« Green New Deal » : le rêve écolo d’Obama

Quel est le programme du Green Party à l’élection présidentielle américaine, programme qui pourrait bien influencer la politique énergétique d’Obama ?

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Jill Stein, candidate à la présidentielle américaine pour le Green Party.

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« Green New Deal » : le rêve écolo d’Obama

Publié le 6 novembre 2012
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Quel est le programme du Green Party à l’élection présidentielle américaine, programme qui pourrait bien influencer la politique énergétique d’Obama ?

Par Robert Bradley Jr. de MasterResource, depuis les États-Unis.

Jill Stein, candidate à la présidentielle américaine pour le Green Party.

« En tant que premier président du parti écologique de notre pays, mon mandat ne sera pas uniquement basé sur « la création d’emploi ». L’objectif de mon mandat, si je suis élu, sera de mettre fin au chômage de masse grâce à une « nouvelle donne écologique » qui permettra la création de 25 millions d’emplois via des programmes de travaux publics directs et d’assistance aux coopératives et aux affaires communautaires. » – Jill Stein, USA Today, 4 October 2012.

La semaine dernière, le point de vue énergétique du candidat à la présidentielle du parti Libertarien Gary Johnson était présenté chez MasterResource. Un ticket républicain Romney/Ryan aurait pris à cœur l’approche marché-libre fondamentale de Johnson au profit des consommateurs, des contribuables et de l’économie en général.

Et il y a le Green Party, dont l’approche planificatrice envers l’énergie et l’environnement est tapie dans le cœur et l’esprit du conseiller scientifique d’Obama John Holdren et, sans aucun doute, au cœur de son administration aussi.

La candidate à la présidentielle du Green Party, Jill Stein, sera candidate dans les 40 États, soit l’équivalent de 85% du scrutin national pour ce jour d’élection. Elle se situe loin derrière le libertarien – un signe favorable en ces temps troublés.

Stein décrit cette « nouvelle donne écologique » comme le « point central de la campagne. » Elle explique :

Le Green New Deal donnera aussi bien la priorité aux emplois dans l’économie verte que ceux répondant aux besoins sociaux. En d’autres termes, ce programme a pour but de soutenir les communautés à devenir durables, tant sur le plan écologique que social et économique. L’argent serait distribué proportionnellement aux taux de chômage. Il serait apporté à ces communautés ayant des besoins, en proportion de ces besoins.

Le programme souligne cette destination « verte » :

Une série d’objectifs difficiles mais réalisables devrait être réalisée, avec pour but ultime une libération totale de cette dépendance aux combustibles fossiles d’ici à 2050. Le gouvernement fédéral devrait mener ce projet en mettant en place des objectifs pour les installations fédérales. La réalisation d’objectifs annuels serait objet de célébrations publiques.

Les « éléments clés pour une transition énergétique » sont :

Investissement : d’énorme montants en capital d’investissement seront nécessaires afin d’effectuer la transition énergétique, bien plus que les 150 milliards de dollars annoncés pour les énergies renouvelables sur 10 ans, et doivent désormais venir du gouvernement.

Coordination : La transition énergétique sera complexe et globale, et ses différentes stratégies auront des impacts mutuels. Par exemple, les efforts déployés afin de rediriger les véhicules des autoroutes vers les services ferroviaires devront se faire en coordination avec les usines, les fermiers, les fournisseurs et les employeurs. Un Service de Transition de l’Énergie fédéral sera en charge d’enregistrer et gérer les transitions.

Éducation : Les centres universitaires doivent préparer les futurs travailleurs aux nouvelles opportunités d’embauche, e.g. la production de biens de consommation durable, l’installation d’énergie renouvelable, la reconstruction des réseaux, l’extension des voies ferroviaires, la construction de transports publics, et le rééquipement des foyers en énergie. Les programmes d’école primaire devraient inclure des sessions jardinage dans toutes les écoles et mettre l’accent sur la conservation énergétique.

La « lutte collective » nécessite un assentiment général et une « volonté de sacrifice » de la part de tous les segments de la société. Le programme énonce :

Nos dirigeants doivent instiller au sein de notre nation un sens de lutte collective et de long périple vers un but clair. Le succès d’un tel projet exige un consensus de la part du public à chaque niveau de chaque étape, comprenant l’usage d’un langage et d’images afin de continuellement souligner l’enjeu, promouvoir un état d’esprit de coopération et de volonté de sacrifice.

Les dirigeants d’entreprises, agences de communication et même Hollywood doivent être enrôlés, un qui pro quo entre des subventions publiques et les banques et corporations. Les initiatives populaires telles que les migrations vers des Villes Transitions, pourraient mener vers des efforts communautaires volontaires. Un programme sophistiqué, interactif, sur le web inspirerait des actions et fournirait des informations et des ressources. Le contribuable aurait un accès total aux centrales électriques produisant son électricité.

Si le paragraphe ci-dessus semble être une Route verte de la Servitude, c’est parce qu’elle l’est.

On pourrait également évoquer la Liberté Orwellienne des points énergétiques et climatiques du programme du Green Party.

