Pascal Salin : « Il n’y a pas de crise de l’euro »

Publié Par Daniel J. Mitchell, le dans Europe

Dans un article du Wall Street Journal, le professeur d’économie Pascal Salin explique qu’il n’y a pas de crise de l’euro. Le désordre économique que connaît l’Europe est une crise des dettes publiques qui résulte d’une mauvaise gestion budgétaire des États pléthoriques.

Par Daniel J. Mitchell, depuis les États-Unis.
Publié en collaboration avec le Cato Institute.

Le désordre en Europe a plutôt été source de frustration, surtout dans la mesure où presque personne ne prend les choses par le bon bout. Certaines personnes disent qu’ils veulent de « l’austérité », mais c’est en grande partie un « élément de langage » pour faire passer des impôts plus élevés. Ils s’opposent aux gens qui disent qu’ils veulent de « la croissance », mais c’est généralement un « élément de langage » pour davantage de dépenses keynésiennes.

Ainsi, vous pouvez comprendre pourquoi ce débat entre des impôts plus élevés et des hausses de dépenses crispe quelqu’un qui souhaite moins d’État. Sans compter que, pour m’irriter encore plus, beaucoup de gens soutiennent les plans de sauvetage parce qu’ils sont censés être nécessaires pour sauver l’euro. Quand je demande à ces gens pourquoi un défaut de la Grèce menacerait l’euro, ils me regardent comme si nous étions en 1491 et que je déclarais que la terre n’est pas plate.

Je suis donc ravi que le Wall Street Journal ait publié les judicieux commentaires d’un éminent économiste français (un héritier intellectuel de Bastiat !), qui partage mon dédain pour la discussion actuelle. Voici quelques extraits de la chronique du Professeur Pascal Salin, à commencer par son bon sens de départ.

Il n’y a pas de « crise de l’euro ». La monnaie unique n’a pas à être « sauvée », ou même détruite. La crise actuelle n’est pas un problème monétaire européen commun à tous les membres de l’eurozone, mais plutôt un problème de la dette dans certains pays — la Grèce, l’Espagne et quelques autres — qui se trouvent être membres de la zone euro. Plus précisément, il s’agit de problèmes de dette publique, issus d’une mauvaise gestion budgétaire de leurs gouvernements. Mais il n’y a pas de lien logique entre les situations budgétaires de ces pays et le fonctionnement du système de l’euro.

Salin se penche ensuite sur la façon dont le lien artificiel a été créé entre l’euro et les crises budgétaires, en faisant une très bonne comparaison (je la trouve bonne car j’avais fait la même) avec une potentielle faillite étatique aux États-Unis.

Le problème des dettes publiques ne devient un problème de l’euro que dans la mesure où les gouvernements décident arbitrairement qu’il doit y avoir une certaine « solidarité européenne » à l’intérieur de la zone euro. Mais pourquoi une participation commune à la même devise devrait-elle logiquement impliquer que les États dépensiers obtiennent nécessairement l’aide des autres ? Quand un État des États-Unis a un problème de dette, on n’entend jamais dire qu’il s’agit d’une « crise du dollar ». C’est tout simplement un problème de gestion budgétaire de cet État.

Il explique alors qu’une crise de l’euro est en train de se développer, mais uniquement parce que la Banque Centrale Européenne a renoncé à son indépendance et mène des renflouements en sous-main.

C’est parce que les politiciens européens ont décidé de créer un lien artificiel entre les problèmes budgétaires nationaux et le fonctionnement du système de l’euro qu’ils ont désormais créé une « crise de l’euro ». Pour aider les États mal gérés, la Banque Centrale Européenne est maintenant conduite à acheter des obligations publiques émises par les gouvernements ou à fournir des liquidités pour soutenir leurs banques en faillite. Ce faisant, la BCE viole ses propres principes et introduit des distorsions nuisibles.

Last but not least, Salin avertit que les politiciens utilisent la crise comme excuse pour renforcer les mauvaises politiques – une version européenne de la Loi de Mitchell, qui dit qu’une mauvaise politique (des dépenses excessives) est la prémisse à une politique encore plus mauvaise (la centralisation).

