Dé-civilisation occidentale

Le problème de l’Occident n’est ni un manque de naissance ni un trop plein d’immigration — mais sa propre dé-civilisation.

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Dé-civilisation occidentale

Publié le 11 juillet 2013
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Le problème de l’Occident n’est ni un manque de naissances ni un trop plein d’immigration — mais sa propre dé-civilisation.

Un billet d’humeur de François-René Rideau.

Dans un pays où règne la civilisation, chaque habitant au cours de son existence produit en moyenne davantage qu’il ne consomme, et ainsi contribue positivement à la société. Aussi, davantage de population, par naissance ou immigration, chaque fois enrichit le pays. Et ni le renouvellement générationnel ni les migrations démographiques ne sont des problèmes, car les vivants se suffisent économiquement à eux-mêmes, ils gagnent leur vie, et n’ont pas besoin de vivre au crochet d’un autrui qu’il faudrait faire venir ou empêcher de partir.

À l’opposé, dans un pays en processus de dé-civilisation, où chaque nouveau citoyen contribue en moyenne négativement à la société, consommant plus qu’il ne produit, davantage de population, que ce soit par naissance ou immigration, ne fait qu’empirer les choses. Et en même temps, moins de population, que ce soit par moins de naissances et d’immigration ou par davantage de morts et d’émigration, ne peut pas sauver le pays ; au mieux cela ne peut que retarder un peu l’inévitable chute : le pays mange son capital, et retournera à la barbarie une fois ce capital épuisé.

C’est pourquoi le problème de l’Occident n’est ni un manque de naissances ni un trop plein d’immigration — mais sa propre dé-civilisation. Cette dé-civilisation, rapide pendant les guerres, et lente en période de paix, est aujourd’hui bien avancée ; elle est le résultat de deux siècles de ruine par la social-démocratie, cette guerre permanente de tous contre tous pour le contrôle de tout. Mais comme la source de cette ruine est cette religion totalitaire qui occupe tous les esprits, tous les postes de pouvoir, tous les médias, et tout le système éducatif, il n’y a aucune issue positive possible à l’évolution interne de l’Occident.

L’Occident mourra, c’est une certitude. La pourriture est au cœur même de l’arbre. Les morceaux putréfiés seront dévorés par des masses de petits et grands charognards venus du tiers-monde, et qui déjà sont accourus à l’odeur du mourant. Peut-être un sursaut sauvera-t-il quelques pays atypiques, qui après avoir observé le triste sort de leurs voisins, non seulement se couperont de l’infestation, mais surtout identifieront et aboliront la source de ce mal. Dans l’ensemble, il est fort peu probable qu’ils identifient le mal, si profondément ancré dans leur identité collective. Peut-être, après l’écroulement de l’hégémonie américaine, une invasion russe ou chinoise viendra-t-elle renouveler la civilisation ; mais cela suppose que ces pays eux-mêmes arrivent à cultiver cette civilisation. Là encore, rien n’est sûr, et le pire est plus probable que le meilleur.

Dans tous les cas, c’en sera fini de l’Occident (post)chrétien qui conquit un jour le monde. Il ne restera que des débris, de quoi reconstituer un musée d’une civilisation disparue, d’un peuple qui s’est suicidé au nom d’une religion auto-destructrice, pour laisser place à de nouveaux occupants certes barbares par de nombreux aspects, mais du moins pas suicidaires. L’un dans l’autre, le plus barbare des deux n’est pas celui qu’on croit.


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  • J’applaudis, mais avec moins de pessimisme 🙂

    Thatcher observait très bien que le socialisme disparait en même temps que l’argent …

    Quand la marée sera étale, et nos pays pas plus attractifs que ceux de provenance, le courant va cesser, puis s’inverser, et on verra beaucoup d’immigrés rentrer chez eux.

    Les socialistes, qui ne vivent que de leurs « bienfaits généreux » , vont voir les rats quitter leur navire prébendier et clientéliste.

    Le risque est alors que le pendule file à contre sens vers un fascisme aussi rude que l’a été la Socialie …

    • « le pendule file à contre sens vers un fascisme aussi rude que l’a été la Socialie  »

      Non ! Le fascisme et la social-démocratie, deux formes du même socialisme, sont du même côté du pendule. Quand le pendule filera à contresens, ce sera l’abolition de tous les socialismes.

