Amazon, ça suffit à la fin !

Aurélie Filippetti part une nouvelle fois en guerre contre Amazon, parce que, parce que … Parce que bon.

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Entrepot Amazon en Espagne (Crédits Álvaro Ibáñez, licence Creative Commons)

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Amazon, ça suffit à la fin !

Publié le 4 juin 2013
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Oh mais ça commence à bien faire cette histoire, et là il faut comprendre que toutes les bornes des limites ont été franchies, cela ne peut plus durer et cela ne va pas se passer comme cela sapristi non mais scrogneugneu de nom d’une pipe en bois : Amazon, ça suffit à la fin !

En substance, c’est l’avis posé et calculé par Aurélie Filippetti concernant Amazon. Posant un geste fort, Aurélie est partie en guerre.

Mais revoyons la scène au ralenti.

« Orélifilipéti », c’est l’interjection qui sert actuellement de ministre de la culture en France. Car ce pays, endetté de plus de 1800 milliards, dont le nombre de ministres est deux fois celui de l’Allemagne (pays qui compte 30% d’habitants supplémentaires), dont la Justice a un budget inférieur à celui de, justement, la Culture, ce pays qui croit rayonner dans le monde mais se contente de le crayonner, ce pays qui souffre, à force de se prendre sa propre lumière dans l’œil, de grave cécité, ce pays qui produit plusieurs milliers de chômeurs tous frais tous les jours, qui expulse tous les jours un peu plus de riches, d’entrepreneurs et de travailleurs, et qui augmente ses taxes, ses ponctions et ses impôts à un rythme jamais vu dans son histoire, ce pays dispose, eh oui, d’un ministère de la culture, qui rémunère un bataillon de fonctionnaires pour s’assurer que les derniers cacas géants gonflables de Paul Mc Pröot seront correctement exposés en place publique, ou qu’on trouvera bien un financement pour la dernière œuvre de Flabida Gutronvek dont le titre, « Nanophysique des interstices », permet de mesurer toute l’obèse importance.

Ministère de la culture : publicité mensongère

Et comme en France, un ministre croupion ne peut exister que s’il ouvre bruyamment le bec au passage de n’importe quel micro mou, Aurélie Filippetti, l’interjection de la Culture, n’a pas pu s’empêcher d’exister un instant lorsqu’il s’est agi de donner son avis sur la météo, le dernier repas présidentiel ou, plus tristement, Amazon et les librairies en France.

Aurélie Filippetti CCCPBon. Soyons honnête : ce n’est évidemment pas la première fois qu’elle s’exprime, notamment sur Amazon, et les consternantes idioties qui sont sorties de sa bouche ne constituent donc aucune surprise. Cependant, sans être une surprise, cela reste encore un de ces petits moments de suspension totale d’intelligence, cette courte période pendant laquelle la bêtise proférée fut si forte que toute trace de conscience intelligente, dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, a été interrompue.

D’ailleurs, si, parfois, vous perdez complètement le fil de votre pensée, c’est que vous êtes très fatigué, ou qu’un ministre vient de proférer une énorme ânerie (au choix – cumul possible et dévastateur pour tout dialogue : on reste alors hébété pendant plusieurs secondes).

Et cette fois-ci, la pauvrette avait décidé de donner son avis sur la façon dont l’entreprise américaine de distribution de livres menait ses affaires :

« Aujourd’hui, tout le monde en a assez d’Amazon qui, par des pratiques de dumping, casse les prix pour ensuite pénétrer sur les marchés pour ensuite faire remonter les prix une fois qu’ils sont en situation de quasi-monopole »

Il faut comprendre que dans tous ceux qui se trouvaient à moins de cinq mètres de la ministre lorsqu’elle a sorti ça, seuls ceux qui n’ont qu’un yaourt fade entre les oreilles peuvent avoir survécu. Rassurez-vous, les journalistes du Monde et de l’AFP, impliqués dans cette nouvelle navrante, ont rapporté le message de Filippetti sans dommages. Cependant, cette immunité ne leur a bien sûr pas permis de poser la moindre question ; aucun pour mentionner le fait que d’autres acteurs vendent des livres en France sous le même principe qu’Amazon (et dans ce cas, pourquoi cette attaque sur cette firme et pas sur les autres ?) ; aucun pour noter qu’Amazon n’a le monopole nulle part dans le monde, où, pourtant, le ministère de la culture française ne peut pas sévir agir ; aucun non plus pour remarquer que la remontée sauvage des prix n’a jamais été observée.

