Ukraine : état des lieux en 6 questions/réponses

Analyse de la situation en Ukraine et de la stratégie de Vladimir Poutine.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Ukraine : état des lieux en 6 questions/réponses

Publié le 4 mars 2014
- A +

Par Stéphane Montabert.

L’avenir sombre que je prédisais à l’Ukraine il y a quelques jours s’est précipité. Sur la base d’une liste de questions-réponses, voilà mon analyse de la situation et de la stratégie de Vladimir Poutine.

1. La Russie a-t-elle déclaré la guerre à l’Ukraine ?

4256747960Officiellement, non, pour le peu d’importance que cela peut avoir. À mon sens, la ligne a été franchie quand 6.000 soldats des forces militaires russes sans marquage d’uniforme sont entrés sur le territoire ukrainien de Crimée pour prendre le contrôle des points névralgiques.

2. La Russie a-t-elle le droit de s’inviter en Crimée ou ailleurs en Ukraine ?

La Crimée était un territoire russe dont la gestion administrative a été assignée à l’Ukraine en 1954 sous Khrouchtchev, alors que l’Ukraine et la Russie étaient quasiment fusionnées dans l’URSS. La région s’est retrouvée par le hasard de l’histoire du côté ukrainien lorsque l’URSS s’est effondrée. Il n’existe pas de frontière parfaite en ce bas-monde mais clamer que la Crimée « fait naturellement partie » de l’Ukraine est aussi faux que de clamer que la Crimée « fait naturellement partie » de la Russie : ce sont de grossières approximations. Les deux parties en présence ont des arguments défendables.

Sur le strict plan du « droit d’ingérence international » défendu par certains politiciens, les troubles ayant eu lieu en Crimée sont évidemment dérisoires comparés à une occupation militaire. Il n’y a pas eu de massacre de masse, d’attentats, de guerre civile ni même de problèmes sérieux justifiant une intervention urgente pour préserver l’ordre public. La Russie n’avait donc pas un droit particulièrement solide à s’inviter en Crimée, ce qui ne l’a pas gênée outre mesure.

3. L’Ukraine est-elle condamnée à la partition ?

Avec le contrôle russe de la Crimée, la partition est une réalité. L’Ukraine a perdu la Crimée. La question ouverte concerne le destin des provinces de l’est de l’Ukraine. Tout n’est pas joué mais ces territoires pourraient suivre le même chemin.

En Crimée vivent 12% de Tartares farouchement anti-russes, survivance historique de la population de la péninsule ayant échappé aux déportations de Staline. Cette minorité est la plus susceptible de provoquer des troubles, mais ceux-ci auront pour seul effet de légitimer l’intervention russe puisque Poutine se présentera en gardien de l’ordre face au chaos si ses forces armées venaient à quitter le territoire.

Le destin des régions à forte majorité russophone de l’est de l’Ukraine est plus délicat. Dans ces zones, des habitants pro-russes ont « spontanément » manifesté pour demander leur rattachement à la Russie, mais les ethnies sont plus mélangées qu’en Crimée et la majorité n’est pas aussi nettement pro-russe. Les régions sont aussi plus facilement atteignables par des forces militaires venues de Kiev.

Le risque d’embrasement régional n’est pas nul, mais se limiterait pour l’instant à un affrontement ukraino-russe.

4. Les Européens et les États-Unis vont-ils agir ?

Pour l’instant la riposte occidentale se limite à ne plus inviter la Russie au G8. On imagine mal pareilles mesures de rétorsion faire reculer Poutine.

2330259891Sur le plan militaire, les options sont maigres. Les Européens n’ont ni les moyens financiers, ni les moyens militaires, ni même une volonté politique suffisante pour s’opposer aux forces russes. Les États-Unis ont des moyens militaires, mais ceux-ci sont déployés sur bien d’autres théâtres d’opération. Impliquer l’OTAN aurait de toute façon des répercussions incalculables. Après la révolution de février, l’État ukrainien est paralysé, au moins jusqu’aux élections prévues en mai. L’armée ukrainienne est en déshérence depuis des décennies. L’État n’a plus un sou en caisse. Les défenseurs de l’Ukraine dans ses frontières récentes n’ont donc guère d’arguments militaires à faire valoir.

