Une autre écologie que l’écologie punitive est possible

Une autre écologie que l’écologie punitive est possible. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elle existe déjà… Malgré le silence des médias.

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Croissance entrepreneurs écologie (Crédits davetoaster, licence Creative Commons)

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Une autre écologie que l’écologie punitive est possible

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 juin 2022
- A +

En France, nous serions tentés de dire Non, tant le battage médiatique incessant assimilant l’écologie à une posture étatiste, nécessitant de lourds sacrifices fiscaux et un contrôle renforcé de nos comportements et modes de vie est la norme.

 

Une autre écologie est possible

Et la bonne nouvelle, c’est qu’elle existe déjà… Malgré le silence des médias.

L’écologie véritable n’est pas particulièrement marquée politiquement. Étymologiquement, écologie signifie « économie de la maison »… Ce qui signifie tout simplement qu’elle vise à gérer en bon père de famille le capital de nature que nos ancêtres nous ont légués afin de le transmettre intact, voire amélioré à nos enfants. C’est une posture qui finalement est assez conservatrice (au sens de Roger Scruton) et qui est susceptible de rassembler largement parmi les personnes de sensibilité de droite comme de gauche.

Une politique écologiquement responsable cherchera à imiter autant que faire se peut le fonctionnement de la nature, tout simplement parce que l’organisation de la nature a fait ses preuves, est durable, résiliente, dotée de formidables capacités d’adaptations et génère une esthétique et une diversité incroyable.

L’organisation de la nature est totalement décentralisée et soumise à l’ordre spontané, c’est ce qui permet sa richesse et les adaptations aux conditions spécifiques de chaque territoire. Le type d’organisation économique qui imite le mieux le fonctionnement naturel est donc l’économie libre plutôt que le capitalisme d’État. L’organisation politique la plus proche du fonctionnement de la nature est une organisation décentralisée qui vise à ce que les décisions soient prises au niveau le plus local possible (subsidiarité).

 

Libertés économiques et performances environnementales sont corrélées

C’est ce que savent les véritables écologistes.

L’économie de la maison, c’est l’écologie. La maison est une belle métaphore de notre pays, c’est un lieu habité par une famille. Une politique authentiquement écologiste doit donc veiller au bien-être et à la prospérité de la population tout entière en rassemblant les citoyens au maximum. Les attentes de la majorité sociologique doivent prévaloir, y compris et surtout les attentes des citoyens qui ne votent plus car il ne se retrouvent plus dans aucune des propositions qui leur sont présentées lors des élections.

L’écologie véritable est un projet qui s’adresse aux classes moyennes, qui peut et qui doit être populaire. Les attentes des gens ordinaires pour reprendre l’expression du sociologue Christophe Guilluy doivent être respectées. Ces attentes sont finalement très naturelles : vivre de son travail, sécurité culturelle, conservation des modes de vie dans un environnement sain, services publics efficaces…

Les citoyens doivent être respectés, écoutés, consultés, responsabilisés… Le respect des droits naturels des citoyens prend tout son sens dans le cadre d’une politique véritablement écologique.

Quel est donc cet OVNI dans le paysage politique français ? C’est l’Écologie au Centre.

Ce jeune parti vient de présenter 200 candidats aux législatives, aux profils professionnels assez originaux par rapport à ceux des candidats des autres partis car aucun de nos candidats n’est professionnel de la politique et l’immense majorité d’entre eux travaillent dans le privé (beaucoup d’indépendants et d’entrepreneurs), ce qui permet une bonne connexion avec le monde réel et nous prémunit contre les propositions hors sol.

Nos 200 candidats ont obtenu un score moyen de 3 %, très encourageant pour une jeune formation inconnue du grand public et qui n’a pas eu accès aux médias.

