L’impossible gestion de la retraite par les socialistes

La solution pour sortir le système de retraite français de l’ornière existe, mais ne sera pas utilisée.

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L’impossible gestion de la retraite par les socialistes

Publié le 11 juin 2013
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On s’en souvient (vaguement) : le candidat Hollande avait promis, outre quelques ruisseaux de miel et de lait, des fesses roses aux bébés et des retraites heureuses aux anciens. Le président Hollande, pour conserver son pouvoir, va cependant devoir fermer le robinet à miel et à lait, arrêter la distribution de talc et réformer les retraites. Ou, au moins, faire comme si.

Et c’est donc après avoir ramené la retraite à 60 ans (pour les salariés ayant commencé jeune, scrofuleux et avec un pied bot) avec la sagacité qui caractérise les démagogues débonnaires que notre président a décidé, à l’odeur de la situation générale qui ne sent plus trop la rose, de lancer une grande et belle réformichette de la retraite afin de sauver (une fois encore) ce système par répartition qui, comme chacun le sait, fait saliver le reste du monde.

Super HollandePour cette tâche, qu’on imagine fort ingrate, il a désigné ce dont le pays avait vraiment besoin : un super-Ayrault, qui redressera les comptes, réformera les retraites et guérira les écrouelles (enfin pour les écrouelles, on verra demain, car aujourd’hui il doit aller voir où en sont les travaux de l’aéroport Notre-Dame des Landes). Cette courageuse remise à plat d’un système presque séculaire a été saluée comme il se doit par toute l’intelligentsia politique de Paris comme en témoigne par exemple la palpitante exégèse de la pigiste chroniqueuse attitrée d’Europe1 dont la profondeur d’analyse permet même aux bambins de garder pied sans petits brassards mickey gonflés aux bras, et qu’on peut résumer sommairement (mais avec exactitude) ainsi : Hollande doit faire une réforme, et comme il y en a eu d’autres, celle-ci sera la réforme Ayrault, ça va dépoter les petits amis je ne vous dis que ça fouyaya fouyaya. Ah et puis aussi Marisol et Michel veulent se faire mousser.

Malgré cette volée de steaks dodus et roboratifs, on comprend bien sûr que cette « réforme » sera du même acabit que les précédentes : de la dentelle législative finement ouvragée, toute en nuances subtiles et aérée comme du coton d’Égypte, ménageant toutes les susceptibilités et plus encore. Bien sûr que l’État ne peut plus attendre ! Bien sûr que la réforme est indispensable pour faire croire qu’on veut et qu’on peut sauver quelque chose ! Bien sûr qu’Ayrault va batailler avec les partenaires sociaux, entre deux bâillements et un petit somme sur les bancs de l’Assemblée, pour obtenir — à l’arrachée — un magnifique texte de Rénovation de la Retraite en France qui sera proclamé, ubi et orbi, trompettes et cors inclus, dans les journaux télévisés pour assurer aux Français que leur système social tiendra le coup.

Car il n’a pas le choix : il lui faudra faire bonne figure ou déclencher l’ire de ses concitoyens.

Mais pour la réforme de fond, celle qui remettra vraiment le système sur des rails solides, qui donnera une vraie perspective aux retraités de toucher, dans les cinq ou dix ans à venir, autre chose que des clopinettes marqué « Don de l’Etat Français » dessus, n’y comptez-pas. Il faut être chroniqueuse à Europe 1 et béatement amoureuse du socialisme appliqué par la fine équipe de Hollande pour voir dans Ayrault un chevalier de la réforme. En réalité, le petit rond de cuir villageois va nous enfumer comme ses prédécesseurs, et le système de retraite continuera cahin-caha comme devant, vers son destin funeste et inévitable. Même si le pesant carrosse vermoulu n’avance plus très vite, il versera dans le fossé, écrasera les chevaux salariés et tuera, plus ou moins vite, ses passagers endormis.

la retraite

Car la solution, tout le monde la connaît. Elle est économiquement balisée, assez simple à comprendre … mais politiquement impossible à faire passer ; et elle sera donc oubliée entre la page 173 et la page 789 du copieux rapport qui sera pondu suite aux moulinets oratoires qui s’enchaînent actuellement sur le sujet. Cette solution, c’est la capitalisation, sans laquelle il n’y aura pas de salut. Et pour la façon d’y arriver, d’autres pays ayant expérimenté le trajet avec succès, on sait déjà comment on peut procéder.