  • La vérité fait mal mais il faut accepter. Malheureusement les citoyens ne sont pas prêts a l’entendre, ce qui nous mènera a notre perte. C’est sûr que c’est plus facile d’entendre ce qui nous arrange(Le Pen).

  • « Cette dé-civilisation […] est le résultat de deux siècles de ruine par la social-démocratie ».

    On aimerait un petit développement. Social-démocratie depuis la Révolution ? Depuis 1815 ? Se manifestant comment ?

    Je ne déteste pas le genre poétique des lamentations, mais ça n’est pas exactement des analyses.

    • « mais ça n’est pas exactement des analyses. »

      –> C’est un billet d’humeur. Vous connaissez ?

      • Oh, pardon ! Bon, dans ce cas, faut faire un peu dans le littéraire, pour que ça ait de la gueule.

      • Ce n’est pas du tout un billet d’humeur, non. La vulturine illustration en fait foi.

        C’est, en prose, une variante modernisée, quelque peu prospective, d’un veux genre littéraire du Moyen Orient ancien, connu il y a 4000 ans, en sumérien, en akkadien, en hébreu, la « lamentation », en particulier sur les ruines d’une cité.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Littérature_mésopotamienne#Hymnes.2C_pri.C3.A8res_et_lamentations
        http://en.wikipedia.org/wiki/Lament_for_Ur
        http://en.wikipedia.org/wiki/Book_of_Lamentations

        « Dans tous les cas, c’en sera fini de l’Occident (post)chrétien qui conquit un jour le monde. Il ne restera que des débris » nous dit notre moderne Jérémie.

        Le livre des Lamentations commence :
        Eh quoi ! elle est assise solitaire, cette ville si peuplée !
Elle est semblable à une veuve !
Grande entre les nations, souveraine parmi les états,
Elle est réduite à la servitude !
        Elle pleure durant la nuit, et ses joues sont couvertes de larmes ;
        De tous ceux qui l’aimaient nul ne la console ;
Tous ses amis lui sont devenus infidèles,
Ils sont devenus ses ennemis.

    • « On aimerait un petit développement. Social-démocratie depuis la Révolution ? Depuis 1815 ? Se manifestant comment ? »

      Le début d’un empire est toujours le sommet d’une civilisation et le début de la décadence.
      Il utilise les ressources encore produites par les institutions existantes, mais commence a uniformiser les lois, empêche alors la concurrence législative, institutionnel, fiscale et donc le progrès en la matière, tandis que toutes les utopies dégradent les lois existantes.
      Il installe des monopoles et privilèges nécessairement liés à tout pouvoir centralisé.
      La dé-civilisation est lente, mais presque inexorable, tandis que l’on rêve d’une gloire passée.

  • « non seulement se couperont de l’infestation, mais surtout identifieront et aboliront la source de ce mal.  »

    ça rappel quelque chose…
    Et à ce moment là, que feront les associations bienpensantes qui ont contribué à cela ?
    Quand je vous dit qu’il faut noter les noms de ceux qui sont aux manettes…

  • « Que la France soit devenue un garde manger et un lieu de villégiature pour pousse-mégots de tous les pays ne dérange pas, de toute façon personne n’a jamais fait la différence entre ceux qui laissèrent à ce pays leur sueur, leur santé et leur amour et les autres qui se demandent toujours quelle traite ils pourront en tirer.
    Ce drôle de cosmopolitisme crétin est l’avenir du genre humain ses moines-soldats appellent ça le défi du métissage vu que dans le mélange en question il ne restera de toute façon que des signaux pour termitière en folie »