De leur côté, les Russes sont financièrement en difficulté eux aussi mais leur armée a été moins négligée, ils disposent de bases sur place et enfin ils tiennent la Crimée. Plus le temps passe, plus la Russie est en position de force pour entériner une annexion de fait.

Le point central de toute opération de ce type est l’acceptation de la nouvelle situation par les populations locales. De ce point de vue, pour les Russes, l’opération est un succès. Le sentiment national est faible en Ukraine, la faute à des gouvernements successifs avivant les tensions ethniques alors qu’ils faisaient monter les enchères entre l’Union Européenne et la Russie pour mieux continuer leurs détournements. Les militants de la place Maïdan à Kiev ont beau s’époumoner « Ukraine Unie », les russophones de Crimée ne l’entendent pas de cette oreille. Ils sont bien contents d’être passés sous le contrôle de Moscou.

5. Jusqu’où ira la Russie ?

L’Ukraine étant en faillite, Poutine a dû faire la part des choses. Quitte à faire une croix sur des milliards d’arriérés de paiement de l’Ukraine envers la Russie – selon les contrats gaziers léonins signés par la « passionaria de la révolution » Loulia Timochenko ! – s’emparer de la Crimée était pour Poutine une simple façon de s’indemniser en se payant sur la bête. L’Ukraine ne s’en sort d’ailleurs pas si mal puisqu’elle a désormais une excuse parfaite pour renoncer à payer sa dette.

Héritier de l’époque soviétique (il était agent du KGB), Poutine raisonne en termes de frontières, de rapport de force, et d’image. Il a estimé que les Occidentaux étaient faibles, divisés et réticents à réagir, et donc qu’il n’encourrait pas grand-chose à impliquer militairement la Russie sur des territoires limitrophes. C’est un jeu dangereux mais jusqu’ici il s’est avéré payant. Je doute fort que Poutine rapatrie ses soldats sans avoir reçu des milliards de dollars au titre des arriérés de paiement ukrainiens, il pourrait même pousser le bouchon jusqu’à réclamer une indemnité pour avoir maintenu la paix en Crimée ! Mais l’avenir des bases militaires russes en Ukraine serait définitivement compromis, donc je n’y crois guère.

Il faut surtout espérer que Poutine s’arrêtera là. Sinon, les dirigeants d’autres régions russophones ou à forte minorité russophone hors de Russie (je pense par exemple aux pays baltes) peuvent s’inquiéter…

6. Quelle sortie de crise possible ?

Dans le meilleur des cas, la Russie aura gagné la Crimée et l’Ukraine soldé sa dette d’une façon peu enviable. Quelques régions limitrophes pourraient changer de main pacifiquement à l’issue de référendums régionaux d’autodétermination. Il faut espérer que les exactions des majorités sur les minorités (Russes contre Ukrainiens à l’est, Ukrainiens contre Russes à l’ouest) et les déplacements de population seront réduits au minimum.

Dans le pire des cas, Kiev tentera de défendre l’intégrité du territoire ukrainien – au mépris du désir des populations régionales concernées, j’insiste – et l’est de l’Ukraine sombrera dans la guerre conventionnelle et la guerre civile, avec un niveau d’implication indéterminé de l’Union Européenne et des États-Unis sous l’égide de l’OTAN. L’Ukraine étant un pays en sous-développement et dotée d’un gouvernement à la très faible légitimité au sortir d’une révolution, cette hypothèse est heureusement peu probable, malgré les rodomontades des manifestants de Kiev.

La Russie occupe depuis six ans le territoire de l’Ossétie du Sud après avoir agressé unilatéralement la Géorgie sous des prétextes cousus de fil blanc, sans subir aucune forme de sanction internationale. Poutine a simplement adapté ce scénario à l’Ukraine.


Sur le web.

Lire aussi :

Voir les commentaires (30)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (30)
  • « Il a estimé que les Occidentaux étaient faibles, divisés et réticents à réagir, et donc qu’il n’encourrait pas grand-chose à impliquer militairement ….. sur des territoires limitrophes. C’est un jeu dangereux mais jusqu’ici il s’est avéré payant. »
    C’est Adolf ?

    • 100 ans d’histoire russe:

      il y a un siècle: raspoutine

      aujourd’hui: poutine

      et dans cent ans: tine ?

      200 ans d’histoire française:

      il y a deux siècles, bonaparte à ses soldats: à moscou !!

      les dirigeants multiculturalistes agence matrimoniale pour PD: à mosqué !!

  • Quand M. Montabert dit que « l’Ukraine a perdu la Crimée » certains lui répondraient que l’Ukraine a été « délestée » de la Crimée.
    La péninsule ne produit quasiment rien à cause d’un fort déficit hydrique. La Crimée c’est la base navale de Sébastopol et deux millions de pauvres au dehors abonnés aux guichets d’assistance. L’eau est régulièrement coupée quand les châteaux sont vides et l’électricité provient toute d’Ukraine.

    L’annexion économiserait aux Russes le loyer du bail de la base (100M$/an) car il est peu probable que le Kremlin réinvestisse beaucoup sur le désert local, à voir l’état d’abandon des oblasts de Kaliningrad et de Vladivostok par exemple.
    Plus sur Slate : http://www.slate.fr/story/84079/la-crimee-tout-pour-etre-le-waterloo-de-poutine

  • A-t-on déjà vu ce type d’annexion par une armée? Plusieurs milliers de militaires qui entrent dans un pays sans rien dire, sans immatriculation.. L’effet de surprise a-t-il été utile dans ce cas là ?

  • Je rappellerai un souvenir pourtant récent: lors de la cérémonie d’ouverture des jeux de Sotchi, la délégation ukrainienne a été la plus applaudie (après la russe, bien sur). Les ukrainiens sont considérés par les russes un peu comme des frères.
    Ceci dit, un mot m’a frappé par son absence dans votre texte: oligarque.
    Or ce sont bien les oligraques qui ont mis ce pays à genoux, en ponctionnant tout ce qu’il pouvait, à la manière d’un potentat africain ou d’un Marcos. L’Ukraine, un pays dont les frontières actuelles sont de création récente : tout l’ouest s’appelait Galicie jadis et a appartenu à la Pologne puis au roayume de Hongrie; l’extrême sud était roumain, la Crimée était russe et le bassin de Donetsk a été développé à 90%par les russes. C’est donc, comme dans toute l’europe centrale, compliqué et on peut justifier à peu près n’importe quoi, à condition de bien en connaître l’histoire.
    Pour redresser un pays en faillite, il faut de la bonne volonté et beaucoup d’argent.
    De la bonne volonté, à l’évidence, il n’y en a pas beaucoup et qui va déverser les milliards de dollars nécessaires sans que ceux-ci se retrouvent dans la poche des oligarques? Il faudrait une main de fer. Même Poutine a du mal a nettoyer la corruption encore rampante en Russie, même si l’amélioration du niveau de vie a fait reculer le phénomène. En revanche, si l’UE et/ou les USA sont à la manoeuvre, je parie un aussi beau succès qu’en Lybie, Irak ou en Afghanistan, car pour mettre le bazar, les occidentaux sont les champions toutes catégories.

  • C’est l’occasion rêvée de se débarrasser de la dette, qui est due surtout à la Russie.
    La première chose à faire est de déclarer en faillite.
    Puis de préparer de nouvelles élections, de tenter le fédéralisme, ou une formule qui tienne compte des minorités.

  • Sauf que là l’Ukraine à comme voisinage des pays intégrés à L’Otan .. Juridiquement Poutine l’as dans le C… et très mauvais joueur d’échec car prévisible le soudard Russe !!!

    • L’OTAN ?
      Mis à part les USA, quel OTAN ?
      Avec ses armées au format ticket de métro, ses pays appauvris par des décennies de gabegie, son éducation décadente, sa volonté de transformer ses hommes en fiottes (la théorie du genre n’est que cela), ses peuples envahis par la canaille étrangère, son élite de traitres (d’où vient le pouvoir de BHL ?), avec une religion autrefois virile et devenue un show des bisounours, avec des hommes émasculés, incapables de se défendre par eux même, mais qui ont encore assez de bon sens pour ne pas aller mourir pour la gloire de Normal 1er et des dividendes de Goldman sachs.

      Avez vous vu la magnifique action de la France en centrafrique ? Fichue d’aligner moins d ‘hommes au kilomètre que les nazis en biélorussie avant l’opération Bagration !

