Biodiversité : la chimère ruineuse

Les serviteurs de la chimérique biodiversité sont les ennemis objectifs de la nature puisqu’ils veulent l’asservir à leur propre pouvoir, tout en empêchant les autres de s’en occuper.

Les serviteurs de la chimérique biodiversité sont les ennemis objectifs de la nature puisqu’ils veulent l’asservir à leur propre pouvoir, tout en empêchant les autres de s’en occuper.

Un billet d’humeur de Michel de Poncins.

La biodiversité avec son corollaire la protection des espèces prétendument menacées s’est raffinée de sommets en sommets et de traités en traités. Il est déclaré officiellement que l’on recherche un accord sur une Europe durable pour un monde meilleur (sic). Cette quête a conduit selon l’usage à la naissance d’un monstre « bourreaucratique » avec de luxueux camarades à la tête : la « plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques » qui sera probablement nommé IPBES.

Les loups se manifestent de nouveau. Réapparue il y a vingt ans, cette espèce ultra protégée au nom de la biodiversité, fragilise l’élevage de montagne. En 2011, 649 brebis ont été dévorées ; les loups arrivent à attraper les bêtes même lorsqu’elles sont rassemblées pour la nuit dans des enclos électrifiés.

Pour le moment, il n’y a pas eu de bergers dévorés. On nous pardonnera de préférer les bergers et leur activité productive aux loups. Nous n’avons aucune admiration pour la secte des écolos, espèce très protégée. Néanmoins nous déplorerions la perte de l’un d’entre eux, s’il était dévoré, victime ainsi des ses propres contradictions.

En Australie vit le manchot pygmée le plus petit au monde qui mesure 25 cm et pèse un kilo. Des otaries à fourrure sont introduites et commencent à croquer les tendres manchots. Les cavaliers de la biodiversité, qui ruinent les Australiens, via la fiscalité, n’y comprennent rien et ont bobo à la tête.

Le chantier de la LGV Tours-Bordeaux est arrêté pour deux mois car une nouvelle race de tritons a été découverte sur le tracé. Tant pis pour les 200 chômeurs que Vinci voulait embaucher juste à ce moment-là… Un bon économiste montrerait facilement le lien entre la biodiversité obligatoire et le chômage.

Le 9 mars 2012, on nous parlait d’un « drame » en Polynésie au sujet des tortues. Les « vilains » habitants braconnent les tortues dont ils raffolent et qui font la fortune des restaurants. Cette pêche est une tradition séculaire. Six mois de  prison menacent désormais les honnêtes pêcheurs dont le seul tort est de gagner leur vie en faisant la joie de leurs clients.

La secte se prend pour Dieu et rien ne lui est impossible. En France et ailleurs existent des personnes payées pour compter les oiseaux. C’est un travail fort sympathique qui se passe dans la nature et évite de s’ennuyer dans un bureau. Ce dénombrement est très compliqué : pour compter l’impossible, il faut du matériel et des consultants qui travaillent à la méthode. Une fois le matériel créé et la méthode bâtie, des formateurs interviennent : que de marchés juteux !

L’inventaire impossible

La liste des espèces protégées est impossible à faire, tant les textes sont nombreux, touffus et influencés par des accords internationaux. Cette liste augmente sans cesse, au hasard des appétits des uns et des autres.

L’arme de la terreur est manipulée sans vergogne. Les dauphins du Mékong meurent. En 2050 les requins auront disparu. Les albatros, splendides oiseaux océaniques dont l’envergure peut atteindre jusqu’à 3,50 mètres, sont très menacés. Tous les experts annoncent que la population mondiale du tigre a chuté de 95%, seuls 4000 spécimens résistants vivent encore dans la nature.

L’impossibilité de l’objectif éclate aux yeux. Faut-il reconstituer les espèces telles qu’elles étaient en 1900 ? C’est une histoire incertaine. Faut-il protéger les espèces telles qu’elles sont en mars 2012 ? Faut-il protéger la totalité des espèces ? Nous nous trouvons devant une tâche illimitée, car le Créateur a disposé des centaines de millions d’espèces. Nous n’en connaissons qu’une toute petite partie. Le début de l’exploration des abysses sous-marins nous découvre par exemple des horizons infinis.

La ruine pour tous

Les immenses sommes d’argent dérobées par la force fiscale aux peuples, en vue de financer ce cirque mondialiste, engendrent de la pauvreté par une succession de mécanismes bien connus. S’y ajoutent des dégâts collatéraux pour faire plaisir à des membres de la secte plus actifs que d’autres.

Puis arrive l’effet habituellement destructeur des réglementations publiques, Natura 2000 par exemple qui depuis 1992 établit partout des zones rurales où aucune activité n’est autorisée, sauf accord des « bourreaucrates » de Bruxelles. Le prétexte est de défendre précisément cette biodiversité.

La France a proposé 800 zones représentant 5% du territoire.

Où est l’issue ?

Pour échapper à la ruine, il faudrait reconnaître et diffuser sans cesse que l’homme n’est pas capable de diriger les espèces, il doit simplement, dans le cadre de sa raison, voisiner avec ces espèces telles qu’elles sont, tout en en tirant d’ailleurs le meilleur parti.

Le libre jeu du droit de propriété et son corollaire la liberté des contrats apportent une solution. Elle doit s’accompagner de la dénonciation de certains traités internationaux. Ceux qui aiment particulièrement les chauves-souris ou les tigres, ou les vipères peuvent très bien s’organiser à leur propre échelle dans le cadre du droit naturel et sans nuire aux autres. De même les plus grands et plus beaux animaux peuvent être exploités librement avec parfois la création de fonds d’investissements.

Il est important en terminant de constater que la quasi-totalité de la population aime la nature et peut fort bien s’en occuper dans la liberté et la variété des situations. Seuls les serviteurs de la chimère peuvent être considérés comme des ennemis objectifs de la nature puisqu’ils veulent l’asservir à leur propre pouvoir, tout en empêchant les autres de s’en occuper.