Le yaourt fade, décidément, n’aide guère la profession.

Alors évidemment, lorsqu’elle annonce un magnifique nouveau plan de 7 millions d’euros d’argent des autres en faveur des libraires, auquel elle rajoute dans la foulée 2 millions d’euros supplémentaires de votre poche (pas de la sienne, eh oh, faut pas pousser) pour la modernisation des librairies (ce qui est un fourre-tout habile) et la vente en ligne des libraires indépendants français (ce qui est un autre fourre-tout génial), personne ne bronche, tout le monde note dans son petit carnet, un ou deux syndicalistes du Syndicat National de l’Édition se réjouit évidemment et tout le monde repart sans trop courir (pour ne pas faire tourner le yaourt crânien).

Parce qu’en réalité, cette belle opération de communication d’âneries de Filippetti, c’est un moyen relativement simple de distribuer 9 millions supplémentaires (eh oui, 9 millions avaient déjà été aspergés en mars dernier) à une coterie de gens bien sélectionnés. Si vous imaginez que cette somme sera distribuée égalitairement à tous les libraires, vous vous fourrez évidemment le doigt dans l’œil jusqu’au yaourt. Et seul le yaourt permet d’expliquer que vous puissiez croire que les buts fumeux annoncés sont poursuivis par la ministre ou les récipiendaires des fonds débloqués.

La réalité est simple : Amazon vend des livres à des gens qui n’iront pas, de toute façon, dans une librairie, quoi que fassent Filippetti et sa horde de suiveurs au goût bulgare. Amazon répond à un besoin précis qui ne peut pas être rempli par les librairies de quartier ; ce vendeur en ligne, et tous les autres, se sont en réalité spécialisés dans les ventes de longue traîne, c’est-à-dire le livre difficile à obtenir, celui qui est sorti en 300 exemplaires et qui est conservé, un temps, chez l’éditeur ou l’imprimeur. Amazon et ses concurrents sont, en réalité, le seul moyen pratique et viable de faire de la marge en vendant des exemplaires de produits sortis en faible quantité. Le secret est que le mode de vente permet de répéter des millions de fois ce genre de ventes, prohibitives dans un mode traditionnel.

Devant ce constat, on peut bien évidemment tenter de s’adapter, comme le reste du monde le fait, lentement mais sûrement. Les librairies se devront alors d’adapter leur offre à leur lectorat, en diversifiant leurs services au-delà de ce que peut faire un vendeur en ligne. En France, et grâce à vos impôts, il en ira différemment (et ce, tant qu’on trouvera à ponctionner, bien sûr) : on ne touchera à rien, on bricolera à la marge, et on conservera l’espoir chimérique de faire tourner près de trois mille librairies là où le pays ne peut en soutenir qu’un millier tout au plus.

Mais voilà : Filippetti s’en fiche, puisque c’est le moutontribuable qui paiera ! Amazon, ça suffit à la fin !

—-

Drame : un journaliste découvre le monde du travail chez Amazon.

Aurélie Filippetti : Gentil Virgin France vs. Méchant Amazon Luxembourg ?

Aurélie Filippetti tacle sa camarade Fleur Pellerin.

Aurélie Filippetti à l’Ile maurice, Laurent Fabius à Zanzibar.

Aurélie Filippetti, Reichsminister für Kultur.

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  • Tuons amazon ! Exterminons l’emploi de tous ces travailleurs scandaleusement exploités par cette firme américaine sans foi ni loi !

    C’est vrai, quoi, à la fin…

    Ah… On me dit qu’aurélifilipetti ne peut pas tuer amazon comme ça, d’un coup d’un seul. Zut. Crotte. Faisons appel aux forces armées du Gouvernement : les syndicats !

  • Etiez-vous en personne lundi 3 juin aux Rencontres nationales de la librairie à Bordeaux ? J’aurais aimé avoir une « prise d’ambiance » des libraires présents aux déclarations de la ministre plutôt que de lire un commentaire des commentateurs. Mais bon, on ne peut être partout.

