avant de se retourner vers le passé pour se ressaisir, affirmer son universalité. Que devient le passé dans l’idéologie moderne du progrès ? Le passé n’est que le reflet du présent.

On ne voit plus dans le passé que le reflet imparfait de nos catégories modernes. « Cité » ? Un mot imparfait pour dire « État » ! Tout le passé se retrouve mis en minorité. Et pensez donc, les sciences antiques étaient si infécondes ! Quelle crédibilité accorder au passé ?

Et nous, nous avons le totalitarisme, la bombe nucléaire, le gouvernement. Perdons-nous pour autant toute crédibilité ?

L’esprit moderne opère un retournement de l’Histoire. D’abord philosopher, ensuite s’intéresser au passé, et seulement dans la mesure où il est capable de refléter le présent. C’est le propre de la philosophie de l’Histoire : avec Hegel, l’Histoire est dialectique, et le passé est minorité par rapport au présent, qui est achèvement. Même chose avec Marx et le communisme : il n’y a rien de bon dans le passé si ce n’est l’ensemble des étapes de la lutte des classes qui permet d’atteindre le présent capitaliste d’abord, puis le futur communisme. Mais sans aller jusqu’à ces philosophies ouvertement de l’Histoire, il devrait nous apparaître que pratiquement toutes les philosophies modernes se sont manifestées sous la forme d’une philosophie de l’Histoire développant ses lois, soit dialectiques comme chez Marx et Hegel, soit au contraire d’identité, ou pour être plus exact, de réflexion, comme chez les libéraux.

Le passé, c’est le reflet du présent. Et pour cause, la connaissance du libéralisme, véritable miroir, fait refléter dans le passé les idées libérales. Reflet évidemment imparfait, déformé, car le libéralisme étant moderne, la modernité s’exprime mieux que le passé.

Ce genre de préjugés disqualifiant d’office les philosophies passées (et tout ce qu’elles drainent avec elles : les sciences, les techniques les langues, les littératures, les arts, les institutions, les rapports de pouvoir, etc.) nous fait perdre précisément tout espoir d’accéder à la richesse de ces philosophies. Le passé nous apparaît d’autant plus grotesque et absurde : l’esclavage devient incompréhensible, la foi devient incompréhensible, l’alchimie nous devient incompréhensible, les sciences antiques et médiévales nous deviennent incompréhensibles, les institutions du passé nous deviennent incompréhensibles. Et la seule conclusion que nous tirons est que tous ces gens du passé étaient ou bien de parfaits ignorants, ou bien de parfaits obscurantistes. Ne nous vient pas à l’esprit que la rationalité moderne leur était étrangère, et leur rationalité propre était productrice d’esclavage, de foi, d’alchimie, de magie, de souveraineté, etc. Tout dans ce fatras de prétendue ignorance n’est pas nécessairement bonne chose, mais tout n’est pas, de façon évidente, ou bien reflet du présent, ou bien ignorance.

Descartes prétendait pouvoir nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature grâce au mécanicisme, fruit de la rationalité moderne. De la même façon, les modernes prétendent être comme maîtres et possesseurs du passé grâce à la philosophie moderne, et pourtant, tout comme la nature a fini par échapper à la mécanique de Descartes et donc à Descartes lui-même, le passé échappe à la philosophie moderne et aux modernes eux-mêmes. Nous sommes sots et croyons être brillants.

Que gagnons-nous véritablement à être des sots qui s’ignorent ? Ne faut-il pas abandonner cette quête du reflet du moderne dans le passé, au profit d’une meilleure intelligence du passé, et restituer dans le bon sens l’Histoire de la philosophie ?

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  • Ne cherchez pas midi à 14 heures. Le libéral demande que la responsabilité individuelle soit pré-éminente, que la liberté de contracter ne soit pas bafouée par des tiers, que ce soit l’Etat, les syndicats, etc), et que le simple bon sens ne soit plus une tare politiquement incorrecte.

    Le libéral sait que cette liberté individuelle a été la source de tous les progrès humains, et que les dirigismes n’ont abouti qu’à la misère et à la stérilité des réalisations.

    Après, onpeut lire tel ou tel auteur qui exprimera des sensibilités différentes, mais c’est anecdotique.

    Il en est du libéralisme comme de l’honnêteté : on peut être pos ou moins mlhonnête, mais il est impossible d’être pous ou moins honnête : on n’est ou on ne l’est pas.

    Il est donc légitime de considérer si un fait ou une disposition est libéral (respecteux de la liberté de chacun) ou si les dés sont pipés.

  • Une seule question, une seule réponse.
    Un humain peut-il posséder un autre humain?
    □ Oui
    □ Non

  • Article signalé. 🙂

  • Intéressant, et assez vrai, en particulier le passage qui parle de l’appropriation de personnages historiques.

  • Ce que vous décrivez dans cet article, Aurélien, est je crois assez vrai à propos de certains libéraux qui, parce qu’ils embrassent des idées libérales glanées de-ci, de-là, veulent à tout prix les vendre aux autres. Ces gens sont des idéologues, oui, certainement.

