Réformer la fonction publique en France ?

Alors que le poids de l’État se fait toujours plus grand dans nos vies, ne serait-il pas opportun de reconsidérer sa place dans la société ?

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Réformer la fonction publique en France ?

Publié le 21 février 2014
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Par Alexandre C.

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L’INSEE vient de publier son tableau de l’économie française, un document annuel qui renferme tout un tas de chiffres sur l’organisation du pays. Mercredi matin, le journal Le Figaro en publiait quelques extraits. Une statistique a particulièrement retenu mon attention : 10,9 %. C’est l’augmentation de l’emploi dans la fonction publique française – notamment territoriale – entre 2000 et 2011. Aujourd’hui, les trois fonctions publiques – d’État, territoriale donc et hospitalière – emploient 5,4 millions de personnes, soit 77 agents pour 1000 habitants. La France dépasse de loin des pays comme l’Allemagne qui dispose d’environ 50 fonctionnaires pour 1000 habitants ou bien le Japon qui n’en a que 40. En proportion, l’emploi public représente 19,9% de l’emploi en France. Ce chiffre nous place au-dessus de la moyenne de l’OCDE, qui se monte à 15,5%1. Et encore, on ne prend pas en compte ici les 134.000 emplois aidés, comme les fameux emplois d’avenir, non viables sur le long terme, bien que défendus par les gouvernements de droite comme de gauche. Avec la volonté de l’actuelle majorité d’embaucher du personnel nouveau, notamment dans l’éducation, on peut penser que ces chiffres vont continuer de croître dans l’avenir.

Les entreprises d’État, de leur côté, emploient près de 800.000 personnes, dont une bonne majorité à EDF, à la SNCF et à La Poste. Ces agents, outre la sécurité de leur emploi, bénéficient d’avantages à faire rougir le premier salarié du privé venu. Quelques exemples. Le personnel d’EDF ne paie que 10% de sa facture d’électricité quand, dans le même temps, les employés de la SNCF ont le droit à des rabais sur les billets pour presque toute leur famille2. Une série de privilèges, vieux de plusieurs décennies, qu’il est impossible de remettre en cause au nom du sacro-saint contrat social entre la direction et les salariés, ou plutôt les syndicats qui s’empressent de défendre ces droits acquis, un héritage des nationalisations.

Ce fonctionnement de la fonction publique en France énerve de plus en plus la population, d’autant qu’elle constate une dégradation de la qualité de service alors que les moyens déployés sont toujours d’importance. Pourtant, il ne semble pas question, pour le pouvoir exécutif, d’évaluer l’efficacité des différentes administrations. Alors que le poids de l’État se fait toujours plus grand dans notre vie de tous les jours, que le pays connait des problèmes de chômage, que la croissance est atone depuis quelques temps déjà, ne serait-il pas opportun de la part de nos élites de reconsidérer sa place dans la société ? Des pistes sont déjà connues : fusion de certains services, suppression des doublons… D’autres sont à l’étude comme déléguer au privé certains secteurs de l’économie telle la culture ou le logement.

Des politiques similaires ont été mises en places au Canada ou en Suède dans les années 90 et plus récemment au Royaume-Uni, après l’élection du conservateur David Cameron. Malgré les réformes profondes menées dans ces administrations publiques – diminution du nombre de fonctionnaires, privatisations –, le chômage est moins élevé qu’il ne l’est en France et surtout, la croissance est repartie à la hausse, tout comme les recettes fiscales. Contrairement à la France, ces pays ont choisi de faire porter les efforts sur des économies structurelles et non sur des hausses d’impôts, qui présentent le désavantage d’assécher les canaux de l’investissement et de décourager les individus d’entreprendre. Si l’on ajoute à cette instabilité fiscale, une instabilité législative qui provoque l’émergence d’agences, de commissions toujours plus nombreuses et leur enchevêtrement de décisions, de normes, de paperasse à remplir, on complique le retour de la prospérité économique.

