Et si, pour une fois, on essayait le libéralisme ?

À entendre tous les discours que l’on nous sert à longueur de quinquennat sans jamais de résultat tangible, nous devons d’urgence appliquer de nouvelles idées politique : et pourquoi pas la pensée libérale émancipatrice jamais expérimentée ici et qui a fait merveille partout où elle fut mise en œuvre ?

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Et si, pour une fois, on essayait le libéralisme ?

Publié le 29 juillet 2012
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À entendre tous les discours que l’on nous sert à longueur de quinquennat sans jamais de résultat tangible, nous devons d’urgence appliquer de nouvelles idées politiques : et pourquoi pas la pensée libérale émancipatrice jamais expérimentée ici et qui a fait merveille partout où elle fut mise en œuvre ?

Par Philippe Robert.

Le printemps français s’est déroulé conformément aux vœux des Français, c’est-à-dire par un retour tonitruant aux sources du socialisme le plus rétrograde qui, faute d’un Bad Godesberg à la française, n’existe quasiment plus qu’en France.

En peu de mois, le gouvernement du nouveau Président élu François Hollande s’est déjà distingué par la fausse originalité de ses propositions pour un avenir radieux, propositions qui aggravent la situation déjà fort préoccupante de notre pays.

L’Europe des États-providence a beau s’écrouler à grand renfort de faillites aussi retentissantes les unes que les autres, la France éternelle n’en a cure car tout va (presque) très bien chez nous, le socialisme est là pour nous protéger.

Les malheurs de PSA ? Une entreprise capitaliste doit toujours finir mal et, croyez-moi, s’il n’y avait pas la variable d’ajustement constituée par les salariés, le gouvernement socialiste se ferait un devoir (et un plaisir) d’accélérer sa disparition. Ce à quoi, de toute façon, il va s’employer activement en dictant à PSA comment il faut produire des voitures propres et à quel prix. Car nul n’ignore que l’État non seulement peut tout, mais aussi qu’il sait tout : présomption fatale oblige…

Je dois cependant à la vérité de dire que, dans notre monde ouvert et qui le sera de plus en plus, réserver 44% de la production de PSA au marché français, dixit Philippe Varin, n’est plus aujourd’hui la meilleure façon d’intégrer la mondialisation.

Malheureusement, plutôt que de chercher avec courage à maximiser les chances offertes par une globalisation irréversible, nous préférons peureusement nous réfugier dans la voie sans issue d’un protectionnisme qui n’ose même pas dire son nom.

Ceci étant posé, qui donc, je vous le donne en mille, le ministre du Redressement productif accuse-t-il alors de tous nos déboires ? L’industrie automobile sud-coréenne qui, selon M. Montebourg,se livrerait à “des actes de concurrence déloyale” (sic) !

Il est plus facile de se plaindre de ce que les voisins font que de s’attaquer aux problèmes de la maison. La France a besoin d’une réduction drastique des impôts, de déréglementations de grande envergure et d’une libéralisation du marché du travail [1].

Pour ma part, j’ai une fois pour toutes cessé de croire que le personnel politique actuel, systématiquement coopté depuis de longues années, soit aujourd’hui en capacité de réussir la prouesse de redresser la France : il y faut désormais un sang neuf.

Car à entendre tous les discours, fussent-ils même de bonne foi mais qui toujours sonnent le creux, que l’on nous sert à longueur de quinquennat sans jamais de résultat tangible, nous devons d’urgence appliquer une nouvelle pensée politique.

Il s’agit de la pensée libérale émancipatrice jamais expérimentée ici et qui a fait merveille partout où, peu ou prou, elle fut mise en œuvre. Car en France, nolens volens, nous n’avons plus le choix : ce sera le libéralisme ou une descente accélérée aux enfers…

—-
Sur le web.

Note :

  1. Pascal Salin dans The Wall Street du 18 juillet 2012 ; voir l’article de Daniel Mitchell à ce sujet.
Voir les commentaires (13)

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  • « Les Français aveuglés par le socialisme » – Philippe Nemo

  • Un article pour dire « faisons du neuf », de « l’original » avec un argument choc : mettre en place la « pensée libérale émancipatrice » qui « qui a fait merveille partout où, peu ou prou, elle fut mise en œuvre » sans aucun rappel des principes de cette « idéologie » ni exemple du « peu ou prou ».
    Bref, rien d’original pour un média qui se veut tout le contraire : jeter en l’air une idée sans se donner la peine de l’argumenter.
    Bravo.

