Pas de sortie de crise sans les entreprises et les entrepreneurs

Un chef d’entreprise, candidat à la présidence du Medef, rappelle que la sortie de crise ne pourra pas se faire en tapant sans cesse sur entreprises et entrepreneurs.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pas de sortie de crise sans les entreprises et les entrepreneurs

Publié le 23 février 2013
- A +

Un chef d’entreprise, candidat à la présidence du Medef, rappelle que la sortie de crise ne pourra pas se faire en tapant sans cesse sur entreprises et entrepreneurs.

Par Thibault Lanxade.

Encourageons la croissance plutôt que de la brider.

Pierre Moscovici considère que les conditions sont réunies pour reporter le délai du retour du déficit public de la France à 3% du PIB. Cette position me semble en décalage par rapport aux analyses européennes. Les signaux ne sont pas encore suffisants pour rassurer Bruxelles.

L’exercice est très politique certes mais il ne faut pas oublier les actes : quid de la réduction des dépenses publiques, quid des réformes structurelles, quid de l’abandon des jours de carence pour les fonctionnaires… ? Encore un effort Monsieur le Ministre !

Il faut sortir de l’ambiguïté et remettre l’entreprise au cœur de la politique économique française. C’est là l’intérêt des Français, le signal qu’attend Bruxelles.

Je regrette d’ailleurs que dans son discours, le Ministre, qui assure son attachement au dialogue social n’évoque à aucun moment la situation des entreprises et l’association de leurs organisations patronales à la définition de la politique économique nationale. Il n’y a pourtant ni croissance ni réduction du déficit public sans création de richesse et donc sans entreprises.

Le Ministre refuse que lui soit reprochée toute autosatisfaction. Les patrons le prennent aux mots : qu’un cap exigeant, à la hauteur des enjeux, soit proposé aux Français. Que ce cap engage l’État de façon plus tangible.

Il faut entendre les entrepreneurs et leur proposer des solutions pour sortir de la fiscalité et des réglementations asphyxiantes. La situation des entreprises doit être l’alpha et l’oméga de la politique économique du gouvernement.


À lire également sur Contrepoints :

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • Le gang des entrepreneurs est autant louffoque que le gouvernement. A part pleurer et faire de la délocalisation un métier d’avenir est-ce que peut encore trouver un futur entrepreneur qui n’est pas corrompu au besoin de reduire les coûts et faire de l’automatisation un mode de fonctionnement sans personnel.

    Et demain le pousse bouton ne sera plus français.

  • On se creuse la tete pour savoir si on peut revenir a un deficit de 3% du PIB. Donc, en somme, meme un objectif médiocre est un challenge pour la France. Car meme avec 3% de deficit, cela signifie que la dette continue d’augmenter de 3% par an.
    A mon avis, les entreprises n’ont pas du tout besoin de mesurettes. C’est une revolution qu’il faudrait, et pas une revolution stalinienne!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
capital cérébral
1
Sauvegarder cet article

C’est une étude de février 2022 qui reste sujet de questionnement pour les entreprises : ayant interrogé 994 employés français salariés à temps plein ou temps partiel et qui n’ont pas changé d’entreprise depuis janvier 2020, la plateforme Capterra (plateforme d’avis et de logiciels) dévoile qu’un Français sur deux considère ne pas avoir une bonne santé mentale en entreprise.

C’est sûr qu’une entreprise avec une proportion aussi importante d’employés en mauvaise santé mentale ne doit pas réussir à être au top niveau de performance.

... Poursuivre la lecture

Nous vivons une époque de très grande incertitude, où nombre de prédictions et de croyances fortement ancrées ont été brutalement démenties par les faits, notamment depuis les trois dernières années. Et pourtant nous continuons à faire des prédictions. Cela semble rationnel : nous voulons nous protéger contre les mauvaises surprises et nous préparer au pire.

Mais cette préparation au pire a un coût important.

Le pétrole et le gaz naturel dont nous dépendons pour 75 % de notre énergie s’épuisent. La production mondiale de pétrole... Poursuivre la lecture

La performance des entreprises est souvent perçue comme n’ayant aucun impact sociétal.

Elle semble ne relever que du strict domaine financier et ne concerner que ses actionnaires, et personne d’autre. Et à ce titre elle est moralement suspecte. On est content pour l’entreprise qui a de bons résultats, mais on ne voit pas trop l’intérêt et, à la limite souvent franchie dans notre pays, on soupçonne même que cette performance se fasse au détriment de la société. Pourtant, la performance des entreprises représente un enjeu sociétal majeur... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles