Qu’est-ce que gouverner ? (3)

La gouvernementalité place la distinction exclusive entre État et société civile dans l’erreur, comme en témoigne la croissance d’États fondés comme les plus petits possibles.

Par Aurélien Biteau.

Dans la seconde partie, nous avons étudié la gouvernementalité et mis en évidence les technologies de pouvoir qu’elle utilise dans les nouveaux types de rapport de pouvoir entre le gouvernement et la population. Mais la prolifération des institutions disciplinaires et des dispositifs de sécurité au sein de la société moderne nous oblige désormais à réfléchir sur la place que peut encore espérer occuper la liberté.

État, gouvernement, société civile, anarchie

La société post-Révolution est, en ce qui concerne le pouvoir, d’une grande complexité. Les modernes s’enorgueillissent d’avoir ouvert l’ère de la liberté et du progrès, mettant fin à des siècles de tyrannie et de soi-disant obscurantisme, arrogance qui ne masque qu’à peine l’ignorance du passé, non pas tellement de ses faits et ses évènements, mais de ses systèmes de pensée. Il est vrai qu’à considérer les idées du passé avec ses yeux de modernes, on a toutes les chances de ne rien y comprendre d’essentiel. On ne compte plus les anachronismes affligeants qui voudraient qu’il y ait eu des États de tout temps, des gouvernements dans toutes les civilisations, des politiques économiques et sociales sous tous les rois, un obscurantisme religieux écrasant les progrès scientifiques par la faute de tous les Papes, une lutte éternelle entre la liberté et la tyrannie dans toutes les époques, à laquelle nous, les modernes, aurions mis enfin un terme avec l’avènement de la liberté. Liberté que le monde entier n’a pas encore conquise, et que nos maîtres s’évertuent à lui apporter.

AnarchieCependant, c’est bien dans la société moderne que le pouvoir n’a jamais été aussi grand et écrasant, aussi dangereux par la grande discrétion qu’il recherche, aussi vaste par son impressionnante diffusion dans tous les coins de la société. Le constat est aisé, mais c’est bien dans la société moderne que sont nés le totalitarisme (on déplore les tentatives maladroites voire ridicules de mettre cette horreur sur le dos de Platon), la conscription, deux guerres mondiales ou encore des taux d’imposition si élevés qu’on aurait répété contre eux vingt fois la Révolution française il y a deux siècles.

Nous avons vu jusqu’ici comment la gouvernementalité a progressivement pris la place de la souveraineté en introduisant de nouveaux types de rapports de pouvoir par l’intermédiaire de technologies inédites. Ce qu’il faut désormais faire, c’est mesurer son étendue dans la société moderne.

La chose n’est pas si simple parce qu’il nous faut pour cela démêler les concepts politiques de la modernité qui ont eu pour but de représenter les rapports de pouvoir naissants. Ces concepts que je voudrais explorer sont : l’État, le gouvernement, la société civile et l’anarchie. Ils sont tous les quatre issus de la modernité qui a tissé entre eux des liens et des articulations cohérents : opposition gouvernement/anarchie, dichotomie État/société civile.

Le XIXe siècle est un siècle de frénésie au sujet du gouvernement, soit qu’on soit pour, soit qu’on soit contre. Le gouvernement est au cœur de toutes les discussions politiques. L’obsession de discuter du gouvernement est si grande que c’est à cette période que prend pied l’anachronisme relevé plus haut de voir des gouvernements dans toutes les époques et dans tous les peuples. À l’aube de la Révolution française, comme le rappelle Bertrand de Jouvenel dans Les Débuts de l’État moderne, il était déjà question d’avoir une opinion sur le gouvernement, et le désir est grand, chez tous les révolutionnaires (même Robespierre), de mettre à terre le pouvoir exécutif, quand bien même ce n’était pas en vue de façonner le pouvoir législatif et la représentation du peuple à la manière des Anglais et des Américains. À la sortie de la Révolution, Napoléon a construit les fondations d’un État au pouvoir exécutif fort, fantasme bonapartiste qui ne cesse depuis lors de revenir à chaque élection.

Les désillusions sont donc grandes quant aux fruits de la Révolution. En réaction, et de façon inédite dans l’Histoire des idées, les mouvements anarchistes commencent à pulluler. Le XIXe siècle est le siècle de l’anarchie : l’idée n’a jamais été aussi prise au sérieux, alors même que la puissance de l’État croît – et c’est bien lui qui sortira vainqueur comme le prouve la crédibilité nulle qu’on accorde aux idées anarchistes aujourd’hui.