De fait, une révolution intellectuelle est nécessaire en France. Un bouleversement de nos mentalités. Chose qui n’interviendra que si l’État prend les bonnes décisions ou incitations et envoie les bons signaux.


Sur le web.

  1. On atteint plus de 30% en Norvège, pays beaucoup moins peuplé.
  2. Privilèges dénoncés par la Cour des Comptes.
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  • Une simple suppression du statut, avec transformation en CDI, serait déjà pas mal.
    Les électeurs pourraient soutenir des candidats proposant des plans sociaux

    • Je ne crois pas que les électeurs le feraient. L’important est de faire prendre conscience les électeurs que nombre de ces fonctionnaires seraient employés, utiles, et probablement épanouis dans le privé si on rendait celui-ci plus attractif en le pressurant moins.

      • Concernant les collectivités locales, l’électeur aurait un choix …. peu importe lequel….

        Aujourd’hui, aucun regard

      • « ces fonctionnaires seraient employés, utiles, et probablement épanouis dans le privé » : absolument ! Il faut sans cesse rappeler cette évidence. Mis à part les militants professionnels du collectivisme qui menacent leurs collègues, les fonctionnaires sont nombreux à craindre de perdre leurs revenus tout en ayant l’intuition, ou la certitude, de l’insondable vacuité de leur emploi de fonctionnaire, sans parler du poids insupportable d’une hiérarchie de petits chefs bornés et obtus, exclusivement attachée à sa survie à tout prix.

        • La SNCF se montre extrèmement performante à l’étranger, ayant remporté un appel d’offres à Boston.
          Pourquoi ? alors qu’en France son image est catastrophique !
          Parce que sur Boston, la direction de la SNCF emploiera des salariés sous contrat de droit privé alors qu’en France le statut du cheminot l’en empêche.
          Ce statut est donc bien une tare économique

    • Bravo ! ! ! Quelle bonne idée .

  • Votre dernière phrase montre l’impossibilité d’une réforme en douceur: « que si l’état prend les bonnes décisions ».
    Vous croyez une seconde que l’état, formé quasi exclusivement de fonctionnaires, à commencer par le premier d’entre eux, vont se faire hara kiri (ou seppuku comme vous voulez) le sourire aux lèvres?
    La réforme sera violente, comme toujours en France, cette fois-ci dictée probablement par l’extérieur qui obligera à des mesures draconiennes du genre: licenciement de 30% des fonctionnairies PLUS diminution de leurs salaires de 20%. L’état sera alors obligé de supprimer tout ce qu’il ne pourra plus traiter pour le plus grand bien du pays.

    • revons un peu….

      mais aucune chance que l’état et donc les gens qui en profitent, le fasse,

      même denis payre, le plus audacieux réformateur, continue à parler des fonctionnaires « de trés bonne qualité », moi quand je vais à la poste de gennevilliers, ou quand je prends le train, je les cherche…

      par contre au mcdo, tout le monde me reçoit avec le sourire, bizarre non ??
      ;))

    • +1000
      C’est aussi mon avis, mais a 100%. Et sur l’enchaînement et sur les proportion des diminutions.
      Sinon quel fou prendrait la responsabilité de telles mésures. Tous les inconvénients et aucun avantage.

    • Admettons que l’on procède comme cela, qu’est-ce que vous faites de toutes ces personnes au chômage? Leur nombre est déjà bien trop important.

      • Dans tous les pays riches qui ont diminués leur nombre de fonctionnaires, la baisse concomitante du nombre des chômeurs a été d’environ 2 chômeurs de moins pour 1 poste de fonctionnaire supprimé (et parfois plus). Si on adapte les chiffres au Japon, moitié moins de fonctionnaires (2,7 millions en moins soit 5,4 millions d’emplois créés; restent 6+2.7-5.4=3.3). Pour l’Allemagne, -2 millions soit 4 millions d’emplois (restent =6+2-4=4). Mais des emplois productifs amenant des charges sociales, des impôts, des recettes de TVA et autres. C’est bien sur empirique puisque c’est une constatation faite après coup et relativement inattendue et contrintuitive mais comme cela a été constamment observé ensuite…

  • Sans réforme de la sacro sainte Administration publique aucun espoir de rétablir une situation »normale » n’est ce pas M .Hollande??

