La vérité sur la dette publique

À la demande de l’association Contribuables Associés, les chercheurs de l’IREF – Pierre Garello et Vesselina Spassova – ont réalisé une monographie consacrée à la dette souveraine française.

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La vérité sur la dette publique

Publié le 30 novembre 2011
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À la demande de l’association Contribuables Associés, les chercheurs de l’IREF – Pierre Garello et Vesselina Spassova – ont réalisé une monographie consacrée à la dette souveraine française.

Beaucoup de chiffres et de commentaires circulent actuellement à propos de la dette publique de la France – et pour cause. Néanmoins, rares sont les approches vraiment scientifiques de la question : les chiffres ne suffisent pas, il faut aussi voir d’où ils viennent, quelles erreurs ont été commises, et quelles réformes il faut mettre en œuvre au plus vite.

Les auteurs de cette monographie mettent en lumière :

1° le poids du service de la dette dans le budget de l’État (c’est le premier poste, supérieur à celui de l’Éducation Nationale, avec 49 milliards d’euros) et l’importance d’un accroissement des taux d’intérêt – puisque aujourd’hui l’Agence Française du Trésor doit payer plus cher les emprunts qu’elle fait quotidiennement (1 milliard par jour ouvrable !)

2° le fait que la dette est due pour 80 % à des dépenses de fonctionnement, et qu’il n’y a pas eu création ou amélioration d’équipements publics susceptible de nous valoir plus de croissance dans le futur : c’est donc une dette à fonds perdus.

3° la charge que la dette représente pour les ménages français : ils ont emprunté en moyenne 15.000 euros pour eux-mêmes (la maison, la voiture, l’équipement, etc.), mais l’État a emprunté pour leur compte 25.000 euros !

4° la sortie de l’impasse : par l’allègement de l’État et une privatisation massive, par une baisse des impôts, notamment sur l’épargne et le patrimoine, et la fin de la progressivité (mise en place de la flat tax).

On peut prendre connaissance de la monographie en allant sur le site de Contribuables Associés www.contribuables.org

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  • « 4° la sortie de l’impasse : par l’allègement de l’État et une privatisation massive, par une baisse des impôts, notamment sur l’épargne et le patrimoine, et la fin de la progressivité (mise en place de la flat tax). »
    Là, c’est se moquer du monde… Juste pour que les riches soient un peu plus riches ?
    La « flat tax », c’est la première fois que je lis cette proposition en face de notre situation actuelle…
    – privatisation massive: c’est oublier que les « objets » privatisables appartiennent aux Français, payés au long des générations par leurs impôts.
    – quand ça va mal, on baisse les impôts !
    – bien préserver l’épargne et le patrimoine, des fois que nos élus doivent payer quelque chose ?
    – fin de la progressivité, comme ça le plombier ou cadre moyen paiera autant que Bettencourt ?
    Ces propositions sont une offense au bon sens, et une honte de manière plus générale.
    Cela reviendrait à mettre en place un système comme aux USA et on voit que les choses se passent bien chez eux aussi ?!

    • Juste pour que les riches soient un peu plus riches ?

      Je te conseille une bonne et saine lecture : Gauthier (P.), Les cités grecques et leurs bienfaiteurs. Ou comment un cité dans la merde faisait appel à ses plus riches citoyens.

      « les « objets » privatisables appartiennent aux Français »

      Va donc voir le petit homme et dis lui que tu viens prendre son bel avion parce que ce sont tes impôts qui l’ont payé et que donc il t’appartient, et on en reparle.

      « payés au long des générations par leurs impôts »

      En quoi des meubles payés par les impôts de gens qui sont morts depuis des lustres t’appartiendraient-ils ?

      « Ces propositions sont une offense au bon sens »

      Au contraire, quand on vit au dessus de ses moyens, on baisse ses dépenses de manière drastique. Reagan avait baissé les impôts des plus riches, les recettes fiscales ont été doubles. Mais bon, tu es magicien, pas économiste, ça se voit.

    • Eddie C, vous confondez impôt progressif et taux d’imposition progressifs. Avec la flat tax à 10%, si vous gagnez 100 vous payez 10 d’impôt. Si vous gagnez 1000, vous payez 100, soit 10 fois plus (1000% de plus) que le précédent. La flat tax est indubitablement un impôt progressif. C’est à l’injuste progressivité des taux qu’il faut mettre fin, sans compter que la flat tax met fin à toutes les niches fiscales.

      « quand ça va mal, on baisse les impôts ! » Effectivement, puisque « ça va mal » précisément à cause des impôts.

    • Vendre les actifs de l’Etat au prive sert a rembourser la dette publique et donc il n’y a pas spoliation du contribuable mais diminution de sa dette entretenue par l’etat. Maintenant si vous preferez continuer a soutenir avec vos economies des organisations mal gerees et extremement couteuses et continuer a grossir la part de remboursement qu’au final vous aurez a payer comme le font les Grec aujourd’hui avec en plus les interets des banquiers qui ont ete ravis de preter aux etats avec des taux exhorbitants, cela ne tiens qu’a vous.

  • Eddie Constantine:

    – « les « objets » privatisables appartiennent aux Français, payés au long des générations par leurs impôts. »

    Ils appartiennent à l’Etat français, exactement comme la dette: la dette est celle de l’Etat français, accumulée au long des générations blabla…

    – « quand ça va mal, on baisse les impôts !  »

    Ne pas oublier aussi de baisser les dépenses publiques ! ça urge ! !

    – « fin de la progressivité, comme ça le plombier ou cadre moyen paiera autant que Bettencourt ? »

    Non, tu gagnes n fois plus, tu payes n fois plus et pas « autant » ! La vraie justice fiscale en somme.

    • entièrement d’accord pour baisser la dépense publique!je pense qu’il faudrait par contre sanctuariser le secteur de la retraite et de la sécu,secteurs vitaux pour la cohésion sociale et la redistribution équitable des richesses

      • Eh non, c’est l’inverse, cher retraité. Il est absolument nécessaire de privatiser la sécu, le chômage et surtout les retraites, qui ne devraient être rien d’autre que des assurances privées. Ces trois secteurs représentent l’essentiel de la dépense publique nocive. Bref, il est urgent de détricoter l’Etat providence patiemment mis en oeuvre depuis la 2e guerre mondiale par les socialistes de droite et de gauche. L’Etat doit se limiter aux fonctions régaliennes : c’est la condition du retour de la cohésion sociale.

      • Savez-vous que le système de retraites par répartition a été mis en place de façon forcée par Pétain ? Savez-vous que c’est un système de Ponzi comme celui de Madoff ? Savez-vous que le meilleur nom qu’on peut ui donner pour le décrire c’est : système Pétain-Madoff ?

        Ce qu’il fait pour la cohésion sociale, c’est de monter les générations les unes contre les autres. Il est nécessaire de commencer en urgence la transition pour en sortir.

        Quant à la notion que les autorités devraient prendre le contrôle de ma santé, comment la considérer aurtement que comme une horreur ?

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