Les politiciens font maintenant valoir que « sauver l’euro » est non seulement indispensable pour soutenir les États irresponsables de l’Europe, mais aussi pour centraliser les prises de décision. C’est maintenant l’opinion dominante des hommes politiques en Europe, particulièrement en France. Il y a quelques raisons qui font que les politiciens de Paris pourraient adopter ce point de vue. Dans un proche avenir, ils pourraient se retrouver eux aussi dans une situation similaire à celle de la Grèce, de sorte que toutes les pistes pour « sauver l’euro » pourraient également être utiles pour eux dans les plus brefs délais. Ils pourraient également chercher à détourner l’attention publique des problèmes internes de la France vers le reste de l’Europe. Il est plus facile de se plaindre de ce que les voisins font que de s’attaquer aux problèmes de la maison. La France a besoin d’une réduction drastique des impôts, de déréglementations de grande envergure et d’une libéralisation du marché du travail. Il est beaucoup plus simple de focaliser l’attention des médias sur la prochaine rencontre avec Angela Merkel concernant la « crise de l’euro ».

Ce n’est pas un sujet très heureux, mais il est important car il comporte des implications énormes : l’Europe est d’ores et déjà en désordre et la crise des dettes va se propager tôt ou tard aux pays soi-disant vertueux comme l’Allemagne et les Pays-Bas. Et les États-Unis ne seront pas loin derrière.

En attendant que le monde s’écroule, distrayons-nous avec cette caricature sur les plans de sauvetage en Europe ou en Amérique, avec cette vidéo parodique sur l’Allemagne, avec ce dessin humoristique sur la Grèce qui a choisi de rester dans la zone euro, avec cette carte illustrant la façon dont les Grecs voient l’Europe, et avec cette caricature sur Obama et le modèle européen.

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Sur le web.
Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

Lire aussi :
Sur le même sujet, Comprendre la crise et l’euro par Jacques de Guenin, sur Enquête&Débat.

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  1. Un point m’échappe : si par crise de l’euro on entend le risque que cette monnaie disparaisse (disparition totale ou partielle au sens d’une diminution significative du nombre de pays membres de la zone euro) alors si les problèmes budgétaires de certains pays membres de cette zone euro peuvent amener ces pays à décider un abandon de l’euro pour pouvoir utiliser la dévaluation comme outil de restauration de leur comptes ou à décider un défaut partiel de remboursement de leur dettes alors les problèmes budgétaires nationaux ne créent-ils pas bien une « crise de l’euro » : directe dans le cas de l’abandon de l’euro pour dévaluer et indirecte dans le cas du défaut puisque les créanciers des pays endettés sont notamment voire principalement d’autres pays membres de la zone euro ce qui dans le cas des rapports entre plusieurs nations ayant construit une zone économique et politique commune signifierait une cause de rupture du lien de confiance entre les pays et donc des abandons de l’euro par mesure de rétorsion ?

  2. D’accord sur le fait que les politiciens de notre pauvre pays tentent comme d’habitude de trouver tous les prétextes du monde pour ne surtout pas faire les réformes nécessaires de libération de l’économie.

    Mais la bulle immobilière en Espagne ne montre-t-elle pas que le taux directeur de la BCE appliqué à toute l’UE engendre une expansion du crédit particulièrement importante dans les pays où l’épargne est la moins abondante ? Que par conséquent l’euro n’est pas viable sur le long terme ? Mais alors quid du dollar, monnaie d’une vaste zone également ?

    Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne ou m’orienter vers d’utiles lectures…

    1. Sur l’euro, je vous recommande les articles et les livres de Charles Gave, en particulier « Libéral, mais non coupable » qui de mémoire explique très bien pourquoi l’euro ne pouvait pas marcher. Sinon vous pouvez lire le blog de Jean-Pierre Chevallier ou encore les articles de Loïc Abadie.