    Malgré tout, cet article ne décrit pas l’état d’esprit de tous les libéraux, je ne le crois pas. En tant que libertarien, j’ai de nombreuses discussions avec beaucoup de gens. Il arrive fréquemment qu’à un moment donné de ces échanges, je dise :

    « Mais le libéralisme ne promet aucunement une société parfaite, loin de là ! Si c’était le cas, pourquoi parlerais-je du Droit Naturel ? De tribunaux ? Comment expliquer que je soutienne de libéraliser les armes ? Plutôt que vous imposer tel ou tel cadre, le libertarianisme se propose de vous rendre réellement et totalement le pouvoir sur vous-même et sur ce qui vous appartient. En clair, une société non telle que je l’imposerais à tous, mais telle que chacun la conçoit »

    Et, je l’avoue, j’ai du mal à percevoir la moindre trace d’idéologie dans ce que je dis… Non ? Et je suis loin d’être le seul…

    • Cher Alainlib,
      Je ne sais pas si c’est de l’idéologie, mais quand je lis ce que vous écrivez, je suis mal à l’aise. Car ce que vous écrivez est, pour moi, issu de vos lectures, d’idées glanées ici et là ( je ne vois aucun mal à lire et à s’inspirer de grands penseurs). Peut-être que beaucoup de monde voit les choses de manière similaire à la votre, mais moi je ressens une forme de contrainte dans ce que vous écrivez, c’est comme ça.
      libéraux/libertariens: j’ai toujours pas compris la différence, mais j’ai l’impression que certains y attachent de l’importance!

      • Moi non.
        Il est dit que la liberté est indivisible, mais apparement il existe des liberaux et des libertariens…

      • Il est normal que vous ressentiez de la contrainte, la liberté ne peut se concevoir sans la contrainte. Etre libre n’est pas une fin, c’est un début. Le début de la prise en main par soit même de sont destin. le début de la responsabilité que l’on se doit de supporté par rapport à ses actes et ses choix. Il est aisé de concevoir que, tout comme un(e) adolescent(e) quittant le foyer familial peut éprouve de la crainte à découvrir seul le monde sans la protection bienveillante des ses géniteurs, les individus peuvent être tentés d’abandonner tout ou partie de leur liberté pour se réfugier sous la couverture étatique fasse au difficultés à assumer les problèmes de l’existence . Si un libéral arrive et prêche la liberté à ceux qui on fait ce choix alors il est vu comme un porteur de risque, il inquiète car il révèle les incapacités, les peurs, les compromissions, les soumissions, bref toutes les petites lâchetés qui ont transformé un individus potentiellement autonome en un esclave volontaire et il révèle également toutes les contraintes, tous les choix, toutes les responsabilité qu’il devraient alors assumer. Les libéraux ne sont que des miroirs renvoyant au individus la vérité nu de leur situation social.

      • Le mot libertarien est un anglicisme provenant des US. La bas le mot libéral à été passé à la moulinette « 1984 » et récupérer par les socialiste pour noyer le poisson et par la même a été irrémédiablement perverti (comme tout ce que touche les socialistes). De même en France, certain socialiste se couvre d’une peau demouton à bon compte en adjoignant le mot libéral à socialiste (on pourrais imaginer plein d’association du même genre du style un gentil tueur, une pacifique bourreau, une despote libéral…). Le mot libertarien est (pour l’instant) le seul à pouvoir sans ambiguïté désigner les gens véritablement éprit de liberté.

      • Chère Bénédicte,

        Merci pour votre réponse. Il est évident, tout comme pour vous ou n’importe qui que je n’ai pas la science infuse ; en conclusion, oui, bien sûr, si j’affirme être un libertarien (et membre du Mouvement des Libertariens), c’est parce que j’ai appris ce que ce moi signifiait.

        Mes lectures, à ce jour, ont été des articles parus sur ce site, quelques extraits d’auteurs libéraux célèbres, un roman (« Un Bonheur Insoutenable » d’Ira Levin). Et surtout beaucoup de discussions avec beaucoup de gens, loin de tous être libéraux.

        Figurez-vous qu’à l’instar d’un Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je me suis rendu compte que j’étais libéral sans le savoir, par raisonnement et observation. Je vous avoue (vraiment !) que je me passerais bien de l’appellation « libertarien » qui en effet tranche par rapport aux « libéraux » auto-proclamés du Parti Libéral Démocrate par exemple qui, de mon point de vue, ne sont que des étatistes, ni plus, ni moins. J’affirme que cela ne m’amuse absolument pas de le constater et de le dire. Pourtant, cette différence a toute sa place dans ce débat : en effet, il me semble que le libéralisme est fondé, centré sur la notion de liberté de l’individu, nous sommes d’accord.

        Dès lors, je vais me battre pour ma liberté. Et, si je me bats pour ma liberté, en ce cas, il est évident que je vais me battre aussi pour la votre et celle des autres, de tous les autres. Vous me suivez ? Par conséquent, il est limpide que je ne chercherai en RIEN à vous imposer quoique ce soit et inversement, si vous êtes libérale, pas vrai ?

