L’horreur socialiste

L’idée de base qui anime le socialisme est la suivante : les individus sont par nature incapables de diriger judicieusement et efficacement leur vie par eux-mêmes ainsi que de coopérer volontairement entre eux

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L’horreur socialiste

Publié le 26 mars 2012
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L’idée de base qui anime le socialisme dans son essence même peut se caractériser ainsi : les individus sont par nature incapables de diriger judicieusement et efficacement leur vie par eux-mêmes ainsi que de coopérer volontairement et équitablement entre eux.

Par Alain Laurent.
Publié en collaboration avec l’Institut Coppet.

Qu’est-ce que le socialisme ? Outre  Yves Guyot (La Tyrannie socialiste, 1893 et Les Principes de 1789 et le socialisme, 1894), Mises (Le socialisme, 1922) et, parmi bien d’autres encore, également Wilhelm Röpke (dans Au-delà de l’offre et la demande, 1958), une réponse particulièrement éclairante a été apportée dès les origines, le 12 septembre 1848, par Tocqueville dans son célèbre discours prononcé à l’Assemblée constituante contre « le droit au travail ». Elle est d’autant plus remarquable qu’elle émane d’un très grand penseur libéral réputé pour sa modération et qu’on a très arbitrairement voulu parfois faire passer pour bienveillant envers cette idéologie. En plus de la volonté destructrice d’étatisation de l’économie, Tocqueville a su d’emblée pointer  le projet de contrôle social total de l’individu inhérent au socialisme – ce dont ne se cachaient d’ailleurs nullement ses inventeurs français, Pierre Leroux puis Louis Blanc. Ce texte séminal  mérite d’être longuement cité tant il est impitoyablement pénétrant et prophétique :

[Le socialisme], c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte mais toujours continue aux principes mêmes de la propriété individuelle ; c’est une défiance profonde  de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui caractérise [les systèmes qui portent le nom de socialisme], c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme – que dis-je !  son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine. À ce point que si en définitive j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît être le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est un nouvelle formule de la servitude…

L’idée de base qui anime donc le socialisme dans son essence même (tant pis pour tous les nouveaux Trissotin qui hurlent sans cesse contre l’ « essentialisation » !) peut se caractériser ainsi : les individus sont par nature incapables de diriger judicieusement et efficacement leur vie par eux-mêmes ainsi que de coopérer volontairement et équitablement entre eux. Ce sont de grands enfants forcément irresponsables et égoïstes (dans l’acception péjorative du terme) ; ils ne sont nullement propriétaires d’eux-mêmes mais appartiennent, au sens possessif, à la « collectivité » ou au grand organisme social dont ils ne sont que des fragments. En conséquence de quoi, l’État (dans sa version omnisciente et omnipotente) doit les prendre en charge et les placer sous sa tutelle économique et sociale, relayée par des « collectifs » locaux, afin de les organiser, les diriger, les solidariser et les contrôler. Ce qui ne peut bien sûr se faire qu’en les dépossédant de leur indépendance et leur responsabilité individuelles.

De ces prémisses collectivistes découlent logiquement et forcément les trois visages concrets complémentaires de l’ultra-étatisme sans lequel le socialisme ne serait qu’une coquille vide :

a) Une bureaucratisation de l’économie régie par une « régulation » centralisée (qui se substitue désormais au projet de planification, trop connoté de soviétisme et discrédité par ses échecs catastrophiques et meurtriers).

b) Une entreprise de redistribution autoritaire et massive des revenus par le biais d’un État-providence tentaculaire fonctionnant aussi à crédit, par l’endettement. Ce qui se traduit par une pratique fanatique de l’impôt (rebaptisé « citoyen »), que W. Röpke avait bien repérée dès les années 1950 en parlant de « socialisme fiscal » : au lieu de collectiviser et nationaliser les entreprises en amont, on le fait en aval, en confisquant la majeure partie des revenus des individus productifs, transformés en « animaux sacrificiels » (Rand).

c) Une socialisation directe ou indirecte des emplois, dans la perspective d’une « fonctionnarisation » générale de la société (« Tous fonctionnaires ! », y compris les créateurs culturels ou les entrepreneurs…) : il n’y a plus à terme qu’un service public illimité.