      Comparez nos chers manifestants français avec leur version ukrainienne :
      – la version rebelle française :
      http://www.youtube.com/watch?v=3HbOkcfdwbA
      – la version ukrainienne :
      http://www.youtube.com/watch?v=PeupH7LLa9
      C’est pas pareil…

      Ou comment traiter avec des p*tes :
      – la version française
      http://www.youtube.com/watch?v=SYWDyfeXKws
      – la version russe
      http://www.itele.fr/monde/video/des-pussy-riot-molestees-par-une-milice-cosaque-a-sotchi-73063

      La vérité est que nous sommes des faibles et des décadents.
      La seule chose qui peut effrayer Poutine, c’est l’armée US, qui n’a que 20000 combattants disponibles (le reste étant déjà engagé).

      • « Avec ses armées au format ticket de métro, ses pays appauvris par des décennies de gabegie, son éducation décadente, sa volonté de transformer ses hommes en fiottes (la théorie du genre n’est que cela), ses peuples envahis par la canaille étrangère, son élite de traitres (d’où vient le pouvoir de BHL ?), avec une religion autrefois virile et devenue un show des bisounours, avec des hommes émasculés, incapables de se défendre par eux même, mais qui ont encore assez de bon sens pour ne pas aller mourir pour la gloire de Normal 1er et des dividendes de Goldman sachs. »

        Enlevez le format, la théorie du genre, la religion, rajoutez 80% de matériel militaire qui pourrit sur place et un bon gros bordel au sein de l’armée (coucou les sous-off pas bien formés) : vous avez la Russie.
        Je parlerai pas du reste, trop cliché, même pour les demeurés de votre genre qui rappliquent pour lécher les bottes de Poutine dès qu’un article paraît sur la Russie.

        • sous off de temps de paix : formé a résister a la bière.
          Enfin en temps de guerre, les organigrammes bougent vite, dans l’armée.

  • Une analyse pleine de lucidité. Merci.
    Je n’en dirai pas de même pour nos politi-chiens de l’U.E. obnubilés par leur tache d’huile moraliste.
    Ils attisent toutes les passions au lieu de laisser se régler un VIEUX problème aux dimensions ethniques et de corruption exacerbées dans cette contrée. Faut se rappeler le fait que l’ex-PM Timochenko s’est bien emplie les poches durant les ’90s … sur le dos de sa population ! Une oligarche ukrainienne, autant pire que ceux plus à l’Est, finalement « mis au pas » par la Russie de Poutine/Medvedev…

  • @ Stéphane Montabert

    Quelle est la position de la Suisse dans ce conflit ?

    • Neutre? 😀

      La Suisse plaide humblement pour le maintien de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, tout en laissant la porte ouverte à un référendum d’autodétermination de la Crimée (maintien dans l’Ukraine / arrimage à la Russie / indépendance) comme une porte de sortie de crise. Reste à savoir ce que penserait le reste de l’Ukraine de ce genre de référendum.

      Pour l’essentiel dans ce genre de situation la Suisse fait oeuvre de « facilitatrice » en essayant de mettre autour d’une table et discuter des gens qui autrement ne se parleraient pas. Je ne suis pas dans le secret des dieux mais je parierai que la Suisse essaye en ce moment de faire en sorte que Sergueï Lavrov, le Ministre des Affaires étrangères de Poutine, rencontre des émissaires du pouvoir de transition en place à Kiev. Ce qui en ressortira, c’est autre chose…

      • Frais de ce matin:

        « Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a discuté à Genève avec son homologue russe Sergueï Lavrov et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de la création d’un groupe de contact international pour réduire les tensions en Ukraine. Il n’y a pas de solution en vue, a-t-il indiqué.

        «La situation est très tendue, des rumeurs contribuent à accroître les tensions, il y a un risque que des gens perdent les nerfs. Je suis venu à Genève, car il est important d’utiliser toutes les possibilités pour éviter le retour des violences en Ukraine», a expliqué aux journalistes le responsable allemand.

        Le ministre allemand a précisé avoir discuté avec son homologue russe la création d’un groupe de contact international, proposé par la Suisse dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

        «Dans ce groupe de contact, Russes et Ukrainiens pourraient se parler», a-t-il souligné. «Il faut poursuivre les discussions», a-t-il dit.