  • L’emploi public représente 27% de la population active française, c’est le chiffre choc. Et la dépense publique représentent 57% du PIB français

    • Plus les chômeurs qui vivent de l état
      Et le marché paraétatique
      Toutes les associations subventionnées
      Et les vieux retraités

      Ça fait peut etre 2/3 des citoyens = des clients de l étatisme

      Donc démocratiquement Il n y aura jamais de réforme : c est humain : qui va sciez la branche sur laquelle il est assis ?

      Ils préféreront que l arbre s écroule avec eux que de le sauver sans eux

      En plus pour 2017 y a quelqu un de providentiel qui leur dit qu il y a de l argent
      Yaka taxer la finance yaka renvoyer tel ou untel yaka dévaluer yaka imprimer du billet yaka étatiser tel boite Yaka revenir comme avant et tout ira bien
      Retraite a 60 ans et maman poule sociale veille sur tout
      Et c est partie pour un nouveau tour de manège pour 2017 et 2022

      Quelle réforme possible au pays de la table rase ?

      En France nous n avons pas de pétrole mais nous avons des idées disaient t ils

      • Les chomeurs et les retraités ne vivent pas de l’Etat, ils paient pour cela, on parle d’assurance chomage ou retraite contrairement aux associations subventionnees, à la presse etc

        • Si
          C est une pyramide de Ponzi déficitaire maintenue par la dette publique pour satisfaire le clientélisme du politicien ( en se sucrant au passage bien sur

          Aucun marché libre ne peut financer 3- 4 générations de feneantise et de filet social au détriment des générations future
          En plus en invitant toute la misère du monde africain au banquet

          Exister ne vous fais rien mériter

        • Les actifs ou les retraités n’ont jamais versé le moindre centime pour LEUR retraite. Tous payent ou ont payé pour la retraite de leurs prédécesseurs. Ne confondez pas les droits contractuels d’un régime par capitalisation avec les promesses du régime par répartition. Les promesses sont des faux droits. Les faux droits n’engagent pas ceux qui les promettent et seront inéluctablement remis en cause comme on pourra l’observer dans les années à venir, sans alternative possible, avec une baisse d’au moins les deux tiers du pouvoir d’achat des retraites collectivistes.

          Plus généralement, les régimes sociaux publics (retraite, santé, famille, chômage) ne peuvent être confondus avec des assurances fondées sur des engagements contractuels. Parce que les assurances sociales sont publiques, les chômeurs et retraités vivent effectivement de l’Etat, comme n’importe quel fonctionnaire. Ils vivent aux dépens de ceux qui sont contraints par la force de financer l’Etat. Ils participent à l’obésité de l’Etat et contribuent à sa ruine à venir.

          • Je prendrai la défense des retraités car ils sont trop malmenés sur « Contrepoints ».
            Ils ont payé, par cotisations, la retraite des génerations précédentes
            Donc le système de retraite par répartition A UNE DETTE ENVERS EUX.
            Il est donc normal qu’ils touchent une retraite, à vie, en fin d’activité calculée sur la base de la moyenne de leurs 25 meilleures années.

            •  » ils ont payé , par cotisations, la retraite des générations précédentes  »

              fort bien, alors donnons leur une retraite égale à celle que la génération précedente à touché. c’est à dire la moitié en moins ou pour le mieux, les deux tiers…

            • La confusion entre les retraités et le régime de retraite par répartition est de même nature que celle entre l’Etat et la nation : mensongère.