  • source: http://bouteillealamer.files.wordpress.com/2013/03/le-rc3a9actif.pdf

    « Quand les humains se sont pensés comme un ensemble de frères qui ne cessait de se générer
    de siècles en siècles entre les cuisses des femmes, ils pouvaient se dire, nous venons de la
    même matrice mais nos différences établissent des hiérarchies ou bien nous sommes
    dissemblables mais ces différences essentielles ne permettent pas de garantir une quelconque
    inégalité de principe.
    165
    A partir du premier point de vue, on use du terme de civilisation pour définir l’humain, on
    constate que tous ne partagent pas cette civilisation, on en conclut donc que ceux qui ne la
    partagent pas ne sont pas réellement humains. De ce raisonnement, on tire deux conclusions
    soit cette hiérarchie est amendable dans le Temps donc l’Histoire et on croit au progrès car la
    qualité est lié à la similitude, soit elle est de nature et il est donc licite que le groupe civilisé
    domine celui des semi-sauvages ad aeternam.
    A partir du second point de vue, on établit soit qu’une loi morale basée sur la volonté doit
    permettre de régir universellement les hommes par la médiation de leur raison, soit que le
    Père abattu, l’édifice du Bien effondré, il n’y a de loi humaine que celles du désir et du
    hasard, que le vice et la cruauté sont inhérents à l’homme comme l’hypocrisie et la libéralité.
    Comme cercle de la modernité démocratique, ces deux positions sont amendées par les
    libéraux qui établissent que la loi morale ne peut être imposée aux hommes et qu’elle doit
    donc s’auto-engendrer à partir de leurs interactions et que pour y parvenir il est nécessaire
    qu’ils passent par les disciplines de l’intérêt qui émoussent les désirs et castrent les passions
    en les réduisant à l’amour-propre, soit la vanité qui est la base de toute civilisation, donc de
    tout commerce entre les hommes.

    • J’aime bien ça, pépite insolite trouvée dans le lien verbeux sus-indiqué :

      Libéralisme ou la métaphore du hamster

      « Ici il te faut courir de toutes tes forces rien que pour rester en place »

      • C’est le progrès.
        Le hamster reste sur place via l’agitation de ses quatre membres. Homo sapiens arrive au même résultat en ne sollicitant que deux membres et inférieurs qui plus est.

  • Un projet de « recivilisation » façon think tank à la française

    Attention c’est du lourd, mais il faut se méfier de ce qui paraît bouffonesque et histrionique sur le moment; celà donne trop souvent des idées ( !!!) aux politiciens « en panne »:

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/895087-monsieur-hollande-voici-10-idees-pour-sortir-de-la-crise.html

    • Merci, j’ai failli rater ça. Il est vrai que M. Jullien Billion, sociologue, est « membre de l’équipe ERIS du CMH. » Ainsi armuré de sigles, il participe à des séminaires de l’ENS, de l’EHESS, et ainsi de suite avec d’autres lettres de l’alphabet.

      C’est un progrès considérable par rapport au regretté Ferdinand Lop, qui n’était qu’un humble répétiteur d’anglais, mais dont le programme gagne à être connu des jeunes générations, il a conservé une grande fraîcheur :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Lop

      La pensée du think tank billioniste est séduisante sous tous ses aspects. Mais j’aime particulièrement cette contribution de Sylvie Hellmann, « directrice conseil digital », sur les « freedom rooms » :
      http://leplus.nouvelobs.com/contribution/894206-metro-boulot-dodo-et-freedom-room-ces-pieces-magiques-pour-decompresser.html

      Ces espaces, « gratuits pour les chômeurs », permettraient aux stressés que nous sommes de brailler, pousser des cris d’animaux, renifler, taper dans des mannequins, détruire des voitures (on ne précise pas le coût de ces défoulements-là), se regarder (« s’auto-motiver ») dans un miroir, et mille autres fantaisies. Pour des raisons qui m’échappent, il est impératif de faire ces propositions à grandes louches d’anglais : dans « les freedom rooms » (des « libertoires » ?) on rencontre un « life coach » (voir plus bas). Comme on est en France, ledit « life coach » est « diplômé d’un titre accrédité » : c’est du garanti sérieux, hein, et puis ça crée des emplois, des cursus universitaires, des inspecteurs, tout un fourbi.

