Réflexions philosophiques sur l’État-nation et autres gaudrioles

Dans l’ADN américain, on repère en premier lieu les gènes de la liberté. Dans les gènes françaises, sautent à la figure les gènes étatiques.
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Réflexions philosophiques sur l’État-nation et autres gaudrioles

Publié le 12 novembre 2012
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Dans l’ADN américain, on repère en premier lieu les gènes de la liberté. Dans les gènes français, sautent à la figure les gènes étatiques

Par Charles Gave.
Article publié en collaboration avec l’Institut des Libertés.

De nombreux lecteurs me reprochent de manifester un parti pris constant en faveur des États-Unis et d’être très dur avec notre « cher et vieux pays ».  Dans la pratique de tous les jours, ce n’est pas faux, mais la raison de cette préférence est profonde et tient aux principes philosophiques qui sous-tendent les organisations sociales, économiques et politiques de ces deux pays.

Les lignes qui suivent sont donc une tentative d’explication de ce qui peut apparaitre comme un préjugé de ma part.

Toute notre civilisation actuelle vient d’Europe et pendant des siècles deux idées centrales ont lentement muri, chacune dans les deux plus vieilles Nations de notre continent.

  • En France, est née l’idée de l’État-nation.
  • En Angleterre, l’idée de la Liberté individuelle.

À la fin du XVIIe et pendant tout le XVIIIe siècle, nous avons eu une effervescence intellectuelle incroyable dans ces deux pays, qui s’est traduite par trois révolutions politiques.

En Grande Bretagne, nous avons eu la « glorieuse révolution de 1689 » suivie par les révolutions américaines et  françaises à peu près un siècle après, la révolution américaine n’étant que la fille légitime de la révolution anglaise.

Les révolutions anglaises (et  donc américaines) se sont organisées autour d’un principe philosophique de base, la primauté de la liberté individuelle, antérieure et supérieure au pouvoir de l’État (John Locke, Adam Smith et tous les « pères fondateurs » des États-Unis). Dans  ces deux pays, la Liberté prime tout, l’État est un mal nécessaire qu’il convient de contraindre par la séparation des pouvoirs et des élections fréquentes. Le principe de base de l’économie est la liberté encore une fois, c’est-à-dire le marché. Le but de l’organisation sociale est que règne si possible l’égalité ex ante mais le résultat est qu’ex post de grandes différences peuvent exister entre les citoyens en fonction de la façon dont chacun a exercé sa liberté individuelle tout au long de sa vie. En termes simples, chacun accepte l’idée que la société puisse être inégale. Les idées fondamentales sont donc la liberté individuelle comme principe central, la démocratie élective la plus rapprochée possible du citoyen dans le domaine politique, le marché libre comme principe d’organisation économique, et l’acceptation de l’inégalité comme principe moral, tempéré par une pratique très forte de la charité individuelle pour ceux qui n’ont pas eu de chance.

La révolution française quant à elle s’est organisée de façon tout à fait différente, la clé de voute étant la primauté de la nation sur l’individu (guerres révolutionnaires, invention de la conscription, invention du génocide en Vendée, persécutions religieuses). Pour que la nation puisse survivre et prospérer, il faut que l’État ait prééminence sur les individus et que la liberté individuelle lui soit seconde. De ce fait, l’organisation politique tend à être technocratique et concentrée dans la capitale, les élections n’ayant guère d’importance, puisque le monde politique a été capturé par le monde technocratique, la séparation des pouvoirs plus formelle que réelle, le système économique aux ordres du système politique. Cette technocratie recherche avec ferveur l’égalité ex post, puisque toute réussite individuelle anormale est une insulte au pouvoir sans partage de la technocratie. Les principes de base sont donc la suprématie de l’État sur l’individu, la technocratie comme moyen politique, la marche « dirigé » comme outil économique et la recherche de l’égalité ex post comme principe moral, l’État se substituant à toute forme de charité individuelle.

On retrouve ces deux systèmes de pensée dans les grands Saints emblématiques que se sont choisis chacun de ces deux pays quand ils veulent raconter aux enfants  l’Histoire nationale.

  • En Grande Bretagne, les deux grands Saints sont Thomas Moore et Thomas Beckett, tous deux martyrisés par le pouvoir politique parce qu’ils soutenaient que la liberté individuelle était antérieure et supérieure à l’État.
  • En France, nous avons Jeanne d’Arc qui a rétabli l’État français en déconfiture et Saint Louis rendant la justice sous son chêne symbole puissant de l’État en majesté.