Au passage, il faut souligner que ces caractéristiques intrinsèquement perverses du socialisme (surtout version française) rendent d’avance vaines toutes les élucubrations sur la possibilité d’un « socialisme libéral », relevant autant de l’oxymore que jadis celles portant un « communisme à visage humain ». Pour qu’il puisse exister, il lui faudrait renoncer aux trois caractéristiques précédemment énoncées, mais ce ne serait alors plus du socialisme… Le grand  et vrai pré-libertarien de gauche Franz Oppenheimer a bien montré que le souci de faire entrer les plus modestes dans le libre marché doit exclure le recours aux « moyens politiques » spoliateurs et autoritaires !

Comme si cela ne suffisait pas, et c’est un élément nouveau qui accroît encore sa malfaisance foncière,  le socialisme à la française s’est depuis au moins deux décennies toujours plus culturellement gauchisé sous l’influence de son « écolo-boboisation » et de l’influence prépondérante qu’y exerce désormais la bourgeoisie intellectuelle de gauche et d’extrême gauche. Méprisant et délaissant les salariés modestes accusés de « populisme », il s’est voué à la défense de tout ce qui est réputé « exclu » et « stigmatisé » : délinquants et détenus, cancres, chômeurs et endettés volontaires, squatteurs, fraudeurs « sociaux », « minorités visibles », « racaille », sans-papiers et dévots de la charia. Bref, de tous ceux qui contreviennent à la simple observance des « règles de juste conduite » (Hayek) assises sur la responsabilité de soi, le respect des droits de propriété d’autrui et le droit de vivre en sûreté – qu’il faudrait… laisser faire et laisser passer, c’en est la version socialiste évidemment contrefaite et antithétique  de celle des libéraux cohérents. Le socialisme est ainsi devenu le principal foyer de confection et de propagation de la tyrannie du « politiquement correct » (l’anti-sécuritaire, la religion de l’ « Autre »…) qui empoisonne la vie sociale et intellectuelle en France. Et qui, en conjuguant pillage et angélisme, détruit à petits feux le peu de vraies libertés dont nous disposons.

Le ressort de cette extension du domaine de la lutte et le lien entretenu avec la social-étatisation sont clairs bien que peu souvent perçus : c’est l’égalitarisme, cette corruption de l’idée classique et légitime d’égalité (hommes et femmes, électeurs…). Égalité, donc, entre individus productifs et créateurs et individus irresponsables et assistés, entre citoyens de souche et immigrés illégaux, entre citoyens respectueux des droits des autres et délinquants, entre civilisations fondées sur le primat de la liberté individuelle et civilisations tribales théocratiques et monolithiques, entre parents et enfants ou enseignants et élèves. Mais tout en maintenant ou accroissant quelques inégalités révélatrices : entre agresseurs et victimes devant la Justice, ou simples citoyens et oligarques de la nomenklatura d’État…

C’est dire si, dans une France déjà amplement hypersocialisée et donc institutionnellement socialiste où l’on n’a électoralement le choix qu’entre diverses variétés de socialisme plus ou moins accentuées (Bayrou et sa « France solidaire », Le Pen et son protectionnisme nationalisateur, Sarkozy et sa défense du « modèle social français » entrent évidemment dans ce champ), l’arrivée des socialistes du PS et de leurs compagnons de route, les néo-bolcheviks à la sauce Mélenchon, à la tête de l’État signifierait l’entrée durable dans un État social et multiculturaliste total. Qu’attendre  d’autre dans un pays où le PS détient déjà le pouvoir dans toutes les régions et les grandes villes, au Sénat, et où ses compagnons de route intellectuels font déjà la loi dans les médias, la magistrature, l’enseignement et le show-biz – avec le renfort des syndicats ?

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La chronique du « Nouvel 1dividualiste » (n°8).
Sur le web.

