La désastreuse perversité des régulateurs bancaires

On dénonce la dérégulation de la finance comme étant la cause majeure de la crise financière, et impute aux banques la responsabilité de ce phénomène. Il s’agit là d’une double tromperie aux désastreuses conséquences, qui occulte la responsabilité des régulateurs bancaires.

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La désastreuse perversité des régulateurs bancaires

Publié le 19 septembre 2012
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On dénonce la dérégulation de la finance comme étant la cause majeure de la crise financière, et impute aux banques la responsabilité de ce phénomène. Il s’agit là d’une double tromperie aux désastreuses conséquences, qui occulte la responsabilité des régulateurs bancaires.

Par Alain Gauvin (*).

Article paru sur Le Cercle Les Echos, extraits.

L’opinion publique, stimulée, pour ne pas dire hystérisée par d’impuissants pouvoirs publics, dénonce la dérégulation de la finance comme étant la cause majeure de la crise financière, et impute aux banques la responsabilité de ce phénomène. Il s’agit là d’une double tromperie aux désastreuses conséquences.

Tromperie car la banque est l’activité la plus réglementée qui soit. Connaît-on beaucoup d’entreprises dont l’activité est soumise à l’agrément et au contrôle permanent de l’administration ? Agrément dont l’octroi est subordonné à l’honorabilité des dirigeants, à l’élaboration d’un solide « business plan » contribuant à l’intérêt général et à des contraintes en fonds propres dont l’objet supposé n’est pas seulement de protéger les créanciers, mais aussi la place bancaire tout entière, donc l’économie du pays et, en définitive, la société.

Tromperie, car c’est encore mentir que de soutenir que rien n’a été fait depuis cinq ans alors que des mesures réglementaires ont bien été prises. De fait, le problème n’est pas l’immobilisme réglementaire, mais l’inadéquation des réformes prises, leur empilement irréfléchi, leur inefficacité, pis, leur perversité.

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(*)Avocat associé Lefèvre Pelletier & associés

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