Russie : le maillon faible de la démocratie

Les relations russo-germaniques ne sont pas au beau fixe.

Article publié en collaboration avec l’Aleps.

Si la France peut paraître le maillon faible de la liberté économique en Europe, la Russie est certainement le maillon faible de la démocratie. Nous avons souvent dénoncé ici même les atteintes aux droits de l’homme et aux libertés publiques : manifestations interdites, censures de spectacles, arrestations massives, emprisonnement d’opposants se succèdent et semblent même s’accélérer depuis l’élection « triomphale » de Poutine à la Présidence de la République.

Il est cependant de bon ton chez certains leaders politiques de renforcer des liens personnels avec le maître du Kremlin. Ainsi Nicolas Sarkozy va-t-il rencontrer Poutine « avec un très grand plaisir ». Ainsi Barack Obama a-t-il officiellement accepté de se rendre à l’invitation d’une visite officielle à Moscou « pour faire progresser les relations bilatérales dans tous les domaines ». Diplomatie oblige…

Le ton est assez différent avec les Allemands. La Chancelière et le Président se sont rencontrés vendredi à Saint-Pétersbourg dans le cadre du « forum russo-allemand de la société civile ». La chancelière a sans doute tenu compte d’une motion votée au Bundestag qui « constate avec une grande inquiétude que depuis le retour du président Poutine, la Russie a pris des mesures réprimant et criminalisant des citoyens actifs ayant un engagement critique vis-à-vis du gouvernement. » Le Figaro (du mercredi 14 novembre) relate aussi un incident récent : pour avoir déclaré « qu’aujourd’hui la police, la justice et les législateurs misent sur l’intimidation et la répression de la société civile », l’envoyé spécial de la Chancelière, Andreas Schockenhoff, s’est vu interdire par le gouvernement russe de s’exprimer officiellement en public. La chancelière en a été « abasourdie ».

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