        Dans ces conditions, comment expliquer que le PLD veuille m’IMPOSER par la coercition, la force, leur police merdique et leur justice pourrie, par exemple ? Leur monopole de la monnaie ? Vous avez saisi immédiatement la différence entre ces « libéraux » et les libertariens. Ce n’est pas que j’y attache une importance particulière, mais force est de constater l’énorme différence entre ces deux mouvements.

        Si vous y voyez une forme de contrainte de ma part, alors dites-moi où et en quoi ? Merci de m’avoir lu. Cordialement

  • Je suis bien d’accord avec les commentaires.
    Il y a une part de vraie décrite dans cet article, mais selon moi, ces idées sont très difficilement applicable au vrai libéral.
    Le libéralisme c’est la recherche, comme vous dites de la vérité, et je dirais même plus, de la réalité. Le libéralisme ne promet rien de plus que ce qui existe, il propose juste de l’accepter…

    Des auteurs (du présent et du passé) peuvent avoir des idées différentes, il n’empêche que le libéralisme existera quand même.

  • Je trouve l’article un peu caricaturale, et finalement idéologique quelque part. Il part du principe que le libéral défend une idéologie et ne cherche plus la vérité, est un être monolithique qui ferme les yeux.
    C’est parodique.

    On ne se bat pas pour savoir ce qu’est le vrai libéralisme, mais seulement pour NOTRE libéralisme. Sur ça on peut paraître d’accord. Mais non. Car vous pensez que les gens défendent une vision du libéralisme qu’ils pensent être la vraie. Alors qu’en réalité, je crois sincèrement que la majorité sont parfaitement conscient de défendre LEUR version du libéralisme, leur version propre, qu’ils savent non-universelle. parce que le liberalisme c’est avant tout avoir le droit de se battre pour SES idées propres.
    Je crois au liberalisme, car pour moi, le c’est avant tout l’idéologie qui me parmet de dire ce que je pense et de me battre ouvertement pour mes idées. Je ne cherche nullement a faire croire que mes idées représentent un liberalisme pure, puisque par définition, il n’existe pas de liberalisme pure. A part sur une toute petite poignée de questions, une sorte de tronc commun, en particulier la défense des libertés qui est un caractère incompressible du liberalisme, le reste est à l’avenant. Et je pense que la plupart ici en sont parfaitement conscient. C’est justement toute la force de l’idéologie liberale: être un substrat pour les idées, là où le socialisme au contraire, en bon liberticide des plus efficace, interdit l’opinion.

    Le libéralisme est bien sur une idéologie, parce que toute idée est une idéologie si on veut bien. Et à vrai dire, la question n’est pas réellement intéressante.

    Pour en revenir à l’article et surtout à son auteur: je crois que vous avez peut être un problème qui vous est propre, mais que vous avez tendance à rejeter sur les autres. Ce que vous dénoncez ressemble plus a une introspection qu’à autre chose. Ici même, il m’arrive d’être opposé régulièrement à d’autres intervenants, parfois aux auteurs d’articles eux mêmes. Mais comme je l’ai dit, jamais pour défendre une idée du liberalisme, seulement MES idées, à moi. Et je sais que je défend mes idées contre les idées propres d’un autre, à qui je laisserais le bénéfice du doute en la matière, je n’imagine pas obligatoirement mon prochain comme un être vil qui cherche à m’imposer sa vision monolithique de son idéologie. Parce que aussi je pars du principe que quand on adhère a une idéologie aussi ouverte que le liberalisme, c’est qu’on tolère l’ouverture justement, les différences d’opinions. Parce que si on est libéral est qu’on n’accepte pas ça, c’est un peu comme un croyant qui ne croirait pas en Dieu… C’est quelque peu antinomique.

    Bref, je crois qu’en généralisant de la sorte, vous exprimez d’avantage votre incompréhension face aux discours des autres, que vous vous méprenez souvent sur leur volonté réelle. D’ailleurs, je ne peux être d’accord avec un tel discours, qui affirme savoir ce que pense les libéraux. Il est possible de savoir ce que pense globalement quelqu’un qui se revendique d’une idéologie étroite. Certaines idéologies guident la pensée jusque très loin…. Et encore, même comme ça… Mais le libéralisme se définit justement par la liberté de pensée, donc prétendre savoir ce que pensent les libéraux, c’est jouer à madame Soleil. Vous semblez exprimer vos craintes sur les discours que vous entendez car vous ne les voyez vous même que comme une agression envers votre propre vision des choses, que vous ne tolérez pas au fond.

    Comprenez ce principe: on NOS idées. NOS idées fait ici référence au niveau individuel, pas collectif. Ils sont très peu a voir le libéralisme comme une vision complète des choses extraites d’un bouquin de Hayek. Nous sommes très nombreux a utilisé la base idéologique libérale pour construire nos idées, personnelles.

    • défend* nos idées.

    • Au passage, on peut voir que ceux que vous percevez comme cloisonnés, défendant aveuglement leur idéologie sont en réalité en mouvement.

