Et si, pour une fois, on essayait le libéralisme ?

À entendre tous les discours que l’on nous sert à longueur de quinquennat sans jamais de résultat tangible, nous devons d’urgence appliquer de nouvelles idées politique : et pourquoi pas la pensée libérale émancipatrice jamais expérimentée ici et qui a fait merveille partout où elle fut mise en œuvre ?

À entendre tous les discours que l’on nous sert à longueur de quinquennat sans jamais de résultat tangible, nous devons d’urgence appliquer de nouvelles idées politiques : et pourquoi pas la pensée libérale émancipatrice jamais expérimentée ici et qui a fait merveille partout où elle fut mise en œuvre ?

Par Philippe Robert.

Le printemps français s’est déroulé conformément aux vœux des Français, c’est-à-dire par un retour tonitruant aux sources du socialisme le plus rétrograde qui, faute d’un Bad Godesberg à la française, n’existe quasiment plus qu’en France.

En peu de mois, le gouvernement du nouveau Président élu François Hollande s’est déjà distingué par la fausse originalité de ses propositions pour un avenir radieux, propositions qui aggravent la situation déjà fort préoccupante de notre pays.

L’Europe des États-providence a beau s’écrouler à grand renfort de faillites aussi retentissantes les unes que les autres, la France éternelle n’en a cure car tout va (presque) très bien chez nous, le socialisme est là pour nous protéger.

Les malheurs de PSA ? Une entreprise capitaliste doit toujours finir mal et, croyez-moi, s’il n’y avait pas la variable d’ajustement constituée par les salariés, le gouvernement socialiste se ferait un devoir (et un plaisir) d’accélérer sa disparition. Ce à quoi, de toute façon, il va s’employer activement en dictant à PSA comment il faut produire des voitures propres et à quel prix. Car nul n’ignore que l’État non seulement peut tout, mais aussi qu’il sait tout : présomption fatale oblige…

Je dois cependant à la vérité de dire que, dans notre monde ouvert et qui le sera de plus en plus, réserver 44% de la production de PSA au marché français, dixit Philippe Varin, n’est plus aujourd’hui la meilleure façon d’intégrer la mondialisation.

Malheureusement, plutôt que de chercher avec courage à maximiser les chances offertes par une globalisation irréversible, nous préférons peureusement nous réfugier dans la voie sans issue d’un protectionnisme qui n’ose même pas dire son nom.

Ceci étant posé, qui donc, je vous le donne en mille, le ministre du Redressement productif accuse-t-il alors de tous nos déboires ? L’industrie automobile sud-coréenne qui, selon M. Montebourg,se livrerait à “des actes de concurrence déloyale” (sic) !

Il est plus facile de se plaindre de ce que les voisins font que de s’attaquer aux problèmes de la maison. La France a besoin d’une réduction drastique des impôts, de déréglementations de grande envergure et d’une libéralisation du marché du travail [1].

Pour ma part, j’ai une fois pour toutes cessé de croire que le personnel politique actuel, systématiquement coopté depuis de longues années, soit aujourd’hui en capacité de réussir la prouesse de redresser la France : il y faut désormais un sang neuf.

Car à entendre tous les discours, fussent-ils même de bonne foi mais qui toujours sonnent le creux, que l’on nous sert à longueur de quinquennat sans jamais de résultat tangible, nous devons d’urgence appliquer une nouvelle pensée politique.

Il s’agit de la pensée libérale émancipatrice jamais expérimentée ici et qui a fait merveille partout où, peu ou prou, elle fut mise en œuvre. Car en France, nolens volens, nous n’avons plus le choix : ce sera le libéralisme ou une descente accélérée aux enfers…

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Sur le web.

Note :

  1. Pascal Salin dans The Wall Street du 18 juillet 2012 ; voir l’article de Daniel Mitchell à ce sujet.