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  • J’adore vos articles, mon blog traite à peu près des mêmes impostures de la gauche française, avec des dessins humoristiques la plupart du temps : http://www.eradiquons.fr

  • C’est super !
    Si on remplace, dans le texte de Tocqueville, « socialisme » par religion et « Etat » par église ou mosquée, ça marche pratiquement aussi bien.

  • superbe article, comme presque toujours de la part d’A Laurent, merci pour ce réservoir d’arguments et d’idées

  • Je me suis arrêté à la première phrase.

    « L’idée de base qui anime le socialisme dans son essence même peut se caractériser ainsi : les individus sont par nature incapables de diriger judicieusement et efficacement leur vie par eux-mêmes ainsi que de coopérer volontairement et équitablement entre eux. »

    L’idée de base du socialisme, c’est que les hommes ne peuvent vivre qu’en coopérant avec d’autres hommes, et que le plus grand degré de bonheur est atteint quand le degré de coopération est le plus grand. Il n’y a aucunement espèce de dirigisme la dedans.

    • « le plus grand degré de bonheur est atteint quand le degré de coopération est le plus grand. »
      Vous voulez dire, comme partout où le socialisme a été appliqué, même à petites doses ?

    • Certes, de fait, il y a eu des socialistes anti interventionistes, mais ils se sont fait bouffer par les autres.

      http://www.contrepoints.org/2012/03/23/74254-la-solidarite-avant-letat-providence

      La FGTB (CGT belge) a protesté contre la retraite par répartition et le vol caractérisé qui l’a fondée, à l’époque. On est bien loin de ça désormais.

      • @h16

        Les étiquettes que ce sont plus ou moins apposé sur le front certains dictateurs n’ont aucune valeur. Comme ce Mohammed Mera. Ses paroles n’ont aucune valeur, qu’il se réclama de l’islam, du judaisme, du bouddhisme ou que sais je, ça n’a aucune importance puisque c’était un fou.

        Les Français ont collectivement décidé d’instaurer une forme de socialisme d’état, par un système démocratique. Vous ne pouvez pas dire que les gamins soient lavés du cerveau et poussés à aimer ce système. Ils vivent dedans, c’est tout. Donc si vous pensez pouvoir convaincre les gens que vous pouvez faire mieux, il fallait présenter un candidat à la présidentielle. Si un gars comme Cheminade a réussi à avoir 500 parrainages, tout est possible.

        Le problème, c’est que les libertariens ne sont pas des démocrates. Ils n’aiment pas cette horrible dictature de la masse. Pourtant il n’y a pas 50 solutions. Fonder un mouvement politique, ou voter avec ses pieds, comme disait Friedmann.

        • « L’idée de base du socialisme, c’est que les hommes ne peuvent vivre qu’en coopérant avec d’autres hommes »
          C’est totalement faux. les hommes peuvent vivres sans coopérer. Dans un marché libre ou l’un offre ses services à celui qui en a besoin contre rémunération. Vous confondez coopération et l’organisation sociétale.
          Dans une société organisée la coopération peut exister, mais elle n’est nullement une obligation pour la survie de la société.

          En outre votre proposition et dictatoriale : Vous considérez que la vie des hommes doit passer OBLIGATOIREMENT par la coopération, et vous shuntez volontairement tous les autres modes de vies et d’organisation.

          « et que le plus grand degré de bonheur est atteint quand le degré de coopération est le plus grand. »
          Voila une proposition purement eudémonique. Qui a décidé (vous?) que le bonheur des gens ne peut qu’exister que dans la « coopération »? Voila un sectarisme complet.
          Personne ne peut imposer un bonheur à marche forcée, que se soit dans la « coopération » ou bien dans toute autre chose. Le Bonheur de tout un chacun ne dépend que de lui-même et de ses propres choix!!! Mais cela suppose la LIBERTÉ DE CHOIX. Chose que le socialisme refuse : il est seul à détenir le choix, il impose son choix (ici la « coopération » comme source de bonheur).