      L’exemple typique, c’est la thèse du réchauffement climatique. je pense que nous sommes nombreux à avoir cru et défendu la thèse du RC.
      Et c’est là que la différence s’opère. Là où les socialistes, et notamment les ecolos ont refusé les chiffres et les preuves récentes qui réfutaient leur thèse, nous, libéraux qui avons cru a cette thèse, nous avons admis notre erreur et revu notre version en fonction des preuves apportées. Mais il y en a qui la défendent toujours. Mais non pas à cause de leur idéologie, juste à cause de leurs convictions personnelles, ce qui est une grande différence avec les ecologistes, par exemple. Ils adoptent d’ailleurs désormais une vision plus modérées, répondant aux preuves apportées. Là où les écolos s’enferment dans l’extrêmisme, ne sachant répondre autrement que par la fermeture idéologique.

      Cet exemple montre bien que les principes que vous croyez figés des libéraux peuvent en réalité variés très vite. Et c’est la preuve aussi que nous pensons individuellement et que nous sommes conscients de cet individualisme. Les idéologies, c’est leur faiblesse, ne savent répondre aussi rapidement à un changement de situation inattendu. Encore une fois, le RC en est une excellente preuve.

  • Billet un peu maladroit et brouillon. Il faudrait déjà sortir une proposition de définition de l’idéologie. Aussi, il est complètement humain de classer les choses selon son propre système de valeurs. Ce n’est pas un fait nouveau et cela relève plus de la psychologie comportementale ou neurocognitive que d’explications farfelues tirées d’une petite masturbation de salon. On dirait que l’auteur se parle à lui même un peu comme un schizophrène.
    L’auteur parle pour lui même. La seule leçon à tirer est soyez libéraux sans être des connards finis ou des trous du cul péteux arrogants. Cela relève plus d’une approche personnelle que l’auteur a généralisé pour tous plutôt qu’un trait inhérent aux libéraux. Nous ne sommes pas tous les mêmes.

  • Excellent article. Rien à ajouter, rien à retirer. Le besoin de certitudes qui est au coeur du discours idéologique n’épargne pas le libéralisme politique, qui peut, comme toute démarche théorique, se dessécher en mantra destiné à se prémunir de tout contact trop direct avec la réalité.

  • @ Alain: j’entends bien ce que vous dites, je le comprends et je suis touché par votre engagement, votre ouverture d’esprit, mais je ne vous demande pas de vous battre pour ma liberté, comme je ne peux pas me battre pour votre liberté, par contre nous pouvons vivre côte à cote, sans avoir à défendre quelque chose et peut être qu’à votre côté je m’intéresserais naturellement à qui vous êtes, vos idées et qu’elle deviendront miennes! Si vous cherchez à m’imposer votre vision des choses en ne me laissant pas réfléchir, vous critiquez le PLD, il a ses limites c’est vrai mais pour moi être libéral signifie ne pas juger, si leur projet est mauvais alors il échouera mais ne leur jetteras la pierre pour avoir essayé.
    @ Laurent: la liberté est elle-aussi contraignante, moi la mienne ne me fait pas rire tous les jours, est-ce un miroir, oui je suis d’accord.
    @ Desproges : moi je vis, je ne cherche pas, ne définit rien (enfin j’essaie) mais j’essaie, je me trompe beaucoup sans aucun but, la liberté c’est être dans l’ici et maintenant, rien d’autre!

    • Chère Bénédicte,

      Quand je dis que je vais me « battre pour votre liberté », n’y voyez là strictement aucune velléité de ma part de m’occuper de ce qui ne me regarde (et vous avez fort raison de le souligner) en rien.

      Je ne faisais qu’exprimer une certaine forme de cohérence dans mon raisonnement, je crois, à savoir que je me bats pour justement que vous, moi, tartempion, que sais-je puisse vivre sa vie comme il ou elle l’entend.

      En conséquence, je me permets donc de poser à nouveau cette question embarrassante : dans la mesure où le PLD veut NOUS IMPOSER UNE POLICE, DES TRIBUNAUX, UNE MONNAIE ET TOUT UN TAS D’AUTRES MONOPOLES ETATIQUES, en quoi et comment ces gens :

      1°) Peuvent-ils prétendre être « libéraux » ?
      2°) Peuvent-ils prétendre se battre pour votre liberté ou la mienne ?

      Je ne les juge en rien, je ne fais que relever des éléments factuels dans leur programme qui vont à l’encontre de la liberté fondamentale, c’est tout. Une fois de plus, j’eus infiniment préféré qu’ils soient vraiment libéraux !!!!! C’est évident !

      • Le PLD peut prétendre être libéral, et le fait qu’il prône quelques monopoles n’en fait pas un anti-libéral.

        Le libéralisme possède des millions de variantes, c’est ainsi. J’ai ma propre variante, vous avez la vôtre, le PLD a la sienne… Bref, c’est le fondement de ce que vous dites: avoir le droit de faire comme je l’entend. Eh bien, le PLD entend faire…. Comme il l’entend, et c’est sa liberté. d’autant que si le titre de monopoles d’Etat est ma foi assez pompeux, en vérité il ne recouvre ici que peu d’intérêt.
        La police et la tribunaux font partie intégrante du libéralisme, sauf de certaines franges. Mais l’Etat régalien n’est clairement pas une condition éliminatoire pour le liberalisme, au contraire.
        Quant à la monnaie, le débat est ouvert. Mais en aucun cas tranché. Dire le contraire, c’est faire ce que l’article dénonce, prétendre que le liberalisme interdit un monopole monétaire par exemple. Ce qui est parfaitement faux. Le liberalisme se bat juste pour le plus de libertés possible, tout en sachant que parfois, certaines concessions sont possibles, voir indispensables. D’ailleurs s’il n’y avait pas de débats autour de ces « concessions », on appellerait ça une dictature, une idéologie où rien n’est contestable car entièrement figée dans le marbre. c’est l’essence même du liberalisme que d’affirmer l’inverse. Le liberalisme est ouvert à TOUTES les propositions, pourvu qu’elles soient cohérentes, argumentées et démontrées.