    Il y a une mutation en cours dans ce métier (qui fut le mien) et ce n’est pas si idiot que de bloquer le gorille de 900 livres dans le coin de la pièce, tant que le travail n’est pas plus avancé à la table de discussion.
    Les libraires dignes de ce nom n’attendent personne pour ouvrir des pistes alternatives à la simple vente de l’office en boutique, mais ils n’ont pas les moyens de résister au marteau-pilon dans cette phase délicate. Que la FNAC crève les réjouit sûrement, dès lors que le fameux agitateur d’idées était devenu un vulgaire bazar de la Charité pour du fric ! Les grosses machines crèvent aussi (Privat, Decître, Chapitre…) et ne résisteront que les petits indépendants dans des services à inventer.
    Qu’entre-temps Amazon paie ses impôts et taxes comme tout le monde, ce qu’en dit Mme Filippeti est effectivement sans intérêt.

    • Et la concurrence des bibliothèques, vous y avez pensé ? C’est du dumping à 0€ !

    • Mais qu’est-ce que vous croyez ? L’entrepôt Amazon de Montélimar paie des taxes et des impôts !!!

      Par ailleurs, c’est votre vision de la société, que tout le monde soit assommé de taxes et d’impôts ????? C’est cela, la société que vous rêvez pour nos enfants ?????

      Crétin.

    • @Cateneo
      Bonjour,
      Est ce bien le rôle de l’Etat que subventionner la modernisation des librairies? Il me semble que cela fait partie des actes de gestion qui relève de la responsabilité du chef d’entreprise ou des actionnaires de la société gérante, n’est ce pas?
      Si, contrairement à un autre intervenant, je ne suis pas forcément opposé à l’existence d’un ministère de la culture, il me semble que sa mission serait au contraire d’aider à la diffusion la plus large qui soit de cette culture. Or, vivant en province profonde, lorsque je me rends dans le gros bourg qui sert de chef lieu et se fait appeler pompeusement « ville » ou il n’y a qu’une seule librairie, je n’y trouve jamais l’ouvrage que je souhaite. A croire que mes goûts, mes choix, mes préoccupations ne sont pas conformes à la pensée unique bourgeoise qui anime l’équipe de cet établissement. Le pire, c’est qu’à part à Paris et à condition de connaître les différentes librairies spécialisées, la chose se répète en permanence.
      Mais, me direz vous, ancien libraire, vous pouvez commander votre ouvrage et votre petit commerçant local se fera un plaisir de vous le faire parvenir. Ouais, mais sincèrement, si j’ai envie d’un livre, c’est que j’en ai entendu parler, c’est que j’en ai lu critiques et commentaires… où? Sur Internet, bien sûr! Quel est l’intérêt de la librairie dans ce cas de figure? Je prends le livre, je l’hume, je le diagonalise, je lis avec attention le sommaire, je pique de ci de là et je me décide, j’achète ou pas. Si c’est pour commander et me retrouver dans la situation de devoir l’acheter sans préliminaires possibles, pourquoi vais je m’obliger à attendre d’aller « au bourg » pour commander un livre que je devais aller rechercher la semaine prochaine « au bourg » alors qu’avec Amazon, je le reçois à domicile en 24h chrono (quelques fois moins cher quand il y en a d’occas)?
      Le libraire (un métier que j’aimerais beaucoup faire, probablement pour ma retraite) doit apporter un valeur ajoutée. Des livres qui sortent des sentiers battus, des conseils de lecture, une écoute et un avis personnalisé au client, voir des suggestions totalement personnalisées en fonction des centres d’intérêts des clients. J’ai connu un libraire comme cela, dans une ville des Yvelines. Il doit être décédé, maintenant, son fils travaillait avec lui mais je ne suis pas sûr qu’il applique les mêmes méthodes. Sa librairie n’était pas très grande, mais on n’en sortait jamais sans rien. C’est même le seul qui ait réussi à me faire acheter des romans!!! Or, cela, les subventions du ministre n’y arriveront jamais. C’est pourtant la seule piste pour la survie des petites librairies. La connaissance et l’intelligence du libraire. Aussitôt que vous voulez remplacer ces qualités humaines par des la technique, de l’informatique, c’est toujours celui qui aura la plus grande force de frappe (pognon) qui gagnera. Et les 9 patates de la mère filipetti ne sont qu’une goutte de pipi dans le bras de fer et seraient probablement mieux utilisés ailleurs.
      Ah, dernier aspect des choses. Je donne régulièrement aux abonnés de mon site, des conseils de lecture (pas des romans, vous vous en doutez 🙂 ) et ben ceux qui achètent sur Amazon via mon site me font gagner 5% (ça va pas chercher loin, mais c’est déjà ça…) de com sur leurs commandes. Ils me proposent cela, les libraires du coin?