      La bio de Sylvie Hellmann permet de constater qu’elle collectionne également les abréviations (MBA de HEC, DESS au CELSA en Stratégies de Marque) :
      http://leplus.nouvelobs.com/SylvieHellmann

      Impact!, le Think tank des idées fraîches :
      http://www.impact-thinktank.com/

      More about life coaching, for you folks who don’t know about it:
      This young lady, here, she’s only 27, see, and she’s already into life coaching, « which is centered on the “life-empowerment” mantra Restore, Simplify, Verify, Power »
      http://www.nytimes.com/2012/01/29/fashion/should-a-life-coach-have-a-life-first.html?pagewanted=all&_r=0

      • Ce que Sylvie Hellmann « propose » est ni plus ni moins qu’une version « démocratisée » (!) et standardisée de thérapies de groupes ( ou de sectes…) dont l’origine se fonde sur les travaux de W.Reich, que l’on peut trouver sous les termes de « végétothérapie » ( végéto: système végétatif, pas feuille de salade), analyse bioénergétique, thérapie corporelle, rebirth etc..
        qui ont été adaptées et « marchandisées » avec succès aux USA; ce type de techniques mélangeant régression de type « psychanalytique » et comportementalisme fait florès dans les coaching, développement personnel, hypnose de groupe, groupements religieux etc…

    • Oufti ! C’est quoi ce délire orwellien ? Permis pour être parent ? Service civique advitam aboutissant à la militarisation de la société civile, bouter du riche, minutes de la haine (freedom rooms), etc…

      J’adore la société de profit partagé, surtout quand on sait qu’une société à l’équilibre « partage » déjà 100% de son profit. Cela s’appelle les taxes…

    • Révoltant. Et personne ne semble réagir ni même s’apercevoir du caractère totalitaire soviétique puissance 2 de ces « propositions »….

      Démentiel. Ce pays me fait peur.

  • Comme je ne sais pas comment on définit une civilisation, du coup j’ai du mal à suivre la démonstration de dé-civilisation.

    Avec le petit bout de ma petite lorgnette j’observe que le chiffre d’affaire des aliments pour animaux de compagnie est obscène.

    Que c’est l’animal de compagnie qui décide pour son maitre du moment de sortir et on sait pourquoi.
    Que je sache la satisfaction des besoins élémentaires du youki à sa mémère n’est pas un indicateur de civilisation. C’est ma jauge.

  • Depuis des siècles l’Occident se dit mourant, déclinant, dépassé… L’Occident est en perpétuelle crise.

    Alors on verra, mais les prophéties de malheur de ce genre, très peu pour moi, merci.

    Le problème est qu’en Europe nous n’avons aucune vision comme cela a peu être le cas il y a 50 ans et avant. Mais on finira par en avoir une.

    Le second problème est la haine de soi-même, mais ça aussi, ça finira par passer. On peut être fier de soi, sans haïr ou dévaloriser l’Autre.

    • C’est rigolo, je viens de quitter la page d’un autre blog où on se lamente sur le déclin du français, autrefois si riche. Un commentaire que j’ai laissé :
      Si on soude ensemble les lamentations au fil des temps, on en vient à conclure que nos langues ne cessent de s’appauvrir, de décliner, et cela depuis des siècles, voire des milliers d’années. Ça me rappelle la « paupérisation de la classe ouvrière », lamento marxiste qui, si on le prenait au sérieux, laissait attendre que la classe ouvrière de 1980 avait un niveau de vie inférieur à celui de 1960, de 1950, de 1930, de 1910, de 1880… Quelle dégringolade !

  • Pascal Bruckner a déjà théorisé tout cela sous le titre « la tyrannie de la pénitence ». Les dirigeants européens et les lobbys qui les commandent ont entrepris un double travail de sape:
    – dépendance au confort via le matérialisme et les loisirs, qui amène les individus à oublier et mépriser leurs traditions et leurs origines européennes;
    – destruction de la « puissance » du nationalisme européen par une immigration de masse qui rend électoralement suicidaire tout discours centré sur l’ethnie européenne. cf la France et la Belgique;

    Je n’en dis pas plus, mes propos tomberaient sous le coup de la loi.

  • Etonnant, n’est-il pas ?

  • L’auteur, aveuglé par son amour pour Bastiat, prend le problème à l’envers.
    Le problème ne vient pas de la masse, mais de l’élite qui est sensé la conduire…
    Assistanat, redistribution.. ont toujours existé. Cela s’appelle calmer le peuple. Le problème, c’est l’achat de clients électoraux…
    Ce chercheur ignore aussi le rôle social des féodaux, corporations de métiers, solidarités de village, communautés, etc… qui étaient autant de système de redistribution et de stabilisation.