Mais, comme je l’ai dit, cette capitalisation est politiquement impossible : d’une part, le mot est tabou. D’autre part, une telle réforme nécessitera de remettre à plat tout le système, et concernera donc tous les retraités.

Tous les retraités ?

Non. Un petit village de plusieurs millions de fonctionnaires résiste à l’envahisseur ultra-turbo-libéral et refusera catégoriquement toute modification à ses privilèges. Et alors même que les (âpres) négociations n’ont pas encore commencé entre patronat, syndicats et État, une chose est déjà dans les tuyaux ; la grève de la fonction publique aura lieu, motivée par les raisons habituelles : pas d’alignement du public sur le privé ! Jamais. Scrogneugneu.

Et pourquoi diable s’opposent-ils donc tant à cette réforme ? Pourquoi l’alignement strict des retraites du public sur le privé serait-il scandaleux alors que ceci répond vraiment à l’objectif d’égalité de tous devant les droits du merveilleux système social français ? Tous ces gens seraient-ils des socialistes de pacotille ? D’autant qu’en plus, outre ce vrai effort de solidarité et d’égalité, cet alignement permettrait aussi de gagner de précieuses années pour passer sans trop de casse à la capitalisation…

Peut-être cette opposition est-elle aussi forte parce que, précisément, la capitalisation, ils en bénéficient déjà et qu’après tout, c’est encore mieux si c’est un privilège à eux seuls réservé ? Allez savoir.

Enfin… Je dis qu’ils en bénéficient, je vais un peu vite en besogne.

Sur le papier, nos amis fonctionnaires ont effectivement la possibilité de bénéficier de ce genre de mécanismes qu’ils semblent résolus à ne pas voir appliqué aux salariés du privé. Mais si les structures qui gèrent ce genre de retraites sont aussi bien gérées que la MRFP, nos amis obstinés peuvent s’attendre à quelques déboires.

Et pour ceux qui ont un peu perdu de vue les aventures de René Teulade, rappelons simplement que l’ancien ministre et sénateur PS avait été à la tête de la Mutuelle Retraite de la Fonction Publique (MRFP) qui, après de nombreuses années à ses bons soins (1974 – 1992), a terminé sa course dans une faillite mémorable. Faillite qui aura conduit Teulade au procès dans lequel il fut condamné à 18 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende pour abus de confiance et dont l’appel va se dérouler dans les jours qui viennent.

Fâcheuse coïncidence avec l’actualité, ne trouvez-vous pas ?

Surtout si l’on se rappelle que le même Teulade fut ancien député suppléant de … François Hollande, en Corrèze, et que le président lui avait accordé toute son amitié en octobre 2012 — au grand dam des cotisants à la défunte mutuelle, spoliés par Teulade — allant jusqu’à déclarer, je cite : « Je salue les présidents qui ont marqué l’histoire de votre organisation. René Teulade auquel je suis lié par une fidélité corrézienne (….) »

Surtout si l’on se rappelle que Hollande, dans ce cadre, pourrait être appelé comme témoin, et qu’il avait clairement dit, pendant sa campagne, qu’en tant que président, il ferait tout pour aider à la manifestation de la vérité, quitte à témoigner : « Moi, président de la République, j’aurai à cœur de me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat. »

Surtout si l’on se rappelle que le brave président a laissé la Corrèze dans un état catastrophique, faisant de ce département l’un des plus endettés de France par habitant (sa dette sera passée de 300 à 345 millions pendant qu’il y sévit), à coup d’iPads pour collégiens et autres dépenses ridicules.