        • Cher Desproges,

          Votre réponse est géniale et je suis en total accord avec ce que vous dites, justement, sauf vos conclusions.

          Vous pensez ainsi, dans un esprit d’ouverture que je ne peux qu’approuver à 1000 % : le PLD a le droit de prôner ci ou ça, vous ça ou ci et moi encore autre chose : ABSOLUMENT !!!!! +1 000 000 !!!!! Mais, dites-moi, de nous trois (à condition, par exemple, que vous prôniez un Etat régalien), lequel ou lesquels est ou sont le(s) plus tolérant(s) envers la liberté des autres ? Moi ? Que voulais-je vous imposer ?

          En Libertalie, si tous les gens d’un quartier, d’un village, d’une région sont d’accord pour uniformiser leur police et leur justice, pensez-vous que je leur interdirai de le faire ?????????? Vraiment ???????? A l’inverse, dans un Pays dirigé par le PLD, m’autorisera-t’on à ne pas payer d’impôts pour financer une police ou une justice dont je ne requiers aucunement les services ????????

          Enfin, vous pensez sérieusement que les libertariens sont des bêtes sauvages et que ce serait le far west ? Vous croyez qu’il n’y aurait plus de police ni de tribunaux ????? Ce que (peut-être) vous n’avez pas saisi, c’est que nous ne demandons pas de défoncer la police ou la justice étatiques… NOUS EXIGEONS D’AVOIR LE CHOIX. Les libertariens sont pro-choix. Et, s’il vous plaît… Ne me dites pas que d’exiger d’avoir le choix en toutes circonstances et dans tous les domaines soit de ma part une quelconque velléité dictatoriale… Au contraire des monopoles, par définition 🙂

          Bonne soirée !

          • AlainLib: « Ce que (peut-être) vous n’avez pas saisi, c’est que nous ne demandons pas de défoncer la police ou la justice étatiques… NOUS EXIGEONS D’AVOIR LE CHOIX. »

            En tant que criminel, je choisirais donc : pas de police, ou alors celle de mes pairs. :mrgreen:
            Je vous lis bien, mais je n’arrive pas à voir la connexion avec le monde réel !?

            AlainLib: « A l’inverse, dans un Pays dirigé par le PLD, m’autorisera-t’on à ne pas payer d’impôts pour financer une police ou une justice dont je ne requiers aucunement les services ???????? »

            Un des fondements du libéralisme, c’est le droit, parce que c’est l’obligation de contracter et d’honorer les contrats. En pratique, ce n’est pas possible d’avoir des polices et des justices à la carte qu’on paie a bien plaire. Donc… !??

            Pour ma part, je n’ai aucun intérêt dans les utopies absolutistes dont je me méfie énormément d’ailleurs, appliquons ce qui marche en vrais ailleurs, améliorons le si possible quand on sera à niveau. Pour l’instant, on en est très, très loin.

            • Premier contre-argument : « …En tant que criminel, je choisirais donc : pas de police, ou alors celle de mes pairs. Je vous lis bien, mais je n’arrive pas à voir la connexion avec le monde réel !?… »

              Eh bien, puisque, dans ce cas théorique, vous êtes un criminel ayant commis un crime envers moi ou les miens, je me fous que vous ayez une police ou non : cela n’empêchera en rien la police avec laquelle j’aurai passé un contrat de vous appréhender et de vous signifier une assignation devant un tribunal, soit issu d’un choix commun aux deux parties, soit désigné d’office par la victime présumée en cas de non-accord préalable sur le choix du tribunal.

              Deuxième contre-argument : « …Un des fondements du libéralisme, c’est le droit, parce que c’est l’obligation de contracter et d’honorer les contrats. En pratique, ce n’est pas possible d’avoir des polices et des justices à la carte qu’on paie a bien plaire. Donc… !??… »

              Vous confondez allègrement droit et justice. Evitons les amalgames je vous prie… Le Droit Naturel est le socle effectivement incontestable et incontesté du Libéralisme. Je ne suis pas un anomiste, hein, s’agirait pas de tout confondre… Quant à la justice, je demande que, tout comme actuellement dans le milieu des affaires, il puisse exister des tribunaux en concurrence avec la justice étatisée. Enfin, en plus du Droit Naturel, il est évident qu’au cas par cas, en fonction des contrats établis librement entre diverses parties, la justice s’adapte en fonction de ces cas particuliers.

              Enfin, je vous demande de me prouver (et non d’affirmer bêtement) qu’il n’est pas possible d’avoir des polices privées. Donc… ?