    • Vous faites bien de mettre le mot idéologie entre parenthèses, c’en est pas une.

      Rappel des principes: Libertés individuelles, propriété privée, état minimal, économie non-planifiée fondée sur le libre-échange, égalité en droit, liberté d’entreprise, concurrence libre…

      Exemples: révolution industrielle, certains pays de l’est après la chute du communisme, renaissance du Chili, tous les progrès de l’humanité…

      Ça vous va?

      Le propos de l’article est de proposer la mise en place des préceptes du libéralisme, pas de le définir, ni d’être original. D’autres articles font ça.

      • « jamais expérimentée qui a fait merveille partout. » Génial! La renaissance du Chile effectuée par des socialistes et on ne parlera pas de Pinochet. Sinon vous allez risquer de me dire que les socialistes sont plus libéraux que Pinochet… Continuez donc à voter pour eux 🙂

        • @ churchill : la renaissance du chili effectuée par des socialistes ? vous avez ouvert un livre d’histoire ?
          Pinochet était libéral ? depuis quand ?
          vous êtes au courant de la situation économique du Chili ?

    • « avec un argument choc : mettre en place la « pensée libérale émancipatrice » qui « qui a fait merveille partout où, peu ou prou, elle fut mise en œuvre » sans aucun rappel des principes de cette « idéologie » ni exemple du « peu ou prou ». »

      Ce n’est pas un argument. Reprenez votre définition de l’argument.

      • Vous avez raison j’ai lu trop vite : il n’y a aucun argument. Il s’agit d’un « appel solennel »!
        Puisque vous jouez sur les mots, je n’ai pas employé de « parenthèses » mais des « guillemets ».
        Sur le fond… je ne peux de toute façon pas vous suivre, la liberté que vous prônez ne conduit qu’à une « loi de la jungle« , injuste en soi, et ce d’autant plus que tous les compétiteurs ne sont pas au même plan sur la ligne de départ.

        • C’est marrant, vos liens auraient plutôt tendance à démontrer le contraire.

          C’est plutôt le socialisme, la loi du plus fort. Et institutionnalisée en plus.

          « je n’ai pas employé de « parenthèses » mais des « guillemets ». »

          Pardon, j’ai confondu.

          Dans mon cas, il ne s’agissait pas de jouer sur les mots. On ne traite pas un argument de la même façon que ce genre d’appel.

          • Je ne sais pas d’où proviennent les liens! je ne les ai pas ajouté, drôlerie du web, ou du site!
            Toujours est-il que j’ai beaucoup de mal à comprendre comment on peut « croire » à ce que le libéralisme soit la réponse aux dérives que l’on constate tous les jours, que ce soit les inégalités de répartition des richesses, les inégalités de salaires, les discriminations, les scandales bancaires etc etc…
            J’imagine que vous me répondrez qu’il n’est pas ici affaire de « croyance » mais de constat ou d’analyse basé sur les faits que vous citez et que je ne connais pas suffisamment.

            • lisez les….car cela montre que vous vous trompez….les socialistes ont les reconnait à leur sophisme. renseignez vous sur ce qu’est la liberté (ce n’est pas fais que ce tu veux) et ce qu’est le libéralisme

        • @ Cedricou94 :
          Mais que je sache, il suffit de voir pourquoi certains pays se sont développés et pas d’autres, grâce au libéralisme.
          Et pourquoi le libéralisme ne serait pas la réponses aux dérives ? il l’a tjrs été !!!
          Vous confondez inégalités et différences, et pour les discriminations, relisez Friedman, il explique très bien pourquoi le capitalisme libéral est le SEUL système qui peut lutter efficacement contre les discriminations.
          Un libéral ne croit pas, sauf les faits ….

  • Le libéralisme, c’est comme l’ordre religieux ou royal après la chute de l’empire Romain, il peut être efficace et bénéfique, mais une fois que la société a évoluée et que la nécéssité de justice sociale devient pressante, ces principes de gouvernance ne sont plus adapaptés aux attentes des populations.

    • « ces principes de gouvernance ne sont plus adapaptés aux attentes des populations. »

      La liberté n’est plus adaptée… c’est une vision tout à fait partagée par beaucoup de dirigeants.

      De la part de « citoyens » réclamer encore plus de chaines c’est amusant.

  • Les commentaires sont fermés.

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