Du gouvernement à la réaction anarchiste, de l’anarchisme à la domination désormais incontestée de l’État moderne : voilà le mouvement que je propose modestement d’étudier.

Pourquoi s’intéresser à l’anarchisme ? Parce que l’anarchisme a pris la plus radicale des positions à l’égard du gouvernement : s’en passer. Il nous permet donc de rendre compte d’un certain type de représentation sur le gouvernement. L’anarchisme ne dit pas : voilà ce que doit être le gouvernement, voilà ce qu’il doit faire, comme ne manquent pas de le faire ses partisans, mais il nous dit : voilà ce qu’il est. C’est au moins un avertissement.

Que nous dit Proudhon (http://www.wikiberal.org/wiki/Proudhon ), l’un des premiers à se réclamer de l’anarchie ?

Être GOUVERNÉ, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu… Être GOUVERNÉ, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! (Proudhon, Idée générale de la Révolution au XIXe siècle, 1851)

Voilà listés avec la plus grande clarté les produits des technologies de la gouvernementalité ! Nous y retrouvons déplorées, entre les lignes, les trois technologies que sont le juridico-légal, la technologie disciplinaire et les dispositifs de sécurité. Le génie de l’écriture de Proudhon est de nous faire rendre compte du piège cynique de la gouvernementalité : les individus sont enserrés dans un fin réseau d’interventions graduées du pouvoir, dont la contestation mène droit à l’éradication. Un genre de mécanique s’est mis en place au profit du pouvoir : toute sortie du « droit chemin » est automatiquement rattrapée par un ensemble d’institutions visant à y remettre l’individu, ou, si la chose est impossible, l’éliminer ou du moins l’écarter à jamais du reste de la société comme une brebis galeuse.

L’accusation que Proudhon porte au gouvernement est grave. Mais l’anarchisme ne s’arrête pas à une simple contestation des interventions du pouvoir contre le corps et l’esprit des individus. Voyons par exemple cet extrait du Manifeste de l’anarchie d’Anselme Bellegarrigue ( ) :

Qui dit anarchie, dit négation du gouvernement ;

Qui dit négation du gouvernement, dit affirmation du peuple ;

Qui dit affirmation du peuple, dit liberté individuelle ;

Qui dit liberté individuelle, dit souveraineté de chacun ;

Qui dit souveraineté de chacun, dit égalité ;

Qui dit égalité, dit solidarité ou fraternité ;

Qui dit fraternité, dit ordre social ;

Donc qui dit anarchie, dit ordre social.

(Anselme Bellegarrigue, Manifeste de l’anarchie, 1850)

rothbardL’anarchie, c’est l’ordre. Le gouvernement, c’est le désordre et la guerre civile. Cette idée est répandue chez tous les anarchistes au XIXe siècle. L’ordre social repose sur la solidarité des hommes, elle-même reposant sur la liberté individuelle. Ce sont les hommes libres qui sont réellement solidaires, et c’est cette solidarité sincère qui produit de l’ordre. Le gouvernement ne sait que diviser le peuple, lui ôter ses libertés, mettre les partis en lutte (et on sait combien les anarchistes ont – à cette époque – en horreur les partis politiques) : aucune fraternité ne saurait résulter de l’action gouvernementale, au contraire d’un déchirement profond entre les hommes.

Autre critique portée au gouvernement : sa nécessaire illégitimité. Contrat social et constitutionnalisme sont mis en pièce par les anarchistes. L’une des plus belles démonstrations de l’illégitimité de la constitution est celle de Lysander Spooner contre la Constitution américaine, aisément transposable à tous les genres de contrats sociaux, dans son tract de 1870, No Treason N°VI : The Constitution of no authority. Or que nous dit Spooner du gouvernement ?

Les partisans visibles de la Constitution, comme les partisans visibles de la plupart des autres gouvernements, se rangent dans trois catégories, à savoir : 1. Les scélérats, classe nombreuse et active ; le gouvernement est pour eux un instrument qu’ils utiliseront pour s’agrandir ou s’enrichir ; 2. Les dupes – vaste catégorie, sans nul doute, dont chaque membre, parce qu’on lui attribue une voix sur des millions pour décider ce qu’il peut faire de sa personne et de ses biens, et parce qu’on l’autorise à avoir, pour voler, asservir et assassiner autrui, cette même voix que d’autres ont pour le voler, l’asservir et l’assassiner, est assez sot pour imaginer qu’il est « un homme libre », un « souverain » ; assez sot pour imaginer que ce gouvernement est « un gouvernement libre », « un gouvernement de l’égalité des droits », « le meilleur gouvernement qu’il y ait sur terre », et autres absurdités de ce genre ; 3. Une catégorie qui a quelque intelligence des vices du gouvernement, mais qui ou bien ne sait comment s’en débarrasser, ou bien ne choisit pas de sacrifier ses intérêts privés au point de se dévouer sérieusement et gravement à la tâche de promouvoir un changement. (Lysander Spooner, No Treason N°VI : The Constitution of no Authority, 1870)

On ne peut défendre les constitutions et les gouvernements qu’elles instituent que par cynisme, stupidité ou impuissance. Le verdict est prononcé.