Bref : on aura bien du mal à trouver dans la gestion de cette mutuelle, et les liens présidentiels, un quelconque argument en faveur des socialistes en matière de gestion, que ce soit des retraites ou d’autre chose…

Ce pays s’est acharné, pendant les presque 70 ans qui ont suivi la Libération, à distribuer des petits privilèges et des passe-droits à chacun, de façon différente, en faisant croire à tous que c’était économiquement tenable, quitte à faire des promesses absurdes et à endetter les générations futures. Pour la retraite, il en a été comme pour le reste : on a patiemment construit un système où chacun avait tout intérêt à tirer la couverture à lui, en utilisant le levier de la répartition pour gommer des injustices de plus en plus fortes. Mieux : comme le prouve la petite histoire ci-dessus, on a placé à la tête d’organismes de gestion de ces retraites de parfaits aigrefins qui ont, chacun à leur façon, amené le pays dans la position catastrophique qu’on connaît actuellement. Et maintenant que l’addition arrive, une partie du peuple refuse obstinément tout ajustement ou tout compromis, pendant que l’autre, toute aussi butée, frétille de joie à l’idée d’avoir placé au pouvoir de besogneux bureaucrates aux desseins exclusivement personnels et aux compétences plus que douteuses.

Franchement, je peine à voir en France une issue réjouissante au problème des retraites avec de telles prémices…
—-
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  • AHHH Europe1 la radio bobo gauchiste nationale, sa propagande hollandaise quotidienne, ses non-dits, des chroniqueurs Orwelliens,le lobby LGBT omniprésent, des analystes qui se targuent de posséder la seule Vérité.
    …. Tout va bien Mme la Marquise…

  • L’exemple chilien de transition réussie de la répartition forcée vers la capitalisation (http://www.contrepoints.org/?p=8859 cité dans l’article) :

    « Le financement de la transition est une question technique très complexe et chaque pays doit adapter le problème suivant ses propres circonstances. En 1980, la dette implicite de la retraite par répartition du Chili avait été estimée à environ 80 pour cent du PIB. La valeur de la dette avait été réduite par une réforme du vieux système en 1978, spécialement grâce à la rationalisation de l’indexation, l’élimination des régimes spéciaux et l’allongement de l’âge de la retraite. »

    « Au Chili, comme dans la plupart des pays, le 1er Mai est la fête du travail. Le choix de cette date ne fut pas une coïncidence, les symboles sont importants et cette date de naissance permet aux travailleurs de célébrer le 1er Mai, non pas comme un jour de lutte des classes mais comme le jour où ils furent libres de choisir leur propre système de retraite et de se libérer « des chaines » du système gouvernemental de sécurité sociale. »

    • La capitalisation personne n’en veut en France .
      Un référendum sur la question serait une perte de temps tellement « y a pas photo » entre les partisans du système actuel et les autres.

      1) Dans un système par capitalisation, quelle serait la part versée par l’employeur ? (silence radio des partisans sur la question).
      2) Dans un système par capitalisation, verser tous les mois serait-ce obligatoire ? si non, qui va financer la prise en charge en fin de carrière de tous les glandeurs qui auront oublié de cotiser régulièrement ou qui auront préféré claquer leur salaire en loisirs que le placer dans des fonds de pensions ?

      3) pourquoi le système de capitalisation des fonctionnaires (PREFON Retraite) est progressivement abandonné par ceux-ci qui crient à l’arnaque , en découvrant les rentes miser

      .

      • – > suite

        3) pourquoi le système de capitalisation des fonctionnaires (PREFON Retraite) est progressivement abandonné par ces derniers qui crient à l’arnaque , en découvrant, avec stupéfaction, les rentes viagères minables que PREFON leur versera au moment de leur retraite.
        Et inutile de dire que c’est parce que PREFON est mal géré (par des fonctionnaires), les fonds sont confiés aux meilleurs gestionnaires de fonds privés de la place.