        • ce qui semble sur, c’est que les français ne sont pas à la manoeuvre… une nouvelle foi, il se sont mis hors jeu par idéologie et amateurisme.

  • Si j’étais Merkel je me méfierai de Poutine ,son pouvoir Politique(..) étant issus d’une Révolution Populaire (la Rue ayant fait céder Hoenecker ),Poutine pourrait en revendiquer la moitié du territoire germanique sans aucune gêne ..LOL

    • Elektr: « son pouvoir Politique(..) étant issus d’une Révolution Populaire (la Rue ayant fait céder Hoenecker ),Poutine pourrait en revendiquer la moitié du territoire germanique sans aucune gêne ..LOL »

      Je vous suggère d’en rester aux courte insultes des libéraux dont vous parsemez les articles parce qu’il vaut mieux susciter l’ennui que la pitié.

      • Que certains Libéraux (…) affichent leur soutient à Poutine qui n’est qu’une vague copie « ethnocentré » de L’Hitlérisme des années trente,effectivement ça fait pitié… …

        • C’est votre comparaison Poutine – Hitler qui fait pitié. Le niveau zéro de l’analyse.

          • Même si comparaison n’est pas raison, et en mettant à part le délire de persécution antisémite, les analogies entre les différents coups d’Hitler avant 1939 et ceux de Poutine récemment et aujourd’hui (Caucase, Crimée, …) sont pourtant évidentes. Tout autant que celles entre les réactions des occidentaux de l’époque et celles de nos contemporains : en 1938 il ne manquait pas de gens pour insister sur les allemands des sudètes et la logique voire la légitimité du rattachement à la mère patrie, ainsi que l’absurdité de mourir pour Prague …
            Évidement, le fait que la Russie n’a aucune prétention sur l’Alsace-Lorraine ni même sur la Pologne change bien des choses en occident

            • l’invasion des sudètes par les nazis fait plus penser à la conquète de la silésie par frédérique de prusse au 18ième siècle, que les bruit de bottes actuels.
              pour moi, poutine n’a rien à voire avec hitler et la situation n’est pas du tout la mème: il s’agit plutot de la reconquète d’une sphère d’influence perdu dans la  » catastrophe  » de la fin de l’union soviétique. catastrophe dont nous percevons à peine aujourd’hui toutes les conséquences.

          • Un rien hitlérien le Vlad’ c’est pas peu de le dire ,mais surtout un proto communiste!!
            http://evelyn-lin.hotvideo.fr/

            • baboeuf ou fourier peuvent etre qualifiés de  » protocommunistes « , mais poutine surement pas…

            • @guigui
              Baboeuf était un suiveur, le protagoniste était Maréchal mais faut pas le dire, le communisme aurait été le « maréchalisme », je te dis pas le scandale !

  • « autodétermination » a la sauce poutine, ca va faire des bourrages d’urne et des régions russes, c’est sur.

  • La question à se poser : à qui profite la crimée ?

  • Vous êtes à côté de la plaque, j’ai une connaissance qui n’est même pas en Crimée mais à plus de 80KM de là bas et il a prit les armes pour former avec des citoyens de bonne volonté des milices d’autodéfense, croire que ce serait les Russes qui serait derrières cela est une pure folie et ceux qui vous l’annonce en boucle crierait au complotisme si on disait un dixième de ce qui est dit si on le transposait sur l’occident (ce qui pourtant aurait plus de force, voir l’écoute de la criminelle Aston en Estonie, enregistrement reconnu par l’Estonie pays de l’UE).

    Nier qu’une grande partie de l’Ukraine ne reconnait pas  »autorités » de Kiev est tout simplement stupide.

    Il faut prendre en compte que:

    1)Encore en décembre 2013 54% des Ukrainiens étaient contre l’accord de libre échange avec l’UE.

    2) Le 15 Janvier 2014 plus de 200.000 personnes ont manifestés à Kiev, ville ukrainophone, contre euromaidan.

    3) Malgré l’extrême violence des manifestants d’Euromaidan et la présence de nombreuse armes dont bien des AK47, ils n’ont sommes toute pas eu une si grande masse, il n’ont jamais semble il dépasser à aucune occasion la barre des 500.000 personnes.