De même que les États-Unis sont l’enfant légitime de la Grande Bretagne, de même l’URSS était la fille légitime de la Révolution française, ce qui explique la coupable indulgence de toutes les élites françaises pour ce régime monstrueux et pour tous ses avatars (Cambodge, Vietnam, Cuba…).

Dans l’ADN américain, on repère en premier lieu les gènes de la liberté. Dans les gènes français, sautent à la figure les gènes étatiques. De temps en temps, l’un ou l’autre de ces deux pays s’écarte de son patrimoine génétique, mais c’est en général pour y revenir à la première difficulté

Quand le mur de Berlin est tombé, j’ai eu une grande bouffée d’espoir. J’ai pensé que nos élites allaient faire amende honorable et comprendre qu’elles avaient fait fausse route. Point du tout. Nos  élites ont décidé dans leur grande sagesse que le problème n’était pas que la technocratie ne fonctionnait pas, mais que les technocrates russes avaient été nuls et qu’il était urgent, pour contrer l’essor du pays de la liberté, de créer un autre État qui pourrait enfin s’opposer à lui, un État européen, bien technocratique et où les individus n’auraient pas plus leur mot à dire que dans la France napoléonienne.

Et en France, nous venons d’élire un gouvernement qui revient aux racines mêmes de l’exception française, prééminence de l’État, asservissement des individus (par la pression fiscale), refus du marché, recherche de l’égalité ex post. La conjonction de ces deux tentatives, toutes deux vouées à l’échec et pour les mêmes raisons va être intéressante.

La dernière phrase de mon premier livre Des Lions menés par des Ânes était la suivante :

Attachez vos ceintures. Le pilote de l’avion est fou. Il pense qu’il conduit une locomotive alors qu’il est aux commandes d’un 747.

Et voila pourquoi j’ai tendance à dire du bien des États-Unis : parce que je préfère la démocratie à la technocratie.


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  • Malheureusement les Etats-Unis ont beaucoup perdu de leur emphase sur la liberté a deux grandes reprises : la guerre civile, et la 2eme guerre-mondiale/début de la guerre froide.

    La guerre civile a changé durablement l’esprit des états unis en renforçant l’autorité du pouvoir fédéral sur les états, et Lincoln tel Jeanne d’Arc, apparait comme le Républicain qui sauve la nation de la désunion.

    La seconde guerre mondiale a animé les USA d’une fort poussée nationaliste en réaction au nazisme, puis ensuite face au communisme dans les années 1950. Et depuis les libertés individuelles et l’esprit de 1776 se font piétinés jours après jours par Washington.

  • On s’est trompé là-haut sur ma destination initiale. Moi c’est la liberté qui compte et malheureusement, la France en a de moins en moins. Elle a beau afficher son LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, il n’y a plus rien de tout ça chez nous. Il serait temps que nous reprenions notre pays en main. REFERENDUM à outrance, il n’y a que comme cela que nous redresserons la barre. Ne rien laisser de décisionnel à l’ETAT.

    • Quant aux différentes directions prises par la France et les Etats-Unis au lendemain des leur Révolution, il est plus qu’intéressant de lire de Tocqueville « De la démocratie en Amérique », qui donne le point de vue d’un Français sur l’Amérique naissante au début du XIXème siècle. Il oppose les Etats-Unis qui se sont créés « à partir de rien », alors que la République s’est bâtie sur les ruines fumantes de l’Ancien Régime.
      Vraiment très intéressant, à lire d’urgence!

  • Article intéréssant.

    Et M. Gave, après son article de juin « Pourquoi Romney va gagner » pourrait maintenant nous faire part de ses conclusions sur ce sujet.

  • L’article est un poil exagéré. Il y a eu en France de grands penseurs libéraux qui ont inspiré la révolution de 1789 qui était libérale. D’autre part les Etats-Unis sont en train de préparer leur mutation vers le modèle social-démocrate, et rappelons que la guerre d’indépendance fut contre l’impérialiste anglais. L’Angleterre est loin d’avoir été toujours libérale, notamment avant Thatcher, et depuis la période Blair-Brown les choses empirent.