    1. Keynes est en faveur de tout et de son contraire selon le chapitre que vous lisez. C’est comme la bible, chacun y trouve ce qu’il veut…

      Par exemple, la theorie de multiplicateur keynesien n’a besoin de se situer en economie de crise pour fonctionner. Formullee comme dans les livres qui l’expliquent, il n’y a pas de raison qu’il fonctionne moins bien en temps de crise. Des lors Keynes est en faveur de l’equilibre budgetaire mais on se demande bien pourquoi…

      Keynes e faveur de la relance par l’investissement? Faux! Ou alors pas completement. En niant l’effet d’eviction les politiques keynesiennes ne font pas augmanter l’investissement. Elles se contentent d’orienter l’epargne disponible au detriment de l’investissement prive.

      Moi j’ai lu keynes, mais je l’ai aussi analyse, et concretement ce que vous dites laisse penser que vous ne l’avez pas plus lu que ceux a qui vous reprochez de ne pas l’avoir fait. Ou alors vous l’avez lu sans vous poser trop de questions. Le coup du « crise ou pas crise » c’est absurde. D’ailleurs Keynes n’a jamais done de criteres clairs pour savoir ce qu’est une crise qui necessite une intervention budgetaire. Il parle de crise de la demande, mais veut faire des investissements qui augmentent l’offre, etc…

      Quand tout et son contraires sont consideres comme des conclusions scientifiques, c’est pratique parce qu’on peut dire les pires inepties et les faire passer pour des reflexions logiques. Keynes est un maitre de cet art.

      Lisez Karl Popper et vous comprendrez pourquoi Keynes était un charlatan.

      1. karl popper n’est pas ma référence. je ne crois pas à sa falsification. un peu d’épistémologie.

        quant à mes lectures, cela fait 30 ans que je lis keynes

          1. @Mitch
            popper ne m’apprends rien; c’est visblement un total ignorant en matière de sciences, que celles ci soient « dures », « molles », « cliniques » etc.;
            Il méconnait totalement non seulement la manière dont l’esprit humain fonctionne, mais encore l’histoire des sciences ( occidentales, bien entendu) et les cheminements « cognitifs » qui ont mené des mathématiciens grecs à Newton ( pour ne donner qu’un exemple facile à vérifier.);
            Il ne vaut pas plus que les zélateurs des « sciences humaines à la française » ( dans lesquels j’inclus le très minable Onfray)

            la lecture des « scholies » de Newton ( dans les principia) , de Poincaré, de Bachelard, de Pasteur, de Claude Bernard, pour ne citer qu’eux, m’instruit.
            Popper m’emmerde par sa superficialité

      1. J’ai lu Keynes. Il définit identiquement épargne et investissement, puis déduit de sa théorie que l’un et l’autre ont des effets opposés sur la macroéconomie. Autrement dit, il se charge de réfuter lui-même sa propre théorie, par l’absurde.

        Keynes était friand de canulars, il piégeait souvent ses collègues avec des raisonnements paradoxaux ou particulièrement tordus. Il se trouve même des historiens de l’économie pour avancer que sa Théorie générale était simplement le plus élaboré (et le plus coûteux) de ses canulars. Je suis de leur avis.

      2. « citer des auteurs c’est ne pas penser par soi même. arrêtez de faire du copier coller et exprimez vous! »

        « cela fait 30 ans que je lis keynes »

        Tout est dit. Discussion close.

    2. j rueff, m allais que de la qualité en éco! (lol)

      franchement la lecture de ces auteurs et certaines de leurs recommandations ne sont pas de qualité

      1. Alors Keynes se trompe. Pour n’importe qui de sensé, l’épargne, c’est à dire le fait de renoncer à une satisfaction immédiate pour une satisfaction plus grande plus tard, est une vertu.

      2. « pour keynes l’épargne est un vice »

        Et oui, et c’est pour cela que ses théories sont bonnes pour la poubelle. Quand on a compris que la prospérité vient de l’augmentation de la productivité, qui elle-même vient de la mise à disposition du capital aux entrepreneurs, venant elle-même de l’épargne, et qu’un économiste déclare que l’épargne est un vice, on aboutit à la seule conclusion logique qui tienne la route: ce n’est pas un économiste, c’est un charlatan.

