Criminalité : l’islam est-il criminogène ?

Banlieue parisienne (Montreuil)

Les musulmans sont surreprésentés dans les prisons françaises. On pourrait donc se demander si l’islam n’est tout simplement pas criminogène.

Les musulmans sont surreprésentés dans les prisons françaises. On pourrait donc se demander si l’islam n’est tout simplement pas criminogène.

Par Fabrice Descamps.

Banlieue parisienne (Montreuil)

Tous les ans, 18 000 prisonniers demandent en France à pouvoir observer le ramadan. Il y a donc au moins un quart de prisonniers musulmans dans nos prisons. C’est bien entendu beaucoup plus que la proportion de musulmans dans l’ensemble de la population française où ils sont en train d’atteindre les 10%. On pourrait donc se demander si l’islam n’est tout simplement pas criminogène. Hélas, le sujet est, dans notre beau pays, quasiment tabou, sauf à de rares exceptions que les cris d’orfraie de nos journalistes bien-pensants empêchent d’accoucher d’un vrai débat.

Or c’est précisément l’interdiction de discuter sereinement et rationnellement de cette question qui permet à des démagogues comme Mme le Pen de mettre un signe d’égalité entre l’insécurité dans nos banlieues, l’islam et les convulsions du monde arabo-musulman.

Qu’on en juge plutôt. 50% des Maghrébins vivent en France dans des zones périurbaines. Or il y a, dans ces zones périurbaines, 1 policier pour 510 habitants contre 1 pour 119 à Paris intra muros. Autrement dit, il y a quatre fois plus de policiers par habitant dans un centre-ville comme Paris que dans une banlieue comme Garges-lès-Gonesse. Quoi d’étonnant alors si le taux de criminalité est par exemple quatre fois plus important dans le 9-3 qu’à Paris ? Comme les Maghrébins sont, on l’a vu, surreprésentés dans les banlieues comme Garges, il est logique qu’ils le soient aussi dans les prisons puisqu’ils ont quatre fois plus de raisons de devenir délinquants que l’habitant, en général ni Maghrébin ni musulman, de Paris. Le développement de véritables zones de non-droit dans nos périphéries urbaines n’est dès lors plus un mystère : il y avait quatre fois plus de chances qu’il en allât ainsi que dans nos centres-villes chics.

Un rapide calcul montre en outre que si la moitié des musulmans de France, soit 5% de la population totale de la France, vit dans des zones où ils ont quatre fois plus de risques que la moyenne des Français de tomber dans la délinquance, alors il est logique qu’ils représentent un cinquième au moins de la population carcérale.

Il n’est donc nul besoin d’invoquer l’islam pour expliquer la surreprésentation des musulmans dans les prisons françaises.

Mais, inversement, nul besoin non plus d’évoquer une soi-disant  » islamophobie  » dans la population française pour expliquer cette surreprésentation, pas plus qu’il n’y a lieu de victimiser les musulmans en attribuant les taux de délinquance dans ce groupe à la pauvreté de nos banlieues, car on inverse ce disant la causalité : la pauvreté s’étend dans certaines de nos périphéries urbaines parce qu’aucune entreprise n’a envie de s’installer dans des coins où elle a quatre fois plus de possibilité d’être cambriolée qu’ailleurs en France et les patrons n’ont pas non plus envie d’embaucher des jeunes étant quatre fois plus susceptibles de piquer dans la caisse de l’entreprise.

Qu’on envoie quatre fois plus de policiers dans nos banlieues et l’on verra, comme par miracle, les taux de criminalité y être divisés par quatre, la pauvreté y reculer et la méfiance des Français vis-à-vis de l’islam disparaître de notre pays.

Mais on n’en prend guère le chemin comme le démontre la politique laxiste imbécile de Mme Taubira. Les doctrines erronées de la gauche ruineront aussi sûrement notre pays que la lâcheté de la droite.

Retenons cependant que l’islam n’est pas plus criminogène en France que le fait d’être noir ne l’est aux États-Unis où les Afro-Américains sont également surreprésentés dans les prisons.

Sur le web