L’écologie totalitaire ne fait pas rêver

Pour Pierre Japhet, l’écologie doit passer de la réalité au rêve : le discours, d’après lui rationnel, des environnementalistes doit faire rêver pour convaincre.

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L’écologie totalitaire ne fait pas rêver

Publié le 8 mars 2013
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Pour Pierre Japhet, l’écologie doit passer de la réalité au rêve : le discours, d’après lui rationnel, des environnementalistes doit faire rêver pour convaincre.

Par Baptiste Créteur.

Pierre Japhet, environnementaliste convaincu, trouve que les préoccupations environnementales ne sont pas assez prises en compte dans les décisions individuelles et collectives parce que le discours environnementaliste ne fait pas assez rêver.

Acheter des produits locaux et de saison, trier ses déchets, économiser l’eau et l’énergie, adopter une conduite économe, isoler sa maison, prendre les transports en commun, faire du vélo… Ouf ! Voilà sans doute ce qu’une majorité de gens retiennent du discours écologique : une injonction à changer nos comportements, à l’échelle individuelle comme à l’échelle collective.

L’injonction collective à changer les comportements individuels est déjà fort bien comprise ; des publicités en pleine nature pour les véhicules tout-terrain aux feux de cheminée en passant par l’éclairage nocturne, nombreuses sont les restrictions et interdictions que les environnementalistes ont déjà réussi à imposer. S’y ajoutent les nombreuses taxes, qui ne semblent pas suffire puisqu’il aimerait y ajouter une taxe pique-nique là où d’autres rêvent d’une taxe sur les mégots de cigarettes.

Il est rare que les restrictions et taxes qu’on leur impose plaisent aux citoyens ; il est donc nécessaire d’ajouter au bâton constructiviste une imaginaire carotte, d’ajouter à l’écocide un peu d’environnementophilie. Si le rêve environnementaliste était partagé par tous, les mesures liberticides que requiert à son avènement – dans l’esprit de ceux qui n’ont pas compris que l’environnement était un problème technologique – seraient sans doute plus acceptables. Inutile de se demander en quoi les mesures liberticides sont nécessaires si le discours écologique est rationnel et fait rêver : Pierre Japhet veut changer les individus, pas les comprendre.

Un discours qui s’adresse d’abord à notre raison : puisque les ressources de la planète s’épuisent, que les pollutions s’accumulent et que le changement climatique menace, il est nécessaire et logique de modifier nos comportements pour réduire notre empreinte écologique.

On comprend les difficultés à appréhender l’individu et le souhait d’entrer dans le domaine du rêve quand on se rend compte de ses difficultés à appréhender la réalité. Les ressources de la planète sont chaque jour plus grandes, leur limitation intrinsèque étant chaque jour dépassée par les progrès technologiques et scientifiques et certains pays ayant désormais accès à une énergie abondante et bon marché grâce à des technologies que les environnementalistes veulent bannir comme le gaz de schiste ; le changement climatique menace, mais rien n’indique aujourd’hui qu’il soit d’origine anthropique.

À force de les rabâcher depuis plus de 20 ans, certains messages commencent à être entendus. Les comportements changent, lentement. Mais tellement lentement. Alors que pendant le même temps, la société de consommation s’est développée de façon exponentielle et globale, multipliant les produits, les emballages plastiques, les tonnages transportés et les kilomètres parcourus, les pollutions et les gaspillages. L’injonction à consommer serait donc plus forte, plus efficace que les appels à la modération et au discernement. Pourquoi ? Ne serait-ce pas parce que cette société de consommation nous propose avant tout du rêve ?

C’est sans doute parce que la société de consommation s’inscrit avant tout dans la réalité. L’abondance d’aujourd’hui, apportée par la révolution industrielle, permet une vie plus longue en meilleure santé avec des possibilités de loisirs et de connaissance tout aussi abondantes accessibles. Ne serait-ce pas parce qu’il promet d’enlever aux individus les bienfaits du progrès que le rêve environnementaliste n’en est pas un ?

Les pollutions et les gaspillages ont un coût que le marché prend en compte – si tant est qu’on le laisse le faire – de même que la rareté des ressources qui limite leur usage. Aucun système ne protège mieux l’environnement que le capitalisme, aucun mécanisme n’apporte de meilleure prise en compte de l’environnement que le marché. C’est en les diabolisant que les environnementalistes menacent l’environnement.