          « Il n’y a aucunement espèce de dirigisme la dedans. »
          Bien au contraire. Comme je viens de le démontrer : tout est diriger !!!
          Vous niez volontairement tous choix aux hommes, vous imposer votre choix « le Bonheur par la coopération ». Cela est purement dirigiste, cela est totalement dictatorial… Cela démontre une volonté claire de détruire l’individu en tant que personne consciente de ses choix. L’homme ne sait pas, le dirigeant seul sait : « Le bonheur du peuple est dans la Coopération ».

          « se réclama de l’islam, du judaisme, du bouddhisme ou que sais je, ça n’a aucune importance puisque c’était un fou. »
          Je doute largement que vous auriez tenu de tels propos si cet homme c’était réclamé du FN… Vous auriez alors hurlé à la haine raciale, à l’atteinte à la démocratie, à l’endoctrinement fasciste. Vous n’auriez pas repris le terme de « Monstre » comme toute la masse médias le fait actuellement. D’ailleurs personne n’aurait employé se terme. Le mot de fasciste, raciste seraient employés tous les jours …
          Disons la vérité: cet homme était un intégriste musulman qui avait une haine raciste envers la France, les Français et les Juifs !!!

          Deux points deux mesures pour la gauche: La haine du FN est mal, mais la haine des musulmans est bien, tolérable, ACCEPTABLE…

          • @Daniel

            Vous essayez de me coller une étiquette qui ne me sied pas. Je ne suis pas à lutte ouvrière, je ne vote pas Nathalie Artaud, je suis juste un homme qui tente de réfléchir, et de ne pas céder à la propagande, quelle qu’elle soit.

            Bref,règlons d’abord le problème de vocabulaire.
            Coopération : Prendre part, concourir à une œuvre commune ; contribuer, participer. Ex : Coopérer à la rédaction d’un dictionnaire.

            Notion concomitante à celle de société : Ensemble d’êtres humains vivant en groupe organisé

            L’existence même de l’argent en est la preuve éclatante de cette nécessité. Vous pouvez vous déclarez libre de faire ce que vous voulez avec votre argent, vous n’en êtes pas moins obligé d’accepter la convention sociale qui permet à l’argent d’exister.

            L’argent n’existe pas sans la nécessaire coopération de tout le groupe pour lui donner un sens.

            Partant de là, oui, je pense que votre idée de la liberté individuelle est complètement exagérée.

        • « Vous ne pouvez pas dire que les gamins soient lavés du cerveau et poussés à aimer ce système »

          WTF??? Vous avez fait votre scolarité il y a combien de temps? Personnellement je l’ai faite dans les années 80 et 90, et le lavage de cerveau était déjà là. J’ai dû faire pas mal d’efforts, de beaucoup lire notamment, pour désapprendre toutes les c***ries enseignées, notamment en histoire-géo, « éducation civique », philo (quoique là s’était facile de désapprendre, vu que je n’y ai quasiment rien appris) etc. Sans compter l’idéologie que les profs des autres matières essayaient de faire passer « en douce ».

          « Le problème, c’est que les libertariens ne sont pas des démocrates. Ils n’aiment pas cette horrible dictature de la masse »

          Qu’est-ce que vous racontez encore? À part les anarcaps 8par définition), les libertariens sont tout ce qu’il y a de plus démocrate, tant que la démocratie est respectueuse des droits naturels… Ce qu’elle est de moins en moins, aujourd’hui il s’agit plus de dictature de la majorité (ou lpus exactement de la plus grande minorité) que de démocratie.

          • Vous voyez un candidat libertaire à la présidentielle ? Pas moi. Quand un gars comme Cheminade y a réussi, avec tout le passif de Larouche à se trimballer, c’est que vraiment aucun effort n’a été fait.

            Le conseil numéro un de mon prof ‘histoire géo du lycée c’était « je sais que vous oublierez quasiment tout de ces cours, mais si vous devez garder une chose, c’est l’esprit critique ». Pour la manipulation, on repassera.

          • J’ai toujours été allergique en ce qui me concerne envers « la messe socialo » de l’école. J’ai toujours ressentie profondément le caractère étouffant de cette mentalité. Ces contradiction « des beaux principes  » mais beaucoup de haine au résultat. J’étais « le fils de l’expert comptable » donc le « mauvais element  » qu’il fallait toujours mettre de côté afin de « rétablir l’égalité »…ça m’a rendu dépressif à l’époque car pour quelqu’un épris de liberté , même jeune on peut sentir qu’il n’y pas d’offre politique ou de vision du monde qui se base réellement sur une certaine foi humaniste dont pourtant les socialistes et co se réclament honteusement; la quête spirituelle m’a permis de sortir de cet »etat » d’accablement » mais ce genre de liberté individuelle n’est pas au gout non plus du « petit goulag » Français…

            les gens sont surpris et pensent que l’on exagère atrocement lorsqu’on affirme qu’il n’y pas de liberté individuel dans le système socialiste alors que cela découle simplement des textes fondateurs de cette hideuse « pensée »…hideur qui se cache derrière de « belles et sincères intentions  » qui même en enfer…

            Aussi je tiens à souligner que cet article à raison de rappeler cette vérité et que c est même un point qui doit être mis en avant et developer dans le cadre de la discussion et information à mon humble avis.

            Rappeler aussi que libéralisme ne signifie pas le « laisser faire  » au sens négatif est aussi un champs d’études et d’approfondissement qui me parait essentiel; Mais comme la France n’a pas cette tradition Chrétienne, ou autre, vivante quasi-consubstantiel telle qu’elle l’est aux USA ou ailleurs . Je crois qu’il peut-être bon de se referrer à une foi se référant au libre arbitre mais plus que ça puisque la prise de risque y ai lié originellement…je sais qu’il ya des libertarians athée mais là aussi on peux se referer à une certaine foi tout de même nécessaire …c est un sujet dont je n’ai pas fait le tour …mais il me semble que si les idées libérales ne sont pas attractives c est bien parce qu’elles ne sont pas représentées mais aussi parce qu’il faudrait sentir cette sorte d’enthousiasme religieux ou quasi-religieux qui existait chez les libéraux et dont les utopistes catastrophiques ne manquent pas …on objectera que pour certains le libéralisme n’est pas un système, un dogme , un article de foi…mais n’est-ce pas l’influence du matérialisme marxisant qui nous entourèrent ici qui nous fait pencher rapidement vers cet angle de vue? …

            Voici en tous cas le genre d’article et de commentaires qui sont stimulants ! …

        • « les Français ont collectivement décidé » : ah ah ah

          C’est un accord de de Gaulle avec Maurice Thorez et le Conseil National de la Résistance qui a imposé la CGT partout dans la société française (cf accord du Comité d’Entreprise d’EDF qui pompe 1% du Chiffre d’Affaires, par exemple mais il y en a une multitude d’autres)

          C’est donc un accord politique qui a imposé à la fRance la situation délétère dans laquelle elle se trouve et certainement pas un système démocratique….
          et ça n’a fait qu’empirer depuis.

          • C’est vrai, on aurait du abattre de Gaulle et laisser la France devenir un protectorat américain.

            Mais le peuple à eu l’occasion de se venger en votant pour sa Vème république à 80% en 58 …

          • Appeler au meurtre en ce moment est osé….

      • @ FabriceM

        « Vous voyez un candidat libertaire à la présidentielle ? Pas moi. »

        Mais que viennent donc faire les libertaires dans l’histoire??? À moins que vous ne confondiez libertaires et libertariens/libéraux…

        Du reste, comment voulez-vous qu’un candidat libéral se présent ou ait la moindre chance à une élection présidentielle, quand on voit le degré de lavage de cerveau quant au libéralisme en France? Ça commence à l’école, et ça se poursuit dans les médias. À un point tel que « libéral » est devenu une insulte. D’ailleurs on ne dit pas « libéral », on dit « ultra-néo-méga-hyper-giga-libéral »…
        En France, on peut trouver 500 maires qui soutiennent des candidatures national-socialistes ou trotskystes, mais impossible d’en trouver 500 qui soutiennent une candidature libérale. C’est hallucinant mais c’est la réalité, c’est dire l’ampleur de la propagande anti-libérale…

        Et comment voulez-vous que les libéraux ait la moindre chance d’expliquer ce qu’est réellement le libéralisme (et qui n’a rien à voir avec ce qu’en disent les politiciens ou les médias) dans les médias lorsque ceux-ci sont TOUS anti-libéraux et distillent subrepticement (ou pas) leur mentalité anti-libérale et étatiste à longueur de journée?
        Heureusement Internet nous permet enfin d’exposer nos idées, mais Contrepoints ou les blogs libéraux, ça n’a pas le même poids que le Figacon, L’Aberration , l’Immonde, France 2 ou TF1…

        « Le conseil numéro un de mon prof ‘histoire géo du lycée c’était « je sais que vous oublierez quasiment tout de ces cours, mais si vous devez garder une chose, c’est l’esprit critique ». Pour la manipulation, on repassera. »

        Bravo, vous avez trouvé UN prof qui vous a dit de « garder votre esprit critique ». Quelle preuve éclatente de l’impartialité, de l’objectivité « moyenne » et de l’absence totale de distilaltion d’idéodologie de l’enseignement en France!

        • Oui, je voulais dire libertarien, mauvais lapsus.

          Mais je répète, si un gars comme Cheminade a réussi à obtenir ses 500 parrainages, alors qu’il se traine tout le passif de Larouche et que son programme économique c’est d’aller sur Mars, il est impossible qu’un libéral un peu motivé n’y arrive pas.

    • Le socialisme c’est pas compliqué, c’est l’usage de la force (celle de l’Etat) exercée à l’encontre de la majorité au profit d’une minorité.

      La majorité étant constitué du bétail que nous sommes devenus et la minorité étant représentée par les fonctionnaires, les zélus, les industriels proches du pouvoir et les médias qui leur sont soumis.

  • Qu’on se dise que les individus seront plus heureux en coopérant, c’est sans doute vrai pour la plupart d’entre eux. Mais à condition qu’ils le choisissent.
    Le marché est un mode de coopération qui n’oblige personne à participer et permet à tous de le faire.
    La liberté permet à chacun de poursuivre son bonheur individuel. Que serait un « bonheur collectif » ?

    • « Mais à condition qu’ils le choisissent. »

      C’est là le coeur du problème. Les socialistes vous affirmeront en toute bonne fois que celui qui refusent de penser l’humanité en terme de groupe est un idiot, et vous c’est exactement l’inverse.

      Vous me demandez ce que serait un bonheur collectif, je vous retourne la question. Qu’est ce que le bonheur individuel ?

      En plus, au final, nous sommes surement très peu différent au quotidien. Il y a juste une question d’ego à résoudre. Entre ceux qui coopèrent « seulement parce qu’ils le veulent bien » mais qui le font quand même, et ceux qui se sont fait à l’idée qu’ils sont dépendants des autres.

      • Si vous ne savez pas ce qu’est votre bonheur individuel, il devient difficile de vous aider. Il faut commencer par vous aimer vous-même et ne pas faire aux autres etc.

        Sauf peut-être pour les dépressifs ou les fous, le bonheur individuel est parfaitement concret, on le définit chacun selon désir. Le bonheur collectif, c’est n’est pas autre chose que respecter le bonheur individuel d’autrui. La vie n’est finalement pas si compliquée quand on arrête de se torturer le cerveau avec des fadaises collectivistes et/ou nihilistes.

      • « Qu’est ce que le bonheur individuel ? »
        ————————
        Ca c’est somptueux ! Il faut être un collectiviste pour se poser ce genre de question.
        Comme dirait je ne sais plus qui : « que l’Etat se charge de la justice et de la sécurité, nous nous occuperons d’être heureux ».

        • « Prions l’autorité de rester dans ses limites, qu’elle se borne à être juste. Nous nous chargerons d’être heureux. »

          Benjamin Constant

      • Si chacun se charge de trouver le bonheur individuel, il en résultera un bonheur collectif.
        Et nous sommes très différent au quotidien, croyez-moi. Prenez dix références individuelles qui seraient les marqueurs de votre bonheur et classez les par ordre d’importance à vos yeux. Puis, sans rien dévoilez des résultats, demandez à vos proches, vos amis, vos collègues, des personnes dans la rue de faire de même et de comparer. Je pense que vous aurez des surprises.
        Mais c’est bien l’apanage des collectivistes que de croire que LEURS références sont l’étalon du bonheur pour tous. C’est ce qui les rend si dangereux et si nuisibles.

        • Apparemment, vous n’arrivez pas à digérer qu’on puisse être socialiste sans être étatiste.
          Grosso modo je pense que le bien être individuel passe par le bien être collectif. Mais ça ne se décrète pas. Et ce qui compte ce ne sont pas les moyens, mais les résultats.
          Tout à fait d’accord avec vous pour dire que notre prétendu socialisme d’état ne marche pas. Prétendu, car il a été complètement perverti par l’opacité, les paperasseries, et les passe droits.

          Les mots ont un sens.

          • On ne sait toujours pas, selon vous, ce qu’est le bonheur collectif dont vous ne cessez de parler, clé de voûte de votre raisonnement. Seriez-vous incapable de l’exprimer clairement ?

            Quant au socialisme perverti par l’étatisme, c’est la même blague qu’on nous a servi ad nauseam du temps de l’URSS, pour justifier le maintien du régime assassin malgré ses nombreux crimes.

            Quelle que soit sa forme, le socialisme mène au meurtre, inéluctablement.

          • @Bubulle

            Je ne sais pas pour vous, mais moi ce qui me rend heureux, ce sont mes interactions sociales. C’est de construire, c’est de partager, qui rend heureux. Le bonheur individuel, le bonheur au milieu du vide, ça ne peut durer bien longtemps. Il suffit de mettre les pieds dans une maison de retraire pour s’en rendre compte.

  • Excellent article !

  • excellent, merci M. Laurent

  • Cette confusion entre l’égalité et l’égalitarisme n’est-elle pas, aujourd’hui, poussée à son paroxysme avec le projet de loi sur le Mariage et l’adoption pour tous ? On veut, à toute force, gommer un fait : par nature, les couples homosexuels ne peuvent procréer. Il faudrait donc créer artificiellement un  » droit à l’enfant  » là où ne doivent exister que des devoirs à l’égard des enfants. Et permettre ainsi à chacun de s’arroger la possibilité d’avoir des enfants sans père ou sans mère. C’est-à-dire pousser l’individualisme jusqu’à la toute puissance infantile. Comment ne pas s’insurger contre ce  » tournant de civilisation  » que le pouvoir socialiste entend nous imposer ?

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Vingt-quatrième volet de notre série « Ce que le libéralisme n’est pas ».

Le libéralisme est une philosophie du droit, qui défend les idées de liberté et de responsabilité, au service de l’épanouissement des individus. Si l’économie y occupe une place importante et que l’esprit d’entreprise y est salué, c’est pour leurs dimensions fondamentales dans l’amélioration du cadre dans lequel les individus peuvent se réaliser.

Si l’on a en tête la célèbre pyramide de Maslow, on pourrait en quelque sorte considérer qu’ils font partie des... Poursuivre la lecture

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Un cliché typique dans les milieux socialistes est que les pauvres et les opprimés refusent de voter pour leurs intérêts économiques. Voir, par exemple, l'ouvrage de Thomas Frank What's the Matter with Kansas ? How Conservatives Won the Heart of America.

Cette théorie est utilisée pour justifier divers stratagèmes antidémocratiques visant à "protéger" les personnes vulnérables contre elles-mêmes. Si, après tout, les pauvres ne votent pas dans leurs intérêts, alors pour... Poursuivre la lecture

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Le Club de l'économie du Monde se propose de faire débattre décideurs et "experts" sur les grandes mutations économiques. Quels traits constitutifs se dégagent de leur Cité idéale ?

Trois aspects semblent se dessiner : la souveraineté européenne et numérique, la transition écologique et enfin des conceptions économiques originales sur la dette, l’inflation ou la dépense publique que je regroupe sous le terme de nouveaux économistes.

Malheurs de la souveraineté : l'autarcie et la citadelle assiégée

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