    • Les USA sont déjà une « social-démocratie », et ce depuis le New Deal. Pour des raisons historique on appelle cela autrement, mais fondamentalement c’est une économie mixte, réglementée, redistributive etc. La Social Security, Medicare, Medicaid… tout cela et bien d’autres choses encore ne date pas d’hier.

      Après il y a bien sur une différence de degré et de culture, mais pas de quoi pavoiser pour les américains (ou pour nous d’ailleurs).

  • Defendre les cains cains, les défenseurs de la liberté a travers le monde, au Vietnam, au Laos ou en Irak… non merci. la France subit deja un énorme handicap, cette soumission au mondialisme anglo saxon et européen qui nous a conduit a accueillir autant d’immigres en 50 ans qu’en plus de 2000 ans avec toutes les consequences que cela peut avoir. Monsieur Gave parle des Etats Unis tout en regardant vers l’Asie (et la Chine communiste oui Monsieur), voila le vrai probleme français, ne jamais voir les choses en face et se derober derriere des faux problemes. Et puis comparer Jeanne d’Arc à Thomas Moore ….

  • Cher monsieur Gave, c’est toujours un plaisir que de vous lire mais en tant qu’historien je dois contester votre diagnostic : la révolution anglaise fut exactement la même que la française et les excès de la première révolution anglaise, celle de 1641 (qui s’est déroulée exactement de la même manière que la notre de 1789, 1688 faisant ensuite écho à 1830 chez nous) n’ont rien à envier à notre Révolution.
    Vous évoquez « guerres révolutionnaires, invention de la conscription, invention du génocide en Vendée, persécutions religieuses ».
    Mais la révolution de 1641 ce fut la guerre civile, la guerre contre les écossais, un véritable génocide en Irlande catholique par Cromwell (environ 200 000 morts civils, soit autant que pour la Vendée), les persécutions religieuses…
    Bref aucune différence de ce côté.

    La seule grande différence entre la France et l’Angleterre ce fut le refus de la monarchie de Juillet d’étendre le corps électoral en 1848, ce qui donna aux républicains-socialistes l’occasion de s’approprier l’idée de démocratie en faisant une révolution.

  • alain schneeberger
    13 novembre 2012 at 0 h 10 min

    Je ne crois pas un instant à ces fadaises à la mode: une France qui, déjà avec Napoléon, avait inventé l’état interventionniste, voire totalitaire, et une Angleterre gentiment démocratique et libérale, transmettant ses gènes à sa fille, les Etats-Unis. Historiquement, c’est de la foutaise.
    Au 19ème siècle et jusqu’en 1939, aucun pays, je dis bien aucun, n’était aussi libéral que la France sur le plan économique et social. Ce n’est que dans les années trente que la France a légiféré en droit social en appliquant, d’ailleurs timidement, des législations (comme les conventions collectives, l’assurance maladie) que les autres pays industriels connaissait depuis 30 à 50 ans. La première entreprise nationalisée fut la SNCF en 1937. La radio était privée; c’est Vichy qui l’a étatisé.
    Certes, la France était très centralisée sur le plan administratif, mais l’état ne s’occupait absolument pas d’économie, sauf, hélas, dans le domaine des droits de douanes.
    Quant à l’Angleterre, ce n’est pas l’ancêtre de la démocratie. Ce n’est qu’en 1910 que le suffrage universel masculin y a été institué. Le droit pénal anglais était également très rétrograde jusqu’aux années 60 (exemple: la tentative de suicide était considéré comme un crime jusqu’en 1961). Et ne parlons pas du sort de l’Irlande !
    C’est à la libération que l’étatisme français a envahi le domaine de l’économie. C’est comme ça.

    • Petite parenthèse :

      Des royalistes pensent tout à fait sérieusement que le meilleur système pour la France serait le retour à la monarchie.

      La monarchie peut-être vu comme le système américain finalement :

      – Un sommet de l’Etat, le Roi, qui garantit la Constitution, qui garantit la souveraineté du peuple, ses libertés et sa sécurité avant toute chose. Vision de l’Etat Gendarme & Protecteur plutôt que Providence/Nounou qu’est la République, vision libérale avec la Constitution comme socle des libertés et rôle de l’Etat limité.
      +
      – Fédéralisme régionale : des régions beaucoup plus autonomes politiquement et économiquement, libéralisme économique beaucoup plus grand dans le pays.

