Ne tombez pas malade en Grande-Bretagne !

Les résultats du système de santé publique britannique ne sont pas bons

Les résultats du système de santé publique britannique ne sont pas bons.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni

Dans les hôpitaux britanniques, les personnes âgées ne sont plus les seules à bénéficier de soins de mauvaise qualité. Pour s’en rendre compte, allez voir ces statistiques.

Notre système de santé tuerait 11.749 personnes chaque année. Ce chiffre représente la différence en termes de taux de mortalité entre l’Angleterre, où le gouvernement impose un quasi-monopole sur les soins médicaux, et les autres pays d’Europe continentale, où la norme est un système mixte (privé-public). Il ne fait pas bon vivre en Grande-Bretagne si vous souffrez d’un cancer, subissez un AVC (accident vasculaire cérébral) ou si vous êtes victime d’une attaque cardiaque : vos chances de survies, si elles ne sont les plus basses du monde occidental, sont bien en-dessous de la moyenne.

Cette différence ne peut s’expliquer par les fonds alloués. Depuis 1999, le budget de la NHS [NdT: National Health Service, le système de santé publique de la Grande-Bretagne] n’a cessé d’augmenter, mais le système n’a été que peu amélioré. Les dépenses de la Grande-Bretagne dans le domaine des soins médicaux dépassent maintenant presque la moyenne européenne, et se placent déjà au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. Pourtant, on constate une stagnation des résultats obtenus.

Toutes les fois que je soulève ces questions, les Lefties [NdT: membres du parti travailliste, et plus généralement de la gauche britannique] bondissent et remettent en cause mon patriotisme. Assurément. Même si la chose la plus anti-patriotique qui soit est de ne rien faire alors que nos compatriotes souffrent de maladies qui pourraient être soignées.

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Traduction : Florian H. pour Contrepoints.