Pour changer ce rapport de force, ce n’est donc plus seulement de la réalité d’aujourd’hui dont il faut parler, mais aussi du rêve de demain. En quelque sorte, inventer le « I had a dream » de l’écologie, qui serait capable d’entraîner les foules vers la promesse d’un monde meilleur. Un monde dans lequel la coopération et la solidarité primeraient sur la compétition et l’individualisme. Une société qui mesurerait sa richesse au regard du bien-être de sa population et de ses ressources naturelles, plutôt qu’au volume de ses échanges marchands ou financiers. Où le temps passé à s’occuper des autres, à s’instruire, à se cultiver, aurait au moins autant de valeur que celui passé à produire ou vendre des biens matériels.

Parlons donc du rêve de demain, capable d’entraîner les foules vers la promesse d’un monde meilleur, où la coopération et la solidarité primeraient sur la compétition et l’individualisme – autrement dit, où le collectif primerait sur l’individu. Ce monde totalitaire, cette société qui mesurerait sa richesse au regard de critères subjectifs pour mieux nier les sacrifices demandés aux individus pour parvenir à son avènement, n’est pas un monde qui fait rêver.

Si le discours environnementaliste parvient à convaincre les individus de modifier leurs comportements, tant mieux, mais ce n’est pas nécessaire ; le marché aboutira aux mêmes résultats. Mais s’il n’y parvient pas, les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir sont déjà connus ; les projets d’un monde meilleur et d’une société plus heureuse ont tous été déployés par la contrainte et la coercition, par des sacrifices demandés aux individus réels au nom de constructions chimériques.

Il faut dire que la tâche est immense. Il y a tant à déconstruire, et tant à reconstruire. À déconstruire : le rêve de la maison individuelle et son bout de jardin avec piscine, les deux voitures (dont un 4×4 indispensable, on croise tellement de buffles de nos jours), les vacances à l’autre bout de la planète et… les fraises en hiver, entre autres. À reconstruire : des économies locales, un meilleur partage des temps et des espaces de travail, de loisir, de famille et de citoyenneté, un habitat groupé, des villes plus humaines et plus vertes, des sols fertiles, des modes de transport doux et partagés, des relations plus humaines et j’en passe.

Il faut déconstruire le rêve de prospérité d’hier, reconstruire un monde nouveau. Pour cela, rien de tel qu’un homme de paille rhétorique : l’utopie consumériste.

Et ce n’est pas tout. Alors que « l’utopie consumériste » fut pensée par quelques-uns pour s’imposer à tous, un futur véritablement écologique et humaniste ne saurait se construire autrement que de manière démocratique et participative, pour ne surtout pas devenir une énième utopie totalitaire digne du XXe siècle.

L’utopie consumériste, ce si dangereux capitalisme source de prospérité pour des millions d’individus mais aujourd’hui menacé par un État de plus en plus présent et autoritaire – pensée par quelques-uns, matérialisée par quelques autres et rendue accessible à tous – s’est « imposée » parce qu’elle apportait à tous, concrètement, des richesses jusqu’alors inaccessibles et des loisirs pour en jouir.

Au lieu de cela, Pierre Japhet veut une utopie totalitaire digne du XXIe siècle : démocratique et participative, au mépris s’il le faut de droits naturels et imprescriptibles dont les individus jouissent de moins en moins. Un futur véritablement écologique et anti-humaniste qui, personnellement, ne me fait pas rêver.