Quelles propositions ont été défendues par Écologie au centre aux législatives ? Je vous présente une sélection des propositions adaptées à la ligne éditoriale de Contrepoints. Il y en a bien d’autres…

 

Un pouvoir d’achat dynamisé

Alignement des charges pesant sur le salaire complet sur la moyenne pratiquée dans les autres pays de l’UE afin que les Français puissent vivre de leur travail (14 % de net en plus en moyenne selon les calculs de l’institut Molinari)… Financé par la suppression des niveaux d’administrations inutiles, la réduction des dépenses de l’état.

Alignement des charges des TPE et PME s’installant dans la France périphérique sur la fiscalité moyenne pratiquée dans l’UE afin de rendre la concurrence loyale et d’aboutir par l’incitation à une meilleure répartition de l’activité économique sur tout le territoire. C’est une demande forte de la population (seuls 18% des français considèrent que les grandes métropoles sont un lieu de vie idéal).

 

Sortir du pouvoir centralisé

Inciter à transformer progressivement notre organisation territoriale hyper centralisée (de grandes métropoles très denses concentrant toute l’activité économique entourée par la France périphérique) en un réseau connecté de petites villes de province. Ce n’est pas neutre d’un point de vue écologique, le second type d’organisation consomme 30 à 40 % d’énergie en moins par la réduction des transports qu’il permet et grâce aux circuits courts.

C’est là que se situe le principal levier de réduction de notre consommation d’énergie.

Cette organisation territoriale plus équilibrée permet aussi de résoudre la crise du logement sans artificialiser les sols et sans densifier excessivement nos habitats : il y a trois millions de logements vacants dans les petites villes de province qui n’attendent que d’être rénovés ! C’est pour cela que nous avons proposé l’abrogation de la loi SRU (loi Gayssot) qui conduit à une surminéralisation excessive des abords immédiats des centres historiques de nos communes.

Vous remarquerez au passage que toutes les propositions véritablement écologistes sont incitatives (sous forme de baisse de fiscalité), jamais punitives… Subtile différence qui change tout !

Sortir de l’hyper concentration jacobine actuelle (économique, politique, territoriale) pour passer progressivement à un modèle plus horizontal est un objectif écologiste car l’organisation de pays comme l’Allemagne ou la Suisse imite mieux les organisations naturelles. Ces organisations (ainsi que le passage à la proportionnelle que nous soutenons) doivent permettre un fonctionnement politique plus apaisé et moins autoritaire que le fonctionnement que nous avons subi ces dernières années. Pour y parvenir, une politique volontariste de rééquilibrage des investissements en faveur des petites villes de province doit être mis en place ainsi qu’un déménagement des administrations actuellement cantonnées dans les grandes métropoles vers ces petites villes ; en les réorganisant au passage afin d’en réduire fortement le coût… La crise liée au covid ayant fait apparaitre une sur-administration considérable de notre pays par rapport à nos homologues européens.

Une écologie incitative ayant un programme puissant et structuré de réformes respectueuses des droits naturels, des modes de vie, des libertés économiques existe désormais dans notre pays, à l’instar de nombreux autres partis similaires dans d’autres pays européens comme le parti vert libéral Suisse par exemple.

Une écologie qui ne prône pas la décroissance, qui ne considère pas les TPE/PME comme une nuisance diminuant le capital naturel mais au contraire souhaite s’appuyer sur leur créativité et leurs capacités d’innovations pour trouver des solutions aux problèmes environnementaux qui se présenterons à nous dans le futur.

Une écologie qui s’occupe de la fin du monde et de la fin du mois !

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  • Intéressant. Belle initiative. Quelques bémols toutefois:
    1) “Les attentes de la majorité sociologique doivent prévaloir”: la dictature de la majorité? Non merci.
    2) Le programme est très naïf, voire démagogique. Présenter la nature comme un modèle d’organisation idéal c’est oublier que la vie dans la nature est dure, violente, impitoyable. La civilisation, le progrès et le développement humain consistent précisément à surmonter les obstacles naturels: prédateurs, maladies, froid ou chaleur excessives, etc. Idéaliser la nature c’est finalement abaisser l’être humain. Laisser croire que la nature est bonne est une porte ouverte à des catastrophes humanitaires. Un seul exemple: le désastre de l’agriculture 100% bio au Sri Lanka.