      • Au risque de vous étonner mais pourquoi pas, je suis totalement d’accord avec vous, et constatez que je n’ai en rien soutenu dans mon commentaire Mme Filippeti et sa génétique étatique.
        Libraire, c’est un nouveau métier à inventer et comme je le précisais trop rapidement, il ne sert à rien de se cantonner à l’office, appelant des subventions pour manipuler des invendus !
        Quelles sont les pistes ? Il y en a plusieurs et les meilleures sont à découvrir par la jeune génération de libraires. La librairie peut être par exemple un lieu de flânerie, comme le café. Vous entrez, vous faites un choix, écoutez ou pas le libraire, et sortez avec un ou deux livres auxquels vous n’auriez jamais pensé.

        Des amis ont divisé leur linéaire en mettant plus de 50% de livres anciens ou rares et en diminuant le tout-venant de l’office. Ils survivent et conservent leur employé.
        Il est indéniable que la profession bouge au niveau du petit et qu’elle souffre au niveau de la libraire de chaîne qui veut imiter les grandes surfaces en attrapant tout.

        Perso, j’achète aussi chez Amazon US ou Amazon UK des livres que je ne trouverai jamais ici. J’ai aussi une liseuse Kobo. Le libraire ne peut plus être un service public comme la Poste, ce temps est bientôt fini, mais il restera longtemps un métier noble, autrement.

        • Métiers nobles parce que disparus ?
          Le libraire est à ranger avec le forgeron, le rémouleur, le cardeur, bref de nombreux livres jaunis sont pleins de noms de vieux métiers disparus, qui ne nous manquent pas.

        • @Catoneo: Encore un des avantages d’Amazon, c’est l’envoi par leurs soins et sans frais supplémentaires des livres que vous désirez offrir à vos amis, parents, etc… qui habitent loin de chez vous, même à l’étranger. Les libraires offrent-ils ce service, avec ou sans sourire? 😉

      • Pourquoi vouloir absolument la survie des libraires ? Le sens des choses va vers leur disparition. On peut le regretter mais c’est ainsi, les libraires disparaitront comme tous les « vieux métiers » muséifiés. Qu’un ministère entretienne le vain espoir d’une survie artificielle est criminel. Les livres sont disponibles, qu’il s’agisse de littérature ou d’ouvrages utilitaires. Le sort de la presse écrite, qui se dématérialisé, indique bien la tendance, lourde et irréversible. L’état, sur ce point est rétrograde, récessif, passéiste, lâche, à contre sens de l’histoire. Il n’y a pas de culture officielle, il n’y a pas de culture ministérisée, administrée. Laisser entendre qu’une librairie qui ferme correspond à moins de livres, à moins de lecture est une insulte. Les librairies ne sont que les vitrines d’éditeurs, les libraires ne font pas les choix de leurs ouvrages. Je parle bien sur du plus grand nombre.

    • Catoneo: « et ce n’est pas si idiot que de bloquer le gorille de 900 livres dans le coin de la pièce »

      Les librairies sont dépassées depuis 20 ans malgré des monceaux d’argent-des-autres, je n’y ai plus foutu les pieds depuis cette époque parce qu’à l’offre indigente ils alliaient des prix impossible pour le lecteur (Merci l’état et le « prix unique du livre ». En plus du monceau de taxes que je paie pour une culture que je ne consomme pas)

      Toute cette merde a tué la lecture et créé bien d’autres malheurs ailleurs, ça suffit maintenant.

      J’ai repris la lecture à fond grâce aux vendeurs en lignes et aux e-book (250 livres en deux ans, plus que les dix dernières années), jamais lire n’a été aussi peu cher et aussi pratique et cela profite à tous le monde, pas seulement à quelques milliers d’individus.

      Les librairies ancien modèle vont nous manquer comme les fiacres et les allumeurs de bec de gaz qui étaient si romantique mais comme vous le soulignez il est grand temps de changer et de réinventer votre métier. En fait Il était déjà temps de changer voici 20 ans quand la manne de l’état a prétendu « bloquer le gorille ».

  • C’est le monde à l’envers. En même temps il faut comprendre leur logique H16, tout ce qui peut représenter un succès est très dommageable pour nos minustres en place. Comment vont ils nous vendre la merde qu’ils nous font tous les jours sinon ? En gros on détruit toute base de référence à un monde qui pourrait marcher : non mais !