    Le point de commencement du problème est justement la destruction de toutes ces solidarités non étatiques. Il y a effectivement des gens, des courants d’idées et des religions responsables de cela, à plusieurs niveaux…
    Ajoutez dessus le culte de la médiocrité, propagé par nos élites…

    Grosso modo, le mal qui nous frappe porte un nom : décadence. Des élites comme de la masse.

    • « L’auteur, aveuglé par son amour pour Bastiat »
      –> mauvaise pioche : http://www.contrepoints.org/2013/04/06/120705-frederic-bastiat-etait-il-liberal

      • @ Raphaël
        Oui, enfin… l’auteur tient un site consacré exclusivement à Frédéric Bastiat (et à sa gloire!) Et il cite fréquemment (pour les approuver) les théories de Bastiat. cf. sa conférence sur la magie noire, notamment.

    • @Delzaron,
      Les « corporations de métiers » c’est être à la SNCF et marié avec un(e) EDF. Le rendement est maximum si la maison est au chauffage électrique.

      Non merci.

    • à Delarzon

      « solidarités de village » Vieux fantasme derrière se cache des réalités que les villageois patoisants fuient dès que possible.

      Dans le concret ça consiste à acheter son pain à la boulangerie locale, pour qu’elle ne ferme pas.

      Les trois derniers départements métropolitains au plan économique sont ceux où se manifestent encore et hélas ces solidarités de villages. Ceci explique cela.

      Plus la solidarité est large, vaste, anonyme, marchande, plus elle fonctionne.
      Je vis dans un des trois départements de la queue de peloton.

      Je n’y achète jamais de produits locaux, par solidarité.

      Les petits circuits locaux sont de petits courts circuits qui mettent hors jeu de la solidarité large les « petits producteurs ».

      L’état n’a rien à voir la dedans. L’impôt non plus. Mais la contrepartie de l’impôt oui.

      Ex. : L’assurance auto est un système solidaire. A la limite la bonne assurance auto est celle qu’on paie pour rien.
      Si tout le monde paie une assurance auto pour rien, celle ci est d’un montant (dérisoire) juste un peu supérieur aux frais de gestions.

      • @Hippolyte

        ça dépend d’où vous venez…. dans mon village natal, les gens sont très solidaires. Les affaires sont les affaires… et le silence est d’or.
        C’est aussi la règle dans pas mal de pays développés/émergents, surtout à l’est et/ou au sud (qui a dit : Naples ?) de la france.

        Par exemple, dans les pays de l’est, si vous êtes du bon sang, vous achèterez, par exemple, votre iphone à un tarif très préférentiel… à l’église. Et ça marche pour bien plus que ça, et dans les deux sens.

        Pour certains communautés (religieuses, (qui a dit : juifs ?), sortis de grandes écoles, etc…) c’est toujours la règle. La concurrence et le libéralisme, c’est bon pour les gueux. Les élites ont horreur de la concurrence.

        Sinon, les solidarités non étatiques dont je parle ont commencé à être détruites en 1789, l’apothéose étant 1968. Certes, les gens ont approuvé car la croissance éco et l’augmentation du niveau de vie étaient au rendez vous.
        Ce n’est plus le cas aujourd’hui, économiquement ça stagne, et socialement/culturellement, c’est la décadence…

  • Où est-ce que vous avez vu une seule fois l’éloge de l’anti-immigrationnisme sur ce site?
    Faudrait pas confondre le contenu des articles et ce que disent certains dans les commentaires des articles.

  • Réaction, réactif par opposition à coma stade IV, coma dépassé, hollandisme…

  • @ protagoras
    autant il me semble que le « progrès » était revendiqué par la gauche jadis-naguère, progrès que réfute aujourd’hui les zérocolos.

    • @hippolyte canasson
      Quitte à être provocateur, je dirais que « le progrès », ça n’existe pas en soi: il n’ y a pas de force supranaturelle qui régenterait d’en haut une avancée des choses: si le temps s’écoule bien toujours dans le même sens, il n’y a pas, pout autant de résultat finaliste que l’on dénomerait « progrès ».

