Et pendant ce temps, que deviennent les centristes ?

centristes

L’ancienne UDF semble se reconstituer. Elle est aujourd’hui incarnée par l’Union des démocrates et indépendants (UDI), qui n’est pas un vrai parti mais un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, même si on peut imaginer, qu’à terme l’UDI se transformera en confédération des 4 partis existants.

L’ancienne UDF semble se reconstituer. Elle est aujourd’hui incarnée par l’Union des démocrates et indépendants (UDI), qui n’est pas un vrai parti mais un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, même si on peut imaginer qu’à terme l’UDI se transformera en confédération des quatre partis existants.

Un article du Parisien libéral.

Déjà, qui sont les centristes ? 

Réponse, les centristes sont les héritiers de l’UDF, une confédération de trois partis présidée par Valéry Giscard d’Estaing :

  • Le Parti Républicain, proche des républicains américains des années 80 (« libéral conservateur »), avec des personnalités comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Hervé de Charette, Hervé Mariton , Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Fourcade, Charles Millon, Gilles de Robien, Henri de Raincourt.
  • Le Centre des démocrates sociaux (CDS), qui prend la suite du MRP, parti démocrate-chrétien s’inspirant de la doctrine sociale de l’Église catholique romaine, avec des personnalités comme Pierre Méhaignerie, François Bayrou, Bernard Bosson, Edmond Alphandery, Jean Arthuis, Jacques Barrot, Philippe Douste-Blazy.
  • Le Parti radical valoisien, le plus vieux parti de France encore existant, avec des personnalités comme Henri Queuille, Edgar Faure, Félix Gaillard, Pierre Mendès France, ou plus récemment Jean-Louis Borloo, Rama Yade, Yves Jego.

Et aujourd’hui ? 

L’ancienne UDF semble se reconstituer. Elle est aujourd’hui incarnée par l’Union des démocrates et indépendants (UDI), qui n’est pas un vrai parti mais un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale (voir le blog de Laurent de Boissieu), même si on peut imaginer, qu’à terme, l’UDI remplace l’ancienne UDF et devienne une confédération des 4 partis suivants :

  • Le Nouveau Centre, présidé par Hervé Morin. Le NC est un parti inspiré par le libéralisme et le fédéralisme européen. Ses principales personnalités sont Charles de Courson, Philippe Vigier, Jean-Marie Cavada.
  • Le Modem, présidé par François Bayrou. Le Modem est un parti inspiré par le « social-libéralisme », la démocratie chrétienne et le fédéralisme européen. On y trouve Jean Lassalle, Yann Wehrling, F-X Penicaud.
  • La Force Européenne Démocrate, présidée par Jean-Christophe Lagarde. La FED est inspirée par la démocratie-chrétienne, la démocratie sociale et l’humanisme. Ses principales personnalités sont André Santini, Jérémy Coste, Michel Mercier, Florent Montillot.
  • Le Parti Radical, présidé par Jean-Louis Borloo. Yves Jego, Laurent Henard ou François Loos en sont membres. Le Parti Radical revendique ses racines dans l’humanisme, le radicalisme et la laïcité.

En plus de ces 4 partis, on trouve Alliance Centriste, présidée par Jean Arthuis, ainsi que le Parti Libéral Démocrate, authentiquement libéral, avec à sa tête Aurélien Véron. Ces deux partis ne semblent pas avoir vocation à rejoindre l’UDI, pour le moment, bien qu’ils partagent une grande partie de leur ADN avec leurs cousins centristes membres de l’UDI.

Et les valeurs libérales dans tout ça ? 

Force est de constater que bien que le Nouveau Centre, associé à Alternative Libérale, ou le Modem, membre de l’ALDE et dont un groupe est clairement libéral (les Libéraux du Modem) se revendiquent d’un certain libéralisme, les électeurs libéraux ont du mal à identifier cette offre en tant que telle. Pourquoi ? Parce que, à la différence de leurs homologues européens, le Frei Demokratische Partei (FDP) en Allemagne, le LibDem au Royaume Uni, le Center Partiet ou le Folkspartei en Suède, les centristes français peinent, en dépit de leur héritage et de leurs valeurs, à couper les ponts avec le socialisme (de gauche ou de droite) qui a pénétré la quasi totalité du spectre politique, de Mélenchon à la fille à papa de Saint-Cloud.

Face aux limites du toujours plus d’État, l’ensemble de nos partenaires ont choisi de baisser la dépense publique et de faire le ménage dans les fonctions qu’exercent l’État. Chez nous, même les centristes, dans leur majorité, pensent que l’État doit s’occuper de plus de choses que la police, la justice, l’armée et la diplomatie.

Avec la crise qui resurgit un peu partout en Europe, gageons que les centristes affûteront leur discours et se démarqueront des solutions étatiques que prônent les socialistes et les conservateurs. En France notamment, alors que les dépenses collectives dépassent 56% du PIB, les centristes ont au moins trois bonnes raisons de proposer une alternative (libérale) :

  • Trop d’impôt tue l’impôt, Flamby Mollande va vite s’en rendre compte.
  • Lutter contre le jacobinisme, l’ultra socialisme et l’ultra étatisme permettra de remettre en œuvre le principe de subsidiarité (fédéralisme européen et régionalisme).
  • Aucun de nos partenaires européens ne propose la retraite à 60 ans, 1/4 de la population active fonctionnarisée, la non transparence sur les frais des politiciens ou un État qui produit tout sauf de la sécurité et de la justice.

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Sur le web.

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