    • Je ne suis pas vraiment pas sûr que la théorie du complot soit correcte. On est ici plus dans l’idéologie crasse qu’autre chose. D’ailleurs « pour conclure, je dirais que les grosses sociétés font disparaître inexorablement les petits commerces [en Amérique] ».

  • À quoi sert un ministère de la culture ? À étatiser la culture ?
    La galaxie Gutemberg est moribonde, j’achète mes livres chez AMAZON en iBooks , et je paie avec un compte de banque sans guichet.

  • j’adore ! votre article est criant de vérité . D’autant plus qu ‘Amazon vient d’implanter une de ses filiales en France créant ainsi des millers d’emplois !

  • La culture administrée est une démonstration de l’hébétude de l’état.
    Les gogos finissent par croire que ce qui est marqué culture est de l’art et ce qui est de l’art est beau. Du coup l’état c’est beau.
    Il faut être particulièrement inculte pour ne pas constater que les vecteurs d’informations, au sens large du terme, que tous les supports se dématérialisent. Ainsi pour le livre, grabataire, remplacé par le i Books. Remplaçons le ministre de la culture par une représentation. un hologramme. Laissons les musées sous la poussière. Chaque ouverture de musée, (sépulture d’art et de culture) est célébrée comme devrait l’être une usine. Chaque artiste est vénéré, les industriels exécrés. Pablo Picasso est plus grand qu’André Citroën. Emblèmatique : Gustave Eiffel, grand entrepreneur est transformé, par l’hallucination collective, en architecte de la tour qui porte son nom.

  • Aurélie Filippetti devrait utiliser le langage de François Hollande qui utilise le mot « juste » à chaque nouvel impôt !
    Elle aurait dû présenter son projet en disant « Nous allons créer une contribution Amazon qui sera juste et équitable ».

  • Il faut différencier la disparition d’emplois dans un domaine d’activité moderne, tels que bâtiment ou automobile et la disparition de métiers, devenus obsolètes par les avancées technologiques. Sauf à regretter que les fabricants de charrues et charrettes est été remplacer par fabricants de tracteurs agricoles.

  • Internet c’est le mal, ça tue le petit commerce.

    D’ailleurs, l’électricité, ça tue les commerces de lampe à pétrole.
    Je propose de taxer l’électricité et de subventionner les commerces de lampe à pétrole.

  • Bon, pour conclure, on peut aussi se faire plaisir avec une petite boutique non rentable avec du charme et une âme. On parle de livre, c’est aussi ça la magie. L’odeur des vieilles pages, pourquoi pas partager un thé ou un café avec le client. Patager des lectures…enfin un moment de détente quoi ! Voilà ce qu’est la culture ! Il retera toujours des « résistants » loin des gros budget qui font ce métier pour le pur plaisir. Et il y a de la place pour Amazon (la boutique en moins, certes).

  • La culture au sens utile, outil de compréhension du monde et des gens, elle a disparu.
    La culture, de nos jours, c’est le mot gentil pour définir le système d’exclusion. Le truc qui fait que « vous en êtes » ou pas ; parce que vous parler le même langage, riez aux mêmes blagues, vous extasiez sur les mêmes beautés et conchiez les mêmes laideurs.

    Quand j’entends le mot culture, j’entends Goebbels.

    • Moi quand j’entends les mots « justice sociale », « developpement durable », « impots de solidarité », je sors mon revolver !!!!

  • Juste un point factuel : « la Justice a un budget inférieur à celui de, justement, la Culture ». En fait, en 2013, la culture c’est 2 638 M€ et la justice c’est 7 693 M€. Bon, c’est 2638 M€ de trop, mais ce n’est pas pour autant plus que la Justice.

    Source : http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/LFI2013/depliant_budget2013.pdf

    • Achtung. Le budget, c’est celui du Ministère de la Culture et de la Communication, ce qui fait 7 et non pas 2 milliards. En 2013, il est légèrement inférieur à celui de la justice, mais pas de beaucoup. En 2012, c’était l’inverse.

      • Culture est un mot-valise. Outre un secrétariat général, le ministère a quatre directions :
        – direction générale des patrimoines
        – direction générale de la création artistique
        – délégation générale à la langue française et aux langues de France
        – direction générale des médias et des industries culturelles

        A refuser un champ d’intervention de l’Etat, autant être précis.