        Le pire, c’est que le charlatanisme keynésien a été prouvée par les faits, par l’Histoire, mais les hommes politiques s’y accroche toujours, trop heureux de tenir là une théorie qui justifie leur existence.

      3. « pour keynes l’épargne est un vice »

        Si l’épargne est un vice et que pousser à dépenser enrichit, alors, il faut conclure qu’emmagasiner des connaissances est un vice et que l’érudition s’obtient en s’explosant la tronche à coup de stupéfiants.

    3. @achtung klette

      Keynes pour l’équilibre budgétaire? Relisez ou lisez la Théorie Générale. Ce n’est qu’en cas de « plein emploi » que Lord Keynes est pour les équilibres, budgétaires ou monétaires! Le problème, c’est qu’avec ses prescriptions de politiques économiques, le plein emploi est inatteignable ou non durable!

  3. Il est exact qu’il n’ ya pas, à proprement parler de crise de « l’euro »; d’ailleurs, je pense que mettre en avant une crise de la monnaie, c’est une manière de masquer les causes agissantes sous jacentes, à savoir une europe
    - idéologique, donc totalitaire
    - gouvernée de fait par des fonctionnaires ( Commission européenne, BCE, FMI et que sais-je encore)

    Il n’ ya pas, en réalité, de « crise de l’Euro », ou du moins celle-ci n’est qu’un symptome dont je pense qu’il a été pour une part soigneusement entretenu ( il s’agit de justifier la « vente » du médicament « fédéraliste »….. après avoir propagé le germe infectieux en toute connaissance de cause)

  4. Je remarque que dès qu’il s’agit d’économie, les théories s’affrontent sous un couvert de « science économique ».
    Or, il apparait que la mathématisation de l’économie, sensée en faire une science ( illusion courante) fait appel aux mêmes mathématiques que celles de la physique ou de la physiologie ( équations différentielles, lagrangiens divers et variés, principes d’extremum etc., auxquelles s’adjoignent des statistiques élégantes, mais fort naïves pour certaines, trop souvent fondées sur des modèles de type « gaz parfait » ( les fameux « modèles stochastiques »..)

    Or curieusement, force est de constater que « ça ne marche pas », que ce soit en termes de science pure ou d’ingénierie (tous les efforts pour « faire marcher ce qui ne marche pas », n’ont pour variable d’ajustement que la liberté ou plutôt l’absence de liberté individuelle, que ces « ajustements » se masquent de postiches telles que « socialisme » ou « capitalisme »: il s’agit en réalité de purs collectivismes).

    En réalité, si ça ne marche pas, c’est que c’est faux, tout simplement; au moins dans les sciences de la nature, les lois fondamentales sont assez bien connues et simples; en économien il semble tout simplment ne pas y en avoir, ou alors celles-ci sont tellement non linéaires que leur prédictibilité pratique est hors de portée ( c’est le problème à 3 corps de Poincaré), de façon similaire à la météorologie ou à la
    climatologie.

    Finalement, la différence entre la physique et l’économie, c’est la physique.

    1. Justement, les libéraux sont en grande majorité des « autrichiens », école de pensée qui rejette la mathématisation de l’économie (pour des raisons épistémologiques). L’économie est une science humaine, pas une science dure!

      1. @Mateo

        Tout à fait d’accord; science « humaine » ou « clinique » ou « intuitivo rationnelle »……
        …;ce qui suppose , avant tout, le primat de l’honnêté intellectuelle

      2. Ça dépend du domaine étudié. Certains comportements humains sont suffisamment bien connus pour être prévisibles. Du coup, la mise en équation au niveau macro économique des résultats liés à ces comportements est tout à fait possible.
        C’est ce qu’ont fait, entre autres, la majeure partie des prix Nobel d’économie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_de_la_Banque_de_Su%C3%A8de_en_sciences_%C3%A9conomiques_en_m%C3%A9moire_d%27Alfred_Nobel)

    2. et non en période de crise de sous consommation épargner est stupide. Le temps que l’épargne produise ses effets par l’investissement, nous sommes tous morts. (cf le magnifique paradoxe du no bridge afférent à l’épargne)
      N’oubliez pas que pour keynes l’épargne est d’origine monétaire et non pas réel. C’est l’offre et la demande de monnaie qui font le taux d’intérêt et non pas le niveau de l’épargne et le niveau de l’investissement.