Ce qu’il y a de remarquable dans les écrits anarchistes, c’est leur véhémence et leur simplicité. Démolir le gouvernement en le prenant au mot, voilà leur but. Si l’on compare avec les productions intellectuelles de notre temps, on voit le gouffre saisissant avec l’anarchisme du XIXe siècle et on voit combien nous nous sommes accommodés au gouvernement et à quel point nous en sommes devenus complices au point de nous mentir à nous-mêmes en feignant d’accorder encore de la crédibilité à toutes les illusions du contrat social. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cet affaiblissement impressionnant des passions politiques ?

La réponse se trouve sans conteste dans cet investissement des champs économique, social et écologique par la gouvernementalité que nous avions traité précédemment. Il lui a permis de se trouver une justification et d’affaiblir définitivement les questions politiques de souveraineté. L’homme moderne n’est même plus capable d’imaginer son quotidien sans les nombreuses interventions gouvernementales qui jalonnent sa vie. Il s’étonne même quand il apprend que l’humanité s’est passée de ces interventions pendant de très nombreux siècles, et que c’est lui qui constitue l’anormalité de l’Histoire – si toutefois il ne sombre pas dans la dissonance cognitive.

Or ce mouvement d’affirmation de la gouvernementalité a toujours été soutenu par les libéraux. On l’a déjà vu pour le libéralisme classique, fortement porté à affaiblir la souveraineté au profit de la gouvernementalité, sur des motifs de satisfaction des besoins de sécurité. On ne compte aucun libéral, au XIXe siècle, pour contester la nécessité d’un gouvernement.

La très forte influence de Rothbard chez les libertariens et les libéraux de la fin du XXe siècle et d’aujourd’hui nous a laissé croire qu’il y avait eu un anarchisme libéral avant lui. Et pourtant, s’il y a bien eu un mouvement anarcho-individualiste centré sur l’individu, il n’y a pas eu de libéraux dans ce mouvement. C’est d’ailleurs en de Molinari que Rothbard s’est cherché un précurseur, ce en quoi il a eu tort, car de Molinari n’était pas anarchiste.

Dans De la Production de la sécurité (1849), Gustave de Molinari ne se présente à aucun moment comme un anarchiste. Comme Bastiat, de Molinari se définissait comme un économiste, par opposition au conservatisme et au socialisme. Par ailleurs le texte n’est pas une critique du gouvernement ou du pouvoir qu’il incarne. Son but est de démontrer que le gouvernement ne peut être fondé sur le monopole ou le communisme, c’est-à-dire ou bien un gouvernement imposé à tous, ou bien un gouvernement possédé par tous. Mais le gouvernement est toujours présenté comme un bien. Gouvernement pour signifier producteur de sécurité, on est très loin de l’argumentaire anarchiste de la même époque. Il suffit de comparer avec les textes cités auparavant de Proudhon et de Bellegarrigue (qui ne sont pourtant pas du même bord) pour voir le grand écart avec l’argumentaire de Gustave de Molinari. Il s’agit bien de deux visions opposées du gouvernement : pour l’une, le gouvernement, c’est le désordre et la mise en danger permanente de l’individu, pour l’autre, le gouvernement, c’est la production de la sécurité, qu’il importe simplement de libéraliser.

C’est seulement avec Rothbard qu’apparaît une anarchie libérale véritable. Mais ce qu’il y a d’étonnant dans l’anarchisme de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle, c’est qu’on passe d’une opposition au gouvernement à une opposition à l’État. Si parfois les deux sont confondus, c’est tout de même davantage l’État qui devient l’objet de la critique. Les libéraux eux-mêmes se retournent contre l’État, alors qu’ils avaient jusqu’ici soutenu son développement contre la souveraineté et au profit de la sécurité. On critique l’État, son obésité, sa structure élargie. On demande à l’institution de se concentrer, de se restreindre. Dans le plus grand des paradoxes, on veut de l’État qu’il se concentre sur les fonctions régaliennes, soit les fonctions du souverain qu’on a abattu. Il faut croire que la créature de la modernité s’est transformée en monstre et que ses créateurs en ont perdu le contrôle.

