« Green New Deal » : le rêve écolo d’Obama

Jill Stein, candidate à la présidentielle américaine pour le Green Party.

Quel est le programme du Green Party à l’élection présidentielle américaine, programme qui pourrait bien influencer la politique énergétique d’Obama ?

Quel est le programme du Green Party à l’élection présidentielle américaine, programme qui pourrait bien influencer la politique énergétique d’Obama ?

Par Robert Bradley Jr. de MasterResource, depuis les États-Unis.

Jill Stein, candidate à la présidentielle américaine pour le Green Party.

« En tant que premier président du parti écologique de notre pays, mon mandat ne sera pas uniquement basé sur « la création d’emploi ». L’objectif de mon mandat, si je suis élu, sera de mettre fin au chômage de masse grâce à une « nouvelle donne écologique » qui permettra la création de 25 millions d’emplois via des programmes de travaux publics directs et d’assistance aux coopératives et aux affaires communautaires. » – Jill Stein, USA Today, 4 October 2012.

La semaine dernière, le point de vue énergétique du candidat à la présidentielle du parti Libertarien Gary Johnson était présenté chez MasterResource. Un ticket républicain Romney/Ryan aurait pris à cœur l’approche marché-libre fondamentale de Johnson au profit des consommateurs, des contribuables et de l’économie en général.

Et il y a le Green Party, dont l’approche planificatrice envers l’énergie et l’environnement est tapie dans le cœur et l’esprit du conseiller scientifique d’Obama John Holdren et, sans aucun doute, au cœur de son administration aussi.

La candidate à la présidentielle du Green Party, Jill Stein, sera candidate dans les 40 États, soit l’équivalent de 85% du scrutin national pour ce jour d’élection. Elle se situe loin derrière le libertarien – un signe favorable en ces temps troublés.

Stein décrit cette « nouvelle donne écologique » comme le « point central de la campagne. » Elle explique :

Le Green New Deal donnera aussi bien la priorité aux emplois dans l’économie verte que ceux répondant aux besoins sociaux. En d’autres termes, ce programme a pour but de soutenir les communautés à devenir durables, tant sur le plan écologique que social et économique. L’argent serait distribué proportionnellement aux taux de chômage. Il serait apporté à ces communautés ayant des besoins, en proportion de ces besoins.

Le programme souligne cette destination « verte » :

Une série d’objectifs difficiles mais réalisables devrait être réalisée, avec pour but ultime une libération totale de cette dépendance aux combustibles fossiles d’ici à 2050. Le gouvernement fédéral devrait mener ce projet en mettant en place des objectifs pour les installations fédérales. La réalisation d’objectifs annuels serait objet de célébrations publiques.

Les « éléments clés pour une transition énergétique » sont :

Investissement : d’énorme montants en capital d’investissement seront nécessaires afin d’effectuer la transition énergétique, bien plus que les 150 milliards de dollars annoncés pour les énergies renouvelables sur 10 ans, et doivent désormais venir du gouvernement.

Coordination : La transition énergétique sera complexe et globale, et ses différentes stratégies auront des impacts mutuels. Par exemple, les efforts déployés afin de rediriger les véhicules des autoroutes vers les services ferroviaires devront se faire en coordination avec les usines, les fermiers, les fournisseurs et les employeurs. Un Service de Transition de l’Énergie fédéral sera en charge d’enregistrer et gérer les transitions.

Éducation : Les centres universitaires doivent préparer les futurs travailleurs aux nouvelles opportunités d’embauche, e.g. la production de biens de consommation durable, l’installation d’énergie renouvelable, la reconstruction des réseaux, l’extension des voies ferroviaires, la construction de transports publics, et le rééquipement des foyers en énergie. Les programmes d’école primaire devraient inclure des sessions jardinage dans toutes les écoles et mettre l’accent sur la conservation énergétique.

La « lutte collective » nécessite un assentiment général et une « volonté de sacrifice » de la part de tous les segments de la société. Le programme énonce :

Nos dirigeants doivent instiller au sein de notre nation un sens de lutte collective et de long périple vers un but clair. Le succès d’un tel projet exige un consensus de la part du public à chaque niveau de chaque étape, comprenant l’usage d’un langage et d’images afin de continuellement souligner l’enjeu, promouvoir un état d’esprit de coopération et de volonté de sacrifice.

Les dirigeants d’entreprises, agences de communication et même Hollywood doivent être enrôlés, un qui pro quo entre des subventions publiques et les banques et corporations. Les initiatives populaires telles que les migrations vers des Villes Transitions, pourraient mener vers des efforts communautaires volontaires. Un programme sophistiqué, interactif, sur le web inspirerait des actions et fournirait des informations et des ressources. Le contribuable aurait un accès total aux centrales électriques produisant son électricité.

Si le paragraphe ci-dessus semble être une Route verte de la Servitude, c’est parce qu’elle l’est.

On pourrait également évoquer la Liberté Orwellienne des points énergétiques et climatiques du programme du Green Party.

Peu importe lequel des deux grands partis politiques contrôlera les trois branches du gouvernement, le RÊVE VERT restera à l’ordre du jour pour certains et un cauchemar pour le reste d’entre nous.

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Sur le web.
Traduction : Virginie Ngo