Vous constaterez que dans toute la propagande écologiste, à part leurs appels à la nature et leurs plaidoyer en faveur de l' »harmonie avec la nature », il n’y a aucune mention des besoins de l’homme et des conditions nécessaires à sa survie. L’homme est traité comme s’il était un phénomène non naturel. L’homme ne peut pas survivre dans le genre d’état de nature que les écologistes envisagent, c’est-à-dire au niveau des oursins ou des ours polaires…

Pour survivre, l’homme doit découvrir et produire tout ce dont il a besoin, ce qui signifie qu’il doit transformer son environnement et l’adapter à ses besoins. La nature ne l’a pas équipé pour s’adapter à son environnement comme les animaux. Des cultures les plus primitives aux civilisations les plus avancées, l’homme a dû fabriquer des choses ; son bien-être dépend de sa capacité à produire. Même la tribu la moins avancée ne peut pas survivre sans cette soi-disant source de pollution : le feu. Ce n’est pas seulement un symbole que le feu ait été la propriété des dieux que Prométhée a apporté à l’homme. Les écologistes sont les nouveaux vautours qui s’agglutinent pour éteindre ce feu. (Ayn Rand,  » Return of the Primitive: The Anti-Industrial Revolution »)

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  • encore un article de merde en lien avec la science. Bon, Contrepoints, quand allez-vous supprimer les articles relatifs aux sciences pour respecter votre ligne éditoriale : le nivellement par le haut?

    • Il ne s’agit pas d’un article sur la science mais d’un billet d’humeur sur l’écologisme politique.

      • j’ai dit « en lien avec » et non pas « sur la science ». Sinon merci mais j’avais bien compris que c’était un billet d’humeur.

    • SI vous pensez que le nivellement par le haut ne comporte pas de science, c’est que vous n’avez rien compris, la Science est la seule chose qui puisse nous aider à progresser, à nous élever et à comprendre les mystères de la nature , de la pensée, de l’être humain et de l’univers qui nous entoure. Donc oui la science nous tire vers le haut .

  • « Les pollutions et les gaspillages ont un coût  »

    A condition qu’il y ait des interdits de polluer 😉

    • Non, le coût de la pollution est le manque à gagner par la valorisation du déchet.
      Un pétrolier qui coule, c’est des milliers de litres de perdus et des millions pour nettoyer.
      Des piles au mercure dans la nature, c’est du mercure qui ne pourra pas être revendu.
      etc, etc
      Nul besoin d’interdit, simplement de responsabilité.

      • Petit retour dans le monde réel, produire proprement coûte bien évidement plus cher que de ne pas se préocuper de l’environnement, j’ai comme l’impression que vous connaissez pas grand chose à l’industrie !

        En Chine il n’y a pas de réglementations environnementales…et vous je ne vous fait pas de dessins sur les résultats !

        Et quand un pétrolier coule avec son chargement, c’est parce que les compagnies font faire le transport au moins-disant sans se préocuper des conditions de sécurité du transport.

        • Et les mécanismes de marché, la recherche, l’innovation tendent à diminuer la consommation d’énergie et des ressources. À court terme il est plus avantageux de ne pas se préoccuper de l’environnement, mais à long terme, l’industrie propre voit ses couts diminuer.

          Je vous parie que si les verts obtenaient toute la liberté d’imposer leurs règlementations, taxations, subventions, etc, que la pollution, la consommation des ressources ne diminuera pas, pire, elle explosera alors que le niveau de vie diminuera fortement.

          Il y aura toujours ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Et les zozos tendent à se focaliser sur ce qui se voit.

        • @ph11

          « À court terme il est plus avantageux de ne pas se préoccuper de l’environnement, mais à long terme, l’industrie propre voit ses couts diminuer. »

          C’est peut-être vrai, mais les injonctions au résultat sont à courts et au mieux à moyens termes.

          • « les injonctions au résultat sont à courts et au mieux à moyens termes » : votre excellente remarque concerne les hommes politiques obsédés par leur élection de dans un ou deux ans. En revanche, la propriété privée, le capital libre et le marché en concurrence permettent de concilier les préoccupations immédiates de maintien de la rentabilité avec les objectifs d’investissement à très long terme dont l’environnement ne peut que bénéficier. C’est pourquoi il convient de réduire le plus possible le champ du politique pour laisser-passer et laisser-faire les hommes libres.

  • Il faut surtout constater que toutes ces utopies vertes ne sont que le prolongement d’un protectionnisme récessif !

    Le monde est lointain, hostile, pollueur, restons frileusement blotis entre nous à attendre que la poule ponde ou que la salade pousse …

    J’ai eu l’exemple type de ce nouveau citoyen modèle : un type auquel je proposais un emploi, mais qui a décliné : il est pris trois jours/semaine … par son compost ! Comme n’en ai un (gros) auquel je ne prête qu’une attention aussi rare que ponctuelle, je m’étonnais.