        • http://www.ifrap.org/Prefon-une-gouvernance-pas-si-transparente,136.html

          On ne dira certes pas que c’est mal géré par les fonctionnaires, mais on dira plutôt que c’est mal géré par les syndicats (un peu comme l’agirc/arcco par exemple)

          Pour le reste, je vous renvoie à l’exemple australien, qui avec 12,5% de cotisations (patronales + salariales) parvient à servir le même % de retraite par rapport au salaire qu’en France, où les cotisations patronales et salariales pèsent le double.
          Comment ? Par capitalisation.

        • Comment peut on être de si mauvaise foi ? Connaissez-vous les assurances vie et leur rendement hors fiscalité ?
          Pour ce qui est de la gestion par des fonctionnaires il suffit de se renseigner sur les grandes catastrophes économiques françaises depuis 40 ans (bull, Thompson, crédit lyonnais, dexia, caisse d’épargne, j’en oublie
          La part employeur est un leurre : c’est un prélèvement à la source comme la csg. Ce n’est pas votre boulanger qui paie la TVA même si c’est lui qui la reverse. Ce n’est pas parce que le violeur utilise du ghb et que vous ne vous en rendez pas compte que ce n’est plus un viol !

      • «La capitalisation personne n’en veut en France .»

        En France personne ne veut arrêter de scier la branche sur laquelle il est assis.

  • Qui se fatigue à répondre au troll de service alias vieux-bourg ?

    Ces arguties sont tellement éculées et répétées, preuve d’une non réflexion et incompréhension totale du sujet, que cela en devient fatigant …

  • @vieux-bourg

    voici un bel exemple d’argumentation fallacieuse et partisane.

    la capitalisation, personne n’en veut : merci de citer vos sources. les miennes indiquent une croissance forte de l’assurance-vie depuis des annees, qui est une forme de capitalisation, malgre les manipulations de l’Etat sur les livrets depuis un an. il reste des choses a modifier dans ce regime, qui n’est pas parfait pour la retraite, mais qui a le merite d’exister. j’aimerais savoir ce qu’est devenu le projet d’amendement de deputes visant a donner au souscripteur la possibilite de transferer un contrat, by the way. la gauche divine des fonctionnaires a-t-elle saisi l’opportunite de defendre les epargnants ?

    le prefon gere par les meilleurs du marche : ayant ete commissaire aux comptes, j’ai audite la gestion du prefon. une gestion pas tres brillante, indicielle pour partie, donc tres moyenne.

    si le prefon, qui est bien factuellement un privilege de fonctionnaire, est boude par les beneficiaires, ce qui reste a prouver, j’y vois 2 explications :
    – peu de liberte de choix dans la gestion
    – ils sont deja tres bien servis par leurs regimes propres, sans parler des speciaux. oui, les pensions des fonctionnaires sont une spoliation des cotisants du prive. a cotisations egales, les droits devraient etre les memes. ce n’est factuellement pas le cas.

    merci de remballer votre mauvaise foi et de sortir la tete du sable.

    •  » les miennes indiquent une croissance forte de l’assurance-vie depuis des annees,  »
      ça n’a rien à voir.
      Moi je vous parle d’organiser une réferendum pour savoir s’il faut REMPLACER le système par répartition par un système par capitalisation.
      Et je vous dis Chiche !
      Faites le ce référendum ? ne vous génez pas ! !

      • Disons que dans 10/15 ans max, y aura pas besoin de voter puisque le système par repartition aura tout bonnement fait faillite.

        En 1981, c’était facile de louanger un tel système de Ponzi: en effet, on comptait 7 actifs pour 1 retraité. Maintenant, on est entre 1 et 2 actifs pour 1 retraité. Et c’est pas finit! Dans les années qui viennent, on va tomber à 1 actif pour 1 retraité.