              Vous n’avez aucun intérêt dans des utopies absolutistes : c’est parfait. Moi non plus. Le libertarianisme n’est ni utopique, ni un absolutisme, c’est tout simplement du libéralisme. Vous vous méfiez de la liberté ? C’est votre droit. Moi, je me méfie encore plus des imposteurs étatistes qui se cachent derrière un paravent libéral qui ne trompe pas grand-monde…

            • Dans tous les cas de figure, SI la police d’Etat est si bien que ça, SI la justice d’Etat n’est pas pourrie, qu’avez-vous à craindre de polices et de tribunaux privés ???????

            • Merci pour vos réponses Alain ( votre prénom me suffit, ça ne me dérange pas que vous ne vous présentiez pas, même si du coup vous en savez beaucoup plus sur moi si vous avez lu un de mes articles!). Je vous embête encore un peu, j’aimerais savoir ce qu’est « la libertalie »??
              Sur le reste je vous comprends, du coup j’en viens à conclure que je peux confondre libéralisme et libertarianisme sans craindre de méchantes représailles!
              Très bonne soirée à vous!!

            • Bonsoir Bénédicte,

              Ce que nous appelons familièrement « Libertalie » serait un pays libertarien. Donc un pays sans gouvernement. Nous avons pleinement conscience que l’on ne peut passer ainsi, du jour au lendemain, de 34 ministères à zéro. Aussi préconisons-nous en pratique une étape de type minarchiste « intermédiaire » pour régler les affaires courantes et assurer la transition en douceur. J’espère avoir répondu à votre question.

              Bonne soirée à vous
              Cordialement

            • oui, vous avez répondu, je comprends bien, merci de m’avoir éclairé sur ce point!

            • AlainLib : « cela n’empêchera en rien la police avec laquelle j’aurai passé un contrat de vous appréhender »

              …Qui sera contrée par ma police de corporation criminelle ou autre. Un ennui avec la CGT ? Voyez avec sa police !

              AlainLib : « Il puisse exister des tribunaux en concurrence avec la justice étatisée. »

              Des corporations ayant d’énormes moyens seront tout content de monter des tribunaux partiaux. Un ennui avec la CGT ?….

              AlainLib : « je vous demande de me prouver (et non d’affirmer bêtement) qu’il n’est pas possible d’avoir des polices privées »

              Ah mais ça existe tout à fait, ce n’est pas mon propos. La mafia, les bandes, les cartels de la drogue en disposent par exemple. C’est plutôt à toi de prouver que des corporations vont payer pour monter des polices et des tribunaux qui les désavoueraient.

              Et là, tu va avoir du boulot.

        • Pour ma part le libéralisme ne peut pas transiger avec les valeurs fondamentales que sont la liberté, la propriété et la responsabilité sinon tous les parties, toutes les idéologies mêmes les plus extrêmes pourrait se dire libérale car après tout même dans les plus oppresseurs des régime il reste toujours une toute petite part de ces prérogatives. Non, le seul discourt libérale que je puisse admettre c’est celui qui met comme premier objectif de toute politique, de toute société, de tout projet social la prédominance de l’individus, sa complète liberté avec pour seule limite celle des autre individus. Ce qui implique mécaniquement qu’aucun monopole ne puisse lui être imposé de force. Les monopoles peuvent être librement consentis si on constate que tout le monde fait librement le même choix. Cela implique donc de nouveau mécaniquement que s’il existe un état celui ci ne dispense que des services optionnels (libre à ceux qui croient en l’efficacité de l’état d’y adhérer et de payer des impôts volontairement). Bien entendu il découle du libéralisme tout aussi naturellement, la banques et la monnaies libre.
          Entendons nous bien, aucun argumentaire technique ou scientifique expliquant ou démontrant que la liberté est néfaste pour l’individus et/ou pour la société ne pourra être retenue (même si toute l’histoire prouve le contraire) nous parlons ici de droit, de morale par d’efficacité. La liberté est l’objectif. Ce que les individus en font importe peu, personne n’a le droit de juger la validité ou la finalité de leurs choix et la « performance collective » d’un groupe d’individus (au hasard un pays) n’a aucune espèces d’importance ou de signification.

    • Vous me contredisez en répétant ce que je dis. Vous ne m’avez pas bien lu.
      Et surtout, ça n’a rien à voir avec l’article. Le fait que nous ne discutons pas de savoir qui donnes la vraie version du libéralisme, contrairement a ce que pense l’auteur de l’article, mais uniquement une vision qui nous est propre. Et nous la revendiquons comme personnelle. De la même façon que vous donnez votre vision qui vous est propre.

      D’autre part, je vous répondrai quand même sur le fond de votre message, même si c’est hors sujet: la liberté est une contrainte, qu’on l’accepte ou non. On ne peut réclamer la liberté sans contrainte. C’est une utopie. Choisir d’être libre, c’est choisir aussi de défendre cette liberté. Ne pas la défendre c’est y renoncer. Quant à dire que être libre c’est être ici et maintenant, rien d’autre… Déjà vous donnez une définition de la liberté que vous semblez justement considérer comme universelle… Donc là déjà, on ne va pas s’entendre. D’autre part, réclamer la liberté d’être « ici et maintenant », c’est déjà un combat! Croyez vous qu’on vous accorde la liberté d’être « ici et maintenant » gratuitement?

