Le chèque-éducation bientôt au programme de l’UMP ?

La Droite forte, premier courant de l'UMP, vient d'adopter le chèque éducation dans son programme. Bientôt la même chose à l'UMP ?
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Chèque-éducation

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Le chèque-éducation bientôt au programme de l’UMP ?

Publié le 7 avril 2013
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La Droite forte, premier courant de l’UMP, vient d’adopter le chèque éducation dans son programme. Bientôt la même chose à l’UMP ?

Par Jean-Baptiste Noé.

Le mouvement de la Droite forte est le premier mouvement de l’UMP, sa motion ayant obtenu le plus de voix lors des dernières élections, il est vrai occultée par le duel Copé / Fillon.

Le mouvement a tenu mardi 2 avril 2013 sa première réunion thématique, consacrée à l’éducation. Parmi les deux pistes envisagées pour sauver l’école et mettre un terme à sa destruction figure l’autonomie des établissements et le libre choix des parents, c’est-à-dire l’instauration du chèque éducation.

C’est la première fois qu’un courant dominant d’un parti politique de gouvernement inscrit le chèque éducation à son programme. C’est un immense progrès, pour les défenseurs de la liberté et pour les partisans d’une école forte. Rien ne permet de savoir si cette idée sera reprise dans le programme futur de l’UMP, mais c’est déjà un point de départ important.

Le chèque éducation est la seule façon de bâtir une école respectueuse de chacun, peu coûteuse, et efficace. Ce thème a déjà été abordé a de nombreuses reprises sur ce site. Nous ne pouvons que nous féliciter qu’il soit enfin mis en valeur au sein d’un parti de gouvernement, en attendant qu’il passe dans les faits.

Extraits du projet éducatif de la Droite forte :

« Arrêtons l’hypocrisie. Nous proposons d’agir, en deux temps : Le premier est celui de l’urgence. Nous proposons un cadre pour établir immédiatement les conditions dans lesquelles l’École pourra achever sa mission fondamentale : la transmission des fondamentaux pour tous et la construction d’une École où chacun trouve sa place.

Nous proposons de doubler les heures de Français à l’École primaire, de mettre en place des classes de remise à niveau entre le primaire et le collège pour qu’aucun élève ne continue son parcours sans les fondamentaux, de mettre fin au moule du collège unique et d’introduire 50% de personnalités issues de l’entreprise et de la société civile dans les conseils d’administration des établissements.

Le second temps est celui de l’ambition que nous avons pour l’École. Nous rêvons d’une société dans laquelle les parents peuvent choisir l’établissement de leurs enfants ; une société où les élèves trouvent un établissement qui leur permette de réussir, quelle que soit leur origine ; une société où les enseignants soient à nouveau motivés par un projet collectif.

Pour construire cette École du mérite qui donne à chacun sa chance, nous proposons de libérer l’École grâce à un référendum sur la liberté de choix des parents et l’autonomie des établissements avec 2 objectifs : la totalité des établissements doit être autonome en 15 ans, dont un tiers en 5 ans. Cette mesure va de pair avec la libération de l’offre de l’éducation pour tous : la hausse du quota de l’offre privée et la mise en place d’un « ticket éducation ».

Pour en savoir plus sur le chèque éducation :

Sur le web

Voir les commentaires (19)

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Créer un compte Tous les commentaires (19)
  • Excellente initiative…
    Doit s’accompagner de la fin du. Fonctionnariat

  • Mauvaise langue.
    7 avril 2013 at 9 h 30 min

    C’est à l’évidence la seule formule intelligente, qui offre en outre l’avantage qu’au vu du montant du chèque, les parents auront un respect accru pour la générosité de la société envers leurs enfants !

    Par contre, on ne peut parler d’autonomie des écoles, et définir le nombre d’heures de français. Il faut simplement fixer le niveau à atteindre ! A chaque école, ou même à chaque classe de déterminer par quel moyen. Un petit travail d’Histoire, par exemple, peut être simultanément un exercice de français …

    Si je défends le chèque scolaire comme la seule solution valable, il ne faut pas sous-estimer les satrapies qu’il attaque, et son coefficient de résistance 🙂

  • Raphaël Marfaux
    7 avril 2013 at 10 h 10 min

    Il n’y a pas à se réjouir de cette proposition de la Droite forte (« droite forte », mouarf !) qui révèle plutôt l’incohérence et les travers idéologiques de l’UMP : faire mine de proposer d’un côté de la liberté avec le chèque éducation, tout en imposant de l’autre des programmes scolaires et des règles de fonctionnement aux établissements. Oh la belle illusion de liberté !

    Bref, c’est du même tonneau que la loi sur « l’autonomie des universités » de Sarkozy qui n’a dans les faits produit que surcroît bureaucratique…

    • Et peut être un jour prochain un chèque éducation dont le montant dépendra des revenus ?
      Comme pour l’eau, le gaz, l’électricité, le fioul, les impôts locaux et peut être d’autres services « indispensables « que je ne connais pas.

      Avec des socialistes même de droite il y a surement un revers de la médaille .

