Du livre de Testart aux Sciences Citoyennes, où va le CNRS ?

Comment la direction du CNRS peut-elle laisser gangréner l’institution par des idées et un activisme anti-sciences d'organisations militantes.
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Du livre de Testart aux Sciences Citoyennes, où va le CNRS ?

Publié le 29 mars 2013
- A +

Comment la direction du CNRS peut-elle laisser gangréner l’institution par des idées et un activisme anti-sciences d’organisations militantes.

Par Anton Suwalki.

Vous avez sans doute lu sur Contrepoints ou sur Imposteurs un article consacré au livre de Jacques Testart À qui profitent les OGM ?, paru aux éditions du CNRS, et bourré d’erreurs et de mensonges. J’ai écrit à la conseillère éditoriale pour m’en étonner (voir copie du mail ci-dessous).

Au même moment j’apprenais l’existence d’un mission sciences citoyennes au sein du CNRS confiée à Marc Lipinski, conseiller régional Europe-Écologie-Les-Verts, et ancien vice-président de la région Île-de-France. Comme c’est étrange ! Dans un communiqué du 13 mars, l’AFIS évoque le parfum lyssenkiste de ce projet, et rappelle qu’il n’y a pas plus de science citoyenne que de science bourgeoise ou  prolétarienne.

Ceux qui ne se rendraient pas compte du danger de ce projet pour la qualité et l’intégrité de la recherche scientifique devraient jeter un coup d’œil sur le site de la Fondation Sciences Citoyennes, présidé par… le citoyen Jacques Testart, par ailleurs grand amateur de tribunaux d’exception. Ils y trouveront par exemple un manifeste lancé entre autres par Danielle Mitterrand et Vandana Shiva dans une conférence sous les toits de l’UNESCO en juin 2009 : l’avenir des systèmes de connaissance. Tout un programme !

L’obscurantisme de ce projet saute aux yeux notamment dans ce passage :

Le Manifeste appelle à une démocratisation des connaissances à tous les niveaux. Elle ne peut être garantie que par une participation égale et démocratique de tous les citoyens à la construction de ces connaissances, et par une réhabilitation des savoirs traditionnels des communautés autochtones et des femmes, qui ont guidé l’évolution de l’humanité depuis des siècles.

Si la direction du CNRS laisse les Testart & co pervertir la science à ce point, je ne donne pas cher de l’avenir de cet organisme. Car la science citoyenne n’est pas seulement un truc démagogique. Si par démocratisation des connaissances, on entendait la diffusion de celles-ci et leur acquisition par le plus grand nombre, personne ne devrait s’y opposer. Mais il ne s’agit pas de cela, il s’agit au contraire de dévaluer la science au profit de la pseudoscience et de toutes sortes de croyances. Voilà ce qu’entend ce manifeste par démocratisation des connaissances.

C’est une sinistre plaisanterie que de laisser croire que moi, citoyen lambda, je vais participer « à la construction des connaissances » à pied d’égalité avec les chimistes pour décider de la validité de la datation à partir du Carbone 14 et voter pour déterminer qui a raison. Nul doute que les citoyens adorateurs du Saint-Suaire de Turin, de toute bonne foi, considéreraient que leur foi a davantage de valeur que la démarche scientifique pour construire les connaissances. Personne de toute façon ne peut croire qu’il s’agit bien de cela.

Derrière les soi-disant citoyens, se cachent en fait des ONG à la poursuite de buts idéologiques ou politiques, et qui ne représentent qu’elles-mêmes. Très clairement, celles-ci veulent détruire la science. Elles veulent qu’on puisse dire que 2 et 2 font 10, ou bien qu’ « on ne peut pas faire de statistiques sur les nombres entiers », etc. [1] La « réhabilitation des savoirs traditionnels des communautés autochtones », est la position radicale du relativisme culturel des idéologues postmodernes [2], qui nient la valeur de la recherche de la réalité objective par la méthode scientifique et son universalité. Qui placent sur un pied d’égalité savoir scientifique, croyance et charlatanisme. Ce qui implique par exemple que l’astrophysique et l’astrologie (« savoir traditionnel » s’il en est) correspondent à deux disciplines d’égale valeur scientifique, et ce faisant, de nommer Élisabeth Tessier directeur d’un laboratoire au CNRS !

La référence à la réhabilitation des communautés autochtones ET des femmes correspond à la thèse de Vandana Shiva selon laquelle la science n’est qu’une manifestation de l’oppression occidentale [3], c’est-à-dire en dernière analyse de l’Homme blanc. Cela implique notamment qu’une femme ferait de la science autrement qu’un homme. C’est en réalité une offense raciste et sexiste envers tous les non-européens ou toutes les femmes qui ont contribué ou contribuent à l’avancée des sciences.

Comment la direction du CNRS peut-elle ainsi laisser gangréner l’institution par ces idées et cet activisme anti-sciences d’organisations militantes, au risque de renoncer à sa mission pour devenir une tribune pour tous les charlatanismes ?

Signalons pour conclure, que mon message à la conseillère éditoriale des éditions du CNRS n’a pas reçu de réponse. Comme quoi, il y a citoyen et citoyen.

 


Message envoyé à Marie Bellosta, Éditions du CNRS

La politique éditoriale des éditions du CNRS est formulée de la manière suivante :

« Notre vocation ? En tant que maison d’édition du CNRS, nous publions le meilleur de la recherche française et européenne, qu’elle provienne des laboratoires, des universités ou des centres d’excellence. Mais cette mission essentielle auprès de la communauté savante ne se départit jamais d’un autre souci, tout aussi fondamental : transmettre l’avancée des connaissances auprès du grand public afin que la science soit au cœur de la Cité. »

Après avoir lu le dernier livre de Jacques Testart que vous avez publié, À qui profitent les OGM ?, je me demande sincèrement, en tant que citoyen, s’il correspond vraiment à ces nobles objectifs. Mon propos n’est bien sûr pas de contester le droit d’être opposé aux biotechnologies, ce que M. Testart ne manque pas de clamer à longueur d’ondes et de chroniques diverses, mais de m’étonner qu’il n’y ait pas au sein d’une maison d’éditions d’une institution prestigieuse, de filtre minimum permettant d’éviter qu’on écrive à peu près n’importe quoi en abusant de son autorité de chercheur. Car les mensonges et la mauvaise foi sautent aux yeux : par exemple lorsqu’il prétend qu’il faudrait manger plusieurs kilos de riz doré pour obtenir les apports nécessaires en vitamine A. Une tromperie délibérée, car M. Testart ne peut pas ignorer que c’est faux.

Le livre de jacques Testart participe-t-il vraiment à la transmission de « l’avancée des connaissances auprès du grand public » ?


Sur le web.

Notes :

  1. Allusion aux carabistouilles statistiques de Séralini, lui aussi bon candidat citoyen à la rénovation des « systèmes de connaissance ».
  2. lire à ce propos Why the postmodern attitude towards science should be denounced, M Kuntz, European molecular biology organisation, 2013.
  3. Citée dans Impostures intellectuelles de Sokal & Bricmont, 2004.
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  • Mauvaise langue.
    29 mars 2013 at 8 h 55 min

    La science est ennuyeuse, et ne prête pas assez à discussion. Place à la société participative !

    La vitesse d’approche et l’angle de sustentation d’un avion décidé à l’aplaudimètre par les passagers ;
    L’opération d’une tumeur au cerveau subrogée au vote du Comité de quartier ;
    Le calcul de résistance d’un pont déférée à la section scoute locale …

    D’après tout, on a même demandé l’avis des citoyens sur la haute technicité de la Constitution européenne 🙂

    L’émotion doit primer sur tout !

  • Lyssenko est de retour. Dans un pays qui se soviétise, c’est logique.

  • Le scandale est autant dans la complaisance des éditions du CNRS que dans le silence assourdissant des chercheurs de l’institution.

    Cette maxime s’applique très bien ici : «Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien.» Elle est de Burke, un libéral qui démontre s’il en est encore besoin que libéralisme ne signifie pas pouvoir de faire n’importe quoi.

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/CNRS

    Avez-vous remarqué ? Est écrit (verticalement, dans les jambes du « n ») sur le logo du Cnrs, le slogan suivant :

    « dépasser les frontières »

    Et bien oui quoi… tout le monde sait cela :

    « Quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limites ! » 😥

    N.B. : Étrangement, sur le logo illustrant le billet d’Anton Suwalki ne figure plus cette inscription…

  • Le CNRS est déjà malade, ne serait-ce qu’à cause du poids des salaires administratifs: 50% de la masse salariale.
    Il est regrettable que votre article soit entaché par cette allusion à la datation du Linceul de Turin, que la Science ne peut entériner « sauf à se nier elle-même ». Savez-vous qu’on soupçonne que l’échantillon ayant servi à la datation contient de la réparation faite aux environs du 15° siècle, et que le prélèvement aurait été fait volontairement à cet endroit ? Sur cette question, la « science is not settled », il vaut mieux éviter ce genre d’argument…

  • Fermeture du CNRS : plusieurs milliards d’économies immédiates.

    Contrairement à ce que beaucoup affirment, réduire les dépenses publiques est simple et ne nécessite que très peu de temps. Il ne manque que la volonté politique d’interrompre la spoliation généralisée.

