Étude économique de l’Estonie 2012

L’Estonie doit se réformer pour éviter de connaître des alternances d'expansion et de récession.
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Étude économique de l’Estonie 2012

Publié le 5 octobre 2012
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L’Estonie a enregistré une reprise marquée après la crise économique mondiale, mais depuis, la croissance y a ralenti, mettant en lumière la nécessité de poursuivre des réformes propres à réduire les expositions aux chocs externes et à empêcher l’avènement de futurs cycles d’expansion/récession.

La dernière Étude économique de l’Estonie publiée par l’OCDE relève la résilience de l’Estonie dans un contexte pourtant marqué par une poursuite du ralentissement dans toute l’Europe. Selon les prévisions de l’OCDE, sa croissance économique devrait s’établir aux alentours de 2,2 % cette année et atteindre 3,6 % en 2013.

Au cours de la dernière décennie, l’Estonie a enregistré l’un des taux de croissance à moyen terme les plus élevés de l’OCDE, qui s’est accompagné d’une amélioration rapide des niveaux de vie. Selon le secrétaire général de l’OCDE, c’est en période d’embellie qu’il faut se préparer à affronter les orages futurs, c’est pourquoi l’Estonie devrait commencer dès aujourd’hui à mettre en œuvre des réformes qui la rendront encore plus résiliente à des chocs futurs. Il est indispensable d’atténuer la volatilité considérable qu’a connue l’Estonie pour lui garantir croissance durable et bien-être à long terme.

L’OCDE a identifié trois axes prioritaires d’action future

Premièrement, une supervision plus efficace des marchés financiers aiderait l’Estonie à éviter les cycles de crédit excessifs induits par les prêts de source étrangère. Si la réglementation microprudentielle des marchés financiers est bien établie, les instruments macroprudentiels existants se sont révélés insuffisants lors du développement du récent cycle d’expansion/récession. La coopération transfrontière en matière de réglementation du secteur financier doit être encore renforcée, en particulier parce que l’Estonie est très étroitement intégrée dans le marché bancaire de la région nordique. Au sein de ces cadres de coopération, il serait important d’étudier quelle est la meilleure façon de concevoir et de mettre en œuvre des outils macroprudentiels, tels que des matelas de fonds propres contracycliques, pour garantir la stabilité de l’économie estonienne .

Deuxièmement, la politique budgétaire devrait aussi constituer une ligne de défense solide contre les alternances d’expansion et de récession, selon l’OCDE, qui relève que des plafonds de dépenses pourraient être mis en place pour contenir les hausses des dépenses publiques en période de surchauffe. Un tel plafonnement limiterait les dépenses excessives pendant les années d’expansion, mais permettrait aussi aux stabilisateurs automatiques de jouer (principalement du côté de la fiscalité) en cas de récession. La constitution prévue d’une institution budgétaire indépendante apparaît comme un pas en avant significatif, mais l’OCDE souligne que de telles institutions doivent avoir un mandat clair, disposer de capitaux suffisants et être véritablement indépendantes.

La troisième priorité consisterait à améliorer l’efficacité des politiques en matière de protection sociale, de marché du travail et d’éducation, pour aider les plus vulnérables et s’attaquer au problème du chômage et de l’inadéquation des compétences, en particulier chez les jeunes qui ont été durement éprouvés par la crise. L’adoption de politiques mieux ciblées, davantage orientées sur l’activation, conjuguées à mesures propres à favoriser l’apprentissage tout au long de la vie, contribueront à promouvoir une croissance à long terme plus durable et plus inclusive.

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  • Voila un article bien interventioniste sur Contrepoints! Lutter contre les cycles naturels de l’economie, en utilisant la supervision des marches et la politique budgetaire?

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