Je quitte la sécu : Épisode 17

Quitter la Sécurité Sociale

Depuis bientôt un an, Laurent C. a entamé les démarches de résiliation de la sécu. Régulièrement, il nous livre ses impressions. Le voici de retour de vacances.

Depuis bientôt un an, Laurent C. a entamé les démarches de résiliation de la sécu. Régulièrement, il nous livre ses impressions. Le voici de retour de vacances.

Par Laurent C.

Calme plat sur le front de la sortie de la Sécu depuis l’épisode 16. J’entame donc une action plus publique en témoignant devant ceux qui me font l’honneur de m’inviter à parler.

Commençons donc par la 1ere conférence de l’association Student for Liberty à Paris le 14 septembre qui m’a demandé d’intervenir sur le thème de la libération du monopole de la sécu.

J’ai débordé du cadre pour donner de la perspective à cette jeunesse qui devra se libérer elle-même. Voici mon discours :

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Bonjour à tous

Tout d’abord, je remercie European Student for Liberty (ESFL) pour cette journée, où même enfermés dans une salle, nous avons tous pris une grande bouffée d’air frais et entrevu des horizons possibles au-delà de ses murs clos.

Certains m’ont lu dans les épisodes de la série « je quitte la sécu » relayés par Contrepoints. Derrière l’auteur anonyme il y a bien un homme qui témoigne devant vous aujourd’hui. Je ne suis pas un économiste, encore moins un philosophe ou un théoricien de la pensée libérale. Ils font tous très bien le boulot comme nous avons pu le constater depuis ce matin !

Je vous invite à passer de la théorie à la pratique en témoignant de votre parcours vers plus de liberté, sans chercher à convaincre ou polémiquer, sans cri et sans fureur et surtout …   sans certitudes, si ce n’est celle que ce que je fais est bon pour moi.

Tiens, à ce propos, qui parmi vous connait Max Stirner ?

Né en 1806 et mort à 50 ans, Max Stirner est un philosophe allemand considéré comme un des précurseurs de l’existentialisme et de l’anarchisme individualiste, bien qu’il ait lui-même toujours refusé le qualificatif d’anarchiste.

Sa philosophie est un réquisitoire contre toutes les puissances supérieures auxquelles on aliène son « Moi ».

Stirner exhorte chacun à s’approprier ce qui est en son pouvoir, indépendamment des diverses forces d’oppression extérieures au Moi.

Son œuvre principale qui s’intitule « L’Unique et sa propriété » s’ouvre et se termine par la même affirmation  « Je n’ai basé ma cause sur rien ». A l’instar de Max Stirner je vous déclare donc que « je n’ai basé ma cause sur rien ! »

Mais alors « pourquoi quitter la sécu  ? » me direz-vous. La réponse tient en deux mots :  « Pourquoi pas ? »

Pour comprendre cette réponse lapidaire il faut remonter le temps.

J’ai remarqué que la vie se rythmait par tranche de 15 ans.

  • De 0 à 15 ans – Education : on est éduqué, sans pouvoir choisir, comme un petit animal que l’on dresse.
  • De 15 à 30 –  Instruction : on s’instruit, en choisissant ses études, ses centres d’intrêts, ses stages puis ses premiers boulots.
  • De 30 à 45 ans – Construction : on construit sa famille (j’ai une femme et 5 enfants) et son travail (j’ai créé une 1ere société de conseil qui est montée à 100 personnes en 10 ans, puis une 2ème où nous sommes actuellement 20). Etre maître de son propre métier c’est déjà une liberté énorme.
  • Arrivé à 45 ans, on est à une demi vie. A l’instar d’une célèbre publicité pour du café on se dit : « what else ? » pour les 15 prochaines années.

Certains changent de vie, de femme, de métier, de pays… Pour ma part je suis fier de ce que j’ai construit et j’ai décidé de consolider mes constructions. Ceux parmi vous qui font des études de physique le savent : on est stable que sur 3 appuis et non 2. Donc la famille et le boulot ça suffit pas. Il faut un 3eme pilier pour consolider la position.

  • 45 – 60 : Consolidation. J’aurai pu choisir un hobby, une quête, une cause, comme celle du libéralisme.

J’ai choisi de me consolider, Moi l’unique, comme dit Max Stirner, en agissant à mon niveau, dans mon quotidien, pour mon bien. Car au final, quand les enfants sont partis, quand on est à la retraite (si on y arrive), que reste-t-il à part soi-même ?

Une des actions visibles que je mène dans cette consolidation est de me libérer des monopoles illégaux que sont la sécurité sociale et la retraite par répartition.

Je le répète, je n’ai pas la prétention de militer pour la fin de ces monopoles. Pour moi ils sont déjà finis donc je les quitte  !

Nombre d’entre vous, conditionné par l’éducation civique, les corps intermédiaires et les médias, pensent que la Sécu est un organisme d’État ; il n’est est rien.

Depuis 2001 le monopole de la sécurité sociale a été abrogé. Depuis la signature des directives européennes 92/49/CEE entièrement transposées dans la loi depuis 2001 (lois nº 94-5 du 4 Janvier 1994, nº 94-678 du 8 août 1994 et 2001-624 du 17 Juillet 2001) les régimes de sécurité sociale maladie et retraite sont en concurrence avec les organismes d’assurance européens permettant de s’assurer librement.

Même si ce fait est encore contesté par ces organismes sous prétexte d’être des régimes légaux non visés par ces directives, la Cour de Justice de l’Union Européenne a, depuis, clairement défini dans son arrêt PODESTA ce qu’est un régime légal et établi que les régimes de sécurité sociale et notamment le RSI ne le sont pas. Par conséquence tout le monde peut s’assurer librement pour les risques maladie et retraite partout en Europe et ainsi arrêter de cotiser au RSI.

Par ailleurs vous êtes exonéré de CSG, de CRDS et d’URSSAF (sauf AF), ne faisant pas partie du système social français.

Chaque jour des centaines de personnes quittent les régimes de sécurité sociale et notre Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale grandit actuellement de façon exponentielle, les citoyens français étant arrivés à la limite du supportable des prélèvement sociaux et fiscaux.

En s’appuyant sur ces textes de loi, nous avons la chance d’aboutir à une diminution des charges et de retrouver le droit de vivre des fruits de notre travail.

Cette démarche est fondée, beaucoup se sont libérés depuis plusieurs années déjà. Ces libérés de la sécu (ainsi se nomment-ils) ont pu sauver leur entreprise, et gagner en pouvoir d’achat au lieu de cotiser toujours plus pour toujours moins de prestations.

Cette bouffée d’oxygène est due au fait que les cotisations sociales (CSG, CRDS, RSI et assurance maladie assimilées à la profession, URSSAF, caisses de retraites professionnelles) ne sont plus obligatoires.

Outre les risques que l’on m’oppose concernant ma couverture maladie, mais qui ne concerne que moi, le principal reproche qui m’est fait est celui d’un déni de solidarité.

Là encore, l’État entretient la confusion entre assurance et solidarité autour de ces prestations dites sociales. En bon libéral je dirais qu’une solidarité qui n’est pas librement choisie mais imposée est simplement… un impôt.

Soit on l’accepte et on paye l’impôt, soit on quitte le pays pour un autre où ce taux d’imposition (ou de solidarité) est plus faible.

L’assurance maladie comme toute assurance doit être payée par des cotisations. Théoriquement en fonction de votre niveau de risque et de couverture. En effet, pourquoi irais-je payer une cotisation plus élevée pour les risques que prend mon voisin en faisant du ski, du VTT en forêt , en ne faisant pas attention à sa santé.

Au contraire, si je fais attention à ma santé, si je ne fume pas, je mérite un bonus ! Donc si l’assurance est payée par des cotisations, la solidarité doit être payée par l’impôt.

A titre personnel, en restant en France, j’accepte implicitement que ceux qui ne peuvent pas payer (de bon droit) leur assurance à cause de leur revenu et/ou de leur niveau de risque non choisi en raison d’une affection dont ils ne sont pas responsables (handicap, longue maladie) bénéficient d’une solidarité pour qu’ils puissent être décemment soigné.

On pourrait donc imaginer que chacun choisisse son assurance, paye sa cotisation selon son risque et, que pour des raisons de solidarité propre au cadre social de notre pays, l’impôt serve à payer le complément de cotisation permettant de s’assurer.

D’ailleurs, les économies que je fais sur mon assurance maladie privée augmentent d’autant mon revenu imposable : je suis donc encore plus solidaire qu’avant en ayant quitté la sécu !

De même, la retraite reste obligatoire mais on a le choix de cotiser à l’assurance vie européenne de son choix avec certitude que ce qui a été cotisé sera récupéré, avec intérêt, et, cerise sur le gâteau, de pouvoir sortir en rente mais aussi en capital, et de pouvoir transmettre ce capital à qui l’on souhaite. Ce qui n’est pas le cas de la retraite par répartition dont on ne sait pas ce qu’on va percevoir, et que vos ayants-droits ne peuvent récupérer, pas même votre conjoint dont le principe de réversion ne lui octroie que 54% !

Je ne m’étendrais pas plus longtemps sur mon aventure et celle de la dizaine de milliers de libérés comme moi.

Vous pouvez vous renseigner sur le site www.qlss.fr, suivre l’actualité sur www.facebook.com/CommentQuitterLaSecuriteSociale.

Après votre décision vous serez suivis par le MLPS, 165 rue de Rennes 75006 PARIS.

Une fois libérés vous viendrez nous rejoindre sur www.facebook.com/groups/lesliberesdelasecu/.

En conclusion, pour reboucler avec mon introduction et passer de la théorie à l’exercice de votre liberté  :

  • N’attendez pas l’homme providentiel
  • N’attendez pas le parti providentiel
  • N’attendez pas le grand soir libéral

Retenez une chose, une seule chose de tout ce que je viens de vous dire :  « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.” (Ghandi)

Comment faire ?

Pour cela je vous donne cinq  leviers d’actions concrètes :

  1. Sauvez-vous vous-mêmes ! Ne cherchez pas à sauver les autres.
  2. Tombez les masques ! En vous découvrant vous vous découvrirez.
  3. Recherchez et Choisissez ! Ne laissez pas les superstitions et les théories vous aveugler.
  4. Voyagez ! Si vous êtes au mauvais endroit, à la mauvaise époque ? Changez au moins d’endroit.
  5. Vivez ! Vivez chaque jour comme le premier jour du reste de votre vie.

Et surtout…

Soyez forts !!!

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