Attirer ou chasser les « riches » ?

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Attirer ou chasser les « riches » ?

Publié le 20 janvier 2014
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Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Drapeaux européensEn attendant que François Hollande, touché par la grâce divine, ne fasse faire un 180° à sa politique et comprenne que seuls les riches dépensent, emploient, paient et investissent, regardons ce que nos voisins ont mis ou mettent en place comme dispositifs pour attirer chez eux ceux sans qui rien n’est possible.

Le Portugal et son « Visa Gold »

À la course à l’investisseur, le Portugal semble bien positionné avec l’adoption d’un «permis de résidence pour activité d’investissement», surnommé « visa Gold ». Ce permis est accordé aux étrangers investissant dans le pays selon l’une des trois possibilités suivantes :

  • avoir opéré un transfert de capitaux d’un million d’euros minimum
  • acheter des biens immobiliers d’une valeur d’au moins 500 000 euros
  • créer au moins 30 postes de travail.

L’investissement doit avoir une durée minimum de cinq ans. Il donne droit au regroupement familial.

Depuis le lancement en octobre 2012 du visa Gold par le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho, le Portugal a reçu 185 millions d’euros d’investissement. Sur les 294 titres de séjour accordés, 228 l’ont été à des ressortissants chinois, devant les Russes et les Brésiliens.

À côté du visa Gold, le Portugal a publié le 3 août 2012 une circulaire révisant la fiscalité en vigueur pour les retraités étrangers. Depuis le 1er janvier 2013, un retraité français, par exemple, peut bénéficier du statut spécial de « résident non habituel ». Cela lui permettra de se voir totalement exonéré d’impôt sur le revenu. Pour pouvoir profiter de ces avantages, il faut, condition aussi nécessaire auprès du fisc français pour être reconnu comme résident à l’étranger, y séjourner au minimum 183 jours par an. Il faut, de plus, ne pas y avoir résidé durant les cinq dernières années. Ce statut de résident non habituel s’applique pour une période de dix ans, renouvelable si vous retournez vivre ailleurs pendant cinq ans.

Le Maroc attire les retraités depuis longtemps

Au Maroc, les retraités bénéficient d’un abattement de 40% sur la part de leur retraite rapatriée sur place. Ils ont droit à une réduction d’impôt de 80% sur le solde.

Chypre cherche à se refaire attirante

À Chypre, il est possible d’échanger un investissement de 300 000 euros minimum dans un bien immobilier contre un permis de séjour permanent, à condition de disposer d’un casier judiciaire vierge. Si l’on souhaite acquérir la nationalité chypriote, l’investissement minimum exigé est de 500 000 euros.

En guise de compensation, les riches investisseurs non-résidents qui détenaient des dépôts avant le 15 mars 2013 et ont essuyé des pertes atteignant au moins 3 millions d’euros sont éligibles pour demander la nationalité (au lieu des 15 millions d’euros auparavant exigés). Ces mesures ont attiré, certes, des Russes mais aussi quelques Chinois.

L’Espagne essaie d’écouler ses actifs à risque

En Espagne, le Parlement a approuvé, le 19 septembre dernier, une loi concédant aux étrangers qui achètent un bien immobilier de plus de 500 000 euros, ou pour plus de 2 millions d’euros de dette publique, un permis de séjour provisoire pouvant devenir définitif si le bien n’est pas vendu dans un délai de cinq ans.

Même à Andorre, il y a du nouveau…

La Principauté d’Andorre, située entre la France et l’Espagne, permet de bénéficier d’un environnement fiscal et social très attractif. Les personnes vivant à Andorre sans y travailler bénéficient en effet d’une imposition sur les revenus de 0%.

2013 a connu trois nouveautés pour la résidence fiscale à Andorre :

  • Sur le plan sémantique, le statut des personnes vivant à Andorre sans y travailler n’est plus désigné par le terme de « résidence passive », mais par celui de « résidence sans permis de travail ».
  • Ce statut de « résidence sans permis de travail » se décline désormais en trois catégories différentes :
    • – Résidence pour les personnes économiquement indépendantes (retraités, rentiers.)
    • – Résidence pour les personnes dont les sources de revenus sont internationales (hommes d’affaires aux activités internationales, investisseurs internationaux…)
    • – Résidence pour les personnalités reconnues (artistes, sportifs, chercheurs.)
  • Enfin, pour bénéficier de ce statut d’exonéré fiscal, vous ne devrez plus, désormais, y vivre au minimum que 90 jours par an et non plus 183, comme auparavant.

Vivre en Andorre vous permet donc de bénéficier d’une fiscalité particulièrement attractive puisqu’à côté du statut de résidence sans permis de travail, dont nous avons vu qu’il vous assurait un IRPP à 0%, les personnes qui opteraient pour le statut de résidence « avec » permis de travail sont quant à elles soumises à une imposition de seulement 10 %, le taux le plus faible d’Europe.

Néanmoins l’obtention de la résidence fiscale à Andorre nécessite de pouvoir démontrer disposer d’une certaine fortune personnelle et nécessite d’effectuer un apport à Andorre d’un montant de 400 000 euros minimum. Cet apport peut se faire soit sous la forme de l’achat d’un bien immobilier soit sous la forme d’investissements financiers. Une caution de 50 000 euros est en outre demandée, récupérable en cas de départ du pays.

Malte est prête à vous accueillir, même en dehors de vos vacances

À Malte, le gouvernement a lancé en novembre son « individual investor program ». Il permet d’acquérir un passeport maltais (donc européen) sans condition de résidence, en échange d’une substantielle contribution au développement économique de l’île. Les « riches » étrangers devront investir 650 000 euros dans le fonds de développement national, ainsi que 25 000 euros par épouse et par enfant mineur, plus 55 000 euros par parent dépendant de plus de 55 ans et par enfant non marié de 18 à 25 ans.

Les Pays-Bas, jaloux de la Belgique ?

Aux Pays-Bas, la coalition libérale-travailliste, dirigée par Mark Rutte, démarre un nouveau mécanisme destiné à attirer également les étrangers fortunés. À partir du 1er octobre, les étrangers non communautaires désireux de s’installer dans ce pays se verront octroyer automatiquement un permis de séjour, à la condition qu’ils apportent dans leurs bagages au moins 1,25 million d’euros et qu’ils investissent dans l’économie locale. Un an après leur arrivée, le ministère des Affaires économiques vérifiera la réalité de l’investissement local et autorisera ou non une prolongation du titre de séjour.

La Lettonie, terre d’accueil ?

Depuis juillet 2010, la Lettonie octroie aux extra-Européens un permis de résidence valable cinq ans dès qu’ils investissent dans une entreprise, le secteur financier ou un bien immobilier. Ces étrangers peuvent ainsi circuler librement dans l’espace Schengen. De nombreux Russes ont afflué, les plus fortunés bâtissant de luxueuses résidences dans la ville côtière de Jurmala.

La Hongrie cherche à placer sa dette

La Hongrie demande un investissement de 250 000 euros au minimum dans le secteur énergétique hongrois et dans des obligations du gouvernement. Auxquels s’ajoutent des frais de dossier dépassant 150 000 euros, à en croire L’Agefi. Après huit à douze semaines, le candidat reçoit un passeport hongrois. Le programme est officiellement destiné à attirer des investisseurs non européens, même s’il reste ouvert aux ressortissants européens.

La Bulgarie privilégie l’économie réelle

En Bulgarie, une autorisation de résidence permanente peut être directement obtenue après un investissement de 500 000 euros dans des titres d’une société cotée à la Bourse bulgare ou de 3 millions d’euros dans une entreprise non cotée.

Le Royaume-Uni, champion toutes catégories

Nous savions déjà que la Grande-Bretagne attirait des milliers de jeunes diplômés en quête d’un emploi rémunéré à leur juste valeur, nous savions que la Grande-Bretagne attirait de nombreux créateurs d’entreprises séduits par la simplification administrative et fiscale ainsi que par la considération que nos voisins portent aux créateurs d’emplois et de richesses, mais voici que nous apprenons que la Grande-Bretagne attire aussi les « riches » !  Dans la bataille que se livrent les pays occidentaux pour attirer les investisseurs et les entrepreneurs, Londres marque des points. Les obtentions de visas d’entrepreneur et d’investisseur originaires des pays émergents, qui ont été aménagés en faveur des plus riches par le gouvernement de David Cameron, se multiplient. La barre des 1.000 personnes par an se voyant accorder chacun de ces sésames est en train d’être franchie.

Les Chinois, les Pakistanais, les Russes et les Américains sont attirés depuis plus d’un an par la vigueur retrouvée de l’économie ainsi que par un environnement entrepreneurial favorable outre-Manche. Les visas d’entrepreneurs sont accordés à ceux qui sont prêts à investir au moins 200.000 livres dans une entreprise. Les candidats à ce visa doivent détailler un « business plan ». Ensuite, il faut près 5 ans de présence pour obtenir la résidence permanente, sauf lorsque l’on a investi plus de 5 millions £ ou créé au moins 10 emplois, auxquels cas 3 ans suffisent. Enfin, il faut encore un an de résidence permanente (183 jours) pour devenir citoyen à part entière.

Bruxelles, comme il se doit, veut se mêler de ce qui ne la regarde pas…

Si le principe de citoyenneté est, par essence, du ressort des États et en aucun cas de la Commission, celle-ci a réussi à faire voter par le Parlement européen une « résolution » lui demandant, en tant que gardienne des traités, de se pencher sur la façon dont les États « monnaient » des permis de résidence ou même des nationalités à des citoyens de pays tiers. Le prétexte à cette intrusion dans le peu de compétences nationales subsistant, fut Malte avec sa non-obligation de résidence (ce qui, au regard de l’environnement se comprend un petit peu…).
L’argutie juridique pour justifier la saisine de la Commission sur un sujet hors de sa compétence est que, si les États sont souverains, ils sont censés respecter les valeurs communes européennes, où la nationalité n’est pas donnée en fonction de la richesse de la personne. Cela n’a fait ni une ni deux, dès cette semaine, Viviane Reding, « Commissaire à la justice » a rappelé aux États membres qu’ils ne devaient donner la nationalité qu’à des personnes qui ont un lien réel avec leur territoire et qu’ils doivent le faire en pensant à l’engagement d’une coopération sincère entre les États membres. Cet intrusion , à demi-mots, de Bruxelles sur un terrain clairement défini comme de compétence nationale peut néanmoins avoir des conséquences graves. D’une part, elle renforce le discours des eurosceptiques qui dénoncent régulièrement la « dictature » d’une Commission formée de fonctionnaires, issue d’aucun scrutin démocratique. Or 2014 est une année électorale. D’autre part, l’intervention à minima de Reding peut être interprétée de diverses manières. La France, en naturalisant à tour de bras des milliers d’extra européens ne maîtrisant  ni la langue ni les usages, ne disposant pas de revenus ni moyens d’existence autonomes et générant un risque accru d’insécurité pense-t-elle « à l’engagement d’une coopération sincère entre les États membres » ?

Et la France ?

À part le régime fiscal hyper privilégié dont bénéficient les ressortissants qataris, la France ne dispose d’aucun dispositif particulier permettant d’attirer de riches investisseurs sur notre territoire. La politique socialiste consiste même plutôt à les décourager de venir, et à chasser de France ceux, Français ou non, qui s’y trouvent. Ce qui explique que les députés français au Parlement européen aient joué un rôle prépondérant dans l’adoption du texte appelant à la saisine de la Commission. Une partie du gouvernement, probablement consciente de la limite de la posture idéologique actuelle, se dit prête, dans le cadre d’une résolution européenne qui servirait de justification auprès de l’électorat de gauche, à « aligner » la position de la France sur une « position européenne négociée ». C’est-à-dire à adopter des mesures de souplesse qui seraient peu ou prou les mêmes pour tous les pays européens et qui seraient décidées à Bruxelles.

Une manière d’abandonner une part supplémentaire de la compétence des États pour « couvrir » politiquement des prises de position contraires à l’idéologie officielle.

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  • seul les riches dépensent…certe , ils en ont les moyens ; quand à investir et créer des emplois , ils ne peuvent pas le faire dans un pays ou la consomation est en berne ; ce sont les consomateurs de par leurs achats , qui crée des emplois ; sans argent , sans consomation , sans dépenses des consomateurs , les riches , les investisseurs ne servent à rien ;

    • Et où, d’après vous, les consommateurs trouvent-ils l’argent pour consommer, si ce n’est par les richesses créées par l’investissement productif ?

      • C’est le travail et non l’investissement qui crée de la richesse, 1000 travailleurs étant plus utiles qu’un seul riche, mais je comprend que cette notion puisse échapper à des gens qui croient qu’un millionnaire a créé sa fortune de ses propres mains.

        • Investir est travailler. En outre, sachant que le travail est la véritable solidarité, au contraire de la fausse solidarité socialiste, investir est l’acte solidaire le plus altruiste qu’on puisse imaginer puisque, sans investissement, aucun autre travail ne peut être accompli, ni même simplement exister.

        • Allez Toto, rappelez-moi combien d’entreprises en France n’ont aucun salarié et créent pourtant des richesses immenses !

          Pas de travail sans capital, pas de capital sans travail : les deux sont liés.

          Toto a autant de bases saines en économie qu’une huitre en rut.

        • Allez un peu voir sur Kiva ou Babyloan la différence qu’apporte l’investissement pour celui qui travaille.

        • Il se trouve que c’est la machine, les outils, les locaux, la formation qui multiplient ENORMEMENT la richesse créée par le simple travail. Et ces machines, ces outils, cette formation c’est de l’investissement.

          La gestion de l’investissement est elle-même du travail.

          Il se trouve que l’économie planifiée a fait la preuve de sa totale inefficacité. Reste les marchés. Cela crée évidamment des riches qui naissent avec une cuillière en argent dans la bouche, mais on n’a pas trouvé mieux et le riche risque toujours de perdre sa cuillère. Ca peut sembler injuste (surtout si on considère que la richesse est l’unique facteur d’inégalité ***). Mais qui a dit que le mode était juste.

          ***) A Quand une taxe sur les beaux, les jeunes, les optimistes, les chanceux, ce qui vivent dans un beau pays et proffitent d’un bon climat et un beau paysage, ceux qui sont en bonne santé, et surtout sur les simples d’esprits pour lesquels tout est facile (alors que c’est dur pour les autres).

        • le bon sens commande à penser qu’il faut de tout pour faire un monde: des riches, et des moins riches…

  • Ces politique sont sympathiques mais sont économiquement à coté de la plaque.
    Déjà les sélections faîtes avec seuils sont l’exact inverse de ce qu’il faudrait faire, et pensez au RSA et autre.
    Il y a de nombreux pays qui mènent des pays menant des politiques anti étrangers puis qui s’imaginent attirer les investisseur. Je ne pense pas que Soros qui est Juif d’origine hongroise ai envie de revenir au pays…
    L’idée d’aller aspirer la richesse(ou le riche) du voisin est un raisonnement typique des individus qui pensent que les état comptent en économie, ce qui est faux. Il existe la possibilité pour les individus de Hong-Kong et de Singapour de séjourner sans visa en Europe. Mais on peut pas dire qu’ils submergent la France de leurs investissements/achats/présences. Alors qu’une politique migratoire stupide empêche des commerçants lambda chinois de venir acheter des biens de luxe à Paris pour les revendre en Chine.
    Ce qu’il faut c’est des assouplissement généralisés successif pour accéder au visas, comme pour les impôts. Parce qu’en réalité ce que ne précise pas Thibault c’est qu’on est bien en présence de niche fiscale. Et la niche rend l’impôt PROGRESSIF.
    Je passe sur le caractère absurde de ne pas faire payer l’impôt sur le revenu à un individu qui va bénéficier des prestations sociale correspondantes.

    • L’impôt sur le revenu n’est pas destiné par essence à financer les prestations sociales. L’important est de permettre à celui qui le souhaite de venir créer de la richesse dans le pays (où elle restera), plutôt que de lui en prendre une part dissuasive. Et arrêter de croire que les riches, habitués à s’assurer eux-mêmes pour les prestations sociales, ce qui leur coûte infiniment moins cher que notre système de redistribution, viendraient en France pour en bénéficier.

      • Je parlais de prestation au sens large. C’est bizarre de se domicilier à Andorre de ne pas payer l’impôt sur le revenu et puis de bénéficié de l’école gratuite ou je ne sais quoi…
        Ce que l’article manque c’est que les riches s’installent dans un endroit où à priori ils perdent pas de l’argent voir même en gagnent. Mais il faut bien comprendre que c’est la même chose d’offrir un cadre intéressant pour un migrant pauvre ou riche. Parce que le riche emploi le pauvre et le pauvre est… employé par le riche. A HK les nounous coûtent plus chers qu’à Singapour, cela fait partie du calcul économique des expatriés très qualifié par exemple. A la niche fiscal, préférons le PARADIS fiscal……….

        • « riche emploi le pauvre »

          Qu’est-ce qui le ne faut pas lire ! Il y a des tas de métiers où les salariés gagnent plus que leurs employeurs.

          Et ceux qui travaillent à leur compte ?

          • Je ne conteste pas qu’il est possible que des employés soient plus riches que leurs employeurs. J’ai dit que les riches employaient des pauvres, c’est statistique. Mais comme dit plus bas par MichelO: » Quant à vos statistiques sur les emplois, dépenses, et investissements créés par les pauvres, je suis curieux de les voir. »

    • « les état comptent en économie, ce qui est faux » : encore une perle ! Une monomanie ?

      • Je vous assure que si ce n’est que moi que vous n’aimez pas, vous pouvez m’ignorer, cela a aussi un certain panache. Par contre, si vous avez des arguments, je pense (modestement) être capable de les lire et de les comprendre.

        • Votre personne est parfaitement indifférente. En revanche, les stupidités crasses qui émaillent quasi systématiquement vos interventions sont consternantes. Vous êtes libre de les débiter mais elles seront dénoncées pour ce qu’elles sont, tout aussi systématiquement. Cessez de les débiter, autrement dit réfléchissez avant de vous exprimer, et vous n’aurez plus à lire les nécessaires critiques en réponse.

          • Mais il n’y a pas de critique dans ce que vous dites. Il n’y a même pas de vocabulaire argumentatif.
            Vos aphorismes d’une ligne reste pour moi très obscures, mais je suis sur que s’il était agrémenté de vocabulaire d’économie classique(comme marché, offre, demande….), je les comprendrais mieux. Ainsi, vous pourriez partager avec ma modeste personne les rayons de votre science.

  • A propos d’Adorre, quand entend ce que pense publiquement l’actuel gouvernement sur les Paradis Fiscaux et que l’on sait que Andorre est géré par 2 Co-Princes: L’évèque d’Urgell et le Président de la République Française…

    Ben, en voyant ce qui s’y pratique, on reste songeur.

  • Ce n´est pas le capitalisme qui est devenu fou ou sauvage mais le socialisme. Aujourd´ hui, en France, l´état accapare 57% des richesses que nous produisons contre 11% en 1900 et 40% en 1974. Nous vivons dans un système ultrasocialiste, tous le monde veut vivre au dépend de tout le monde, l´irresonsabilité est générale, c´est l´entubage massif. Résultat? chomage, misère, dette, émigrations des talents et une partie de la jeunesse sacrifiée. Le pire c´est que le citoyen ordinaire, abruti par une propagande socialiste incessante en rafole.

  • « Seuls les riches dépensent, emploient, paient et investissent… »
    Comment peut-on dire une énormité pareil sans honte ?

    Pour le reste je ne comprends pas comment on peut se prétendre libéral et défendre tout ces avantages légaux en faveur des « riches » étrangers. L’égalité en droit c’est pour les chiens ?

    • Mais on les défend en faveur des Français, riches ou pauvres, tout pareil que pour les étrangers. Quant à vos statistiques sur les emplois, dépenses, et investissements créés par les pauvres, je suis curieux de les voir.

      • Le monde ne se divise pas en riche et en pauvre : il y a un petit truc qui s’appelle la classe moyenne.

        C’est amusant cette vision du monde. On peut appeler cela le « gauchisme inversé » : le même genre d’idiotie, sauf qu’ici les riches sont les gentils.

        • Beau coup de pied en touche ! Et en plus, vous avez oublié de préciser qu’on ne peut pas faire de statistiques parce que ces gusses passent leur temps à sauter d’une classe à l’autre.

          • Arn0 a raison. En quoi c’est libéral d’exonérer les retraités d’IR quand tout le monde paye ?

            M. Doidy de Kerguelen n’est pas un libéral, il utilise ce qui peut s’apparenter à du libéralisme pour défendre les intérêts de ses clients ou refourguer ses produits. Depuis des mois on avait droit au couplet : « c’est le moment d’investir dans l’immobilier, les taux sont bas… », alors même qu’on est dans une bulle des actifs (bourse, immobilier, or) provoquée par l’Etat et entretenue par la BCE avec ses taux bas et son QE…

            On ne peut pas le blâmer pour ça, mais il ne faut pas non plus tomber dans le panneau. Faire venir des capitaux est certes la base de la création de richesse, mais quand des privilèges sont accordés au détriment des autres, c’est très loin d’être du libéralisme. C’est injuste, et c’est probablement une des raisons qui pousse les individus à croire que le libéralisme c’est la défense des riches.

            Il serait plus sage et plus juste de soutenir une suppression pure et simple de l’IR et de l’IS. Et au passage laissez tomber la flat tax qui in fine, est pratiquement aussi injuste et tout aussi pénalisante que l’IR.

            • En quoi c’est libéral ? Parce que c’est un début pragmatique, et le pragmatisme est un des piliers du libéralisme, comme le dogmatisme l’un du socialisme.

            • Accorder des privilèges à certains et pas aux autres n’est pas du libéralisme.

              Envoyer en prison un opposant est aussi du pragmatisme, ça n’en fait pas une mesure libérale pour autant.

            • Attirer les investissements, les riches ou les rentiers pour qu’ils dépensent su place n’est ni libéral, ni socialiste. C’est de la concurence entre les économies nationales rendues possible et nécessaire du fait de la distorsion entre les politiques des différents pays.

              On est évidemment perdant en France quand il s’agit d’attirer des résidents si on leur applique les mêmes ponctions sociales qu’à ceux qui on eu la « chance » de naître français. Qui viendrait en France pour redistribuer de son plein gré ses revenus et son patrimoine. Pour attirer des investissements (pas besoin que les investisseurs soient forcément résidents), il faut en outre s’assurer que les investissements soient rentables (coût du travail, impôts sur les sociétés).

              Ce n’est pas le salaire et les impôts d’un footballeur ou le lieu de résidence de Depardieu qui va changer grand-chose à l’économie française. Attirer des retraités est intéressant pour des petits pays, des pays pauvres ou ayant désespérément besoin de devises. Mais former de jeunes qui s’expatrient et faire fuir les investissements (y compris les investissements des résidents) a un effet levier désastreux.

              La limite du socialisme chez nous c’est le libéralisme du reste du monde (y compris mais pas seulement le reste de l’Europe). On sait bien que l’IR, l’IS et les prélèvements de santé sont trop important et la TVA trop faible. Mais si on reportait tout sur la TVA, on commanderait tout sur Internet chez nos voisins y compris les légumes pour la soupe.

            • @pragma
              « La limite du socialisme chez nous c’est le libéralisme du reste du monde  »
              Celle la je vais vous l’emprunter….

            • @Stef75 : Là où vous voyez « accorder des privilèges à certains », je vois « commencer à dispenser certains de contraintes injustifiées ».

            • Si vous les taux d’impositions ne dépendent plus uniquement du lieu de résidence mais aussi de la nationalité tout ce que vous risquez d’obtenir c’est de légitimer la remise en cause du principe de territorialité de l’impôt sur le revenu, et donc la concurrence fiscale (puisqu’il est plus simple de changer de lieu de résidence que de nationalité).

              Ce que vous appelez pragmatisme j’appelle cela ne pas voir plus loin que le bout de son nez.

  • Il faudrait instaurer la flat tax :15% sur les revenus et 12% sur les entreprises.Concernant l’imposition des revenus seul un abattement équivalent au seuil de pauvreté serait maintenu plus un abattement supplémentaire par personne à charge.Pour les sociétés le bénéfice étant pris en compte et seul le crédit impôt- recherche étant maintenu.Tout cela ferait l’objet d’une règle constitutionnelle non commandable sauf aux 9/10 plus referendum à une majorité qualifiée.Idem pour les règles de politique monétaires….On peut aussi préférer une taxe sur l’actif net des particuliers à un taux modéré et proportionnel (1.25% par exemple après un abattement de 40000 euros environ).Serait alors supprimé toute autre taxe sur le revenu et le patrimoine.

    • D’accord pour la flat-tax, juste que ce serait une bonne occasion de supprimer le crédit d’impôt recherche. Ce machin qui fait consensus parce qu’il soulage les entreprises face à une pression fiscale insupportable nous conduit à avoir une R&D parmi les plus inefficaces au monde : il y a beaucoup plus intérêt à continuer à chercher qu’à trouver !

    • Je finance votre parti si vous supprimez le crédit impôt recherche de ce que vous venez de dire. Encore plus étrange que la subvention au pauvres (éventuellement sans talent), la subvention à de (riches) entreprises dynamiques et pleines de vie.

  • Je me permets de signaler tout de même que la France (eh oui !) est extrêmement avantageuse pour les pensionnés… belges ! Ceux-ci peuvent compter jusqu’à 20% de pension en plus dans leur portefeuille s’ils sont résidents dans l’hexagone ! Les français croient vivre dans l’enfer. Il n’en est rien : ils sont au purgatoire. L’enfer, c’est un peu plus au Nord…

  • et pourtant malgré cela, la France est dans le top 2 des pays receveur d’IDE créateurs d’emploi.

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