Comment on fait les bébés, déjà ?

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Adoptée le 16 juillet au Parlement, en dépit d’une opposition de la droite, la loi « autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires » a été publiée au Journal officiel mercredi 7 août.

Adoptée le 16 juillet au Parlement, en dépit d’une opposition de la droite, la loi « autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires » a été publiée au Journal officiel mercredi 7 août.

Par le Parisien libéral.

Si on en croit la twittosphère ou la presse Belge, Gad Elmaleh, attendrait un enfant avec Charlotte Casighari. Oh my god ! Shocking ! Ce couple est-il marié ?? Bref, comme des millions de Français (source INSEE), et sans doute des centaines de Monégasques (les statistiques manquent à ce sujet), ce couple adopte une pratique qui est devenue une nouvelle norme : les naissances hors mariage. Il est vrai que l’oncle de Charlotte a « ouvert » la voix, mais c’est une autre histoire ! Et pour tous ceux qui se souviennent des 20 ans de sa tante chanteuse, Stéphanie de Monaco, cela ne les rajeunit pas, mais c’est aussi une autre histoire ! En tout cas, mazel tov !

En revanche, une double nouvelle, plus fondamentale, est un peu restée de coté ces jours-ci, les chaines d’infos préférant se concentrer sur les noyades aux quatre coins de la France, ou sur l’inutile déplacement du Président Hollande en Vendée ou pour y discuter emploi.

  • La recherche sur l’embryon désormais autorisée en France : la loi autorisant la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires est publiée au Journal officiel.
  • Un jeune garçon nommé Connor Levy est le premier à avoir vu le jour grâce à une nouvelle technologie de fécondation in vitro, après que ses parents eurent passé en revue son génome complet. La nouvelle méthode, qui utilise une technique de séquençage de l’ADN de pointe, permet aux futurs parents de choisir l’embryon qui présente le moins de risques d’anomalies génétiques.

Franchement, on ne peut qu’être partagé à la lecture de ces deux nouvelles. D’un coté, on se dit que la recherche est enfin en mesure de transmettre à la médecine des outils pour lutter contre les maladies génétiques, et c’est une chance. De l’autre, on se rapproche dangereusement d’un scénario qui emprunterait à Bienvenue à Gattaca ou Brave New World.

C’est un problème de toutes façons inhérent à l’ensemble de ce qui découle de la recherche scientifique : les innovations peuvent se transformer en cauchemar. Question : allons nous réussir là où les totalitarismes du XXeme siècle ont tenté de nous emmener ? Et qu’est-ce que cette envie d’enfant à tout prix signifie, exactement ?

Est-ce qu’il y a un lien entre le futur monégasque et les enfants parfaits à naître in vitro ? Pas exactement. Mais il existe tout un continuum de solutions, situées quelque part entre l’acceptation des conséquences d’un geste naturel et la mise en œuvre de moyens technologiques, qui font se soulever la question suivante : finalement, c’est quoi l’humanité ?


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