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    • Je suis d’accord avec votre premier bémol. Et bien que je sois également d’accord avec les propos de votre second point, je trouve que c’est un peu un homme de paille à l’auteur qui ne suggère pas que la nature est bonne. En revanche votre précision s’imposait.

      • Je faisais référence au programme du parti l’Ecologie au Centre qu’on peut lire sur le site web indiqué dans l’article.

  • Arrêtez d’utiliser le mot écologie au lieu du mot écologisme. C’est de l’usurpation.
    Ensuite vous êtes à fond dans l’hystérie climatique, le plus gros bobard de l’histoire de l’humanité.
    Poubelle.

    • Oui, tout à fait. L’écologie est une science, l’écologisme est une idéologie.

      • La confusion est en effet complète avec l’adjectif écologiste qui est commun. La distinction pourrait mieux clarifier le discours :
        Écologiste qualificatif lié à écologisme, idéologie.
        Écologue qualificatif lié à écologie, science.

    • Avatar
      LasciatemiCantare
      27 juin 2022 at 13 h 29 min

      « Ensuite vous êtes à fond dans l’hystérie climatique »
      On n’a pas lu le même article. Ou alors vous n’avez rien lu du tout. Pour un fois qu’on a un article mesuré, non-alarmiste qui ne propose pas de culpabiliser le quidam !

      « le plus gros bobard de l’histoire de l’humanité »
      On repassera pour les sources.

      « Poubelle »
      Un article ayant un avis différent, quel scandale !

  • Hum, article de fond ou profession de foi politique ?

    • profession de foi carrément !

      • Ne considérer pas « les TPE/PME comme une nuisance diminuant le capital naturel mais au contraire souhaite s’appuyer sur leur créativité et leurs capacités d’innovations pour trouver des solutions aux problèmes environnementaux  » , «  Une écologie incitative ayant un programme puissant et structuré de réformes respectueuses des droits naturels, des modes de vie, des libertés économiques ».
        C’est pas tellement un discours de gauchiste. Avant de laissez-faire, ce que je prône, faut bien réformer. Le Grand Soir Libéral je n’y crois plus.
        Je vous trouve donc sévères. Les problèmes environnementaux sont bien réels pour moi et j’ai foi dans le marché et la liberté pour trouver des solutions. Mais le marché n’est pas libre. A un moment il faut bien des politiques de réformes ( décentralisation,suppression des normes, etc..), pour le libérer.
        Et avant de me taper dessus et de me traiter de réchauffiste ou pire, essayez de comprendre que l’on puisse être soucieux des problèmes environnementaux sans nécessairement croire aux thèses du RCA d’origine anthropique, des ressources épuisées et aux fariboles du capitalisme qui détruit tout, du co2 produit chimique toxique, du « on va tous mourir ».
        C’est ma position et je crois celle de l’auteur, il semble prendre grand soin à ne parler que de problèmes environnementaux. Ça n’existe pas ? La liberté économique et le progrès ont maintes fois prouvés ce dont ils étaient capables . Ils le sont tellement que ce sont dans les pays les plus libres que les problèmes environnementaux sont les moins criants. Je sais, je ne vous apprends rien. Je veux continuer à vivre dans un pays où il y a de la croissance et où on compte sur la liberté des agents économiques ( le marché libre ) et non pas sur l’Etat pour trouver des solutions aux problèmes qui se présentent . Il faut bien à un moment décentraliser, supprimer des normes, sortir de la doxa de la décroissance, vanter le progrès et l’innovation.
        Vous faites un mauvais procès à l’auteur ou bien je suis de bonne humeur ce matin. 😝

        • L’auteur parle même du salaire complet ! Bravo.
          Bon, j’ai fortement tiqué sur « rendre concurrence loyale », c’est totalement absurde comme idée, faut lire des livres d’économie, les bons j’entends.

        • Avatar
          jacques lemiere
          27 juin 2022 at 19 h 48 min

          Les problèmes environnementaux sont bien réels mais en général ils sont malgré tout du second ordre par rapport au progrés humain associé..

          la pollution de lair en chine due au charbon…vaut malgré tout le coup..

      • Profession de foi libérale d’un gars soucieux de l’environnement, avec quelques trucs qui me chagrinent et d’autres moins. Comme ça change de la bouillie habituelle des écologistes et de leurs propositions liberticides, j’ai bien kiffé l’article.

  • Je vous invite tous à lire le programme complet
    https://ecologieaucentre2022.fr/programme/
    Là on nous a présenté que les parties contrepoints compatibles. Car sinon il y a aussi les subventions (massives) aux éoliennes (qui apportent le plein emploi comme tout le monde le sait), la lutte contre les pesticides « qu’on retrouve dans les bébés » (d’ailleurs l’eau aussi…), les recensements de logements vacants (lire saisie), les ceintures vertes (lire restriction de l’offre immobilière), la biodynamie dans l’agriculture (lire Lyssenko).
    Bon en fait à part la partie sur la démocratie, je ne vois rien de libéral… Pas une seule proposition qui commencerait par « Laisser décider les gens de etc… »

    • Je partage.
      … Et le bruit des automobiles réduit à 70 dB, par exemple.
      Par incitation ? J’en doute. Je vois bien une bonne grosse nouvelle norme bien restrictive, et aboutissant sans doute au même résultat que la décision récente : interdiction de la vente
      de voitures à moteur thermique.
      Mais accordons le bénéfice du doute à ces adeptes des taxes pigouviennes. Celles-ci ne sont-elles pas déjà une horreur ?
      Les motards qui vont en subir une à Paris, bien salée à la rentrée, avec le stationnement payant des 2RM, seront certainement de mon avis.
      Bref.
      Ecologie/écologisme, libéralisme, démocratie, neutralité décisionnelle… Cherchez l’intrus !

    • Du coup, l’article a un désagréable côté « Donnez-moi la main de bonne foi, et je vous la colle dans l’engrenage pour en faire de la purée ».

      • Partant du même constat que les autres – nucléaire beurk, transport routier rebeurk, énergies fossiles beurkbeurkbeurk – au bout du bout, on a la même tambouille.
        Mais c’est servi dans du Limoges.

  • L’écologie « véritable », combien de députés ?
    J’ai failli dire « combien de divisions ? ». Mais cela aurait été une vilaine plaisanterie.

    • Avatar
      jacques lemiere
      28 juin 2022 at 7 h 06 min

      l’écologie véritable presque tous les français, un peu comme la lutte contre le gaspillage, la surconsommation … ou sauver la planète….

      l’écologiisme est subjectif.. le véritable écologisme s’applique à
      soi… autrement dit ce n’ets une chose qu’on impose..

      la charité n’est pas donner l’argent des autres…

      concept à éviter!!!! simple outil de tyrannie..

  • Avatar
    jacques lemiere
    27 juin 2022 at 19 h 25 min

    arretez avec la culte de de l’ecologisme??
    « Ce qui signifie tout simplement qu’elle vise à gérer en bon père de famille le capital de nature que nos ancêtres nous ont légués afin de le transmettre intact, voire amélioré à nos enfants. »

    améliorer le capital de nature… mystère et boule de gomme..

    non désolé…le développement humaine se fait au détriment du capital de nature , on e détruit en somme mais on le remplace…

    on abat une forêt et on fait un champ de blé on détruit la nature..

  • Les commentaires sont fermés.

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Éditorialiste commentant à chaud l’actualité (au Figaro puis à l’Express) en même temps qu’universitaire, il a toujours veillé à intégrer ses jugements ponctuels dans une vision du monde... Poursuivre la lecture

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