        Sachant que la retraite moyenne du privé tourne autour de 1200 euros et environ 1700 euros pour le public (égalité quand tu nous tient…), dites-moi, mon cher, comment vous allez financez tout ca? En prélevant 1500 euros en moyenne sur le salaire de chaque actif? Laissez-moi rire…

        • @K

          je préconise la solution suivante qui permettrait de renflouer le régime avant la fin 2014.
          Elle peut apparaitre comme une solution « à la c.. » mais je pense que les retraités responsables seraient prêts à faire l’effort demandé (à condition que ça serve à quelque chose)

          Je pars du chiffre de 2012

          Soit 280 milliards d’euros versés dans une année, pour les retraites de tous les régimes (privé, public, regimes spéciaux etc..).

          Je préconise un « haircut » de 25% pour tous les retraités applicable pendant une durée de 6 mois.
          Seul un remède chirurgical de cet ordre peut donner un résultat, selon moi.
          Ce « haircut » permettrait de renflouer les caisses d’un montant non négligeable de 35 milliards d’euros en un laps de temps très bref , tout en demandant aux retraités un effort certain mais court..
          Dans le même temps, c’est-à dir pendant 6 mois,j’envoie un message positif aux entreprises en diminuant de 1% la cotisation patronale pour les retraites et de 0,5% la cotisation salariale pour les retraites.
          Cela donnerai une bouffée d’oxygène aux entreprises et un tout petit coup de pouce pour la consommation en direction des actifs.

          Enfin, pendant la même période de 6 mois je promulgue un moratoire sur les demandes de départs en retraite.
          Plus aucun dossier de demande de départ en retraite ne sera admis pendant ces six mois.Les gens devront attendre et rester en activité ou au chomage pour ceux qui ont perdu leur emploi. Aucune dérogation.

          Voilà c’est peu compliqué à mettre en œuvre, mais c’est du concret sur le plan comptable pour éponger la dette.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_en_France

          • @ Riton

            Désolé, mais votre solution n’est qu’une mesurette parmi tant d’autres. Un peu plus radicale, certes, mais complètement insuffisante.

            Riton, on a pas affaire à un simple problème de trésorie passager… Le système par répartition n’est pas viable pour des raisons démographiques, point barre.

            Soit, on accepte ce fait et on incite les gens à mettre de coté et à investir pendant leur vie, soit on refuse et dans 15 ans on partira à la retraite à 75 ans avec des pensions ridicules, et malgré tout des caisses de retraite fauchées comme les blés.

          • Même si la démographie était favorable, le système de retraites par répartition forcé serait condamné, comme n’importe quel système collectiviste (socialiste). En termes économiques, la répartition est un système de pure spoliation, de destruction de valeur dont le chômage et les dettes sont les conséquences les plus visibles. La démographie ne fait qu’accélérer la chute inéluctable.

      • si les gens sont objectivement informés mais c’est à ce niveau que le bas blesse !

      • @ vieux-bourg

        « Faites le ce référendum ? ne vous génez pas ! ! »

        Là-dessus, vous avez raison : les français sont tellement bêtes qu’ils sont capables de se tirer une balle dans le pied en continuant dans la même voie, celle exclusive de la retraite par répartition, avant de se rendre compte, une fois qu’il sera trop tard, qu’il fallait faire différemment!

      • Il faut néanmoins donner raison à Vieux-Bourg sur ce point: aucune chance que cela passe via un référendum.

        Mon sang se glace déjà à la question qui sera posée: « Voulez-vous que votre retraite soit désormais géré par des fonds américains ? »

        Le mieux serait de pouvoir commencer à contester les cotisations retraites à l’instar de ce qui est déjà fait pour la sécu.

  • le sujet est pose, la encore, de maniere partisane et fallacieuse.

    votre idee de referendum est un rideau de fumee demagogique et manicheen. la veritable question qui merite d’etre posee n’est pas la votre. sommes-nous libres ou non de decider de l’emploi du produit de notre travail ? dois-je dependre de syndicalistes pour la gestion de mes cotisations ? Au-dela de la periode de transition necessaire, qui passera par un alignement du public sur le prive et un systeme de points, quel choix pour les cotisants ?

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