      A y réfléchir, je me dis que les libéraux-conservateurs, un peu comme les républicains américains finalement, devrait sérieusement y penser. Une monarchie constitutionnelle pourrait bien être le seul vrai système qui puisse 1) rassurer les français au niveau sociétal et identitaire dans la mondialisation et faire rayonner a nouveau la France. 2) mettre en place un vrai libéralisme et une décentralisation pour être plus libre et prospère.

      Farfelue eu premier abord mais pas tant que ça.. Les libéraux-conservateurs de la tradition orleaniste sont présents dans toute la droite, acquis à la République seulement depuis la libération en 45 (avant ça la Monarchie n’était pas du tout rangé au placard et certains encore aujourd’hui crois à son retour dur comme fer). 20% des français en 2011 se disait près a voter pour un candidat royaliste, sondage paru dans le Parisien ou le Figaro je ne sais plus.

    • @alain schneeberger
      L’Etat français s’occupait encore peu (même si ça se discute) de l’économie avant 1939 parce qu’il était tout occupé à diriger l’économie des colonies qui avaient besoin d’une armée de fonctionnaires et d’administrateurs.

      La mentalité dirigiste et bureaucratique des français a toujours été là, je ne vois comment on peut raisonnablement le nier, il n’y a qu’à voir l’impossibilité qu’on a à décentraliser et à dégraisser la fonction publique.

      • alain schneeberger
        13 novembre 2012 at 18 h 25 min

        Il y avait 500 000 fonctionnaires vers 1900, soit dix fois moins qu’aujourd’hui. Beaucoup étaient d’ailleurs des militaires. L’impôt direct représentait 1 à 4 % du revenu d’un ménage de la moyenne bourgeoisie (ça fait rêver, non ?). A tel point qu’il a été prouvé que le budget charité d’une famille bourgeoise était supérieur à son budget impôt. Je ne crois pas que les français aient une mentalité bureaucratique inscrite dans leurs gènes.
        Jusqu’en 1939, la France était le type même de l’état libéral, fort sur les questions régaliennes (armée, justice, ordre public) et qui, pour le reste, laisse la société en paix. La déclaration des droits de l’homme était le texte de référence de cette société. Il n’y a pas plus libéral comme idéal que ce texte. C’est peut-être pourquoi, il n’est plus guère cité.
        Les dérives vers l’état obèse et omniprésent sont un phénomène de l’après-guerre que nos ancêtres n’auraient pas supporté. Tous les pays l’ont connu, la Grande-Bretagne autant que nous jusqu’à Thatcher. Mais nous avons un personnel politique de droite particulièrement peureux et aussi soucieux que celui de gauche de ne pas compromettre sa part de marché politique.
        De nos jours, ce qui font le plus fort en matière de bétises bureaucratiques, ce sont les Américains.

  • C’est limpide et fort bien analysé.
    Une remarque cependant, quand vous écrivez « l’égalité ex post comme principe moral ».
    Le problème est qu’il n’y a rien de moral de ce côté-là. Toute égalité ex post est totalement immorale, puisque pour l’obtenir, il faut exercer une contrainte qui viole la liberté individuelle de celui qui a atteint un certain degré (peu importe de quoi) supérieur à un celui d’un autre. Si ce degré a été atteint, c’est que cet individu souhaitait l’atteindre (sinon il est irresponsable). C’est donc aller contre sa liberté que de le « rabaisser » pour le rendre équivalent à un quelconque autre degré. Donc cet « abaissement » est immoral. À moins de refuser la liberté à cet individu…
    Par ailleurs, nous savons tous que le principe d’égalité ex post est totalement illusoire: deux personnes ayant suivi la même formation scolaire initiale, n’obtiendront que rarement les mêmes diplômes et surtout jamais les mêmes rémunérations dans leurs emplois. Que fait-on alors si on veut appliquer ledit principe?
    C’est d’ailleurs l’exemple que nous donnent tous nos énarques, moulés dans le même veston technocratique. Je suis certain que pas deux d’entre eux n’obtiennent les mêmes rétributions.
    Et par dessus tout, comment une abstraction telle que l’État pourrait être source de morale? Ceux qui se servent d’une telle abstraction comme référence absolue de l’action se doivent agir selon la morale, comme tout être humain. Mais l’expérience nous montre chaque jour le contraire, car, pour eux, l’individu est sous la tutelle d’une abstraction transcendante, l’État, ce qui leur permet de se débarasser immédiatement des principes moraux auxquels tout individu est astreint. N’invoque-t-on pas la « raison d’État »?

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