    • Sans aucun doute, mais ce serait compris comme une condamnation de la recherche et de l’innovation, quand c’est la manière dont elles s’y exercent qui est à corriger.
      Il ne me paraît pas choquant que l’Etat joue un certain rôle dans la recherche, notamment pour éviter justement que n’importe quoi soit avancé par n’importe qui pour manipuler l’opinion au prétexte de science. Ce qui me choque dans le CNRS, c’est le nombre de non-chercheurs, la manière dont sont choisis les thèmes de recherche, le fait que la barrière avec le privé soit presque imperméable et la recherche appliquée si souvent dénigrée.
      En bref, il ne suffit pas de supprimer le CNRS, il faut aussi simultanément organiser la transparence et la fiabilité des interactions entre recherche et population. Là aussi, le libéralisme ne doit pas être l’anarchie, mais le garant d’un fonctionnement libre et honnête.

      • MichelO: « n’importe quoi soit avancé par n’importe qui pour manipuler l’opinion au prétexte de science.  »

        L’état Français c’est bien n’importe quoi dirigé par n’importe qui sinon elle ne dégringolerait pas pareillement.

        • Le CNRS est une vaste escroquerie , qui nourrit essentiellement des « chercheurs » en « sciences humaines  » qui produisent à petits jets du commentaire de galimatias.
          Mais le substantif « chercheur  » que le bon peuple identifie à « savant  » protège de toute critique.
          Quant à la maison d’édition du CNRS ( que je connais fort bien) , elle publie un livre honorable pour cent âneries.

  • « Comment la direction du CNRS peut-elle laisser gangréner l’institution par des idées et un activisme anti-sciences d’organisations militantes »
    De la même façon que certains ont reussi a publier un article sur OGM et cancer dans une revue internationale alors que les données sont loin d’être interprétables. En conclusion, l’excellence scientifique a cédé la
    Place a l’excellence politique

  • en tout cas bravo pour votre démarche active de protestation

  • Pourtant, une « science » ou n’importe quel guignol pourrait sortir n’importe quelle pseudo-théorie de sa manche pour prétendre contredire les experts mondiaux du domaine et où les avis de comptoir valent autant que les articles de revues, c’est ce qu’on peut lire (presque) tous les jours sur Contrepoints, Imposteurs ou ailleurs à propos du Climat.

    Contrepoints et Imposteurs sont des pionniers de la sciences citoyenne!

    😉

    • Et toi un maitre de la doublepensée orwellienne.
      M

    • N’importe qui a toujours pu sortir n’importe quelle théorie farfelue et lui trouver une audience devant les comptoirs ou des relecteurs complaisants pour publier dans des revues. Mais la sanction, par les faits ou la contradiction des véritables experts reconnus, mettait autrefois le coupable au ban des éditeurs et de ses collègues. Maintenant, il trouve toujours un soutien politique ou médiatique pour apparaître en martyr, et une foule ignorante avide de présenter néanmoins une opinion en sa défense.
      A mon avis, c’est un problème d’enseignement, d’encouragement à l’appropriation d’idées toutes faites et plaisantes, disponibles sur le web, plutôt qu’à l’élaboration critique d’une position personnelle.

      • MichelO: « Mais la sanction, par les faits ou la contradiction des véritables experts reconnus, mettait autrefois le coupable au ban des éditeurs et de ses collègues. Maintenant, il trouve toujours un soutien politique ou médiatique pour apparaître en martyr, et une foule ignorante avide de présenter néanmoins une opinion en sa défense. »

        Vous pensez sans doute à Courtillot…?

    • Paume d’Happy: « Contrepoints et Imposteurs sont des pionniers de la sciences citoyenne! »

      La preuve: Pachaury le président du GIEC viens d’avouer ce que contrepoints et les « imposteurs » écrivent depuis trois ans. Fichtre !

      Vos amuseurs publique de « la science militante » se prennent baffes sur baffes et même le monde scientifique (anglo-saxon, les français sont à la traine) se réveille avec une sacré gueule de bois.

      • J’ai fait carrière au CNRS en tant que chercheur en biologie, plus précisément en enzymologie. Mon Ministre fut un temps (pas assez longtemps) Claude Allègre. Le CNRS était déjà gangrené de l’intérieur par des syndicalistes qui à défaut d’avoir les qualités de chercheurs avaient des qualités de tribuns pour faire valoir leurs idées autour d’eux. Et cet état de fait ne date pas d’hier mais du milieu des années 80, curieuse coïncidence ! Je voudrais également informer les lecteurs de Contrepoints que pour faire carrière au CNRS, même si on ne produit pas (c’est-à-dire qu’on est incapable de réaliser un bon travail de recherche reconnu internationalement et publié dans des revues scientifiques respectables) on peut toujours se rendre indispensable dans l’administration pléthorique de la maison, le syndicat peut toujours tout arranger. Je n’ai jamais été syndiqué, je n’ai jamais fait la grève, j’ai finalement démissionné de cette crémerie avec éclat, vous pouvez comprendre à quel point je suis encore, plus de quinze ans après ces derniers faits, encore très nerveux. Quand à Jacques Testard, c’est l’exemple type du carriériste porté par le syndicat (SNCS alias CGT) …