              Investir, c’est travailler. La capitalisation permet aux retraités de rester actifs jusqu’au dernier jour grâce à leurs investissements. Avec la capitalisation, au lieu d’être une charge, les retraités sont utiles aux autres, notamment en apportant le capital indispensable à la création des emplois de leurs enfants. Ainsi, le vieillissement n’est plus un poids à supporter mais une opportunité de croissance, un cercle vertueux profitable pour tous.

            • Dans votre cas on tourne en rond. Chaque génération dira qu’on a une dette envers elle, jusqu’au jour où le flux se tarira. Et à ce moment là une génération se retrouvera sans rien quoiqu’il arrive.

      •  » en france on a pas de pétrole, mais on a des ( mauvaises ) idées « 

  •  » réformer la fonction publique en france  »

    peut-on réformer un cancer ?

    pour réformer la fonction publique, il faut remettre les syndicats à la place ou robespierre a mis les hebèrtiste en mars 94 !

  • N’oublions pas que les fonctionnaires sont aussi pénalisés par cette sclérose étatique et cette sur administration et bureaucratisation.Leurs efforts ne sont souvent pas récompensés ( égalitarisme oblige ), leurs managers se managent eux mêmes et ne motivent pas leurs troupes ( voir taux d’absentéisme, taux dépression..),les carrières évoluent peu …. Mais pourquoi une partie de fonctionnaires n’est elle pas plus active pour demander des réformes et des changements? Ont ils peur d’être punis et sanctionnés par l’état totalitaire?

  • Bon, on commence par où ?

    • Partie politique mi libéral acceptable serait peut être une étape concrète
      Type UDC ( je voterai pour)

    • synge  » on commence par ou ?

      par changer de régime ( de bananes )

    • Réclamer la démocratie directe, c’est mur pour ça tout le monde vomit ce système oligarchique. Après les pans vont tomber les un après les autres par referendum et initiative: retraite etc. etc. pour arriver à la suppression du status de fonctionnaire ou a son éviscération:
      http://www.ifrap.org/La-suppression-du-statut-de-fonctionnaire-en-Suisse,12272.html

      • La démocratie directe est certainement mieux que la représentative.
        Il y aura certaines améliorations mais il ne faut pas se leurrer ça ne transformera pas le vote de masse en vote libéral

        La démocratie restera l oppression d une majorité
        La création l innovation l art la beauté les exploits les idées divergentes la réussite est affaire de minorité

        La democratie directe ou pas c est 5 loups et 3 brebis qui votent ce qui il vont manger ce soir
        Vaut mieux un canton pour loup et un canton pour brebis qui commercent

        La democratie même directe impose un résultat unique pour tout le monde

        • Plus de décentralisation
          Plus de subsidiarité
          Moins d impôts

        • liberal think: « La démocratie restera l oppression d une majorité »

          Et ?
          Comme une baffe ce n’est pas l’idéal il vaut mieux se tirer une balle dans la bouche !? Un moment il faudra bien que la France évolue dans la vraie réalité du monde qui existe pour de vrai plutôt que dans les jolies théories éthérée et les slogans débiles.

          Je pense que vous êtes vraiment foutu, même les gens qui posent les bon diagnostique n’ont soit aucune idée des opportunités politique qui s’offrent actuellement ou alors ils attendent des vieilles solutions qui ont toutes échouées qu’elles donnent un résultat différent.

          liberal think: « Plus de décentralisation
          Plus de subsidiarité
          Moins d impôts »

          Un beau matin l’oligarchie adossée à 600’000 élus, 7 millions d’employés et des milliers de journaleux tous clients et parti prenante vont décider de se flinguer politiquement, lâcher leurs pouvoir et reformer le système.

          • @Ilmryn
            Soit
            Mettons de côtés mes slogons débiles et le fait que je fais partie des gens foutus

            Suivons ton raisonnement a priori plus pointu et certainement plus pertinent :

            Tu proposes quoi comme solution pratique en dehors des commentaires dans une petite fenêtre de smartphone :

            Tu vas faire la révolution ?
            Tu vas créer un parti politique ?
            Tu vas faire le buzz avec un site qui a un trafic de 100 personnes par jour ?

            Comme tous , dans cette vie bien brève t auras le choix en 2017 : entre UMP et PS et FN idem en 2022
            D ici la je ne sais quel âge tu auras mais la réalité de la vie te ratterapera avec les divers problèmes

            Donc ton pseudo pertinence tu te …..

            • Utiliser la force de l’adversaire: les médias qui reprennent en boucle les scandales et les « grands sujets » du moment. Tout est prêt: la confiscation du pouvoir, la fausse démocratie, le peuple qui est excédé de « l’UMPS ». Si il y a bien un levier qui est prêt et facilement accessible c’est celui de réclamer plus de démocratie, pas pour rien que le parti national populiste l’a inclus dans son programme.

              C’est mure…
              Ça n’a jamais été aussi mure.
              Il ne faudrait vraiment pas grand chose, quelques manifs « pour tous » avec « halte à l’aristocratie, oui à la vraie démocratie ». Ils seraient emmerdés, coincés, bloqués, impossible de diaboliser cela en plus.

              Le bénéfice c’est que plus les pays sont démocrate, plus ils sont libéraux en moyenne (liberté économique et civile), c’est un fait facilement vérifiable. Un processus de libéralisation serait enclenché et les élites ne pourraient rien contre ça, à moins de réduire de nouveau la démocratie.

              Le seul problème c’est que vous n’êtes pas, les français, des démocrates, vous ne concevez pas le pouvoir autrement que concentré au sein d’un aristocratie, de gaule, napoléon, le mythe du chef. La masse critique des agitateurs nécessaire pour démarrer ce processus médiatique ne sera pas atteinte au profit d’autres sujets tout à fait risible. On en vient à ce dire que ce qui vous arrive est bien un choix finalement.

            • @Ilmryn.

              « Le seul problème c’est que vous n’êtes pas, les français, des démocrates, vous ne concevez pas le pouvoir autrement que concentré au sein d’un aristocratie, de gaule, napoléon, le mythe du chef »

              Au moins nous sommes d accord sur ce point
              Vous pouvez rajouter le pape dans la liste ( le latin « aime » être sous tutelle politique economique spirituelle ….)

              Maintenant en suivant votre raisonnement , vous n êtes pas loin du But
              En 2017 le FN passera et comme il propose la démocratie directe dans ses promesses alors nous sommes sauvés c est ça ? Et même le Larzac se transformera en Silicon Valley

              Permettez moi de soulever deux réserves :

              Je doute fort que nous aurons une démocratie a la suisse a la demande populaire , notre nouveau tuteur habile, intelligent et ayant compris la psychologie de masse pourra même nous faire plaisir par une multitude de référendum dont le résultat est connu d avance :

              Pour ou contre l immigration ( 99.99% contre y compris les immigrés eux même)
              Pour ou contre la nationalisation de la banque centrale ( majorité pour)
              Pour ou contre la limitation des hauts salaires ( majorite pour)
              Pour ou contre la sortie de Schengen ( majorité pour)
              Pour ou contre le maintien de la retraite a 60 ans ( majorité pour)
              Pour ou contre le gaz de schiste ( majorité pour)
              Pour ou contre les OGM ( méchant américain) majorité contre
              Pour ou contre l amélioration des transports publiques ( majorité pour)
              Pour ou contre l interdiction du halal ( majorité pour)
              Pour ou contre dénoncer votre voisin a la police des moeurs ( majorité pour)

              Bref le FN puisera dans toutes les demandes sécuritaires et populistes et anticapitalistes ad libitum a raison même de 1 référendum par semaine
              Aucun changement de fond notable ne viendra par magie

              Ma deuxième réserve : la démocratie directe est moins mauvaise que la représentative et les pays liberaux dont vous parlez ( sauf Hongkong Singapour ) sont libres malgré la democratie directe pas a cause de.

              Leur cote libéral est inhérent a leur tradition protestante

              Bref je me répète en 2017 , le problème de l immigration de masse sera réglé ( tant mieux) mais n empêchera par démocratie directe de filer vers le destin argentin

            • Mais en pratique , bien sur que suis preneur pour la democratie directe ( histoire aussi que vous me traitez pas du classique libéral piposophe de salon »

            • liberal think : « le FN passera et comme il propose la démocratie directe dans ses promesses alors nous sommes sauvés c est ça ? »

              Non parce qu’on sait tous les deux que ce parti dirigiste n’a absolument aucune intention de l’appliquer et très peu de chance de passer en plus. (« front républicain contre les heures sombres » toussa)

              liberal think : « Pour ou contre la nationalisation de la banque centrale ( majorité pour) »

              Ceci dénie le marché lui-même: la capacité des gens, quand ils ont les levier, de réfléchir et prendre els bonnes décisions. C’est une chose de râler pour avoir plus de chocolat quand l’adulte référent prend toutes les décisions et les responsabilités, s’en est une tout autre quand on devient responsable et comptable de ses propres décisions. ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas des erreurs, (le peuple doit apprendre à grandir) mais que sur le long terme il y en aura infiniment moins que par la bande de con**ards qui se succèdent depuis 40 ans.

              En bref les français parlent comme des gosses irresponsable actuellement parce qu’ils n’ont aucun responsabilité. Et je ne crois pas une seconde que la nationalisation et les autres passeraient comme ça. Les sondages sont mix et dans un contexte de déresponsabilisation. Une fois encore préjuger les décisions est anti-libéral (on ne sait pas ou va le « marché »)

              Honk-Kong&cie-> si demain le chef change elle peut basculer d’un coup en quelques mois. Si vous regardez bien les démocraties les meilleurs sont des pays au libéralisme durable qui s’auto corrige.

              —————————————————————————————
              En bref être anti-démocratie directe c’est être anti-libéral: c’est croire que le choix du plus grand nombre de gens (le marché) serait mauvais et qu’il faut absolument qu’une minorité prenne les décisions=dirigisme, déni de la liberté de choix.

              Pas parfait, personne ne l’a jamais dis, mais moins mauvais assurément ! (Et ça aurait été mure sans ces foutu Napoléon, de Gaule et autre mythes du bon chef papa)

  • Pour être efficace il ne faut pas mélanger la fonction publique sous statut et les entreprises publiques qui ont chacune leur histoire.
    Globalement la fonction publique sous statut à deux millions de surnuméraires si on la compare aux autres pays de l’OCDE. A ce niveau d’excédent, il ne s’agit plus de chercher des économies, même si on peut toujours optimiser, il faut refonder le modèle social qui fabrique cette fonction publique pléthorique.
    Pas simple à faire chez un peuple aussi intoxiqué à l’Etat-providence !

    La question des entreprises publiques est beaucoup plus simple à résoudre et il est inutile d’y perdre du temps. C’est l’autre, le gros problème !

    • Oui mais ça ne nous dit toujours pas par où commencer. Personne n’oserait plus dire qu’il n’y a pas trop de fonctionnaires, au global. Ca commence à se savoir, un peu. Mais le vrai débat ne commence-t-il pas au moment d’empoigner la cognée, sur le choix de la branche à supprimer ? Sans cela la réaction sera immédiate car le discours est bien rodé (la gentille infirmière, le courageux policier etc.) et la cure d’amaigrissement sera reportée aux calendes grecques. Pour ma part, j’aimerais assez que cette évolution se passe dans le calme car j’ai beaucoup à perdre dans un effondrement et suis trop vieux désormais pour fuir.

      • Peut-être faut-il « propager » une responsabilisation individuelle chez les jeunes actifs qui à leur tour pourront convaincre leurs aînés de l’ignominie d’un modèle social fondé à compte d’autrui : solderont les comptes les enfants à naître de nos enfants pas encore nés !!!
        A partir du moment où une large fraction de la population sera désintoxiquée, on pourra envisager une pédagogie de réforme du modèle soviétique imposé par le CNR. C’est la procédure cool.

