Oh oui, Najat Vallaud-Belkacem, punis-moi

Najat Vallaud-Belkacem exige des sanctions contre les entreprises qui « discriminent », endossant la tenue de dominatrix pour la journée de la femme.

Najat Vallaud-Belkacem exige des sanctions contre les entreprises qui « discriminent », endossant la tenue de dominatrix pour la journée de la femme.

Bien sûr, la journée de la femme est idéologiquement douteuse, et le mieux reste donc de ne pas la célébrer, mais, avouons qu’elle a de bons côtés. Avoir à l’écran Najat Vallaud-Belkacem, avec un petit air ferme, qui explique qu’il va falloir des sanctions pour les entreprises, principalement, on peut l’imaginer, pour des patrons hommes, si on se laisse coupablement divaguer une minute, ça peut être une bien douce titillation.

Le ministre des droits de la femme reconnait par ailleurs que les textes existent déjà pour ces sanctions, et qu’aucune n’a jamais été appliquée. Mais que là, maintenant ça va changer, et qu’elle va s’en assurer. Attitude volontariste de ministre de base.

Votre petit problème chère Najat, c’est que ça ne va pas être si évident que ça, puisque votre discrimination salariale, que reprennent, bien sûr, aujourd’hui, en chœur, vos médias, toujours aux ordres, s’applique « à travail égal ». Bien sûr, tout cet égalitarisme est au bout du compte d’inspiration communiste, mais il reste un respect minimum des différences de prestations – pour combien de temps encore ? – et cette nuance subsiste donc.

Et c’est là que ça se corse.

En effet, Contrepoints a déjà largement couvert cette légende, et la réalité, Mme le ministre, c’est que la discrimination salariale est un mythe, et qu’il n’y a pas d’écart salarial hommes-femmes.

Inutile de vous dire à quel point je suis désappointé. C’est que je la veux, ma petite punition de Najat Vallaud-Belkacem, moi. Tiens, je me demande si je ne vais pas recruter une femme et la brimer. On pourrait se demander pourquoi elle resterait, mais on dira, pour mes beaux yeux.

Comme salaud d’homme – pléonasme ambulant – entre exploiter une femme et me faire punir pas Najat, bien dans la tendance des 50 nuances de grey et de rose si à la mode depuis juin 2012, j’en tirerais une double satisfaction.

Ah, les hommes.

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