  • N’est-il pas plus éclairant pour le monde de savoir que la création a eu lieu 4000 av J.C. et l’existence du déluge universel vers 2337 av J.C. ?
    Alors que l’évolution tente de l’éclairer en disant que l’homme existe depuis 40 000 ans, euh non 100 000 ans, ah non, c’est 150 000 ans, ben finalement c’est peut-être 500 000 ans, ouah ! maintenant c’est 1 900 000 ans.
    Et elle n’a pas vu les strates et les fossiles d’animaux qui témoignent d’un déluge.

    Pour vous mettre un peu les idées en place sur le déluge, faire « Quand Dieu cogne avec sa graine » et voir un résumé de ma thèse à ce sujet.

    Ben, croire que l’homme s’est fait tout seul, que le déluge n’a jamais existé. que les dinosaures (Roaaaarrrh) se sont transformés en oiseaux (cui-cui), que l’homme peut influer sur le climat, que l’homme ne peut à peine se distinguer du singe, que ma main s’est faite par hasard etc… c’est être un peu en dehors des lois du bon sens, parce que le bon sens ne peut accepter ces inepties.

    Le déluge est un garde fou qu’il ne faut pas franchir :
    «Sachant que, dans les derniers jours, … Ils veulent ignorer que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau.» (2 Pi 3:3-7)
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/632236-la-fosse-a-animaux-de-romain-la-roche-explications-infantiles-de-la-science-sans-le-de.html

    • Daniel PIGNARD: « N’est-il pas plus éclairant pour le monde de savoir que la création a eu lieu 4000 av J.C. »

      Tortue qui portent le monde, arbre magique, fils du soleil ou une des 6000 autres explication des humains à la genèse sont dans le même panier. Celui des croyances.

      Croyez ce que vous voulez mais ne mêlez pas la science à ça parce que les preuves que ce ne sont que que des foutaises sont innombrables.

      • La science comme l’histoire, pour être acceptée, fait aussi partie des croyances. C’est pourquoi il est nécessaire de persuader les élèves par des expériences réelles pour qu’ils acceptent de croire à ce que vous leur racontez.
        Donc le jour où vous fabriquerez l’article de ce blog en mettant des lettres dans une boite et en les tirant une à une dans le désordre et les mettant bout à bout, vous aurez prouvé à vos élèves que votre science tient la route. En attendant, je demande à lire votre texte ainsi obtenu pour constater le bon sens de votre intervention.
        Avez-vous la preuve scientifique que votre mère est bien votre mère ? Non, c’est une croyance en des témoins. Pareil pour la science et l’histoire, et il y a des témoins qui sont loin d’être crédibles.

    • si vous êtes créationniste, il faut le dire clairement et ne pas délirer comme vous le faites ! D’autre part, je ne vois pas en quoi votre commentaire est approprié dans la discussion présente à moins de faire comme Séralini et tenter de prouver a posteriori des convictions intimes par des observations erronées, une attitude anti-scientifique détestable. A propos du thorium, il s’agit d’un élément radioactif à très longue demi-vie qui préexistait sur la Terre bien avant que l’homme n’apparaisse au cours de l’évolution, relisez vos livres de science …

      • Mais Jacqueshenry, les livres de science se trompent comme les autres à part un. Peut on prétendre sérieusement connaître la composition en Thorium d’un élément il y a 150 000 ans. L’auteur du livre a-t-il fait la mesure ? Même si les livres s’avancent là-dessus, un scientifique normalement constitué ne doit pas les croire.

        • A la modération
          ———————

          il faudrait stopper ce créationnisme militant et hors sujet ici.

          Sur d’autres forums ce type à réussi à tirer des fils pendants des mois ce qu’il essaie de recommencer ici.

          Daniel PIGNARD: « les livres de science se trompent comme les autres
          à part un »

          LOL !

        • réponse de l'auteur
          4 avril 2013 at 16 h 08 min

          « Mais Jacqueshenry, les livres de science se trompent comme les autres à part un.  » Lol !
          « Peut on prétendre sérieusement connaître la composition en Thorium d’un élément il y a 150 000 ans. » Voilà typiquement un raisonnement de non scientifique . Je ne le vois pas directement, donc je ne peux rien affirmer. Je n’ai aucune expérience directe qui me permet de vérifier la vitesse de la lumière, donc je ne peux rien affirmer. Je n’ai aucune expérience personnelle qui me permette de vérifier que la terre est ronde, donc la thèse de la terre plate est toute aussi valide. etc.. Pas étonnant que vous préfériez la « vérité » d’un livre à celle des livres de science !!!!

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