  • C’est une excellent, je ne pensais pas pouvoir dire cela un jour de la « Droite forte ».

  • Le chèque-éducation est l’archétype de la fausse bonne idée.
    En faisant mine de donner plus de « liberté » aux parents et aux élèves, cette mesure finira surtout par assujettir les écoles privées aux dictats de l’État. Tôt ou tard, en invoquant une excuse ou une autre, l’État commencera à imposer ses conditions aux écoles privées si elles veulent continuer (ou commencer) à recevoir ces chèques.
    Ces solutions « semi-libérales » ne fonctionnent pas et ne résolvent aucunement le problème central de la coercition et de la violence étatique mais vont plutôt l’aggraver.

    • En France les écoles privées sont déjà soumis au contrôle strict de l’État (à l’exception quasi-anecdotique des écoles hors-contrat, et même dans ce cas il y a des obligations non négligeable).

      • Vous avez raison. Et j’ai bien peur que les chèques-éducation ne fassent que cimenter et aggraver cet état de fait.

    • Mauvaise langue.
      7 avril 2013 at 19 h 01 min

      Non, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Le chèque, c’est d’abord la liberté de l’école, la concurrence (certaines écoles vont s’étioler fort heureusement, d’autres vont devoir se développer).
      L’autonomie doit être totale, y compris en matière d’entretien des batiments (le chèqe doit comprendre la scolarité et les infrastructures)
      Dès lors, l’Etat n’a plus que deux droits de regard :
      – la salubrité (inspections)
      – l’octroi du diplôme .

      Autrement dit,
      – distribution de chèques scolaires à tous les enfants, en fonction de leur age en primaires, et de leur orientation en secondaire (avec l’automatisation, cela fait une poignée de fonctionnaires pendant un mois).
      – les mêmes fonctionnaires inspectent la salubrité des écoles le reste du temps.
      – les examens se font sous enveloppe fermées, ce qui permet de les corriger par les profs par un système de croisements, et le tout est vérifié par les fonctionnaires, avec ouverture des enveloppes et résultats sur Internet.
      – bien entendu, chaque école est libre de ses engagements et licenciements, ainsi que de la rétribution qu’elle accorde (dans les limites de son enveloppe, comme aux USA. ) On a alors une dynamique du corps professoral, au lieu de nos sinécures soporifiques.

      • Certes, tel que vous le décrivez, le système tiendra en effet ses promesses. Mais je doute que la condition d’autonomie des écoles privées sera respectée, ce qui peut complètement compromettre toute l’initiative. Soyez sûr que l’homme politique français moyen s’empressera d’affirmer que l’État a le droit de superviser l’enseignement dans toutes ces écoles dès lors qu’elles reçoivent de l’argent public. D’ailleurs, c’est déjà le cas.

  • Honnêtement je vois le libéralisme faire son chemin à l’UMP, on voit des gens comme Charles Beigbeder apparaître, pour la 1ère fois on a entendu le mot « Flat Tax » à la convention UMP sur la fiscalité (déjà pas mal sont pour mais estiment que les français ne sont pas prêts, qu’il faut faire de la pédagogie avant de la mettre au programme). Le chèque-éducation, la baisse des dépenses publiques comme objectif, le retrait de l’Etat de l’économie (Bruno Le Maire insiste par exemple).

    Il y a de l’espoir. De toute façon, comme Ron Paul, je pense que la seule solution est l’entrisme dans les gros partis UMP & UDI, créer des nouveaux partis est voué à l’échec, il faut développer des courants internes, c’est comme ça qu’émergera des propositions libérales dans les programmes de gouvernement.

    • La baisse de la dépense publique, ils sont pour quand ils ne sont pas aux commandes.

    • jusque là, l’UMP a été aussi libérale que le PS dans les grandes lignes (c’est à dire pas du tout), et encore plus dépensière.
      C’est bien joli de les voir sortir des choses intéressantes quand ils sont dans l’opposition, mais ils toujours fait « pshitt » au pouvoir.

  • Et comme conséquence directe, le remplacement intégral de la classe politique…

  • Super idée mais l’air du temps et le basculement de l’UMP vers la surenchère socialiste me font craindre à un chèque variable en fonction des revenus. Les classes moyennes vont encore en prendre plein la tête.

  • « 50% de personnalités issues de l’entreprise et de la société civile dans les conseils d’administration des établissements »

    Mmm si je comprends bien, les memes personnes vont encore etre aux conseils d’administrations des grosses entreprises et de nos ecoles et en plus vont etres payes ?

    Je vois le mal partout me direz-vous ? Mais l’histoire le montre, si une loi en France peut etre pervertis / corrompu, elle le sera.

    La liberte n’est encore une fois qu’chimere sur cette proposition.

  • françois ROBIN
    8 avril 2013 at 15 h 17 min

    L’UMP bougerait’elle enfin ?

  • Il manque plus que des cours de cuisine, bien gourmand et croquant.

    Mais on attend ces écoles d’art publique, pour trouver notre futur Pinocchio national.

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