        1. allez le dire à ceux qui n’arrivent pas à faire leurs courses.
          allez le dire aux français sous le seuil de pauvreté
          allez le dire à ceux pour qui la fin du mois c’est le 10 ou le 15
          je vous souhaite de ne jamais vous trouver dans cette situation
          même le libéral jB SAY évoquait des crises temporaires

          1. Oh, une alter-comprenant: quand on dit « les « crises de sous-consommation », ça n’existe pas » à un alter-comprenant, lui il comprend « Les crises, ça n’existe pas »…

          2. Bref, avec un tel niveau de bêtise (hypothèse « il n’arrive même pas à comprendre une phrase simple ») ou de mauvaise foi (hypothèse « il a très compris mais préfère utiliser un homme de paille »), inutile de discuter…

        2. Et je rajouterais que l’épargne est guidée par les taux, et donc un keynésien préférera des taux bas dès qu’il s’imaginera être en période de « sous-consommation » afin de stimuler la consommation et limiter l’épargne.
          Ceci provoquant malinvestissments, surendettement et sous-capitalisation. Oh tiens, ça ressemble bigrement aux causes de la crise des subprimes ou des dot coms…

          1. non pour un keynésien l’épargne dépend du revenu et pas du taux d’intéret. pour keynes c’est une variable secondaire.
            la majorité des français épargne quand ils le peuvent et non pas en fonction des taux d’intérêt.
            il faut vraiment de pas avoir de problèmes dans la vie pour penser comme vous.

          2. Et sinon, pourquoi préconiser de baisser les taux afin de privilégier la consommation par rapport à l’épargne, si ça ne dépend pas des taux d’intérêt? ;)
            Décidément, on rigolera toujours avec les keynésiens alter-comprenants…

          3. Et puis je n’ai pas été tout-à-fait juste: j’épargnerais un peu si les taux étaient plus élevés, je me priverais. Mais à quoi bon lorsque les placements à peu près sûrs ont un rendement net inférieur à l’inflation (réelle, pas l’IPC bancal qu’on nous sert)?

      1. Concernant l’épargne, je vous invite à discuter avec les gestionnaires de clientèle de votre agence bancaire, vous serez surpris de constater que l’épargne n’est pas proportionnelle au revenu.
        Des gens avec revenu moyen ont parfois plus d’épargne que des catégories plus favorisées.
        J’ai un ami conseiller en gestion de patrimoine, qui devait souvent restructurer les dettes de certains des ses clients aisés, afin de pouvoir dégager une possibilité d’épargne mensuelle.

        L’épargne est un état d’esprit : consommer moins que ce que l’on gagne !
        Les chinois sont de gros épargnants alors que leur niveau de vie n’a pas encore atteint le notre.

        1. Pareil. Ma conseillère à la banque me disait que ses pires clients étaient ceux qui avaient des revenus élevés et que justement ceux qui avaient des revenus modestes faisaient beaucoup d’efforts pour épargner.

    3. Les démonstrations mathématiques sont toujours parfaitement justes, mais ce n’est pas parce qu’on fait des maths en partant d’un modèle que ce modèle est juste !
      C’est un faux débat.
      Du reste, effectivement, les autrichiens voient la macroéconomie avec une simplicité qui rend superflu le recours aux maths.

      1. @Fucius
        Justement, je ne crois pas que celà soit un faux débat.
        Paradoxalement, l’utilisation de l’outil mathématique est devenu l’instrument d’une idolâtrie, qui s’énoncerait comme:
         » puisque l’outil mathématique est utilisé, la chose est obligatoirement vraie »

        paradoxalemant, les maths deviennent un instrument d’obscurantisme ( les sciences humaines à la Lacan et Cie ont fait largement usage de ce « prestige » des sciences dures, au service du n’importe quoi, cf l’affaire Sokal; la soit disant « épidémiologie » en est un autre exemple; quant à l’économie……)

  5. Plein de bon sens et de bons liens.
    Je ne pense pas non plus que l’Euro implique la centralisation et la péréquation.

