Elections à l’UMP : Ethique et gouvernance

Que retenir de cet extraordinaire psychodrame ces deux derniers jours à l’UMP ?

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Elections à l’UMP : Ethique et gouvernance

Publié le 21 novembre 2012
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Que retenir de cet extraordinaire psychodrame ces deux derniers jours à l’UMP ? 

Par Emmanuel Sala.

UMPQue retenir de cet extraordinaire psychodrame ces deux derniers jours à l’ump ?

D’abord constater que la fraude électorale est une réalité à laquelle est confronté tout responsable politique à l’UMP un jour ou l’autre.

Pour ma part, je l’ai été à l’occasion de l’élection du représentant de la fédération des Hauts de Seine en tant qu’élu « délégué de ville », aujourd’hui exclu de l’UMP : Patrick Devedjian était assuré d’avoir une majorité face à l’outsider, à l’époque un candidat peu connu, maire de Saint-Cloud, jusqu’à ce que le dépouillement mette en évidence le succès de l’outsider. Nous avons pu voir ainsi le ballet de procuration, toutes signées de la même main, et toutes en faveur du même candidat remettre les choses à leur place et permettre à Patrick Devedjian, une fois élu, d’annoncer qu’il confierait « des responsabilités » au maire de Saint-Cloud pour, on l’imagine, services rendus.

Tel est un peu le scénario auquel nous avons assisté par télévision interposée, ou l’UMP s’ est retrouvé avec deux papas parce que « ensemble tout est possible », aux moyens de méthodes putschistes dans un scrutin digne de certains pays bananiers, et dont le résultat acquis avec moins de cent voix d’écart est évidemment contestable, ce que n’a pas manqué de dire le candidat perdant.

Une méthode qui, à tout le moins, pose la question de la gouvernance de ce parti, et, pour répondre les termes mêmes de François Fillon, des questions « morales ».

L’occasion de rappeler que l’UMP n’a rien à envier sur ce plan au Parti Socialiste, et que chaque parti  perçoit chaque année près de 25 millions de subventions de l’Etat, c’est à dire de nos contributions, et d’appeler à cesser ce mode de financement des partis politiques.

Tout cela relèverait d’une mauvaise farce si ces questions morales n’éloignaient pas chaque jour un peu plus les électeurs du chemin qui les amènent aux urnes ; un déficit de démocratie croissant à chaque élection ou l’abstention atteint des records inégalés, le vote blanc et plus de suffrages pour tous les petits partis réunis (sans pour autant être comptabilisés dans les suffrages), sans parler des votes extrémistes qui sont autant de refuges.

La deuxième observation porte sur le silence assourdissant d’une voix libérale dans ce contexte :

On cherche en vain une motion d’inspiration libérale parmi toutes celles proposées aux militants ump.

Le courant « réformateur » anciennement animé par Hervé Novelli (battu aux dernières élections) est tout simplement aux abonnés absents.

A ce discrédit des élus des partis dits « de gouvernement », répond une impatience grandissante de ceux qui payent ou subissent l’état providence.

Une situation qui n’est pas sans rappeler le mouvement historique des « Frondeurs » que les français ont vécu au 17ème siècle, en réaction à l’autoritarisme de l’état.

Entre 1600 et 1650 les dépenses de l’état ont quintuplé, et le cardinal Mazarin demande au surintendant des finances d’élargir l’assiette de nombreux impôts, dont la « taxe des aisés » (déjà) et l’édit du tarif » (1646), l’édit du Toisé…

La Fronde est aujourd’hui d’une furieuse actualité !

J’en veux pour témoignage l’extraordinaire bestiaire auquel nous avons assisté à travers les médias sociaux que sont les pigeons, vaches, sardines…, témoignage de la vigueur des acteurs de notre société civile.

Frondeurs il est temps de se réunir !!

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  • Qu’en retenir ? Heu… Rien.
    Il n’y a guère que les consanguins de la troisième génération à croire que l’UMP est un tantinet libéral…

  • Un nouveau parti:  » La Fronde Libérale « !

    Pas mal non ?

  • Je partage vos considérations sur le déficit démocratique de cette élection, sur le discrédit de l’ensemble de la classe politique et sur la nécessité évidente d’un changement.
    Néanmoins, ouvrez un livre d’histoire de grâce. La Fronde est une réaction de « nantis ». La fronde populaire – et encore, on parle seulement des bourgeois parisiens – est très vite captée par la fronde des princes. Et ces derniers ne protestent absolument pas contre un autoritarisme étatique exacerbé ou une augmentation des impôts, ils s’indignent parce qu’ils sont exclus des affaires de l’Etat dont Richelieu, puis Mazarin ont exclu les grandes familles aristocratiques.

    A quand un libéral pour prôner un retour au mouvement Cabochien de 1413 ?

  • La seule chose à retenir, c’est que Copé est un con. Il lui suffisait d’attendre tranquillement que la COCOE proclame les résultats, au lieu de se précipiter pour le faire lui-même, et c’était tout. Par sa précipitation inutile il a lancé la polémique, sans laquelle les fraudes seraient passé totalement inaperçues, et nuit gravement à son parti (ça ne change rien pour nous qui en avions déjà une image affreuse, mais pour le quidam ça la fout sacrément mal).

    • La deuxième chose à retenir, c’est que Fillon est également un con !

      Je ne vois pas pourquoi il échapperait à l’analyse, ayant fait exactement la même chose (on a assisté toute la soirée à une surenchère des 2 candidats…)

      Tout ce cirque est lamentable…

    • La COCOE doit, encore, recompter les voix

  • Qui se soucis de l’UMP cet autre partis du socialisme?

  • Hors sujet : typo dans la description de l’auteur :  » Il et conseiller national du Parti Libéral Démocrate »

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