Lettre ouverte au Président de la République

Résoudre la crise que traverse le pays n’est possible qu’en redessinant le périmètre de l’État. Cela a déjà été fait avec succès dans un contexte plus difficile dans des pays comparables à la France.

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Lettre ouverte au Président de la République

Publié le 18 septembre 2012
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Résoudre la crise que traverse le pays n’est possible qu’en redessinant le périmètre de l’État. Cela a déjà été fait avec succès dans un contexte plus difficile dans des pays comparables à la France.

Par Alex Korbel.

Monsieur le Président,

Les français sont pessimistes concernant le futur du pays sous votre présidence.

Vous avez fait campagne en promettant le changement. Il est temps de dévoiler aux Français et aux créditeurs de l’État le plan de réformes structurelles qui transformeront la France en rompant avec les politiques du passé et qui rendront aux pays son rôle de modèle en Europe et dans le monde.

La France est écrasée sous une montagne de dette publique, une perte de compétitivité et une société de défiance.

Après l’étude de 107 plans gouvernementaux visant à réduire la dette publique dans 21 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) entre 1970 et 2007, il apparaît que la seule façon de stabiliser les finances publiques à long terme reste de diminuer les dépenses de l’État d’au moins deux points de PIB, de réduire le niveau des prélèvements obligatoires d’au moins un demi-point de PIB et de laisser s’exprimer le dynamisme de la société.

Les réformes ci-dessous ont été réalisées avec succès par des gouvernements de centre-gauche en Nouvelle-Zélande dans les années 1980 et en Suède dans les années 1990.

Un plan de réformes structurelles en trois volets…

Pour réussir économiquement et politiquement, comme l’ont fait la Nouvelle-Zélande et la Suède, voici quelques pistes à suivre pour le gouvernement.

Rompant avec la politique macroéconomique défectueuse du passé, il mettra en place un plafonnement des dépenses nominales de l’État, l’obligation d’équilibre budgétaire pour les collectivités territoriales et une réduction des prélèvements obligatoires (abaissement du taux marginal de l’impôt sur le revenu, élargissement de l’assiette fiscale et instauration d’une fiscalité plus uniforme sur les capitaux). Ces engagements crédibles seront immédiatement récompensés par les investisseurs sous la forme de taux d’intérêt qui éviteront de monter.

La deuxième étape consiste à métamorphoser le marché du travail. Un accord doit être trouvé avec les syndicats de l’industrie visant à limiter les augmentations de salaires, établir des règles claires concernant la conduite des négociations et la résolution des différends et ériger en référence l’évolution salariale des secteurs exposés à la concurrence internationale. Il faut aussi amorcer une réorientation des politiques de l’emploi vers des programmes de formation et d’insertion, allonger la durée de l’emploi pour être éligible aux allocations chômage et réformer l’instruction nationale, du primaire au tertiaire, en mettant en place des coupons scolaires donnant aux parents le choix de l’école de leur enfant.

La troisième étape consisterait à l’image de ce qui a été fait en Suède et en Nouvelle-Zélande à révolutionner le marché des biens et des services. Une politique de déréglementations va mener à une restructuration rapide et des gains de productivité importants dans les transports, les télécoms, les retraites, la santé, l’instruction, le logement, l’agriculture, la distribution, l’énergie et les services financiers. Les secteurs tournés vers l’exportation doivent être réformés en premiers.

Il faut combiner réduction du déficit budgétaire et réformes structurelles en un seul paquet législatif pour que le tout soit perçu par la population comme un sacrifice partagé et pas comme des mesures punitives contre certains groupes spécifiques.

… qui vous assurera une réélection

Ce plan de relance durable en trois volets consécutifs sur trois ans peut apporter au pays le bol d’air dont il a besoin, remettre l’économie sur les rails de la croissance, réparer l’ascenseur social et redonner confiance aux Français dans leur gouvernement.