Peu importe lequel des deux grands partis politiques contrôlera les trois branches du gouvernement, le RÊVE VERT restera à l’ordre du jour pour certains et un cauchemar pour le reste d’entre nous.

—-
Sur le web.
Traduction : Virginie Ngo

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  • Les médias français ne cessent de nous dire que grâce à la gauche en France, et grâce à Obama aux US, le monde se porte mieux. Regarder comme l’économie va mieux, comme les arbres sont plus verts, comme les oiseaux ont l’air heureux. Rien à voir lorsque les deux pays sont gouvernés par des réactionnaires fascistes de l’UMP ou du parti républicains. Et oui, on faut bien voir la vie en rose. Non mais !

  • ça y est, les USA nous ont enfin dépassé… dans la connerie.

  • Avec la ré-election d’Obama vous l’avez bien profond, vous qui avez soutenu le républicain Mitt Romney depuis 1 an ou (sur la fin de campagne) un libéral parmi les autres « guignols » qui étaient également candidats.
    Vous pensiez que les Etats-unis allaient rejeter le système de santé initié par Obama. Il n’en est rien.
    Les Americains s’aperçoivent que les systèmes de santé privés…ça ne marche pas et ils ont bien raison de le dire et de ne pas se laisser enfumer par les arguments des ultra-liberaux

    • turnover, Romney n’a jamais été un libéral, et vous, vous êtes un abruti.

    • Quelle élégance dans le langage !

      Une précision : le système de santé auquel vous faites allusion est en fait une idée de Romney, mise en place dans son État, et reprise par Obama au plan national !!!!!

      Vous aussi, vous le faites exprès, ou…???

      • Trés peu de libéraux ont soutenu Romney. Ceux qui l’on fait on manqué de cohérence politique. Si vous prenez la peine de lire les articles de ce journal avec attention, vous vous rendrez compte que Contrepoints a soutenu tour à tour Ron Paul, puis Gary Johnson.

        Romney, et sa clique néoconservatrice, ne nous a jamais enthousiasmés, loin de là. Il est aisé de le comprendre, à moins que vous ne fassiez exprès?

  • Un peu étonné de la qualité des invectives… Pour les raisonnements c’est par contre un peu léger. Je me demande comment des gens capables de telles diatribes sans autre fondement que leurs croyances et biais cognitifs peuvent croire à ce qu’ils disent, quand c’est simplement contredit par les faits. Mais je crois que pour eux les faits n’existent pas. Ou en tout cas, ne devraient pas exister. Plus je les lis ou les écoute, plus j’ai l’impression de gens qui sont perdus au point de ne plus accepter de percevoir la réalité pour ce qu’elle est une fois qu’ils ont choisi leur vocation. Leur investissement émotionnel est tel qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière sans cesser d’exister. C’est dangereux. Ces gens sont dangereux: ce sont les petites mains de tous les totalitarismes. Ils oscillent en permanence entre leur haine d’eux-mêmes et celle des autres. D’eux-mêmes car ils savent leur compromission morale, des autres parce qu’ils la savent aussi mais s’en sont abstenus pour eux-mêmes. Ces alter-égaux (si on peut dire en jouant sur les mots) sont à détruire ou compromettre car ils sont le vivant rappel de qui on a été ou qu’on aurait pu être. La dignité leur devient insoutenable, la vérité aussi. Je crois que se trouve malheureusement là une des pulsions fondamentales de tout socialisme.

  • @ tous les gugus qui viennent sur ce site : et oui, on y est pour rien si les socialistes, d’après de sérieuses études scientifiques, sont plus intelligents que les gens qui se catégorisent comme libéraux ou de droite, ces derniers étant des déficients mentaux !

    • Cette fois, j’ai la réponse à ma question…

      Vous ne le faites pas exprès !

    • 1) Les libéraux ne sont pas « de droite »
      2) Je ne trouve pas spécialement intelligent de vénérer une doctrine fondée strictement sur la jalousie, la division et le rejet du libre choix.
      3) Par contre, j’apprécie beaucoup qu’on mentionne de sérieuses études scientifiques qui prouvent la déficiance mentale d’une catégorie de personnes. C’est bien d’assumer son National-Socialisme.
      4) Merci de nous avoir traités de « gugus », ça m’a bien fait marré venant de vous.

  •  » le névrotique pense en termes de sujet; le psychotique pense en termes d’espèce »

    « les paranoïaques, grands calculateurs de l’Univers, assurent ainsi leur sentiment d’individualité, au détriment de la grande masse des sujets qui vont ainsi chercher dans des activités de groupe l’illusion d’un sentiment de vie qui leur est retiré »

    Toute pensée en terme d’espèce, de collectif, de sacrifice individuel au profit du « tout » , de l’espèce etc.. n’est ni de droite ni de gauche: elle est simplement le fait de malades mentaux..;souvent dotés d’importants pouvoirs institutionnels.

    Cessez ( avec mention spéciale pour Marc) de vénérer des idoles, que celles-ci soient des « icônes » politiques, médiatique, scientifiques, religieuses ou que sais-je encore, ou des « idées » ou « messages » auto dotés d’une aura universaliste.

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