Le blues des jeunes diplômés

jeune diplômé

Le baromètre de « l’humeur des jeunes », réalisé par l’Ifop pour le cabinet Deloitte, confirme les difficultés rencontrées par les étudiants sur le marché de l’emploi.

Le baromètre de « l’humeur des jeunes », réalisé par l’Ifop pour le cabinet Deloitte, confirme les difficultés rencontrées par les étudiants sur le marché de l’emploi.

Par Ahcène Amrouz.

Les jeunes diplômés français ont des envies d’ailleurs. Ils sont en effet près d’un quart à estimer que leur avenir passera par un départ à l’étranger. Le baromètre de « l’humeur des jeunes », réalisé par l’Ifop pour le cabinet Deloittefait ressortir cette tendance grandissante et confirme les difficultés rencontrées par les étudiants sur le marché de l’emploi.

Les résultats dévoilent que les bonnes études ne protègent en aucun cas du chômage et des difficultés d’insertion professionnelle. Le temps de prospection s’est encore accru : les jeunes diplômés ont envoyé 16 CV en moyenne pour décrocher le poste qu’ils occupent. L’étude précise que la durée moyenne pour décrocher un emploi à la sortie de son cursus est de 10 semaines. Mais elle peut être bien plus longue…

Ce baromètre montre aussi un certain « autisme » des recruteurs qui réclament des candidats jeunes, diplômés et toujours plus expérimentés. Les stages ne sont plus, à leurs yeux, une garantie de sérieux et d’expérience. Les formations à vocation professionnelle, comme les BTS ou DUT, ont la côte. Ainsi, une formation généraliste, même dans une grande école, ne répond pas aux besoins des entreprises qui demandent avant tout des candidats opérationnels.

Cette déprime donne aux jeunes diplômés des désirs d’exil. Ils sont 27% à envisager de s’expatrier pour trouver du travail. Cette proportion a presque doublé en un an. L’initiative « barrez-vous » avait lancé le débat, en encourageant les jeunes à quitter leur pays pour élargir leur horizon.

Avec des voisins « vieillissants » comme l’Allemagne, les jeunes Français ont une véritable carte à jouer, et la France des talents à perdre. La Belgique aussi trouve la faveur de ces exilés d’un nouveau genre. Le baromètre souligne cependant que les jeunes diplômés ne partent pas avec enthousiasme et préféreraient rester dans leurs pays d’origine.


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