    Mais attention aux contresens historiques: En 1491, tout le monde savait que la terre est ronde. Sinon les Rois Catholiques auraient-ils financé l’expédition de Christophe Colomb pour aller en Inde par l’ouest ?

    Ne haussez pas les épaules: On ne peut pas combattre le centralisme étatique dans le seul domaine économique. C’est l’échec assuré.

    Les bobards historiques christianophobes sont des piliers de l’antilibéralisme. Vous ne pouvez pas accréditer un vulgaire bobard gauchistes et ensuite démonter un sophisme antilibéral: Tout se tient.
    La vérité est ne se divise pas.
    Il ne faut jamais rien céder à l’obscurantisme.

    1. @Fucius
      « En 1491, tout le monde savait que la terre est ronde »

      Oui, depuis Erathostène ( IIIe siècle avant JC), qui en avait déterminé la circonférence; l’important d’ailleurs étant de savoir comment il est arrivé à ce résultat: une merveille de l’esprit hypothético déductif et expérimental.
      Ne pas céder à l’obscurantisme: oui, mais convenez que ça devient difficile; celà tient, à mon avis, à « l’exotisation » de l’occident de la part d’élites fatiguées et peureuses, d’où une tiers-mondisation de tous les domaines de la pensée; à combattre absolument

  6. Mon Dieu mon Dieu mon Dieu! Il a cité un keynésien! Je connais même des libéraux qui ont cité Marx. Ce sont certainement des marxistes.

    Et moi je suis nazi, puisque je me permets de citer Hitler: « il fait beau aujourd’hui »…

    1. je constate que vous ne répondez pas.

      je vous signale que la baisse des taux d’intérêt est à ce jour une politique qui n’est pas de mise. Nous sommes à l’heure des politiques monétaires non conventionnelles. Ce qui est anormal

      distinguez les politiques conventionnelles (baisse des taux) et la période actuelle. vous n’avez pas compris que nous sommes dans une période de crise qui rend les outils de la politique éconmique traditionnels inopérents.

      rappelez -vous blanchard qui voulait augmenter les taux pour faire un peu d’inflation
      il faut toujours contextualiser une pensée, sinon c’est du cathéchisme

      1.  » vous n’avez pas compris que nous sommes dans une période de crise qui rend les outils de la politique éconmique traditionnels inopérents. »

        Non. Ils étaient déjà inopérants avant. La crise le révèle, c’est tout.

      2. Et vous ce que vous n’avez pas compris, c’est que ce sont justement les politiques de crédit facile, de bas taux qui sont l’origine de la crise.
        Quand les « autrichiens » s’égosiller à dire que nous allions droit dans le mur avec la politique de taux bas, avec Freddy Mac et Fannie Mae, avec le CRA etc. etc., on leur riait au nez.

        Maintenant que les faits ont prouvé qu’ils avaient vu juste, que les politiques keynésiennes de « relance » sont encore une fois et comme d’habitude un véritable désastre nous ayant conduit dans le mur du surendettement des États, à la place de vous et vos amis keynésiens je me CACHERAIS. Pour longtemps. Et surtout, surtout, j’éviterais de la ramener sur un site libéral.

        Regardez les dégâts du keynésianisme en face!

        1. je constate votre ignorance des théories monétaires (vous ne répondez pas). Vous êtes jeune. je comprends, mais alors on se tait.

          je vais suivre vos conseils et arrêter sur ce site. ça n’en vaut pas la peine. quand on préfère l’entre soi cela finit toujours par produire de l’ignorance de l’auto satisfaction et finalement de l’autisme.

          continuez à ne pas réfléchir
          continuez à ne lire que ce qui va dans votre sens
          bien triste
          tchao

          1. « je constate votre ignorance des théories monétaires (vous ne répondez pas) »

            Je vous ai répondu.  » les outils de la politique économique traditionnelle étaient déjà inopérants avant. La crise le révèle, c’est tout. »

            Si cela ne va pas dans votre sens, j’en suis bien désolé pour vous.