    Vous ne comprenez pas, mon compost doit être « surveillé », il se trouve à 20 kms de chez moi, et j’y vais en vélo 🙂

    Je l’ai abandonné pour méditer sur le formidable essor économique, la niaque infernale des travailleurs, et la générosité des contribuables !

    • j’ai essayé une utopie verte, la permaculture. J’ai un choix varié de produits, fruits et légumes, d’excellente qualité et j’améliore mon salaire disponible puisque je ne prends pas des pesticides et autres insecticides. Cerise sur le gâteau: de bons rendements 🙂

      Est-ce du protectionnisme que je fais? ou un meilleur arbitrage?

      • Grand bien t’en fasse, c’est l’expression de ta liberté.
        Bien que je doute que notre République socialiste Française te laisse longtemps faire concurrence aux maraichers (tu respectes l’ensemble des normes ?) ce que tu fais ne ressemble en rien à du protectionisme, sauf si tu attends des autres qu’ils te payent une subvention pour ton travail.

        • @Fergunil:
          J’ai droit de faire pousser ce que je veux sur mes terres ou alors je dois abattre mes arbres pour satisfaire les producteurs.

          • C’est ballot, mais non, en France tu n’a pas le droit de faire pousser ce que tu veux sur tes terres. Tu as besoin d’une autorisation. Et si.

            http://ddaf.isere.agriculture.gouv.fr/Autorisations-d-exploiter,427

            A moins que tu dispose d’un diplôme agricole reconnu, que les terres soient proches de chez toi et qu’elles soient à toi. Dans ce cas, veinard, tu pourra te contenter d’une déclaration.

            Même les soviétiques n’ont jamais compris ce système et le trouvait cinglé, c’est dire.

      • @jerome
        Déjà, votre vulgarité, vous pouvez la mettre dans votre compost, ça le fera prospérer.
        Et sinon, votre argumentaire sur les erreurs scientifiques de l’article, vous pouvez nous en faire part, pour que nous puissions avoir une chance d’en tirer un débat constructif ?

        • @Daniel
          Mon compost vous accueille bien volontiers.

          « Les ressources de la planète sont chaque jour plus grandes, leur limitation intrinsèque étant chaque jour dépassée par les progrès technologiques et scientifiques et certains pays ayant désormais accès à une énergie abondante et bon marché grâce à des technologies que les environnementalistes veulent bannir comme le gaz de schiste. »

          J’ai hâte de lire une explication rationnelle concernant la technologie et le progrès scientifique justifiant l’abondance des terres rares par exemple qui, comme chacun le sait, sont en quantités astronomiques.
          Les réserves prouvées de plusieurs minerais et atomes demeurent faibles (cuivre, antimoine, hélium, rhénium, etc…). Le Terbium serait épuisé en 2013. Pour le moment, 48 années d’Uranium prouvées. Selon Areva, c’est 10 à 15 minimum pour trouver un nouveau gisement.
          Peut-être que l’auteur ou vous-même êtes meilleurs pour trouver de nouveaux gisements? ce serait souhaitable pour développer l’offre disponible sur le marché et produire des biens à meilleur prix.

          Quant aux gaz de schiste, soit-disant bon marché aux USA, le coût total d’extraction est-il pris en compte dans la formation du prix? quid du recyclage des fluides d’extraction (tous cancérigène)?

          • « Quant aux gaz de schiste, soit-disant bon marché aux USA, le coût total d’extraction est-il pris en compte dans la formation du prix? quid du recyclage des fluides d’extraction (tous cancérigène)? »

            Total reconnaît être à 60% du rendement espéré par la technologie d’extraction.

          • Baptiste Creteur
            8 mars 2013 at 12 h 55 min

            Pour le gaz de schiste, quelques articles : http://www.contrepoints.org/tag/gaz-de-schiste/

            La technologie permet de découvrir de nouvelles sources d’énergie et de nouveaux gisements des ressources existantes – les ressources sont limitées, les ressources exploitables le sont moins.
            Et si une ressource en particulier vient à manquer, je ne me fais aucun souci quant à la capacité de l’homme à lui trouver des substituts ou des moyens de s’en passer.