    4) Inoukovitch avait signé un accord qui prévoyait des élections anticipés, si les pro UE pensait représenter la majorité du peuple pourquoi avoir fait un coup d’Etat avant ses élections?

    5) Le vote du parlement Ukrainiens pour démettre le président élu c’est fait en menaçant tout les opposants et en ne faisant voter que la minorité du parlement. Inutile de dire que c’est illégal du point de vue juridique.

    6) Les groupes d’Euromaidan restent armés à Kiev et dans les deux tiers du pays sous leurs contrôle, (il font office de police) pourquoi, ont ils peur du peuple Ukrainien, certainement.

    7) La Crimée avait déjà préciser par la voix de son parlement qu’elle ne serait pas tenue à un nouveaux gouvernement si ce dernier ne venait pas sur des bases légales et légitimes.

    8) La Russie n’a pas fait d’invasion, elle a manœuvrer des soldats en Crimée, cette manœuvre militaire était prévue de longe date, l’occident à instrumentaliser l’événement, les médiats qui on parlés d’invasion on mentis.

    9) La Russie a voté pour la permission d’envoie de troupe si besoin, de fait, le gouvernement d’Ukraine est en exil et il n’y a plus dans le pays de véritable autorité centrale et les  »autorités » de Kiev commettant de nombreuses atteintes au droits de l’homme (sans doute les pires commises depuis l’indépendance du pays) il est compréhensible que la Russie qui a des millions de citoyens sur place se préoccupe, si on ne le comprend pas alors qu’on aille pas soutenir l’intervention française en Centrafrique. Au fond l’intervention ou non de la Russie dépendra de la capacité des  »autorités » de Kiev à réduire les crimes politiques et les persécutions.

    10) Qu’on aime ou non l’Ukraine à un président élu et ce dernier à donné à la Russie une lettre estimant que l’intervention Russe pourrait sauver son pays des fascistes.

    11) Il est amusant de penser que les USA et l’UE bloque toujours les aides à l’Egypte où il y a eu 30.000.000 de manifestants et presque aucun armés pour renversé un président et où en plus le pouvoir à été légitimé par référendum mais qu’au contraire il court offrir de l’argent à des autorités qui ont été mit au pouvoir par 100.000 manifestant dont beaucoup armés et n’ayant aucune légitimité légale ou démocratique.

    Voilà je sais que vous n’entendez pas souvent certain de ses faits j’espère que ça aidera certains à réfléchir.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Reiner Marcowitz.

 

Le chancelier social-démocrate Olaf Scholz a déclaré lors de la session extraordinaire du Bundestag du 27 février 2022, en référence à l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui avait commencé trois jours plus tôt : « Nous vivons un changement d’époque. »

Il a répété cette même formule lors du discours de politique générale européenne qu’il a prononcé le 29 août dernier à l’université Charles à Prague.

Ce changement d’époque (zeitenwende) est notamment marqué, pour Berlin, par une nouvel... Poursuivre la lecture

guerre défensive Ukraine négocie négotiation
0
Sauvegarder cet article

Par Cyrille Bret.

Six mois après le déclenchement de l’« opération militaire spéciale » russe en Ukraine, le 24 février 2022, le gouvernement de Kiev a engagé, fin août-début septembre, une contre-offensive dans le sud et le nord du pays. Dans la région méridionale de Kherson et dans la zone nord-orientale de Kharkiv, les soldats ukrainiens ont commencé à reprendre du terrain aux troupes russes. Remarquées pour leur rapidité, leur agilité et leur efficacité, ces deux contre-attaques inquiètent en Russie, rassurent en Occident et suscit... Poursuivre la lecture

Haut-Karabagh
2
Sauvegarder cet article

Par John Mackenzie. Un article de Conflits

L’armée azerbaidjanaise a déclenché dans la nuit du 12 au 13 septembre une offensive de grande ampleur sur différents points de la frontière avec l’Arménie, provoquant de graves dommages matériels et la perte d’une cinquantaine de soldats arméniens.

Retour sur les événements et une mise en contexte des enjeux de ce conflit.

Le terrible scénario de la guerre lancée il y a deux ans contre l’Artsakh est-il en train de se rejouer avec cette fois l’Arménie dans le viseur de l’Azerbaïd... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles