Climat : à quand les MGM (Modèles Génétiquement Modifiés) ?

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Quand une nouvelle espèce – génétiquement modifiée – de modèles climatiques aura vu le jour, peut-être pourrons-nous retrouver confiance en la « Science du Climat »…

Quand une nouvelle espèce – génétiquement modifiée – de modèles climatiques aura vu le jour, peut-être pourrons-nous retrouver confiance en la « Science du Climat »…

Par PapyJako.

La taille de la banquise arctique, personnellement je m’en fiche. Je ne suis pas hanté jour et nuit par la perspective que la hausse de ma consommation de haricots tarbais pourrait avoir pour conséquence une disparition, même totale, de la banquise au plus bas de l’année en septembre.

Ah oui, il y a la fable de la disparition des ours polaires ! Mais elle ne m’émeut guère, car l’espèce des ours polaires est apparue il y a 150.000 ans – bien avant Greenpeace. Si l’ours polaire n’était pas équipé des capacités d’adaptation suffisantes, il n’aurait jamais survécu aux hoquets climatiques qui ont émaillé les 150.000 dernières années de la Terre, en particulier au pic le plus chaud de l’Eémien d’il y a 125.000 ans où pendant plusieurs milliers d’années, les températures étaient plus élevées qu’aujourd’hui de quelques degrés.

Bon, alors, pourquoi faire un article sur un sujet qui ne me préoccupe pas ?… La raison est simple, le sujet préoccupe « les autres », ceux qui ont décidé de le brandir en étendard d’une nouvelle guerre sainte : la « lutte contre le réchauffement climatique » qui, elle, me préoccupe car, outre son caractère parfaitement ridicule, elle a trop d’aspects anti humains.

La banquise Arctique a donc, selon l’agence spatiale japonaise, atteint son minimum il y a quelques jours. 5 millions de km2, soit 1,5 millions de km2 au-dessus de la valeur minimale de l’an dernier.

Cette brutale remontée a déjà été exposée et commentée sur Contrepoints, et je ne souhaite pas rouvrir ce débat, où il me semble que tous les arguments ont déjà été échangés. Je souhaiterais par contre signaler un point qui n’a pas été soulevé : la qualité de la prévision, à court terme, de ce minimum, par les équipes mondiales de spécialistes de la question.

Le consortium ARCUS (Artic Research Consortium of the US), qui regroupe les résultats obtenus par une cinquantaine d’organisations de recherche du monde entier, a ainsi publié en juin, juillet et août 2009, une synthèse des prévisions faites par 23 équipes sur la taille minimale qu’atteindra la banquise arctique cette année. Voici la représentation graphique des résultats de juin, « prévisions » qui datent donc de 3 mois (la ligne rouge donnant le minimum de 2013 est de moi).

On constate que sur 23 équipes de climatologues ayant répondu il y a trois mois, 21 ont sous-estimé le minimum de banquise, soit 91%. Deux faits assez cocasses à signaler :

  • Le MET office (le « Météo France » du Royaume Uni) se distingue par sa plus mauvaise prévision, avec 32% d’erreur. Le MET est comme cul et chemise avec les « experts » du tristement célèbre CRU (voir ClimateGate). Il avait, en 2009, acheté le super-ordinateur le plus puissant du monde pour 36 Millions d’Euros, (15000 GB de mémoire, 1000 milliards d’opérations/seconde, 1.2 Méga-Watts de puissance consommée) affirmant que cela permettrait d’améliorer la qualité de ses prévisions climatiques – qui faisaient rire tout le monde – et de « sauver des millions de vies humaines ». Les prévisions climatiques du MET sont toujours la risée du monde, et on attend toujours le décompte des premières vies sauvées.

 

  • L’équipe de WattsUpWithThat, dont le responsable s’était contenté de synthétiser les prévisions de ses lecteurs, obtient un score remarquable, en s’approchant à 4% du résultat.

À l’épreuve du mois de Juillet  du même concours, seuls 21 équipes ont répondu. Voici les résultats :

Sur les 21 équipes participantes il y a deux mois, 18 ont sous-estimé le minimum de banquise, soit 86%. Une équipe d’amateurs « Arctic Sea Ice Blog » a réussi l’exploit de déloger le MET (qui n’avait pas modifié sa prévision) de la dernière place.

La dernière épreuve, celle du mois d’août, il y a donc un mois, n’a rassemblé que 14 participants. ARCUS n’a pas encore publié de graphique de synthèse, mais les résultats sont disponibles sur son site, et ont été synthétisés par Anthony Watts.

Sur 14 équipes de climatologues interrogées il y a un mois, 11 (79%) ont sous-estimé le minimum de banquise. Le MET n’avait pas répondu à cette dernière enquête.

Note : dans le graphique d’Anthony Watts, la réponse (4,78) de Walt Meier a été omise.

On retrouve donc, au niveau des prévisions de taille de la banquise, le même type de biais que celui trouvé pour la prévision des températures.

Pourquoi se trompent-ils ? Pourquoi se trompent-ils tous ?… Pourquoi se trompent-ils tous dans le même sens ?… Peut-être parce que les modèles sur lesquels ils se basent souffrent de consanguinité. Ils ont tous reçu à la naissance un gêne « réchauffiste », celui du « Réchauffement Climatique Anthropique Catastrophique ».

Dès lors qu’une nouvelle espèce – génétiquement modifiée – de modèles climatiques aura vu le jour, peut-être pourrons-nous retrouver confiance en la « Science du Climat »… La prise en compte de tels MGM (Modèle Génétiquement Modifié) supposera bien entendu que la structure Politico-Financière du GIEC, principal facteur sclérosant de la Climatologie, soit démantelée.

Rendez-vous dans un an pour l’exercice 2014. D’ici là, le MET aura reçu son nouvel ordinateur, trois fois plus cher. Il se trompera donc trois fois mieux.