      Il n’y a, au fond, que des processi adaptatifs, et il se trouve qu’en occident ( ce n’a pas été le cas en Chine ou en Inde, non plus qu’en Afrique noire, et pour le Japon, ça ne date que de l’ère Meiji), les grecs, sans employer le mot ou le concept de « progrès », d’ailleurs, ont affirmé la supériorité de la raison et de la volonté humaines, du Logos, et ont créé le mythe fondateur de Prométhée ( qui, rappelons le, est celui qui grâce aux arts et aux sciences, émancipe les hommes de leur asservissement à la dure Nature: voir eschyle dans les océanides).

      Je perçois bien ce que l’on dénomme en général « progrès », mais si l’on se référe au mythe primitif prométhéen – avec sa filiation « faustienne »- il s’agit d’une libération humaine tant matérielle ( d’où les arts et techniques) que « spirituelle » ( l’esprit « libéral » au sens un peu classique du terme)

      • @protagoras, dans mon lexique perso, le progrès est presque exclusivement technologique : Métaphoriquement, la houe tenue par l’homme remplacée par la charrue tirée par les boeufs, puis menée par le tracteur lequel est aujourd’hui guidé par GPS.

    • On définit une civilisation par son respect des libertés individuelles, rien d’autre.
      Le progrès technologique ce n’est qu’une des conséquences possible de la liberté.

      • Ce serait beau si le progrès technique présupposait la liberté dans la société. Mais les Allemands et les Russes, sous les régimes totalitaires, ont produit des innovations techniques.

  • En résumé : « Le rideau se baisse sur la civilisation » VERY BAD JOKE.

  • Article qui ignore un facteur déterminant : la réaction, cad le peuple, les gens qui se révolteront

    • Révolté ? ah bon ?

      Les outsiders sont trop occupés à courir derrière le CDI ou à survivre.
      Les insiders… sont très contents de la situation car ils sont à l’abri.
      Les pauvres sont achetés en échange de leur soutien.
      La propagande marche à fond.
      Des élites bien indentifiées continuent de tenir tous les leviers importants.

  • Article ridicule… le pauvre Bastiat doit s’en retourner dans sa tombe…

    Notre civilisation est basé sur le pillage et l’exploitation des civilisations plus faibles…
    Sauf que les plus faibles peuvent ne pas apprécier….
    Sauf que les ressources naturelles ne sont pas aussi infinies que nos gaspillages…

    • « Notre civilisation est basé sur le pillage et l’exploitation des civilisations plus faibles.. ». Qu’en est-il des autres civilisations, passées et présentes ?

    • « Notre civilisation est basé sur le pillage et l’exploitation des civilisations plus faibles… »

      Si c’était vrai, le total des richesses de notre civilisation serait inférieur au total précédent des civilisations pillées. L’augmentation et du niveau de vie général et de la population elle-même montre que ce n’est pas le cas.

  • Bravo! Je partage l’analyse, mais pas la conclusion … si on fait un appel à la Liberté, socle fondateur de notre civilisation! Je rédige un ouvrage sur le sujet. Bon w-e!

  • Mon Dieu ! Chercheur, ancien de l’ENS, décidément il y a vraiment un problème avec nos élites même quand elles fuient autre part. Du sous Spengler incohérent, empli d’imprécations, n’apportant rien.

    • Louis-le-Grand, ENS. Informaticien.

      • Je ne veux pas jouer à « touche diplôme », mais , outre le fait qu’il y a peut être un « complexe du premier de classe » ( qui peut d’ailleurs tuer l’esprit d’entreprise), il ya peut être encore plus « balaise sur » ce site

  • Article interessant et agreable a lire. Je suis d’accord avec certains commentaires (meme si l’analyse n’est pas le premier but de cet ecrit), un peu plus d’explications et de developpement sur « les 2 siecles de social-democratie menant a la ruine » aurait ete apprecie. Continuez!

  • premièrement ont est décadent mais le monde a peut de l’OTAN donc ont a pas la même définition de décadence
    deuxièmement qu’est ce que ça a de mal la décadence si ça nous permet d’être a égalité

  • Les commentaires sont fermés.

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