            « Vous êtes jeune. je comprends, mais alors on se tait. »

            Vous aimez bien les attaques ad hominem, vous, hein?

            « je vais suivre vos conseils et arrêter sur ce site. ça n’en vaut pas la peine. »

            Oh, on vous regrettera…

            « quand on préfère l’entre soi cela finit toujours par produire de l’ignorance de l’auto satisfaction et finalement de l’autisme. »

            Vous plaisantez, c’est vous qui refusez le débat, vous attaquez tout le monde et on serait bien en peine de trouver la queue d’un argument dans votre prose.

            « continuez à ne pas réfléchir
            continuez à ne lire que ce qui va dans votre sens »

            Allez, on a bien compris que vous ne lisiez que Keynes et les Keynesiens. Ne projetez pas vos tares sur nous.

            « tchao »

            Portez-vous bien.

          2. « je constate votre ignorance des théories monétaires (vous ne répondez pas) »

            Huhu ^^. L’hôpital, la charité, tout ça…

            « je vais suivre vos conseils et arrêter sur ce site. »

            Ah, enfin des propos sensés!

          3. «je constate votre ignorance des théories monétaires (vous ne répondez pas)»

            Tiens, au fait, d’où elles viennent les théories monétaires ? De l’école keynésienne ? XD

  7. c’est bien que ce monsieur aime bastiat. Mais son analyse soulève quelques objections quand même.

    Je crois que l’Euro est à la base du problème. Les sociales démocraties sont bien entendu un modèle essoufflé. Mais l’Euro a empeché les réformes naturelles qui auraient du s’initier dès le début de la décennie 2000.

    C’est bien l’Euro qui a permis à la France ou à la Grèce de s’endetter au taux allemand. Confronté à la croissance des années 2000, la France aurait été contrainte de se réformer bien avant si l’Euro ne lui avait pas permis de s’endetter à des taux ridiculement bas. L’Euro l’en a empêché.

    Ensuite je suis désolé mais l’espagne n’avait que peu de dettes avant la crise. C’etait un pays la plupart du temps en excédent. Il me semble faux de dire que ce sont les mauvaise pratiques Budgétaires des états qui sont responsables de la crise. ce M. souffre d’un mal bien français : l’arrogance, croire qu ele cas de la France est une généralité. L’Irlande non plus n’avait pas de déficits … En Fait à Part la France et la Grèce (peut etre l’Italie mais je ne connais pas les chiffres) aucun des états en crise n’étaient dans le cas d’une gestion publique déplorable avant la crise. Son postulat est faux.

    Par contre c’est bien l’Euro (conjointement avec une volonté publique, je le concède) qui a provoqué les bulles sur l’immobilier espagnol ou la finance Irlandaise. C’est bien l’Euro qui a aussi provoqué une bulle sur les dettes publiques Européennes. Parce qu’il me semble que l’on est en train de parler de l’explosion de bulles sur les dettes publiques quelque part …

    Ce Monsieur s’est payé une page sur le Wall street journal, c’est bien. Il y a bien un problème avec le modèle Social démocrate Européen. mais c’est bien l’Euro qui lui a permis de survivre sans réforme, poussé à se financer par de la dette massive et nous contraint à en vivre l’explosion alors que sans cette monnaie de pacotille, on aurait réformé peu à peu nos systèmes car si un pays comme la France s’était endetté dans une monnaie nationale et à un taux qui reflète sa gestion, cela fait longtemps qu’elle n’aurait pas pu financer son modèle …

    1. Le problème avec cette analyse c’est que le mot « euro » est mal défini. Pascal Salin parle de l’Euro en tant que monnaie, et il a raison. Vous parlez de l’euro en tant que système politique où dès le départ il était implicitement clair que « l’Allemagne paierait » pour les dettes des autres membres de l’eurozone, et vous avez aussi raison.

      L’Espagne avait des finances publiques saines, c’est vrai (mais pas les régions espagnoles), par contre ses politiques publiques étaient profondément malsaines (la bulle solaire en étant la plus parfaite illustration), et ça se paye aussi