          • Les terres rares ne sont pas si rares qu’on le dit.
            Elles sont difficiles à extraire, mais sont abondantes.

            Et l’amélioration des techniques d’extraction les rendront de moins en moins rares.
            Quant aux minerais, sont-ils aux prix de marché ? Exemple : le prix de marché de l’hélium serait tel qu’un ballon devrait couter plus de 100€…

          • @Batiste Créteur

            « Et si une ressource en particulier vient à manquer, je ne me fais aucun souci quant à la capacité de l’homme à lui trouver des substituts ou des moyens de s’en passer. »

            Avez-vous remarque qu’en 80ans, nous n’avons pratiquement fait aucune découverte majeure dans ce domaine ?
            Nous ne sommes pas dans le monde du numérique, le rythme des avancées progresse par pas de 1/4 de siècle voir de 1/2.

            Surtout qu’il faut investir dans la recherche fondamentale, donc d’état, et on en prend pas le chemin !

          • jerome: « Le Terbium serait épuisé en 2013 »

            Vrai, il rejoindra le pétrole qui a disparu en 1984. C’est pas faute d’avoir eu pleins d’études qui le démontrait.

            Ah, l’insoutenable Insouciance criminelle de l’homme…

          • CITOYEN: « Avez-vous remarque qu’en 80ans, nous n’avons pratiquement fait aucune découverte majeure dans ce domaine ? »

            Tu n’as pas —entendu parler— des découvertes majeures, colôssale nuances. Extraction, combustion, travail, la planète a tourné sans toi on dirait.

        • « Et si une ressource en particulier vient à manquer, je ne me fais aucun souci quant à la capacité de l’homme à lui trouver des substituts ou des moyens de s’en passer. »

          Ceci fait de vous un progressiste niais (pardon pour le pléonasme) de droite au milieu de tous les progressistes de gauche. Si la volonté suffisait à renverser toutes les barrières que le monde physique nous oppose, ça se saurait. Ce qu’on peut dire, c’est que le seul moment ou on connait avec certitude l’étendue de notre capacité d’action, c’est au moment de mourir. Avant ça, il y a toujours de l’espoir.

          • FabriceM: « Si la volonté suffisait à renverser toutes les barrières que le monde physique nous oppose, ça se saurait. »

            Trouver un autre moyen, une autre énergie pour de faire un travail c’est une loi physique indépassable ?

            Laquelle ? A quel page de la thermodynamique ou de la physique ? Sur quel ressource disparue et qui nous manque cruellement bases tu ce postulat ?

          • Ilmryn

            Je me suis déjà expliqué à plusieurs reprises.

            Pour vous, je sais, je suis un fichu malthusien enfermé dans l’idéologie du « monde fini », et donc un totalitariste en puissance, éventuellement à l’insu de mon plein gré.

            Et ce qui vous sert de justification pour ça, c’est de dire que les conflits issus de la recherche de contrôle des « ressources finies » sont tous évitables, car étant la conséquence d’un manque de d’imagination, d’un carcan idéologique qui empêche les acteurs en conflit de penser qu’il suffit de chercher pour trouver des ressources infinies de prospérité « ailleurs ». Ergo, vous associez toute référence à la finitude des ressources naturelles à une manipulation destinée à justifier une quelconque forme de coercition.

            Évidemment, pour moi, vous êtes celui qui s’est égaré en chemin à cause d’un a priori idéologique. Pourtant, je vous assure que rien ne me retient de changer d’avis, sinon ce que me dicte ma raison. Je ne travaille pour aucun clocher, je n’ai pas besoin de m’accrocher à un « combat » pour justifier mon existence. Tout ce qui m’importe, c’est la cohérence de que je pense. Expulser les erreurs qui pourraient s’y trouver m’importe tout autant, si ce n’est plus, que de faire changer un inconnu d’avis …

          • FabriceM: « Pour vous, je sais »

            Qu’est ce que tout ça a à voir avec des problèmes technique –concret– que sont les ressources et l’énergie voila ce que j’aimerais bien que tu m’explique ?

            L’énergie coule à flot sur la planète, c’est une grandeur physique facilement quantifiable, dire qu’on ne trouvera aucun moyen pour la capter c’est déclarer qu’on va mourir de faim au milieu d’un champ de blé. On n’avance pas beaucoup là dessus –en apparence– parce que les fossiles ne coutent encore rien, il n’y a qu’a ce baisser. On a plein d’autres pistes qui ne sont tout simplement pas encore rentable vu la facilité de la récolte.

            Sur les matériaux il faut avoir à l’esprit les ordres de grandeurs, par exemple la taille de la croute terrestre vs 7 milliards de chiures de mouche (comparativement)

            Et ne pas oublier qu’on en est à la nanotechnologie, on peut ordonner des atomes, synthétiser des matériaux, recycler, trouver de nouvelles sources (comme les araignées pour les gilets par-balle). Et ne pas oublier non plus l’optimisation : on fait mieux avec moins.

            En bref tout ça conjugué fait que ton discours est totalement incompréhensible du point de vu de la technologie scientifique, celle qui construit, qui bâtit et fait vivre nos civilisations. La science et la technique disent que Malthus avait tort, irrémédiablement tort. (Note que à l’échelle de la dizaine de milliard d’année il a probablement raison évidemment)

            Ce qui va poser problème ce sont les modalités politiques mâtiné de posture idéologique ou philosophique: A-t’on le droit ? peut-on ? Selon quel organisation sociétale ? qui va détenir les ressources et la technologie ou les limiter et de quelles manière ? etc. etc.

            De ce coté aussi on a une réponse: depuis le début de l’ère industrielle la libre entreprise avec la garantie des droits fondamentaux marche parfaitement bien alors que le collectivisme échoue systématiquement. En bref ceux qui veulent tout contrôler ce flinguent eux-même, c’est inévitable. C’est quand même bien foutu la nature ! 🙂

            Et même là, la confiance est de mise: en 6000 ans d’histoire personne n’a réussi à éteindre les lumières, quand une chape ce referme sur un peuple un autre ce libère.

            Concret !

          • « L’énergie coule à flot sur la planète, c’est une grandeur physique facilement quantifiable, dire qu’on ne trouvera aucun moyen pour la capter c’est déclarer qu’on va mourir de faim au milieu d’un champ de blé.  »

            L’énergie solaire coule, certes, en permanence, mais elle est très dispersée. Or, la 2nde loi de la thermodynamique permet de dire que moins l’énergie contenu dans un système est concentrée (par rapport aux systèmes adjacents), c’est à dire moins sa température est élevée, moins il est possible d’en tirer du travail.

            C’est aussi valable pour l’énergie fossile. Le pétrole qu’on récupère à l’heure actuelle est le resultat de la fermeture accidentelle de bassins versants géologiques, bouclés par des « barrages » de roches imperméables. Certes, les HC sont très abondants dans le sous sol, mais il ne sont pour la plupart pas plus récupérables que l’eau des nuage.

            Tout est question de concentration. Or, la concentration des filons des matières minérales « de base » comme les phosphates, l’aluminium, le cuivre, chute à vue d’oeil. Le cas le plus flagrant étant celui de l’or. Le charbon aussi devient visiblement plus difficile à extraire. Au moins aux USA et en Allemagne, pays pourtant à l’avant garde sur le plan technologique.

            Et là, je n’ai pas encore tenu de raisonnement « malthusien », qui consiste non pas à observer la diminution de la qualité des ressources restantes, mais à comparer la progression de la production avec celle de la démographie. Malthus déduit de ses modèles qu’il faut que les gouvernements se livrent aux pires horreurs pour faire baisser la pression démographique.
            Je crois, à l’opposé, car je ne suis pas un kmer vert, que ce n’est absolument pas nécessaire, car il suffit que les gens se demandent, et ils le font, comment faire en sorte que leur(s) enfant(s) vivent dans de bonnes conditions pour que tout s’arrange pacifiquement.

            Mais ce que vous dites va à l’opposé de ce comportement responsable, puisqu’il permet de se dire qu’on peut faire autant d’enfants à tout va sans que ça pose jamais le moindre problème, tant qu’on les fait dans un environnement techno-libéral.