  • Le pire dans cette escroquerie étatiste, c’est que les quelques naïfs qui prennent au sérieux ce genre d’annonces vont être terriblement déçus. Quiconque a déjà ouvert une boutique sait que « moderniser » coûte un bras. 2 M€ pour moderniser, c’est du saupoudrage avec un tamis de physicien moléculaire… Ca ne sert strictement à rien (source syndicat de la librairie française) : il existe 25 000 points de vente de livres en France. 15 000 d’entre eux ont une activité régulière de vente de livres. 2 500 vendent principalement des livres. Si l’aide à la modernisation s’applique uniformément aux 2500 en question, ça fat 800 €. Même pas de quoi changer les étagères.
    C’est FNAC (franchement nul à chier).

  • Les socialistes n’ont même plus besoin de trouver des « problèmes » auxquels ils proposent leurs solutions, ils en inventent des imaginaires…

    • les socialistes sont les plus talentueux des pompiers pyromanes, ils sont spécialisé dans la création de problèmes puis dans l’organisations de fausses solutions qui aggraveront ces mêmes problèmes…Mais ça n’est pas la porté de n’importe qui il faut avoir fait l’ENA et avoir la fibre « fonctionnaire » pour bien maîtriser cet « art »

  • Franchement ca devient grave!!!Après le massacre organisé des auto-entrepreneurs ( ceux qui préfèrent faire l’effort de s’en sortir) ,maintenant le massacre des nouveaux libraires sur internet!Bref de pire en pire en attendant le grand effondrement!Tien au fait Hollandebachev est autant détesté que Gorbatchev à la fin de l’URSS ;Est-ce un signe?

  • Quand je vois ce que je vois, que j’entends ce que j’entends, je me dis qu’il serait grand temps que la culture revienne enfin dans les campagnes qu’elle n’aurai jamais dû quitter…
    😉

  • C’est comme avec Free: J’en ai marre de payer moins cher!
    Et la sinistre acculturée, elle a du mal à boucler les fins de mois? Ça m’étonnerait, son problème c’est plutôt de dépenser ce qu’elle rackette aux Français.

    • La bonne nouvelle du lundi matin
      La FNAC va licencier massivement.
      Quelle victoire pour le liberalisme !
      On va pouvoir enfin acheter des biens culturels sans aucun contact humain, Chacun devant son petit écran.

      http://www.leparisien.fr/economie/600-postes-menaces-a-la-fnac-17-06-2013-2903895.php

      • hé, harrisburg, où est le problème quand il y a licenciement? c’est le jeu de la vie, le jeu de l’économie; tu fais preuve de sensiblerie, pas de sensibilité.

      • harrisburg,

        Merci pour cette info, on a compris que 600 personnes allaient voir leurs jobs menacé.

        Maintenant, pouvez-vous nous dire combien d’emplois ont été créés pour confectionner les ordinateurs permettant d’acheter des biens culturels sans aucun contact humain ?

        Pouvez-vous nous dire combien d’emplois ont été créés pour assurer la maintenance des connexions en ligne ?

        Pouvez-vous nous dire combien d’emplois ont été créés pour proposer les services d’achat en ligne sans aucun contact humain ?

        Pouvez-vous nous dire combien de temps gagnent les individus qui passent des commandes en ligne plutôt que d’aller en magasin ? Pouvez-vous nous dire ce qu’ils font de ce temps ainsi économisé ? S’ils consacrent ce temps à autre chose pouvant faire marcher l’économie et créer ainsi d’autres emplois ? Pouvez-vous nous dire combien d’emplois créés pour cela ?

        Pouvez-vous nous dire combien de petits disquaires de proximité rouvrent (justement pour ce contact humain et les conseils de vendeurs qui connaissent leur travail) ? Combien d’emploi ?

        Non, vous ne pouvez pas, parce que c’est difficile à chiffrer que ça vous demanderait un effort pour faire la recherche, et que par fainéantise et malhonnêteté intellectuelle vous préférez vous complaire dans la soupe qui vous est livrée par des économistes aussi efficaces que les dettes augmentent, relayés par des médias sous perfusion de l’Etat.

        La victoire pour le libéralisme aurait été que ce plan de licenciement soit un non sujet parce que les individus prendraient un emploi dans les semaines qui suivent. Si le marché de l’emploi est si difficile, c’est à cause de la réglementation et de la pression fiscale.

        Ce n’est pas une victoire pour le libéralisme, car la France est un pays très loin d’être libéral.

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