        L’autre est la mise en banqueroute de l’Etat -providence après tentative avortée de séquestre de l’épargne des ménages par une bureaucratie aux abois. Ce serait beaucoup moins drôle et en France il y aurait du sang !

        • Le dernier scénario est le plus probable
          Mais rien ne dit que l agonie sera courte
          L histoire est remplie de décadence d empires , de sociétés et de cultures qui ont duré des siècles , emportant dans leur submersion des millions de dommages collatéraux

          Plus près de nous, l Argentine la nation constructiviste par excellence avec en plus une unicité raciale (quasiment que des blancs donc pas de problèmes multiculturels) est en agonie lente depuis 50 ans et ce n est pas encore finie pour les argentins

      • « Pour ma part, j’aimerais assez que cette évolution se passe dans le calme car j’ai beaucoup à perdre dans un effondrement et suis trop vieux désormais pour fuir. »

        Même jeune, nous serons perdants dans l effondrement

      • De nombreux rapports ont montré que c’est au niveau des administratifs qu’il y a beaucoup trop de monde ( ex: 50 % salariés dans Education nationale ne sont pas enseignants vs 15 à 25 % dans les autres pays, idem santé …) Au final il ne faudrait même augmenter ( un peu ) les enseignants, le personnel soignant, les policiers de terrain, les juges …. mais retirer au moins 1 million d’administratif qui ne sont pas seulement inutiles mais toxiques ( empêchent et découragent ceux qui contribuent)

  • L’intervention toujours croissante de l’Etat dans la vie des citoyens n’est autre que le totalitarisme.

  • regardons le nombre de fonctionnaires par habitant au RU, il est le même qu’en France ! http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110209trib000599988/trop-de-fonctionnaires-en-france-la-verite-par-les-chiffres.html

    On peut aussi regarder les coûts de fonctionnement de la France, ils sont dans la moyenne de l’Europe et de l’OCDE !

    Un point où vous avez raison, c’est la dégradation du service. Pourquoi ? Tout bonnement parce que la fonction publique importe des techniques de management du privé (notamment le bench marking, la politique du chiffre) consacré par la LOLF qui a permis également de supprimer un certain nombre de fonctionnaires notamment dans la fonction publique d’Etat. On pourrait aussi parler des chemins de fer allemands libéralisés et sur lesquels les Allemands ont une piètre opinion pire qu’en France !

    En fait, on s’aperçoit que plus les services publics copient le privé, plus la dégradation se fait sentir, c’est ce qui ressort de votre analyse en parlant de dégradation. En effet, s’il y a dégradation c’est qu’avant c’était mieux ! Vous prônez donc un retour à ce qui se faisait avant, c’est à dire un service public plus puissant, avec une identité différente de celle du privé !

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Compte tenu des informations éventuellement à disposition au sujet de l'élection présidentielle, il semble qu’il n’y aura pas de changement important des politiques françaises, quel que soit le candidat qui sera élu et quels que soient les élus du Parlement. Ce qui serait souhaitable serait d’obtenir des réformes permettant de donner au libéralisme une place beaucoup plus grande en France.

En effet, la France est un des pays du monde où le montant des impôts et des dépenses publiques est le plus élevé. Et par ailleurs il semble qu'elle... Poursuivre la lecture

Dans mes articles je cite fréquemment le site Fipéco. Dans un récent billet son président François Ecalle fait un état des lieux de la France. Il conclut que face à une inflation qui s’envole il est urgent de réduire drastiquement sa dette colossale.

Avec un taux de prélèvements obligatoires des plus élevés au monde il n'est pas possible d’augmenter les taxes et impôts. Au contraire, pour que le pays retrouve sa compétitivité, il faut les réduire fortement. François Ecalle, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes détaille com... Poursuivre la lecture

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