      Je viens d’un pays où la dictature était encore présente récemment, l’Espagne. Mon arrière grand père a fini en prison par exemple, car précisément, le combat pour les libertés avait été perdu, et que, bah, il n’avait plus le droit d’être « ici et maintenant ». Mes propres parents sont partis, car eux aussi avaient de plus en plus de difficultés à être « ici et maintenant ». Parce que quand on ne défend plus ses libertés ou quand on perd ses libertés, c’est ainsi.
      Ce type de discours est facile, mais il résulte surtout d’une vision égocentrique. Tant que je vais bien, tout va bien. Mais aller bien aujourd’hui ne vaut rien si on condamne demain. De la même manière que nous ne pouvons condamner nos enfants sous pretexte que pour nous aujourd’hui, tout va bien. Vous fuyez simplement vos responsabilités et cherchez l’idéologie qui vous permettra de vous défaussez, si ce n’est réellement, au moins psychologiquement. Malheureusement, on ne peut plus continuer, car on est arrivé à un point où, soit on sacrifie nos propres lendemain et condamnons nos enfants, soit on assume simplement. Or, il n’est pas plus difficile d’être responsable que d’être soumis et exploité. C’est juste une habitude différente.
      Se défausser de ses responsabilités est un drame. Et provoque des drames. Les idéologies les plus perverses sont nées de là. Encore aujourd’hui, de plus en plus de gens préfèrent paresseusement se défausser de leur part de responsabilité dans la situation actuelle en devenant xénophobes, parce que ça soulage leur conscience. A quel prix?

      Alors oui, on peut faire des erreurs. Pourvu qu’on les assume, et que l’on fasse des erreurs pour de bonnes raisons: parce qu’on était convaincu après mure réflexion, pas parce qu’on a suivi un guide, une idéologie.

      • @ Alain: si le PLD à de « mauvaises » intentions et n’agit pas en complète harmonie avec ses idées et principes alors pour moi cela échouera donc je ne me pose aucune question sur qui mieux mieux. Je suis méfiante, encore plus quand il s’agit d’un groupe, d’une étiquette, mais je vous souhaite de belle chose en tant que libertarien.
        @ Desproges: l’auteur parle de philosophie donc non je ne suis pas hors sujet. Dans l’ici et maintenant tout est possible, la liberté doit se ressentir et se penser. Si elle est l’un sans l’autre ça foire, pour moi. Ici et maintenant, ne signifie pas ne pas être responsable. Je viens d’un pays, où j’ai appris très jeune la responsabilité, je ne vois pas l’incompatibilité.
        Pourquoi devons-nous défendre la liberté, comme si c’était le Graal? Pourquoi se battre pour?
        L’auteur a raison la quête de vérité devrait nous suffire, sauf qu’une fois notre vérité trouvée que faire? Moi j’ai peur, de la perdre, de me perdre, de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir quoi faire, mais je ferais erreur de chercher un libéralisme plus juste, plus pur, un peu partout, j’en suis là!
        Je pense que nous disons tout les 3 la même chose, de manière différente, j’en suis ravie, chacun respecte la liberté de pensée et d’expression des autres 🙂

        • Merci Bénédicte.

          Alors, oui, c’est vrai, je fais partie de ce Mouvement. Mais je ne l’ai pas dit dans le but de faire du prosélytisme car ça ne m’intéresse pas. C’était juste dans l’optique de me présenter, ce qui, à un certain moment dans la discussion peut être intéressant pour mon ou mes interlocuteurs (vous entre autres) : vous savez mieux à qui vous parlez et avez affaire. C’est tout.

          Je pense également hélas 🙁 que le PLD n’ira pas loin. Mais bon, c’est ainsi. Je suis heureux en tout cas que vous ayez mieux compris mon premier commentaire et ma vision des choses.

          Bonne soirée à vous, bien cordialement

  • Ce que l’auteur apelle idéologie libérale est tout simplement la tentation d’ériger en dogme une pensée qui est censée être pure vérité. A partir de la les adhérents perdent contact avec le débat contradictoire et la pensée en question est utilisée de manière idéologique. ça peut concerner le libéralisme ou la culture des pommes de terres et on peut le voir tous les jours chez des gens qui ne sont pas des idiots. Cependant ça ne suffit pas pour faire du libéralisme une idéologie, pas plus que la culture des patates. Il faudrait trouver un autre terme pour désigner ce phénomène.

  • Quand les libéraux disent que le libéralisme n’est pas une idéologie c’est surtout par le fait que la notion de liberté n’a jamais été une pensée construite, théorisée et appliquée par décret comme l’est le socialisme. Il a suffi de voir comment la liberté de gens est devenue spontanée quand les dictatures communistes furent effondrée lors de la chute du mur de Berlin.

    Maintenant le libéralisme peut sembler être une idéologie uniquement par le fait que les libéraux doivent par des théories démontrer sans cesse face aux socialistes et autres adeptes d’idéologies liberticides que le libéralisme est ce qu’il y a de mieux et de supérieur dans une société organisée. Bref on pourrait dire même que ce sont les socialistes qui rendent idéologiques le libéralisme. Dans une société réellement libre on se poserait même pas cette question.

    D.J

  • Chercher midi à 14h est une litote. L’auteur de cette logorrhée coupe les cheveux en quatre. Il est visiblement adepte du name dropping, mais force est de constater qu’il en manque un à l’appel, et ceci explique cela. Il n’a pas lu Jean-François Revel. Cet auteur libéral majeur du 20ème siècle lui aurait évité d’ inutiles contorsions intellectuelles. La lecture de « La Connaissance inutile » ou de « La Grande parade » lui est donc vivement conseillée. Elle lui fera prendre conscience du déficit de bon sens dont souffre son fastidieux poulet.

  • Autre lecture à recommander à Aurélien Biteau, qui infirme en quelques lignes les 10 pages de son exposé:
    http://www.contrepoints.org/2014/04/21/163662-les-socialistes-peinent-a-se-renouveler

  • Il y a des choses intéressantes qui donnent à réfléchir dans cet article.

    J’ai quand même l’impression qu’il manque la question, l’affirmation, l’article ou le livre à la base de ce développement.

  • Manifestement, il y a eu de grandes incompréhensions. Ma faute sans aucun doute.

    J’ai pourtant bien marqué la différence entre la philosophie libérale et ce que j’appelle l’idéologie, qui n’est pas tant un corpus d’idées et de principes qu’un certain type de comportement dans le rapport à ce qui n’est pas libéral, et en particulier à ce qui n’est pas libéral dans l’Histoire (de la pensée en particulier).

    C’était l’objet de l’article, mais la moitié des commentaires fait comme si j’avais dit que le libéralisme était une idéologie qui promettait monts et merveilles, et on me prête mille intentions que je n’ai jamais eues.

    • « Ce qui se conçoit bien, etc… »
      De toute évidence, la réflexion reste confuse mais la fougue de la jeunesse est incompatible avec la mesure. C’est pourquoi la lumineuse définition de l’idéologie par JF Revel dans La Grande parade est à lire d’urgence pour ciore définitivement le débat sur la dimension idéologique prêtée au libéralisme au prix d’une contorsion peu convaincante, dont le présent article est l’ illustration. La doctrine socialiste s’accroche à ce contresens pour discréditer la concurrence. Le libéralisme est seule pensée philosophique dont les fondamentaux restent inchangés depuis plus de deux siècles et dont les succès politiques et économiques perdurent. Ce n’est pas le socialisme dont la mondialisation a provoqué le développement planétaire, bien au contraire elle l’a achevé pour laisser la place au capitalisme, même d’état comme en Chine ce qui prouve que ses formes sont multiples. Pour sauver le Private Ryan et compenser l’archaïsme rédhibitoire de la pensée socialiste française, il lui faut faire du libéralisme le miroir du socialisme et lui prêter des travers similaires, dont l’utopie. Le socialisme libéral est un oxymore; ce n’est plus du socialisme. Tout les oppose à commencer par le succès de l’un et l’échec récurrent de l’autre, dont la dimension utopique fait la trame et que le libéralisme ne peut prendre en compte, en raison de son attachement aux faits, reconnus comme têtus.

      • Mais personne ne prête de dimension idéologique au libéralisme, tête de mule. Ce que j’appelle idéologie, c’est cette manière de rechercher dans les autres philosophies ce qui est libéral et ce qui ne l’est pas, plutôt que de les découvrir pour ce qu’elles sont. Quel foutu rapport avec Revel ou ce que les socialistes peuvent dire du libéralisme ?

        C’est écrit noir sur blanc dans l’article. Je commence à penser que certains ne l’ont pas lu, et viennent commenter ici en mode automatique à la simple lecture de mots-clés, tels que « idéologie ». Je me cite :

        « qu’il existe une doctrine libérale, une philosophie libérale qui ne soit pas de nature idéologique n’empêche nullement l’existence, en parallèle, d’une idéologie libérale. »

        « Ce que j’appelle idéologie libérale est cette tendance, ce besoin de voir dans toute chose les caractères propres du libéralisme ou du non libéralisme. Mais à vrai dire, je n’accuse pas le libéralisme d’être producteur d’idéologie. Je crois que l’idéologie, cette faculté à jeter un voile d’idées entre les choses et celui qui les observe, est un phénomène autrement plus général, et pour être exact, un phénomène typique de la modernité et de sa rationalité. »

        Vous pouvez nier qu’il existe une idéologie libérale de cette nature, mais rien que sur Contrepoints, on trouve des articles qui veulent voir en Aristote ou en Saint Thomas d’Aquin des « libéraux qui s’ignorent », l’Eglise romaine une institution libérale, en l’Ecole de Salamanque des économistes, et un libéral éminent a même écrit un livre qui fait passer Deleuze pour un anarcho-capitaliste. C’est de la fiction tout ça ? C’est moi qui invente de toute pièce ?

        Et ça vient me prendre de haut…

        • Le mot de valeur « libéral » accolé à celui de « socialo-fascisme » est une injure, c’est une indignité, mais ce gouvernement n’en est pas à une près…

  • Bon article, merci.

  • Les commentaires sont fermés.

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