          • FabriceM: « il suffit que les gens se demandent, et ils le font, comment faire en sorte que leur(s) enfant(s) vivent dans de bonnes conditions pour que tout s’arrange pacifiquement.  »

            Les enfants vont prendre plein la glotte à cause des dettes des parents trèèèèèès loooongtemps avant qu’on soit emmerdé par une quelconque diminution des ressources. So much pour « se demander ».

            FabriceM: « mais à comparer la progression de la production avec celle de la démographie. »

            Comme le monde est bien fait une fois un niveau de vie suffisant atteint (grâce au « gaspillage éhonté ») les gens font beaucoup moins d’enfants au point de provoquer des soucis alarmants de démographie. En bref si on vient mettre le caca dans la « révolution industrielle » des pays en vdd et les échanges entre pays (protectionnisme etc) il va s’écouler bien plus de temps et de générations avant que ces pays atteignent un niveau de vie suffisant pour réduire leurs natalité.

            FabriceM: « les phosphates, l’aluminium, le cuivre, chute à vue d’oeil. Le cas le plus flagrant étant celui de l’or. Le charbon aussi devient visiblement plus difficile à extraire. »

            Oui mais non… les premières alarmes datent du 18eme siècle et ça n’a jamais arrêté de « prédire » depuis, rien n’est arrivé jamais, au pire on trouve simplement d’autres moyens, d’autres matériaux & ressources, d’autres technologies et la terre est énorme.

            On est bon pour au moins 200-400 ans d’énergie facile dernière estimations et on fait quasi ce qu’on veux avec de l’énergie. Au vu de l’évolution de la technologie et de la science… dans 200 ans wow !

            Par contre on croule sous les exemples de pauvreté organisée par l’incompétence des états avec montée des nationalismes belliqueux.
            L’équation est simple: avec le dirigisme vous avez quelques dizaines de gens qui réfléchissent et décident pour tous le monde empêchant les autres de trouver ou d’utiliser des solutions. Avec la liberté chacun est porteur de solution qui se diffusent rapidement.

            Dans un monde dynamique chaque humain est une chance, sauf si on le musèle. En France tout est régenté et interdit, vous n’avez même pas le droit de construire des producteurs d’énergie sans autorisation en dix exemplaires et c’est taxé et réglementé à mort. Même le sous-sol n’appartient pas au citoyens.

          • Vous avez une croyance, qui est que le pouvoir de l’esprit humain est proprement sans limites, pourvu qu’il soit « libre ». Cette phrase n’est pas réfutable, comme la pensée religieuse.

            Si quelqu’un échoue après y avoir cru, vous pourrez toujours dire « c’est parce qu’il n’était pas assez libre ». Tout comme un religieux pourrait dire « c’est parce qu’il n’a pas prié Dieu assez fort ».

            Vous essayez de justifier rationnellement un certain optimisme. C’est peine perdue. L’optimisme, ça ne sera jamais qu’une posture face à l’incertitude. Mais on s’en fou. Chacun son truc pour désamorcer les conflits métaphysiques.

          • FabriceM: « Vous avez une croyance, qui est que le pouvoir de l’esprit humain est proprement sans limites »

            Non, je suis passionné de science que je suis de près depuis 20 ans, toi peut-être un peux trop de philo. Techniquement ton blabla n’a aucune réalité dans le millénaire à venir même dans l’état actuel de la science sans même faire appel aux avancées future.

            FabriceM: « Si quelqu’un échoue après y avoir cru, vous pourrez toujours dire « c’est parce qu’il n’était pas assez libre »

            Non là encore c’est simplement basé sur des faits très concrets: l’histoire humaine simplement. Liberté = dynamisme c’est tout con et ça ne demande que quelques coup d’œil en arrière. Tu es encore dans la « philo ».

            FabriceM: « Vous essayez de justifier rationnellement un certain optimisme. C’est peine perdue. »

            J’adore 🙂 « l’optimisme c’est peine perdue », manque plus que la corde. On sent que tu n’es pas du tout influencé par tes états d’âmes. Ils sont d’ailleurs vieux comme le monde : confusion entre notre finitude et celle du « monde », c’est déprimant de vieillir et de sentir la mort et c’est très troublant de voir que ça va continuer sans nous, que nous somme aussi insignifiant.

            Pour autant c’est la réalité et tu n’es de loin pas le premier ni le dernier dans cette confusion à nous prédire moult catastrophes, les écrit antique étaient déjà constellé de ce genre de prédictions, c’est humain.

            A terme on est tous mort et l’univers actuel aussi là tu as amplement raison pour autant qu’on le sache, mais l’histoire de l’espèce humaine est très, très, très, très loin d’être terminée.

            Ce sera sans nous évidemment… C’est dommage, ça me prive de l’occasion de te rire au nez dans 1000 ans, mais bon. 🙂

      • Et certains gèrent des coopératives qui fonctionnent très bien.
        Ce serait donc la preuve que le communisme fonctionne et qu’il faille imposer ce modèle de société à tout le monde ?

  • « Le changement climatique menace » ?
    Quel « changement climatique » ?
    En quoi est-il une « menace » ?

  • Ah oui, je comprends que ce genre de cauchemar, pardon, « rêve » ne soit pas très motivant. Faire partie du troupeau, abandonner toutes ses aspirations au profit de la collectivité, ne plus exister en tant qu’individu… Et pourquoi pas des camps de rééducation pour les dissidents ou des GaïaJugend pour endoctriner la jeunesse?

  • Je ne comprends pas la crainte de voir disparaitre une ressource, une espèce !
    Quand y en a plus ben y en a plus et alors ?? On passe à autre chose et on apprend à s’en passer.
    On parle toujours du drame que représente l’extinction d’une espèce mais j’ai jamais entendu que l’homme était triste de la disparition des dinosaures.
    D’un autre côté, on ne ferait pas les malins si on se retrouvait nez à nez avec un T-Rex.

    • « Je ne comprends pas la crainte de voir disparaitre une ressource, une espèce !
      Quand y en a plus ben y en a plus et alors ?? On passe à autre chose et on apprend à s’en passer. »

      Dites plutôt que ceux qui n’arrivent pas à s’adapter crèvent, suivi du souvenir même de leur existence en quelques générations. In fine, après quelques efforts et/ou quelques horreurs, oui, la vie continue. Mais pas forcément la notre, ni même notre lignée.

      • On nous disait ça juste avant l’an mil, et plus subtilement un peu avant l’an 2000, notamment les membres d’un certain Club de Rome. Par exemple, j’ai retenu qu’il n’y aurait plus de plomb disponible aujourd’hui. Ben ça tombe bien, on a inventé l’essence sans plomb, mais je reconnais que pour remplir les cervelles, on n’a pas encore de substitut satisfaisant.

        L’expérience montre que l’espèce humaine adapte son environnement à ce qui lui convient, qu’elle ne l’a jamais fait aussi bien qu’à présent, et que la préservation d’un environnement hostile est une lubie urbaine déconnectée des réalités — à moins bien sûr mais il ne faut pas le dire que ce soit le moyen pour certains d’imposer à autrui de faire des bêtises dont il n’aurait pas eu idée par lui-même.

      • FabriceM: « oui, la vie continue. Mais pas forcément la notre »

        La fin des temps est proche, repentez vous (et donnez) Amen !

      • Et donc, la solution se trouve dans un régime totalitaire écolo…

  • L’écologie véritable peut faire rêver, enthousiasmer.

    Exemple de la permaculture :

    « La permaculture… l’important c’est d’imiter la  »nature » dont nous faisons parti … elle fonctionne depuis plus longtemps que notre monde industriel …. puisqu’elle se construit depuis 3.8 milliard d’années et s’exprime par des systèmes efficaces. » Je cite Bernard Alonso, dont voici une petite vidéo de présentation :
    http://www.youtube.com/watch?v=OJKpNejYlpE
    Son site : http://www.permacultureinternationale.org/

    L’humain est au coeur de cette approche, mais en relation harmonieuse avec le reste du monde, système complexe dont on ne peut se détacher et où tout est imbriqué :

    « Besoins de base de l’humain…

    Pour évoluer consciemment, l’humain a besoin d’assurer avant tout ses besoins de base fondamentaux.

    La maîtrise de ce comportement permet l’élaboration d’un design viable et la reconstruction d’un écosystème humain en interrelation harmonieuse avec toutes les strates de vie. » (B.A.)

  • Les commentaires sont fermés.

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