Au-delà de la réélection des gouvernements réformateurs de centre-gauche en Nouvelle-Zélande et en Suède, il est empiriquement prouvé que ces reformes n’augmentent pas la probabilité d’une chute du gouvernement.

Surfant sur le retour de la croissance et de l’emploi la quatrième année, votre équipe de campagne aura le champ libre face à une opposition désorientée et vous serez réélu par un peuple ayant retrouvé l’espoir d’une vie meilleure.

Résumons. Résoudre la crise que traverse le pays n’est possible qu’en redessinant le périmètre de l’État ; cela a déjà été fait avec succès dans un contexte plus difficile dans des pays comparables à la France ; et les conséquences positives de ces reformes structurelles vous assureront une réélection.

Restant à votre disposition pour toute demande d’informations complémentaires, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sincères encouragements.

—-
Sur le web.
Publié le 13 septembre 2012 sur 24hgold.com.

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  • Dix sacs que le Flanby est sourd et aveugle et/ou ne sait pas lire votre lettre (par ailleurs) excellente. Qui tient le pari ?

  • Discuter avec quels syndicats ? Pour que ceux ci soient représentatifs, il faut qu’ils aient des adhérents, et dans le privé, ils n’en ont pas, ou si peu. Les syndicats suédois comptent, me semble t’il, un grand nombre d’adhérents, ne rêvent pas tous les matins du grand soir et sont prêt à discuter sans rapport de force.

    Il conviendrait de voir quels interlocuteurs seraient potentiellement valables, mais tant qu’un syndicat devra prouver qu’il a été un bon résistant il y a 70 ans, je vois mal un nouveau syndicalisme débarrassé de ses oripeaux d’un autre âge émerger.

  • Ce qui m’épate, c’est comment on peut croire que ça puisse faire réagir Flamby. Je pense que ce genre d’exhortation ne sert strictement à rien, même si je suis d’accord avec les propositions.

    Le sauvetage de la France passe par la mise au chômage des étatistes qui sont enkystés dans toutes les strates possibles et imaginables, de la présidence, aux régions et départements, jusqu’au moindre conseiller municipal d’un village de trois habitants. Leur intérêt personnel réside dans le maintien de la situation, qu’ils maintiendront jusqu’au bout. Franchement à quoi ça sert de leur demander gentiment de se tirer une balle dans le pied pour le bonheur du plus grand nombre

    Ce pays est métastasé à en crever. C’est rigoureusement incurable.

    • Tout à fait d’accord avec KrisLille !!! Peu d’espoir que ces étatistes scient la branche sur laquelle ils sont (confortablement) assis ! On observe, d’ailleurs, que même les plus opposants dans les partis « extrêmes » ne remettent absolument pas en cause le « système »…
      Pas question de tuer la poule aux œufs d’or !

      Que faire ??? (à part payer…)

    • +1000.

      Flamby en a rien à cirer de l’Etat du pays. Il s’est fait élire pour continuer à se goinfrer aux frais des autres et entretenir sa clique de parasites incapables.

  • C’est beau de rêver!!!!!!!!!!!!!!

  • Le déclin est une conséquence d’erreurs et de couardises politiques. Et des décisions politiques lucides et courageuses suffiraient à nous en sortir. Nous ne sommes dans cette situation que pour une seule raison : l’absence tragique d’hommes politiques dotés de deux qualités, le courage et la vision claire des deux ou trois questions prioritaires.

  • En quoi les autres contextes étaient-ils plus difficiles ?
    Tous ces cas se sont accompagnés de dévaluation de la monnaie, et dans un contexte de crise nationale mais de croissance mondiale.
    Notre situation est donc bien plus grave.

    Vos mesures en sont de rigueur, c’est-à-dire de sortie du socialisme.
    Et vous avez raison.
    Mais nos socialistes ne sont pas d’accord…

    Ce sera donc la Bérézina.

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