Qu’attend-on de l’État désormais ? Non pas qu’il gouverne moins, mais qu’il n’écrase pas la société civile. On prône continuellement depuis le déclin des Trente Glorieuses un retour à la société civile. Rien que sur Contrepoints, on trouve grande quantité d’articles appelant au réveil de la société civile. C’est sur ce point précis que le mouvement libertarien et le libéralisme moderne (ou néolibéralisme) se rejoignent : faire en sorte que la société civile croisse, centrer ses motivations politiques sur la société civile et son organisation.

Or il est capital de comprendre qu’État et société civile ne s’opposent pas et ne s’opposeront jamais. État et société civile ne forment pas une espèce de continuum dont ils sont chacun une des deux extrémités à la conquête d’un même terrain : État contre société civile, conquête de la société civile sur l’État, prise de pouvoir de l’État sur la société civile, tout ceci n’est qu’un ensemble d’illusions de la modernité par faute d’une méconnaissance assez profonde de la gouvernementalité. Car la gouvernementalité est bien le ciment qui lie aujourd’hui l’État et la société civile.

J’en veux pour preuve l’essor, après la Seconde Guerre mondiale, de ce que Michel Foucault, dans son Cours au Collège de France 1878-1879 : Naissance de la Biopolitique, a appelé avec raison la gouvernementalité néolibérale. La société civile n’est pas une simple réalité que nous avons reconnue, elle est au contraire un produit, oserai-je dire une construction, permettant de justifier la gouvernementalité. Les ordolibéraux allemands ont produit la société civile allemande par l’exercice d’une normalisation de l’ordre social orientée sur le marché et la sécurité sociale comme dispositif de sécurité. Magnifique succès qui a relevé l’Allemagne après le désastre nazi, mais qui a plus que jamais consolidé l’Etat allemand et la gouvernementalité allemande. Ce succès a inspiré la plupart des Etats occidentaux. On pense à la Nouvelle Société de Jacques Chaban-Delmas, ou plus récemment à la Big Society de David Cameron. Mais plus anciennement encore, constituer la société civile était déjà un des objectifs du Code civil napoléonien.

La société civile comme assise de l’État, voilà qui devrait nous paraître évident. L’un et l’autre s’enchevêtrent de façon permanente depuis la nouvelle modernité post-Révolution. Ils forment un tissu serré davantage qu’une opposition et diffusent partout l’exercice impérial de la gouvernementalité.

C’est donc par les illusions de l’anarchisme libéral que je me permets de conclure cette exploration de la gouvernementalité, et j’en déplore comme chacun le pessimisme qui s’en dégage. Détruire l’État, chose déjà bien utopique, ce n’est pas détruire le pouvoir et la gouvernementalité, c’est simplement détruire l’un de ses supports. N’oublions jamais que c’est par la société civile et ses préoccupations économiques, sociales, écologiques que la gouvernementalité a pu se trouver une justification. C’est dans la société civile qu’ont pullulé les institutions disciplinaires bornant la vie des individus. C’est la société civile qui a offert des objets à gouverner : la famille, les enfants, les vieillards, les étudiants, les criminels (et on devient vite un criminel), les fous, les malades, etc. Tous les individus participant à la société civile sont soumis à l’une ou l’autre des technologies gouvernementales sans qu’elles émanent spécialement de l’État. S’il fallait une preuve quasi incontestable de l’illusion de la société civile comme vecteur de la liberté, je prendrais l’exemple des États-Unis, qui se sont fondés sur le plus petit État possible, par la philosophie la plus favorable à la société civile, qui ont de plus eu la chance unique de ne pas avoir à rayer un passé qu’il n’avait pas, au contraire des Européens. Et pourtant, l’État n’a pas cessé d’y croître. Il est aujourd’hui d’une taille éléphantesque. On y retrouve l’emploi des mêmes technologies gouvernementales qu’en Europe. La société civile s’est constituée par la même formation d’institutions disciplinaires, avec une force souvent plus grande encore que dans notre Europe (que l’on pense au système carcéral américain).

Alors abattre l’État, certes. Mais la gouvernementalité est dans la société civile, et on ne peut pas dire que les libertariens et les libéraux soient particulièrement critiques à son égard. La place de la liberté dans la société moderne est ténue, et elle le restera tant que les hommes modernes resteront pris dans les « systèmes de pensées » produits par la rationalité moderne croissant depuis le XVIe siècle.

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